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Cadix81
23 critiques
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4,0
Publiée le 13 août 2026
Une comédie qui fonctionne grâce à un scénario bien écrit, des dialogues piquants et surtout des personnages immédiatement attachants. Le huis clos est parfaitement maîtrisé, avec une tension qui monte progressivement sans jamais oublier de faire rire. Le casting est excellent et la mise en scène apporte suffisamment de rythme pour éviter l’effet « théâtre filmé ». Quelques longueurs et situations parfois un peu poussées, mais l’ensemble reste drôle, intelligent et très agréable à regarder. Une excellente surprise !
Vu en AVP, ce film est la version américaine du très bon film Et plus si affinités. Malheureusement pour cette nouvelle version ce n'était pas bien du tout. Déjà c'est pas marrant une seule fois, car contrairement au film français, tout est archi prévisible et même des éléments de surprises dans le film français on disparu ici, comme le chien qui servait à faire rire mais aussi à émouvoir, ou encore la fille de Bernard Campan qui servait à autre chose que dans ce film complètement édulcoré. Les acteurs ne jouent pas très bien. Le film est beaucoup trop long pour son bien, et ça des ça scène d'intro qui est un plan fixe de 2 minutes sur la tête de Steph Rogen (désolé si je l'ai mal écrit). Au dessus de tous celà on mais un message pro féministe qui n'a pas ça place dans le film. Sachant en plus que dans l'original ça n'y était pas de cette manière là. C'était plus sous entendu ce qui rendait le tous beaucoup intelligent. Donc franchement ni aller pas vous allez vous ennuyer car ça n'est pas drôle (notamment à cause du rythme très mou)
O. Wilde met en scène deux couples opposés et voisins pour un dîner. Un huis clos théâtral extrêmement bavard, bruyant, où rien ne sonne naturel. Entre confidences intimes, la situation glisse alors vers le graveleux puis, les certitudes explosent. La bonne surprise vient surtout de la musique de Sade, "By your side". Pour le reste, même si le final est plus doux, l'ennui gagne devant tant d'agitation et d'impudeur, dans une variation sur la lassitude du temps passé et le désir.
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2,5
Publiée le 12 août 2026
Après de nombreux pays, dont la France avec « Et plus si affinités », c'est au tour des États-Unis de proposer un remake de « Sentimental » avec une version beaucoup plus longue que l'original et la majorité des remakes. Le point de départ reste le même avec un dîner entre voisins qui ne se connaissent pas vraiment alors même que l'intimité de Piña et de Hawk est un sujet de conversation régulier pour Angela et Joe en raison de leurs ébats bruyants. Une soirée de toutes les vérités où les reproches, les frustrations et les envies vont être mis à plat. Si Joe parle d'un environnement conflictuel, c'est souvent l'humour qui domine ces échanges francs et sarcastiques. On retrouve la fluidité des dialogues et le casting, logiquement plus connu que dans les autres versions, apporte quelque chose en plus, mais comme pour la version d'Olivier Ducray et Wilfried Méance, j'ai préféré l'original qui était plus concis, mais aussi plus drôle. Encore une fois, le fait de "connaître" l'histoire impacte mon ressenti, mais j'ai trouvé ça tout juste moyen.
vu en avant première, pour être honnête, c'est du déjà-vu. On retrouve le côté huis clos et vaudeville d'il y a trente ans, mais ça a vraiment mal vieilli. Les acteurs surjouent complètement et l'histoire n'a aucune surprise, on a l'impression de connaître le film par cœur avant même la fin. Il y a bien quelques touches d'humour ici et là, mais ça ne prend pas. On s'ennuie assez vite, la dernière demi-heure est très longue, voire interminable.
Ce film présentait une certaine lenteur narrative. L'intrigue, bien qu'initialement prometteuse, a parfois manqué de dynamisme pour maintenir une tension constante. Certains dialogues manquaient de la vivacité attendue, ralentissant le rythme général. Les scènes s'étiraient parfois inutilement, donnant une impression de flottement. Dans l'ensemble, l'expérience fut une invitation à la patience plus qu'à l'émerveillement.
Un film sympathique mais qui ne m’a pas totalement convaincu. L’idée de départ est intéressante et le huis clos fonctionne plutôt bien, notamment grâce aux dialogues et aux quatre acteurs qui sont convaincants dans leurs rôles.
Le film possède quelques scènes vraiment drôles et certaines situations assez gênantes qui fonctionnent bien. En revanche, j’ai trouvé que le rythme était parfois un peu lent et que le scénario tournait légèrement en rond.
Les acteurs sont clairement le gros point fort, avec une bonne alchimie entre eux, mais je m’attendais à quelque chose de plus percutant.
Au final, ça se regarde sans déplaisir, mais ça reste pour moi un film assez moyen qui avait pourtant le potentiel pour être beaucoup meilleur.
L'Invitation (The Invite en VO) d'Olivia Wilde est une excellente comédie dramatique, portée par un quatuor de qualité (Olivia Wilde, Seth Rogen, Pénélope Cruz, Edward Norton), d'une mise en scène remarquable et de dialogues superbement écrits. Un super moment !
Un plafond qui gémit toutes les nuits, un couple qui ne se touche plus : The Invite commence par une injustice acoustique que Joe (Seth Rogen), enseignant dans un conservatoire de la Baie ne supporte plus mais que sa femme Angela (Olivia Wilde), qui n'a plus d'autre exutoire que la rénovation de ces mêmes murs, prend plaisir à écouter. Au-dessus d'eux, Pína (Penélope Cruz), psychothérapeute et sexologue, et son compagnon Hawk (Edward Norton), pompier retraité, produisent chaque nuit la bande-son de ce que le couple du dessous a cessé de faire.
Le meilleur du film tient dans ce qui précède le coup de sonnette. Joe rentre avec un mal de dos, s'étend sur le sol et découvre l'horreur du programme que lui a réservé sa femme — l'invitation des voisins du dessus. Dans cette petite demi-heure, on y voit le couple enchaîner les disputes en additionnant les vacheries avec la fluidité de gens qui ont douze ans d'entraînement. Le meilleur morceau est le désaccord sur la plainte à formuler — il veut réclamer le silence, elle refuse d'interrompre les orgasmes d'une autre femme, et l'argument qu'elle brandit est trop bien tourné pour ne rien dissimuler. Deux rapports au bruit du dessus, grief de propriétaire contre solidarité de convenance, et l'un comme l'autre évitent soigneusement de nommer ce dont il s'agit : ce vacarme leur manque. Le film promet une comédie adulte, sexuelle, sans châtiment, qui regarde le désir des quadragénaires.
Le couple arrive et le rire se délocalise vers la gêne. La mise en scène, elle, ne suit pas : ses gestes sont si peu tenus, si dépourvus de position, qu'on ne peut même pas les lire comme un commentaire — tout au plus comme une signature apposée au bas d'un texte écrit par d'autres. Reste alors ses quatre interprètes. Rogen évacue la bonne humeur qui a alimenté vingt ans de comédie américaine et la remplace par une coquille de rancune quinquagénaire, un homme qui a fait de son échec un régime de conversation. Wilde donne à Angela une peur physique de paraître inintéressante, un empressement de maîtresse de maison qui vire au sabotage à chaque phrase. Norton joue l'homme trop aimable jusqu'au point précis où l'amabilité devient une pression, et fait tenir dans deux monologues une existence entière que le scénario n'a pas su faire comprendre implicitement. Cruz laisse affleurer l'adolescente qui veut scandaliser sous la praticienne sereine. C'est une réussite collective, et c'est aussi le symptôme d'un film qui, dès qu'il faut penser, préfère faire jouer.
La proposition arrive comme un twist. Mais traiter une offre sexuelle en événement, c'est réduire l'ouverture d'esprit à une révélation au lieu d'en faire une réflexion ; un huis clos d'une nuit permettait justement cela — installer une négociation, la laisser buter, reprendre, se corriger, échouer sur un détail domestique. Le film pose sa bombe à l'heure dite et consacre le reste à gérer l'onde de choc. Rien n'est débattu, la comédie prend toute la place.
L'érotisme, lui, est sous-traité. Une scène de séduction confie à Sade le soin d'être excitante, méthode qui consiste ici à laisser une chanson faire le travail pendant que deux personnes dansent maladroitement en espérant que cela se produise. La réponse de l'autre personnage achève la conversion : on remercie. Voilà l'aboutissement d'un film sur le désir — l'attention sexuelle reçue comme une prestation dont on accuse réception.
Puis le dos lâche pour de bon, et le burlesque (encore une fois) prend la place de la délibération. Rogen est admirable dans ce registre — physicalité, gémissements de mauvaise foi, comique de corps encombrant — et c'est exactement le problème : la farce dispense le personnage de choisir et le spectateur de regarder un homme envisager sérieusement de partager sa femme.
Le dernier acte troque les rires contre une gravité conjugale. Le film se replie sur une zone de sécurité affective où le couple redevient l'unité de mesure. La nuit ne fut qu'une parenthèse où le couple en ressort grandit. Le film croit fabriquer une comédie adulte sur le désir ; il fabrique le procès-verbal d'une bourgeoisie qui a intégré tout le vocabulaire de l'émancipation sexuelle sans en accepter ou discuter la moindre conséquence pratique, et qui appelle liberté le fait d'avoir pu écouter l'offre jusqu'au bout avant de refermer la porte malgré eux.
Excellente comédie. J’ai eu la chance de le voir au Canada avant sa sortie en France. Portée par des acteurs qui jouent leur personnage à merveille et des dialogues rapides et surprenants, cette comédie en huis clos nous garde en haleine tout du long, comme si nous étions invisibles à leurs côtés. La situation devient de plus en plus absurde à mesure que le film avance, nous laissant constamment dans l’impossibilité de deviner le prochain coup ou la prochaine réaction. Je ne lui mets pas 5 étoiles en raison de la fin du dernier acte, qui est plus abrupte, avec un rythme qui ralentit et qui ressemble davantage à une séance de thérapie qu’à un véritable dénouement cinématographique. Mais cela n’enlève rien au très bon moment passé dans cette salle, où les rires étaient quasi permanents.
Déjà en salle en Amérique du Nord. D'un ennui total. Ce film reprend l'arc dramatique de Qui a peur de Virginia Woolf, film des années 60 : la soirée désastreuse entre deux couples, etc. Comment celui de 2026 aurait pu s'approcher de son prédécesseur ? A) Par l'intérêt des dialogues. Ici, la version modernisée est plus humoristique, mais l'humour tombe à plat. B) Des performances d'acteurs hors pair, comme celles confiées à Richard Burton et Elizabeth Taylor. Seth Rogen est certes bon, sympathique et amusant, Edward Norton a l'air idiot (avis personnel). Remarquez que le film se tape d'excellents scores sur Rotten Tomatoes et deux spectateurs venus s'asseoir juste derrière moi dans une salle presque vide et qui heurtaient mon fauteuil gloussaient de plaisir. Donc allez savoir…