37 : l'ombre et la proie
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Show Main Prod
Show Main Prod

17 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2025
Malgré une première demi-heure prometteuse, le film tombe rapidement dans les clichés et cumule les invraisemblances qui décridibilisent des situations de plus en plus grotesques, auxquelles on finit par ne plus croire du tout.

Le propos politique qui sert d'excuse aux agissements de 37 est à mon avis la plus grosse erreur scénaristique. Mieux aurait-il valu se contenter d'une auto-stoppeuse psychopathe à la "Hitcher" (dont on est ici bien loin), sans chercher à intellectualiser le sujet, ce qui aurait rendu ses réactions bien plus imprévisibles et aurait permis de créer un vrai suspense.

Mais il s'agit là d'un tout premier film, réalisé avec peu de moyens et des seconds rôles peu convaincants, mais avec une certaine envie de bien faire. Attendons donc de voir la suite du travail d'Arthur Môlard avant de cracher dans la soupe.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2025
Voilà plutôt une bonne surprise. Certes une surprise non dénuée de défauts l’empêchant d’atteindre l’excellence dans le genre mais une surprise qui fait plaisir tout de même. Il n’est en effet pas courant de voir ce type de productions dans le paysage cinématographique français. Après le belge – et tout aussi sympathique - « La Nuit se traîne » qui investissait aussi le film de genre par le biais d’une course contre la montre en mode polar voici le français « 37, l’ombre et la proie » qui prend, lui, le chemin du suspense autoroutier et du road-movie sous tension. Si le long-métrage de nos voisins était très réussi, il pêchait quelque peu par son final exagéré et pétaradant qui lorgnait sur le cinéma hollywoodien sans que cela soit utile. Cela desservait même considérablement la réussite de tout ce qui avait précédé. Ici, c’est plutôt une accumulation de petites incohérences ou invraisemblances disséminées durant tout le film en plus de quelques facilités de scénario notables qui peuvent chagriner notre appréciation générale. On ne peut pas dire que ce soit hautement préjudiciable au film dans son ensemble mais, si on y prête bien attention, on se rend compte que quelques réactions ne sont pas logiques et que certains des rebondissements ou développements ne brillent pas par leur cohérence. Ceci mis de côté, le scénario est intrigant puis véritablement prenant. Le mystère autour de cette femme est bien tenu jusqu’à la révélation et il y a pas mal de rebondissements bien amenés pour un script original et plaisant.

On apprécie que le film prenne l'autoroute et les routes françaises avec leurs péages, leurs stations-services ou relais routier comme décor car c’est bien plus le cinéma américain qui nous a habitué à cela. Et en ajoutant le mode suspense et vengeance à l’histoire, on a quelque chose qui pourrait se placer entre les cultes « Hitcher » et « Joy Ride », toutes proportions gardées. Car « 37, l’ombre et la proie » ne manque pas de tension ni de quelques gentils frissons. En plus d’ajouter une problématique sociale très pertinente, intéressante et contemporaine. La mise en scène du débutant Arthur Môlard est en outre très agréable à l’oeil sans que ce soit dans l’excès, du genre comme les jeunes premiers qui veulent en mettre plein la vue de manière trop visible. Il optimise parfaitement ce cadre singulier et routier en n’oubliant pas de nous livrer quelques très beaux plans, preuve d’un style visuel certain. La musique est en adéquation et le jeu des acteurs est également de qualité. Pour des quasis inconnus, c’est notable car une mauvaise interprétation aurait pu vite faire sombrer le long-métrage dans la série B de genre de seconde zone. On passe donc un bon petit moment devant ce thriller retors et peu commun; cela donne envie de voir ce que nous réserve ce jeune réalisateur pour la suite.

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capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2024
Bon 1er film d'Arthur Môlard qui met sous tension sur toute la durée du film ! On ressent les influences du réalisateur comme "Duel" et "Hitcher" !
Le message porté par le film a une portée Politique et Sociale pertinente !
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2025
Ah voici un bon petit thriller qui ne paye pas de mine mais qui à le mérite vraiment le détour. Une histoire de vengeance basique mais rondement mené avec un duo inconnu Pottier/Simina mais qui fonctionne parfaitement. La tension est palpable très vite. spoiler: Le fait que la demoiselle soit enceinte freine beaucoup de chose quand à la réaction du chauffeur qui aurait pu la "calmer" sans cela assez vite je pense
. Après plus le film passe et plus ce qui en ressort est une histoire horrible et qui peut faire comprendre beaucoup de chose quand à sa nature même si à la fin...non non je dirais rien...désolé!
NOTE : 8/10
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2025
Sur le papier, "37 : l'ombre et la proie" était une très bonne nouvelle pour la France. Réalisé sous l'effigie du label Parasomnia, il est le premier long-métrage de cette initiative. Celle-ci a pour objectif de promouvoir du cinéma de genre à petit budget, comme avait pu le faire une boîte de production comme Blumhouse aux États-Unis. Malheureusement, quelque temps après, nous n'avons aucune nouvelle de la mise en chantier des autres projets du label. Le seul signe de vie que nous ayons est la sortie de ce film, celui-ci ayant également bénéficié d'une promotion vraiment légère. Par conséquent, nous pouvons nous estimer heureux de le voir, même si cela n'est pas vraiment en rapport avec sa qualité. Globalement, le long-métrage est assez moyen, car, s'il a beaucoup de bonnes idées, l'ensemble s'avère vraiment décevant. En vérité, quand on s'y attarde bien, le film a deux gros soucis. Le premier est un réel problème de rythme, le visionnage étant vraiment ennuyeux par moments. L'histoire met beaucoup de temps à démarrer, et même quand les choses semblent enfin se bouger, les moments marquants se feront bien rares. Et cela est surtout expliqué par le deuxième gros défaut du projet, à savoir notre héros. Si Guillaume Pottier ne semble pas être un mauvais acteur, son personnage est inintéressant au possible et est extrêmement frustrant à suivre. Il semble toujours très passif, ne réagissant jamais, même dans les situations les plus extrêmes. On a réellement du mal à comprendre les réactions de ce dernier, et cela en devient réellement dérangeant. On essaye de nous faire passer cela sous le compte de sa grande gentillesse, mais la pilule a vraiment du mal à passer. Et c'est vraiment dommage, car l'idée de base autour de sa rencontre avec Trente-sept était plutôt intéressante. Leur lien amène à beaucoup de mystères, et le film réussit à travailler une tension à certains instants. Cela passe surtout par une bonne mise en scène, et par le choix de casting assez intelligent pour ce personnage. Le seul bémol va venir du fait que l'actrice a parfois tendance à ne pas toujours être dans le rythme des scènes, elle nous sort donc clairement de l'ambiance à certains instants. Par conséquent, il est dommage que ce film offre un résultat à ce point en demi-teinte. L'idée était bonne, la mise en scène propose des choses et la tension réussit à fonctionner pour quelques scènes. Malheureusement, le visionnage est également assez ennuyeux et il est impossible de se sentir impliqué dans tout cela quand notre héros se montre aussi plat. Pour conclure, un projet qui aurait mérité mieux.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2025
Pas mal du tout pour un premier film : un routier dont on devine les difficultés personnelles en filigrane prend en charge une auto-stoppeuse. Ici, le méchant n’est pas le camionneur mais bien sa passagère, qui a le mérite de défier les caractérisations normatives en vigueur (femme, noire, migrante, enceinte). Plus qu’un scénario assez correctement ficelé, même s’il ne ménage guère de moments de tension insoutenables, ce qui séduit est avant tout une manière d’aborder le Genre, avec sérieux mais sans volonté d’opacifier le propos afin de “s’excuser” de ne pas oeuvrer dans une catégorie noble du cinéma, ce qui n’est pas si fréquent en France : on est dans la description réaliste des différents milieux sociaux sans les poses arty et auteurisantes, on dresse un état des lieux social et politique sans verser dans la moraline facile, on ne cite pas compulsivement les modèles avoués, on évite les ambitions visuelles excessives que n’aurait pu assumer le faible budget du film et on se concentre sur les dialogues, meilleurs que ce qui est attendu du Thriller lambda. En réalité, c’est presque dans la facette “Genre” que ‘37’ commet quelques faux-pas : on a du mal à croire à certains rebondissements et au nombre de fois où Vincent laisse passer une belle occasion de s’enfuir ou de reprendre l’ascendant…mais ‘37’ possède suffisamment d’autres qualités pour qu’on n’ait pas besoin de trop se forcer pour passer au-dessus de ces maladresses.
Mathieu B.
Mathieu B.

43 abonnés 832 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2025
Un film haletant qui maintient une tensions permanente dès les premières minutes jusqu’à la toute fin. Cependant, le rythme est lent, trop lent. Et puis il y a quelques détails scenaristiques qui gâchent un peu le récit. Je pense notamment aux 4 gendarmes du barrage qui se font descendre en 4 balles. C’est Lucky Luke ! Mais au global, c’est un bon film
Laurette S
Laurette S

33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2024
Excellent film très bien construit, et qui tient en haleine jusqu'au dénouement. Les acteurs jouent admirablement. Il ne faut bien sûr rien dévoiler du fond de l'histoire qui s'installe progressivement et par à coups riches en surprises. Juste dire que le sujet abordé est très fort et nous concerne dans notre actualité mais aussi plus profondément dans notre humanité. Je le recommande vivement; sur le fond comme sur la forme, c'est une totale réussite.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2024
Sorti de façon plutôt discrète dans les salles, le film français 37 : l’ombre et la proie compose une forme impeccable au service d’une écriture hautement métaphorique, réactualisation polémique de la légende urbaine de la dame blanche – celle que l’on rencontre au bord des routes par exemple – au contact de laquelle s’oppose Vincent, qu’une médaille rapproche d’un saint patron protecteur. Ces analogies constituent néanmoins la principale limite d’une production qui réduit ses personnages à l’état d’intentions scénaristiques : aucun écart de route à proprement parler, mais une succession de huis clos dans des camions ou dans des bars qui donnent lieu à des joutes verbales et physiques bien exécutées, propres et donc prévisibles. Dès lors, si le choix du cinéma de genre à des fins de représentation d’un sujet de société brûlant, c’est-à-dire spoiler: l’immigration clandestine et la capitalisation sur la misère
, se justifie sur le plan formel, il demeure contestable quant à la pertinence du discours tenu : la quête de vengeance, motif ici attendu, s’associe mal aux spoiler: fondations tragiques
de 37, femme éparpillée au carrefour de différentes représentations – spoiler: sans-papiers, mère enceinte sur le point d’accoucher, victime et bourrelle
– sans disposer d’une unité véritable. Demeure un divertissement intriguant et efficace qui investit un milieu peu investi par le cinéma français, celui des chauffeurs poids lourd, ainsi que ses préoccupations d’ordres matériel et affectif.
Nicky Cage
Nicky Cage

114 abonnés 482 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2024
vive mais VIVE le cinéma de genre français ! extrêmement prometteur pour la suite du studio, "37" est un film qui certes ne ré-invente pas le genre mais se l'approprie fabuleusement en en fesant un pur thriller horrifique excellemment mis en scène. les acteurs sont très convainquant, l'histoire marche hyper bien et on ne s'ennuie pas une seul seconde. plus malin qu'il en a l'aire, "37" est un film qui vaut clairement le détour pour tout les fans d'horreur
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
Un très bon thriller, bien tendu d Arthur molard, metteur en scène que je ne connaissais pas assez prometteur.
Le film a pour toile de fond, le sort de ces migrant prêt à tout pour passer les frontières et malheureusement à mettre en péril leur vie.
C est ce Qu il se passe avec cette jeune femme qui demande à un routier de la déposer dans une ville,
En acceptant cela il va se mettre en danger.
Un bon petit thriller violent par moment, de bonne facture malgré quelque maladresse de scenario
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2024
Sur la route, personne ne vous entend crier

Un 1er film pour Arthur Môlard qui m’a ramené dans les années 50, - un temps que les moins de 20 ans… - où l’on découvrait beaucoup de films grâce à l’unique chaîne du « petit écran », pour un film intitulé Le voyage de la peur, réalisé par Ida Lupino, considérée comme la pionnière du cinéma indépendant américain. Même ligne épurée, même tension, mêmes incursions dans l’étranges. Vincent, chauffeur-routier, prend en stop une jeune femme qui prétend s’appeler Trente-Sept. Très vite, son comportement étrange éveille les soupçons du routier. Mais Vincent lui-même n’est peut-être pas aussi innocent qu’il n’y paraît... Entre le chauffeur et sa passagère s’engage alors un jeu diabolique qui va bientôt devenir totalement hors de contrôle. Entre thriller réaliste et filme fantastique, une très bonne surprise. 93 minutes surprenantes qui valent d’être découvertes.
Parasomnia Productions est un label de longs-métrages de genre, né de l’association entre Moana Films et Sony Pictures Entertainment France. Sa vocation est d'encourager et promouvoir le cinéma de genre français à petit budget. Un appel à projet a été lancé en 2021, avec pour ambition de révéler des talents émergents et de produire des films pour un budget d'un million d'euros. 37 : l'ombre et la proie est la premier long-métrage du label à sortir. Ce film a été tourné en 21 jours pour un budget très modique aujourd’hui. On nous dit qu’il a fallu « dégraisser le scénario initial. L’ensemble y a sûrement gagné en nervosité et en intensité. Un scénario très malin qui fait de ce quasi huis-clos un excellent petit film de genre dont le cinéma hexagonal se nourrit de plus en plus fréquemment. Un drame diabolique sur la culpabilité et le remords qui ne vous laissera pas indifférent.
Entre séries TV et cinéma, la carrière de Guillaume Pottier s’est cantonnée dans les seconds voire 3èmes rôles. Il tient – et plutôt bien -, ici son 1er « haut de l’affiche ». Ila pour partenaire une autre quasi inconnues, Mélodie Simina, Une présence atypique dans un rôle pour le moins musclé. Citons encore dans ce casting inédit, Agnès Sourdillon et Arnaud Churin, Mon sous-titre parodie le célèbre Sur la route, personne ne vous entend crier du Alien de Ridley Scott, illustre parfaitement ce thriller du bitume, qui révèle un cinéaste original qu’il faudra suivre.
Ichka S.
Ichka S.

14 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mai 2025
Comparer ce film à la force d'un Duel ou Hichter, c'est du n'importe quoi. Je trouve les acteurs pas mauvais du tout, mais alors... le scénario est d'une faiblesse. Et c'est tout simplement bourré d'incohérences qui tuent le film tellement les situations sont impossibles !
David82
David82

14 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2025
Voilà un film français hors du commun ! Un thriller rare où on est scotché de la première à la dernier minute par un scénario machiavélique ! Félicitations au réalisateur dont c’est le premier film : il rentre pour moi d’ores et déjà dans la cour des grands. Sacrés performances d’acteur avec Guillaume Pottier et Mélodie Simina deux talents que je découvre et qui crèvent l’écran. Sans nul doute le meilleur film sur j’ai vu cette année au cinéma sur 46 films vus en 2024 à ce jour.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2024
Le thriller "37 : l’ombre et la proie", réalisé par Arthur Môlard, s’inscrit dans la lignée des œuvres jouant sur l’ambiguïté psychologique et les tensions morales. L’intrigue se déploie autour de Vincent, un chauffeur-routier interprété par Guillaume Pottier, et de Trente-Sept, une jeune femme enceinte énigmatique incarnée par Mélodie Wakivuamina, qu’il prend en stop sur une Aire d’autoroute. Dès les premiers instants, le film installe une tension palpable, construite sur un équilibre fragile entre la méfiance mutuelle des personnages et la montée progressive des révélations.

D’un point de vue formel, Arthur Môlard excelle dans l’installation d’une atmosphère oppressante, soutenue par une photographie travaillée, où dominent les jeux d’ombre et de lumière tamisée, et par une bande sonore immersive. La mise en scène, concentrée sur les espaces confinés — notamment la cabine du camion —, intensifie le sentiment d’enfermement et accentue la charge psychologique des interactions. Ces choix esthétiques contribuent à maintenir le spectateur dans un état d’alerte constante.

Les performances des deux acteurs principaux sont également dignes de mention. Guillaume Pottier donne à Vincent une présence taciturne et inquiétante, tandis que Mélodie Wakivuamina apporte à Trente-Sept une ambiguïté troublante, oscillant entre vulnérabilité et danger latent. Leur jeu nuancé réussit à maintenir l’intérêt, même dans les moments où l’écriture faiblit.
Si "37 : l’ombre et la proie" se distingue par la pertinence et la profondeur de son sujet — le trafic de migrants et les dilemmes éthiques des chauffeurs-routiers pris dans des systèmes d’exploitation —, il souffre néanmoins d’une écriture scénaristique trop superficielle pour rendre pleinement justice à cette thématique. Paradoxalement, ce n’est pas le traitement du sujet qui est survolé, mais bien la cohérence narrative qui s’effrite à mesure que le récit avance. Certaines décisions et réactions des personnages manquent de crédibilité, créant des ruptures dans l’immersion et affaiblissant l’impact émotionnel de scènes pourtant riches en potentiel.

D’un point de vue critique, le film met en lumière un conflit central particulièrement intéressant : celui d’un protagoniste déchiré entre son rôle dans un système oppressif et sa tentative de préserver une part d’humanité. Cette dimension aurait gagné à être davantage solidifiée par un scénario plus rigoureux.

En définitive, "37 : l’ombre et la proie" est une œuvre à la fois frustrante et captivante. Si Arthur Môlard démontre une véritable maîtrise formelle et une ambition thématique louable, les failles du scénario viennent ternir un tableau prometteur. Reste un thriller intrigant et engagé, qui, malgré ses maladresses, parvient à maintenir le spectateur en haleine tout en abordant une problématique contemporaine essentielle.
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