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Artriste
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4,0
Publiée le 26 avril 2025
Thriller psychologique réalisé par Steven Soderbergh, Presence est un très bon film. L'histoire nous fait suivre une famille de quatre personnes composée de la mère, du père, du fils aîné et de sa sœur cadette, qui emménagent dans une grande maison de banlieue habitée par un fantôme témoin de la dégradation croissante des relations au sein du foyer dû à un événement tragique survenu il y a peu. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue captivante à la faveur de son concept original et de son récit traitant du deuil. Tous ces éléments donnent lieu à des scènes faisant monter la tension, sans pour autant être horrifiques. En effet, le métrage fait le choix de ne pas être spectaculaire et ne cherche pas à faire sursauter alors qu'il aurait pu. Non, il préfère être posé et montrer son côté paranormal seulement quand c'est nécessaire. L'ambiance dramatique prend le dessus sur l'aspect angoissant et menaçant. L'ensemble est porté par des personnages suffisamment développés, interprétés par une distribution resserrée comprenant Lucy Liu, Chris Sullivan, Callina Lang et Eddy Maday, pour les membres de la famille. West Mulholland, un ami du fils, vient se greffer à eux, et Natalie Woodlams-Torres, Lucas Papaelias, ainsi que Julia Fox jouent pour leur part des rôles plus secondaires. Tous ces individus entretiennent des rapports compliqués procurant des émotions, notamment tristes. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle authenticité. Si le fond n'est pas des plus singulier, le film se démarque avant tout par sa forme atypique. En effet, la réalisation du cinéaste américain s'avère particulière puisqu'elle nous fait voir toute l'action depuis le point de vue de la présence. Cette mise en scène immersive est donc rudement efficace. Le tout évolue dans un huis clos au sein de cette grande maison. Ce visuel fantomatique est accompagné par une . signée Zack Ryan, dont les compositions collent bien à l'atmosphère. Mais elles sont assez rares et préfèrent la plupart du temps laisser place aux bruits ambiants et aux conversations. Reste une fin satisfaisante, bien qu'on aurait pu imaginer une conclusion encore plus pertinente. Au final, Presence est un film méritant assurément d'être découvert.
Tranquillement implacable. Une ouverture blanche et distanciée où la dramaturgie s'installe peu à peu, s'épaissit et finit par nous happer. Pas d'épouvante ici, mais un suspense savamment distillé par une mise en scène plus spectrale que frontale, épousant en cela parfaitement son sujet. Un film maitrisé de bout en bout, où le fantastique est ordinaire et l'ordinaire se révèle épouvantable. La claque.
Presence est un film d'horreur très intéressant : Il nous fait adopter le point de vue de l'entité. Toute la réalisation est du coup particulière, la caméra donne vraiment l'impression de flotter, jamais le point de vue n'est fixe, et le rendu est efficace, on ressent vraiment les déplacements comme spectraux. Ce choix a par contre les défauts de ses qualités, il faut avouer que visuellement, ça peut donner la migraine, même la nausée, pas forcément agréable en tout cas. Mais l'immersion est là, on ressent ce qu'il ressent, confusion, frustration, colère, c'est une expérience à voir ! Dommage que le scénario s'embourbe un peu à la fin, pas convaincant jusqu'au bout, il ne manquait pas grand-chose pour être vraiment marquant et à ne pas manquer. Il reste un film original et très divertissant.
Au début, on a l'impression que la caméra est une steadycam qui filme en plan séquence, mais il s'agit en fait du point de vue d'un fantôme. Ce qui nous interroge sur notre propre regard de spectateur. Qui regarde ? La présence, le metteur en scène (Soderberg cadre), le spectateur ? Et la présence, sait-elle elle-même qui elle est ?
Placer le spectateur dans le mouvement de la présence est indéniablement la bonne idée de ce métrage. Bien que la "mission" de celle-ci surprenne finalement, cette variation de l'esprit hanteur met du temps à proposer quelque chose. En effet, l'ensemble reste longtemps froid, plat, trop peu développé et l'on est loin du grand frisson!
Presence c'est d'abord un parti pris visuel fort qui peut décontenancer : tout est filmé à l'intérieur d'une maison d'un point de vue subjectif, ce qui crée mouvement quasi perpétuel et ellipses. Sorderbergh revient à ses 1ers amours à savoir, jouer les voyeurs. Sauf que rapidement le spectateur comprend qu'il s'agir du point de vue d'une présence, autrement dit un fantôme. Et toutes les bribes captées trouvent un sens, jusqu'à un dernier tiers vraiment captivant. Un film de fantôme singulier, loin de l'esprit jumpscare des productions Blumhouse, mais effrayant à sa manière.
La lourdeur du projet, le dispositif forcé, le rythme infernal et un montage d'un ennui mortel.
Presence a tout les attributs d'une suite bancale de vidéo YouTube, l'intrigue est plate, les jeux d'acteurs/rices sont particulièrement mauvais et les dialogues sont catastrophiques.
Et que dire sur les énormes sabot ''et t'as vu ? T'as compris hein ?''.
Se placer du point de vue du fantôme est original. Pour le reste c'est extrêmement plat et lent. 0 frisson. Ca pourrait être tourné par des semi pro, là, pour du Soderbergh, c'est très léger.
un film brillant par la réalisation qui nous change des films paranormaux habituels. On entre dans un foyer démoli, endeuillé et au milieu de tout cela, une entité qui dans ses yeux nous montre le destin funeste de leur vie.
Avant toute chose : ce n'est pas du tout un film d'épouvante (n'allez surtout pas voir Presence avec l'optique d'avoir peur : l'affiche et le résumé vous vendent un tout autre film), mais plutôt un très joli drame sur la disparition d'un humain (on prend d'énormes pincettes pour ne rien vous dévoiler) que l'on incarne à la première personne dans une maison hantée (par nous-même, donc) qui voit arriver une petite famille dysfonctionnelle (deux parents d'accueils, et deux ados à problèmes), qui va changer au contact de l'esprit frappeur... Si l'on accepte qu'il n'y aura aucun jumpscare (nous sommes le fantôme, donc difficile d'être pris par surprise) au profit de quelques moments de mélancolie et d'autres moments d'envie de fracasser un certain personnage (le film excelle à nous le faire haïr), avec une mise en scène qui joue assez bien de son point de vue interne (les plans subjectifs ne sont pas redondants, sont plutôt beaux, on touche du bout du doigt la poésie d'un fantôme qui a peur des êtres humains... Oui, il y a une très belle mise en scène dans Presence) alors on découvre un subtil film sur le deuil (il y a un passif entre la famille et le fantôme, mais "chut chut" : bon visionnage pour savoir ce joli twist plein d'empathie), ponctué d'un grand méchant (pas celui que l'on croit : spoiler: ah, ce gentil jeune homme à la gueule d'ange, qui aime "saler" les boissons de ses conquêtes avec du poison... L'esprit frappeur, à l'inverse, est le Casper de l'histoire, qui essaie d'éviter à son amie - la jeune fille adoptive du couple, qui a vrillé à la mort de...nous-même, tout est lié - de finir en mode 360° dans le placard, avec nous : il n'y a pas de place pour deux dans ce range-chaussures ), et d'un final qui explore l'impossibilité d'action du fantôme sur les vivants auquel il tient (rassurez-vous, il n'y a pas de tarte à déguster : Ghost Story, ce n'est pas pour tout de suite) avec une scène assez agitée après un film calme et réfléchi. On aura quand même bondi (Lucy Liu et son cri strident, on vous retient...) dans un dernier plan malin, qui révèle un twist là encore inattendu : spoiler: on est maintenant le fantôme du jeune frangin adoptif qui s'est sacrifié pour sa sœur, sans que l'on sache vraiment à quel moment on a quitté le point de vue du fantôme de sa meilleure amie... C'est bien joué, bien amené, et totalement cohérent avec la subtilité du film. Alors oui, si vous venez chercher le grand frisson, trompé par une affiche et un résumé complètement dans les choux, vous serez grandement déçu par Presence, qui est en réalité un drame entre Ghost Story (sans la tarte) et Here (le récent film de Zemeckis où l'on suit une famille dans une seule maison, d'un point de vue à la première personne), virtuose dans sa mise en scène, très planplan dans son rythme (mais ce n'est pas ce qu'il cherche), et d'une poésie désarmante sur les frontières ténues (fantasmées ou réelles, qu'importe) entre nous et ceux qui nous ont aimé.
Malgré un pitch aussi intéressant qu'intrigant, celui que la caméra / nous, soyons dans la peau de l'entité était quelque chose d'original. Je ne peux cacher ma déception après le visionnage de "Presence", en effet je me suis ennuyé tout du long, n'attendant que deux choses; que ca se bouge, et en suite, que ça s'arrête. Il n'y a vraiment pas grand chose à en retenir, et je trouve ca terriblement frustrant que l'idée de base ne soit pas di bien exploitée. Rien d'horrifique, rien de percutant ou encore touchant, ce long métrage est à l'image de l'esprit; du vent.
Le réalisateur Steven Soderbergh (« Ocean's eleven », « Erin Brockowich » etc...) tente de nous faire croire aux fantômes avec un petit film fantastique à la construction plutôt originale. En effet, la « Présence », qui hante la maison d'une famille US, par ailleurs totalement névrosée, s'infiltre partout et nous fait vivre les petits secrets de chacun de ses membres, dans un mode voyeurisme qui n'est pas sans rappeler la franchise « Paranormal activity ». L'ensemble est suffisamment intriguant pour qu'on ne décroche pas totalement, malgré quelques longueurs parasites et un manque flagrant de tension nerveuse. En fait, faute d'information réelle sur cette étrange entité, on se demande constamment vers quel dénouement funeste le cinéaste veut nous diriger... Ce qui ne nous est d'ailleurs révélé que dans les dernières minutes du film. Si le but était de nous faire peur, c'est totalement loupé. En revanche le résultat ne manque pas d'intérêt et peut même se révéler divertissant, en partie grâce à la qualité de l'interprétation... Mais là, je suis vraiment à mon maximum. Les amateurs de frissons risquent tout de même de s'ennuyer un peu.
Chris et Rebecca Payne, un couple mixte, emménagent dans une grande maison. Ils ont deux enfants : Tyler, le fils aîné, et sa sœur Chloe. Rebecca Payne (Lucy Liu) dirige tout de manière tyrannique et est en adoration devant son fils _ au détriment de son mari et leur fille. Celle-ci, dont la meilleure amie a récemment perdu la vie, traverse une période émotionnellement difficile. Seul son père (Chris Sullivan), qui se trouve lui-même au bord de la dépression nerveuse, est à son écoute et tente de l'aider. Or très vite, Chloe se sent observée par une "présence", un fantôme hantant la demeure...Sorti en 2024, "Presence" est un film fantastique et un drame familial de Steven Soderbergh. Sa principale originalité réside dans le procédé de la caméra subjective, puisque toutes les scènes sont montrées du point de vue de la "présence" en question. Le jeu des acteurs est correct, sans plus, et l'intrigue s'avère plutôt mince. A titre personnel, j'ai eu d'autant plus de mal à y accrocher que la moitié des personnages (dont Rebecca Payne, épouse et mère toxique) sont détestables. On ressent en revanche de la sympathie pour le père et sa fille, mais la nature particulièrement malsaine de l'ambiance familiale laisse un goût amer. Aux antipodes du principe de base du cinéma fantastique, l'atmosphère de "Presence" est moins mystérieuse et/ou effrayante que glauque et déprimante. Cette manière d'aborder le thème de la maison hantée est certes inhabituelle, mais pas forcément dans le bon sens du terme. Si parler de navet serait excessif, il faut reconnaître que Soderbergh a déjà été mieux inspiré.
L'idée de base est vraiment intéressante et innovante je trouve, les plans-séquences sont graves stylés, mais une fois qu'on s'habitue, finalement, le film reste plutôt plat, les acteurs n'ont aucun fond, on n'arrive pas à les cerner, y'a pas d'émotion, les réactions sonnent complétement fausses... Puis "l'amourette" ultra cliché qui sert a rien avec l'ado blond américain ultra cliché aussi, bon....