C’est Noël. Comme chaque année, pour le réveillon, cette famille de banlieue new yorkaise se réunit. Retrouvailles, repas de Noël, décorations kitch, blagues douteuses, discussions sérieuses, disputes, traditions s’entremêlent dans ce film attachant par moment mais brouillon dans l’ensemble. Le film se perd à rajouter du superflu dans ce qui aurait pu être un très bon film racontant le Noël américain typique. La réalisation est en revanche très soignée et dynamique.
Dès le générique de début on est happé (ou pas) par ce film indé américain qui se passe à Long Island le soir de noël dans une famille middle class d'origine italienne. Une très belle image saturée de noir et d'éclats de lumières colorées nous éclabousse la pupille en nous intriguant. On y voit un paysage de maisons toutes illuminées qui avance comme dans une lanterne magique mais avec le toit en bas. A cette magie immédiate, qui va soit vous ensorceler soit vous laisser de côté, se conjugue une musique enivrante de rock des années 60 qui semble coller à l'image, faisant un tout assez psychédélique. On se rend compte que ce que l'on voit, c'est ce que voit un enfant à l'arrière de la voiture de ses parents qui se rendent à la fête de famille chez l'aïeule. Il a simplement rejeté la tête en arrière pour voir le monde à l'envers. C'est exactement comme cela qu'il faut voir ce film sans intrigue, mais avec une galerie de personnages, adultes et enfants qui n'existent que par ce groupe familial qui les réunit cette nuit de Noël. Au bonheur exubérant dès le premier quart d'heure, on sent une nostalgie et une certaine tension arriver. En effet, Grandma Antonia, chez qui la fête de noël se déroule tous les ans,va être mise en maison de retraite et il a été décidé de vendre la maison pour payer les frais. Tout le film sera construit comme cela, avec des scènes de joie (on rit beaucoup) et de nostalgie qui sont très chaloupées, ce qui crée un rythme très agréable et surprenant. On peut voir par exemple la grand-mère qui se retrouve seule dans l'ombre derrière des carreaux gris recouverts de givre alors que la vingtaine d'invités est sortie voir un traîneau conduit par des pompiers en fête. Les deux scènes se suivent avec un grand contraste. Je ne raconterai rien des scènes avec deux policiers qui rehaussent le ton doux amer de ce moment d'enchantement qui ne pourra que ravir les amateurs de comédies musicales. Tyler Taormina fait jouer deux jeunes acteurs aux noms bien connus : Sawyer Spielberg et Francesca Scorsese, fils et fille, de...comme si ce film s'inscrivait dans la continuation d'une histoire du cinéma américain. Du moins, vue l'incroyable capacité qu'a eu le réalisateur à nous raconter une fresque familiale le temps d'une nuit, à camper des personnages, à nous émouvoir, à créer un monde avec ses fulgurances (les découvertes des choses de la vie pour les ados), mais aussi ses doutes (chez la plupart des personnages adultes), je pense que Tyler Taormina est un nom plein de promesses à retenir.
Noël à Miller’s Point : Un Noël visuellement enchanteur, mais narrativement confus
Points forts :
• Visuel sublime : Le film offre des paysages et une esthétique qui captivent, parfaits pour l’ambiance des fêtes • Personnages bien écrits : Les protagonistes sont attachants et ajoutant de la profondeur à l’histoire • Un Noël atypique : Ce n’est pas votre film de Noël habituel, avec une approche originale et rafraîchissante
Points faibles :
• Récit confus : L’histoire devient difficile à suivre à certains moments, perdant ainsi son impact narratif 樂 • Écriture médiocre : Malgré des personnages intéressants, l’intrigue peine à captiver sur la durée, provoquant l’ennui
Note : 6/10 ⭐
Noël à Miller’s Point avait tout pour devenir un classique des fêtes, mais une écriture plus soignée aurait fait toute la différence.
On peut regretter l'absence d'actions et de trame, la difficulté à savoir qui est qui, le lien de chacun car pas de prénom, plus image assez floue, belles décos parfois mais vieillottes. Ce film de Noël est décomposé en 2 parties: une partie à l'intérieur de la maison familiale qui filme les petites tensions d'une famille lors du réveillon de Noël. La 2ème partie est tournée à l'extérieur: afin d'échapper à la tension qui règne, les jeunes de la familles sortent en pleine nuit du réveillon pour y retrouver d'autres ados. Le message n'est pas très clair mais peut-être un parallèle entre une famille qui a l'occasion de se retrouver au chaud pour les fêtes et les autres, qui ne peuvent pas en profiter soit par solitude, obligation professionnelle, désoeuvrement, pauvreté...
C’est le film le plus ennuyeux que j’ai vu depuis longtemps… on ne comprend rien à l’histoire, deux policiers déblatèrent , des parents font la fête, des enfants partent en voiture… ça m’arrive très rarement mais là je suis partie avant la fin.
Première partie intéressante puis c’est la dégringolade, creux, vide, inintéressant… Loin des attentes que j’ai pu avoir en lisant les critiques.. vue, revu, déjà vu .,film brouillon sans intérêt
Ce film, c'est le contraire du cinéma. Une realisation aussi tape-à-l'oeil que vide de sens, des situations gênantes par leur manque de justesse, une direction d'acteurices approximative, l'absence d'un propos.
J'ai souffert pendant 1h46 comme rarement j'ai souffert au cinéma. Vraiment une expérience pénible.
Noël à Miller's Point ? Pourquoi pas, je me suis dit.
C'est comme ça que je me suis retrouvée au cinéma pour ce film. Genré en "Comédie-Drame". J'ai attendu le drame tout au long du réveillon de Noël sans que jamais il ne surgisse. Quant à la comédie, on frôle le divertissement béat.
Le concept est universel: le réveillon de Noël. Une famille juive, italo-américaine. Plusieurs générations réunis sous le toit originel, dans une banlieue genre "Desperate Housewives". Une multitude d'îlots de discussions filmés par bribes, on passe de l'un à l'autre comme en errance, sans savoir avec qui poursuivre le fil des élucubrations. Tantôt à la bière tantôt au vin. Le piano est mécanique. Rien que nous n'avions déjà entendu: doit-on placer la matriarche affaiblie dans un Ehpad, doit-on vendre la maison si ce n'est déjà signé, on se réjouit du nouveau job de celle que l'on présente comme une avocate quand elle est secrétaire, les mômes ont leur table réservée dans l'annexe du séjour, les plus grands jouent "à l'ordinateur", le chien aboie joyeusement et essuie ses pattes sur les vitres toutes nettes. On est à l'intérieur, au chaud, dehors il va neiger.
Deux cousines sont plus excitées à l'idée de se carapater après le repas et la distribution des cadeaux, pour aller zoner. On se dit: d'elles va surgir le drame. Le clash même, vu que c'est tendu entre l'une des deux et sa daronne (aucun motif de tension autre que l'adolescence grommelante).spoiler: La fugue est bien innocente.
Ce film reflète l'esprit de Noël en famille, un concept de boomers' qui s'étiole, mais même s'il demeurait intact, j'avoue (et c'est très personnel) que, ces repas en famille m'ont tant stressée, je me suis cabrée dans mon fauteuil de cinéma. Rien que l'idée de rester une nuit entière à table à ergoter, tous ces plats à donner la nausée avant même d'en avoir goûté un, ces remugles de boissons mêlés qui enivrent avant même d'avoir trempé ses lèvres dans une coupette. Brrr.
Bon. Pourquoi pas, je m'étais dit.
Et puis en rentrant, j'ai voulu vérifier. De quand datait ce film, était-ce une rediffusion d'un classique de Noël qui m'aurait échappé, à l'adolescence ? Que nenni: le film date de 2024. Mais alors, dans quel pays du globe sous cloche sommes-nous invités ? Un pays où il n'est pas question de Vieux Cons versus Jeunes Woke même s'il est un peu question de jeux vidéos, époque préhistorique. Aucun smartphone: tous remplacés par des nos primitifs portables. Téléphone filaire des 80' qu'on trimbale jusqu'au jardin, fil extensible et cadran d'une main, combiné dans l'autre. On ne moque pas des pulls moches. Ni de la vieille tante endormie la bouche ouverte (qui s'appelle Isabelle -sic). Même le hasthag #noelamillerspoint semble incongru. Et à la fin, la boîte-aux-lettres est retrouvée arrachée dans le jardin lumineux, avec une herbe digne d'un green de golf, on n'en fait pas une montagne. La faute aux jeunes bien sûr, avec qui, n'empêche on cohabite clopin-clopant, dans l'amour et la bienveillance.
Voilà, c'est tout simplement ça, l'esprit de Noël. Cette nostalgie qui traverse les frontières. Des drames on fait des souvenirs qu'on événementialise en riant, d'une comédie un moment pas pire ni meilleur qu'un autre, à partager à la sortie, avec les spectateurs.
Un film universel et atemporel. Alors pourquoi pas ?
La veille de Noël, une famille se réunit pour ce qui pourrait être les dernières vacances dans leur maison ancestrale. Alors que la nuit avance et que les tensions générationnelles surgissent, l'une des adolescentes se faufile avec ses amis pour s'approprier la banlieue hivernale. Magnifique...
Un film d’une rare laideur. Saturé de couleurs criardes et d’objets, c’est la version cinématographique du marché de Noël en toc qui prolifère sur les trottoirs de nos villes. Au vu des déclarations du réalisateur, cette laideur est volontaire et viendrait illustrer une sorte de critique du consumérisme. Une critique qu’il a voulu toutefois indulgente à l’égard d’une famille qu’il juge sympathique et touchante, mais qui n’est rien d’autre en fait, et ne lui en déplaise, qu’une incarnation du cauchemar climatisé que dénonçait Miller. On sort de là avec l’envie de prendre une douche et de revoir Fanny et Alexandre.
Rarement vu un film si mauvais. Rien pour rattraper. Faux film indé américain. Ce qu’il a d’indépendant c’est de ne pas avoir de scénario ni de montage, ni de point de vue. Il est indépendant du cinéma. C’est un blockbuster du navet
Vu en avant première, annoncé comme le renouveau du cinéma indépendant américain. Plein d’idées de court métrage mais qui ne font pas un long métrage. Une qualité certaine technique et de mise en scène. Un bel emballage pour un cadeau décevant. Un film immersif puisque je me suis ennuyé autant que les personnages (voir même les comédiens) dans une soirée de Noël déprimante où aucune lueur ne vient justifier pourquoi ce film. Il y a des films qui ne vous donnent pas envie de retourner au cinéma. En voilà un.
Film en compétition au festival de Deauville qui n'a reçu aucun prix et c'est assez logique. Le réalisateur nous invite à vivre une soirée de Noël dans une grande maison américaine avec une famille nombreuse qui se réunit pour cette occasion. Entre des bribes de conversations sans intérêt, certains personnages mal joués et des situations inabouties, on ne comprend pas trop où on va, à priori nulle part. Heureusement certaines scènes humoristiques viennent rompre l'ennui. C'est dommage car quelques sujets auraient mérités d'être approfondis, comme spoiler: la vente de la maison de famille qui divise la fraterie ou spoiler: les relations compliquées entre mères et filles .