Ce film d’animation est l’adaptation du roman bien connu d’Amélie Nothomb, la célèbre écrivaine belge, qui y raconte sa petite enfance au Japon.
Le roman sorti en 2000 passait pour inadaptable. Car, comme son titre intimidant et passablement incompréhensible l’annonçait, il racontait une histoire difficile à mettre en image : l’égocentrisme radical et le sentiment d’omnipotence du nourrisson.
Le film co-réalisé par Maïlys Vallade et Lione-cho Han, produit par mon ami Henri Magalon, y parvient pourtant admirablement dans ses premières minutes. Les suivantes nous plongent dans un cadre édénique, une sorte de paradis perdu qui servira d’écrin aux premières années de la vie de la jeune Fabienne – qui prendra Amélie comme (pré) nom de plume : le Japon du Kansaï où son père était à l’époque consul général de Belgique.
Tout se passe autour de la maison des Nothomb : le père, diplomate donc, la mère, pianiste, le frère aîné, André, qui martyrise sa benjamine, et la sœur aînée, Juliette. La maison compte un membre de plus : la nounou, Nishio san, avec laquelle l’enfant développera une relation symbiotique qu’elle évoquera dans plusieurs de ses livres. Pour corser cet environnement un peu fade, les scénaristes ont inventé un autre personnage secondaire, dont je ne suis plus sûr qu’il figurât dans le roman : celui de la propriétaire, veuve de guerre inconsolée et xénophobe sur le chemin de la rédemption.
Projeté en sélection officielle (hors compétition) au festival de Cannes, grand prix du jury au festival d’Annecy, "Amélie et la métaphysique des tubes" possède deux atouts qui enthousiasmeront petits et grands : une animation féérique, haute en couleurs, et une musique spécialement composée pour l’occasion par Mari Fukuhara, qui fusionne les sonorités asiatiques et occidentales.
Amélie est un bébé qui ne possède pas de regard, un tube qui ne fait que manger et rejeter. Un jour se produit un accident. Un tremblement de terre sort brutalement Amélie de sa bulle le jour de ses deux ans. Amélie découvre alors le monde, sa famille et le Japon, pays dans lequel son père travaille commence consul de Belgique à la fin des années 1960. En salle le 25 juin.
spoiler: "Amélie et la métaphysique des tubes" est le joli conte de la découverte de son environnement par un bébé diagnostiqué comme légume par un docteur. Visuellement, le film d'animation est très joli. On découvre avec Amélie le Japon traditionnel des années 1960 avec des images qui se font et se défont, se transforment au gré des errances de la petite fille. J'ai aimé l'attachement entre les personnages, qui parvient à être parfaitement retranscrit malgré le côté artificiel de l'animation. Un peu déçu toutefois que le film ne tire pas plus sur le côté fantastique du début. La métaphore du dieu retombe assez vite et n'est en fait que l'introduction d'une vie de famille.
Découvert au festival d'Annecy où il a reçu – très justement – le prix du public, le film est une véritable pépite. Chaque plan est un tableau. C’est un film sensoriel, délicat, qui s’éloigne des schémas narratifs classiques pour mieux nous toucher. À la fois rafraîchissant et bouleversant, j'ai le sentiment qu'il parle aux petits comme aux grands, chacun à sa manière.
un petit bijoux ce film ! J'y suis allé avec mes deux enfants, 5 et 8 ans, et tout le monde a adoré, chacun pour des raisons différentes... En tant qu'adulte, on est saisi par une multitudes d'émotions, nostalgie, tristesse, rire, larmes... Et les enfants ont adoré les images, et la vision du monde à leur hauteur d'yeux. Un vrai moment de cinéma pour les petites et les grands !
Amélie nous amène avec émotions dans nos souvenirs d'enfance. Des passages dans lesquels nous nous reconnaissons forcément. Que ce soit pour l'émerveillement pour la vie ou les blessures émotionnelles qui détruisent notre petit monde fragile d'enfant. Une petite douceur à regarder
Vu en avant première à Rennes au cinéma Arvor… un petit bijou de philosophie haute en couleur, depuis les yeux d’une enfant. Courrez y, petits et grands.
Merveilleux film, à montrer absolument aux enfants autour de vous!
Nous avons bien sur l'habitude des films visuellement parfaits avec les Disney. Non seulement ce dessin animé parvient à les égaler (malgré un budget 10 à 20 fois en dessous), mais il a le panache de proposer une histoire intéressante, digne des enfants auquel il s'adresse.
Vu en avant première au Cinéma d'Art et d'essai d'Antony, le Select, ce film est un chef d'œuvre du cinéma d'animation, magnifique, à voir et revoir absolument !
Film que j’ai vu un peu par hasard, la bande-annonce m’avait plutôt plu. J’ai trouvé ça super beau visuellement, avec une animation hyper originale, presque comme de la peinture. L’univers est calme, doux, et j’ai vraiment accroché à cette voix off et à la manière dont tout est raconté à hauteur d’enfant. C’est simple, mais en même temps très bien pensé, y a plein de trouvailles visuelles. Le passage avec le chocolat blanc est assez marquant. J’ai été vite dedans et je suis resté intéressé tout du long. Une belle surprise, vraiment un joli film d’animation.
Amélie et la métaphysique des tubes de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han est un film d'animation inspiré du roman d'Amélie Nothomb, que j'ai eu la chance de découvrir en avant-première en présence de l'équipe.
L'écriture du film a demandé quelques concessions et aménagements, mais l'équipe a rassuré les aficionados de l'autrice, si elle n'a pas participé, elle a apprécié ce palimpseste. Pour les citer dans l'à-peu-près : "Amélie Nothomb considère ses livres comme ses enfants, les adaptations cinématographiques sont ses petits enfants et chacun vit sa vie." Et, personnellement j'ai trouvé que les libertés prises préservent l'esprit de la lettre et qu'elles proposent un nouvel éclairage du roman. Une belle réussite.
Un trait assez rond, des couleurs pastels, le rendu est très doux et apaisant voire zen. Les quelques ustensiles (réfrigérateur et aspirateur par exemple) sont d'un design des années 60, ce qui nous plonge dans l'époque. Les personnages ont des postures et des attitudes bien personnalisées. Ne serait-ce que la retenue des japonais et l'expressivité des belges. Et chacun a son trait de personnalité / crayon.
La musique souligne bien tous les moments de découverte, oniriques, de détente, de crispation, dans une variété d'instruments. Elle apporte un beau relief au récit.
En résumé, c'est un très joli film tendre, poétique et fascinant qui nous propose la (re)découverte du livre (sous un jour nouveau).
Amélie est une pure merveille pour les yeux et pour l’âme. Chaque plan est une beauté, une poésie qui nous donne envie de faire partie de ces décors qui subliment à la fois le foisonnement de la nature et la douceur de l’intérieur. C’est un film très émouvant qui traite avec grande subtilité du chemin de la vie et de l’importance du lien. Courez voir Amélie danser sous la pluie, ça remplit le coeur de joie …
Vu en avant première au festival d'Annecy. Chaque image est une peinture, les couleurs sont magnifiques. Amélie grandit et apprend avec les yeux d'une enfant qui se croit être dieu. J'irai le revoir avec plaisir, il est drôle, émouvant et merveilleux visuellement.