Amélie et la métaphysique des tubes
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150 critiques spectateurs

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Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2025
“Amélie et la métaphysique des tubes”, une leçon de vie de 1h17

Après être passé à Cannes et à Annecy, “Amélie et la métaphysique des tubes” rencontre le grand public avec une histoire magnifique, juste et fine illustrée par une animation tout aussi belle et qualitative.

Ce chef-d'œuvre issu d'une histoire de Amélie Nothomb ne peut que convaincre.

Effectivement, l'animation très singulière de ce film plonge le spectateur dans un Japon dont il est rare de le voir. Avec des couleurs pastels et un dessin assez détaillé mais simpliste, rappelant un style enfantin, la réalisation dispose son public du point du vue d'une enfant, du personnage principal. Par conséquent, la photographie est excellente avec des images picturales et extrêmement marquantes, le son est en cohérence totale avec elle. L'univers sonore est varié et rien n'est laissé au hasard. Sans compter que la musique est magnifique.

Par son imagerie et son trait ainsi que sa musique, le film offre un pan de la culture belge et de la culture japonaise dans sa réalisation.

Le scénario présente un ensemble de situations, de scènes de vie, de moments mais du point de vue de l'enfant. Par conséquent, il y a un flou autour de la vie des parents. Cela est fait avec justesse. Le public reste focalisé sur l'héroïne et son regard naïf et ignorant. La narration est puissante, chaque détail n'est pas laissé au hasard (encore plus dans les dialogues où chaque réplique compte). Les protagonistes sont tous attachants et ont le droit à un développement touchant et crédible.

L'histoire offre aux spectateurs, au même titre que sa mise en animation, une première découverte de la culture japonaise vue par des européens. Une narration complète et prenante avec des personnages complexes et intelligents donnent une idée de la vie nippo-européenne.

Comme expliqué plus haut, le film s'adresse à tout le monde. Ses thèmes sont cohérents dans la réalisation et dans l'écriture et le tout est parfaitement montré.
Magmartigan
Magmartigan

32 abonnés 51 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2025
La petite pépite de ce Festival de Cannes. Emouvant, fort, palpitant...
Le monde vu par les yeux naïfs et fantastiques d'une petite fille de 3 ans.
Une merveille ! AMÉLIE est précieuse et dangereuse. Inoffensive et mortelle. Silencieuse et tumultueuse. Mais surtout, elle est invulnérable, comme la pluie.
GROS COUP DE COEUR : j'y retourne avec les enfants et les grands parents dès que ça sort.
desnanou
desnanou

7 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2025
Quelle merveille !! Amélie et la métaphysique des tubes nous embarque dans un voyage coloré, bourré d’émotions où on explore à nouveau l’universalité et l’intemporalité des découvertes de cet âge si fondateur. Un film sur la transmission abordée à travers les yeux d’une enfant de 2 ans 1/2 et ça fait un bien fou !
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
Amélie et la métaphysique des tubes est encore un exemple de la richesse du cinéma d'animation français. Un récit personnel centré sur un épisode d'enfance en pleine expatriation au Japon. Un choc culturel traité avec douceur et surtout une bonne dose de réalisme magique pour mieux épouser le regard d'une enfant de 3 ans. De plus l'animation pastel est de toute beauté !
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
Ce film d’animation est l’adaptation du roman bien connu d’Amélie Nothomb, la célèbre écrivaine belge, qui y raconte sa petite enfance au Japon.

Le roman sorti en 2000 passait pour inadaptable. Car, comme son titre intimidant et passablement incompréhensible l’annonçait, il racontait une histoire difficile à mettre en image : l’égocentrisme radical et le sentiment d’omnipotence du nourrisson.

Le film co-réalisé par Maïlys Vallade et Lione-cho Han, produit par mon ami Henri Magalon, y parvient pourtant admirablement dans ses premières minutes. Les suivantes nous plongent dans un cadre édénique, une sorte de paradis perdu qui servira d’écrin aux premières années de la vie de la jeune Fabienne – qui prendra Amélie comme (pré) nom de plume : le Japon du Kansaï où son père était à l’époque consul général de Belgique.

Tout se passe autour de la maison des Nothomb : le père, diplomate donc, la mère, pianiste, le frère aîné, André, qui martyrise sa benjamine, et la sœur aînée, Juliette. La maison compte un membre de plus : la nounou, Nishio san, avec laquelle l’enfant développera une relation symbiotique qu’elle évoquera dans plusieurs de ses livres. Pour corser cet environnement un peu fade, les scénaristes ont inventé un autre personnage secondaire, dont je ne suis plus sûr qu’il figurât dans le roman : celui de la propriétaire, veuve de guerre inconsolée et xénophobe sur le chemin de la rédemption.

Projeté en sélection officielle (hors compétition) au festival de Cannes, grand prix du jury au festival d’Annecy, "Amélie et la métaphysique des tubes" possède deux atouts qui enthousiasmeront petits et grands : une animation féérique, haute en couleurs, et une musique spécialement composée pour l’occasion par Mari Fukuhara, qui fusionne les sonorités asiatiques et occidentales.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
"C’est par petites touches de grâce et de nostalgie qu’Amélie et la métaphysique des tubes parvient à faire ressurgir les premières sensations, souvenirs et émotions de l’enfance. Dans un récit initiatique balisé mais empreint de bienveillance, le film nous entraîne dans l’univers intérieur d’une petite fille en quête de sens et de repères. Une œuvre qui bouleverse par la richesse d’évocation de l’animation et le trouble persistant de la mémoire."

"Ce qui aurait pu n’être qu’un exercice de style animé gagne en densité grâce à une mise en scène attentive à l’étrangeté du regard enfantin. Le film adopte un dispositif en voix off : une Amélie plus âgée commente son enfance avec distance et philosophie, superposant à la naïveté sensorielle une conscience réflexive. Cette double perspective, entre immédiateté de l’expérience et mise en récit, constitue à la fois la force et la limite du film. La narration parlée structure le récit, là où un abandon plus radical à l’épure poétique aurait pu offrir une immersion encore plus viscérale de l’enfance."

"La réussite d’Amélie et la Métaphysique des tubes tient donc dans cet équilibre fragile entre l’abstraction poétique et l’ancrage sensoriel. En choisissant de s’adresser autant à l’intelligence qu’à la sensibilité du spectateur, Vallade et Han signent une fable universelle, où la métaphysique reste à hauteur d’enfant. Une œuvre bouleversante, où penser, ressentir et se souvenir ne font plus qu’un. À découvrir en famille."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Jason Bressand
Jason Bressand

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2025
Un magnifique film qui enchante les enfants et émeut les parents aux larmes. Foncez le voir, c'est un chef-d'œuvre
dejihem
dejihem

155 abonnés 708 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2025
 vu en avant-première au sélect à Antony  le 17 juin dernier, en présence des deux rcoéalisateurs. Leur dilemme a été de devoir tailler entre 10 et 20 minutes du film pour le rendre compréhensible pour tous les âges.
Il est vrai que faire un film sur des souvenirs d’enfance avant trois ans, était une vraie gageure, qu’ils ont brillamment relevé : ce film est un enchantement.
Entre le choix de l’absence du contour et du gros plan, les images donnent des sensations féeriques. Avoir absolument 
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
Salué par les critiques, 'Amélie et la Métaphysique des tubes', en compétition cette année au festival d'animation d'Annecy (prix du public), est un long-métrage d'animation qui touche véritablement le cœur des spectateurs. Les réalisatrices Maïlys Vallade et Liane-Cho Han se sont basées sur le roman d'Amélie Nothomb pour offrir au public une histoire abordant des thèmes variés tels que l'identité, la perte de repères, le choc des cultures, le déracinement, la mort et le traumatisme lié à la Seconde Guerre mondiale, le tout étant une agréable surprise.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :

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Amélie. Petite fille sans âge, sans repère, sans murmure stable. Dans Amélie et la Métaphysique des tubes, Maïlys Vallade et Liane-Cho Han nous plongent dans ce ventre mouvant où la conscience n’a pas encore de forme, où le monde explose en éclats incertains — un vertige flou, un babil sans sens, une caresse qui brûle la peau. Loïse Charpentier souffle une voix d’enfant fêlée, une lumière vacillante au bord du gouffre.

Le film n’est pas une histoire, mais une traînée de sensations fracturées — le tube, ce stade liminaire où l’être oscille entre matière et souffle, entre l’ombre et une lumière de carton pâte. Trois ans d’un entre-deux confus, où le temps se dilue, s’étire, se déchire en spasmes doux-amers. L’enfance ici ne s’emballe pas, elle s’effondre, elle suffoque dans ses propres éclats, entre joie crue et désordre silencieux.

C’est un poème en creux, un ballet de pastels fanés, de contours flous, où la lumière se plie, se tord, vacille comme un souvenir mal gardé. La mise en scène chuchote, halète, se dérobe sous nos yeux — pas d’évidence, seulement des impressions fugaces, des murmures sous la peau, un souffle coupé. L’image glisse entre ombre et lumière, entre le doux et le sourd, une tension palpable qui serre la gorge.

Amélie, avec sa voix fragile, traverse ce monde-chaos — Nishio-san, l’ombre amie, présence furtive et rassurante, souffle ténu dans la tempête. La musique de Mari Fukuhara vibre comme un battement nerveux, un pouls intérieur qui exacerbe la sensation d’être à la fois là et ailleurs, suspendu entre rêve et cauchemar.

Le film s’ouvre sur la fatigue, la dépossession, la solitude invisible d’une enfance qui ploie sous le poids d’un réel trop lourd, trop flou, trop brutal. Il refuse les contours rassurants pour plonger dans l’instabilité, le tremblement, l’errance d’une conscience en devenir. Une métaphysique de la chair, une poésie toxique où chaque image est un cri sourd, chaque silence une déchirure.

À la fois tendre et tranchant, Amélie et la Métaphysique des tubes rappelle la douleur sourde des premiers jours, la complexité des émotions qui s’entrechoquent dans l’ombre. Comme un écho à Persepolis ou Le Tableau, mais avec cette singularité d’un regard qui vacille, qui flotte, qui hurle en silence.

Ce film ne s’explique pas — il se ressent, il s’infiltre, il bouleverse. Une transe d’images et de sons, une danse instable sur le fil fragile de l’enfance. Un cri dans la nuit pastel, une poésie fissurée qui habite longtemps, bien après le dernier souffle.

Note finale : 14 sur 20. Pour les âmes sensibles, les esprits prêts à se perdre, à vibrer au bord de l’abîme.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
Amélie est un bébé qui ne possède pas de regard, un tube qui ne fait que manger et rejeter. Un jour se produit un accident. Un tremblement de terre sort brutalement Amélie de sa bulle le jour de ses deux ans. Amélie découvre alors le monde, sa famille et le Japon, pays dans lequel son père travaille commence consul de Belgique à la fin des années 1960. En salle le 25 juin.

spoiler: "Amélie et la métaphysique des tubes" est le joli conte de la découverte de son environnement par un bébé diagnostiqué comme légume par un docteur. Visuellement, le film d'animation est très joli. On découvre avec Amélie le Japon traditionnel des années 1960 avec des images qui se font et se défont, se transforment au gré des errances de la petite fille. J'ai aimé l'attachement entre les personnages, qui parvient à être parfaitement retranscrit malgré le côté artificiel de l'animation. Un peu déçu toutefois que le film ne tire pas plus sur le côté fantastique du début. La métaphore du dieu retombe assez vite et n'est en fait que l'introduction d'une vie de famille.
oupsyy
oupsyy

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2025
Découvert au festival d'Annecy où il a reçu – très justement – le prix du public, le film est une véritable pépite. Chaque plan est un tableau. C’est un film sensoriel, délicat, qui s’éloigne des schémas narratifs classiques pour mieux nous toucher. À la fois rafraîchissant et bouleversant, j'ai le sentiment qu'il parle aux petits comme aux grands, chacun à sa manière.
Leosieg
Leosieg

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2025
Chouette petite découverte avec Amélie et la métaphysique des tubes. On se laisse facilement prendre dans l'histoire, joliment écrite, très bien mise en scène.

La direction artistique est franchement belle, avec de très jolies ambiances colorées et une animation douce et bien sentie. L'animation permet des séquences expressives et oniriques très sympas, très sensorielles, et on se laisse facilement bercer par la puissance contemplative du film : il ne se passe pas grand chose, mais on ne s'ennuie pas non plus.

Le doublage français et le scénario sont aussi deux gros points forts du film. Les personnages sont vraiment vraissemblables et crédibles et on se laisse émouvoir plus d'une fois par l'écriture et par les émotions qui traversent les personnages.

C'est un joli film à découvrir. Avec son esthétique presque naïve, ce n'en est pas moins un film assez profond. Les thèmes abordés sont émouvants pour l'adulte qui se souvient de son enfance. On parvient à projeter nos propres souvenirs dans cette atmosphère si particulière ; les plus jeunes pourront l'apprécier mais n'experimenterons pas tout à fait ce profond sentiment de nostalgie qui émane du film. J'ai vu plus d'un spectateur dire de ce film qu'il est à destination des enfants et visible tout de même par les adultes. Pour ma part, je dirais que c'est plutôt l'inverse.
Michel C.

369 abonnés 1 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2025
Adaptée d'un roman de la célèbre Amélie Nothomb ( avec le titre : "Métaphysique des Tubes" ), cette animation de Mailys Vallade et Liane-Cho Han, est pleine de surprises. N'étant pas un lecteur assidu, j' ai été embarqué littéralement dans cette histoire articulée autour de cette petite fille de 3 ans....Un immense sentiment de poésie et d'enchantement se dégage de ces images fort bien dessinées. Notamment les couleurs, à base de pastels, sont gaies et plaisantes. Un scénario assez clair pour cette petite Belge au pays du soleil levant, pour les besoins professionnels de son Papa, qui partage la découverte de ses sensations et humeurs dans cet environnement délicat, chargé d' histoire et quelque peu "robotisé". Un film qui surfe sur l' émotion, sur les sentiments d' Amélie -que la couleur "vert d'eau" symbolise - notamment dans la relation née avec sa nounou. L'univers chromatique est très réussi, ainsi que les accompagnements musicaux. Une création ( Française ) à partager en famille....!!**
Sachatouille
Sachatouille

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2025
Amélie nous amène avec émotions dans nos souvenirs d'enfance. Des passages dans lesquels nous nous reconnaissons forcément. Que ce soit pour l'émerveillement pour la vie ou les blessures émotionnelles qui détruisent notre petit monde fragile d'enfant. Une petite douceur à regarder 
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