C'est BEAU ! Une merveille d'esthétique, de sensibilité, de graphisme et de poésie ; un petit chef d'œuvre en somme ! Bravo pour l'incarnation de ces textes qui m'avaient laissé adolescente un goût un peu bizarre et abstrait... le tout est doux, joyeux, précieux. Un immense Bravo à toutes les équipes et créateurs qui ont permis de rendre cela possible . A tous les amoureux de l'Art avec un grand A ce film est à voir absolument.
Tiré d’une toute partie du roman éponyme d’Amélie Nothomb, le film mêle autobiographie et poésie, ...Il retrace les trois premières années de la vie de l’autrice au Japon..c’est à la fois enfantin et magique, avec dans les dix premières minutes, un regard philosophique sur le monde, sur la vie….les graphismes sont plus qu’agréables, avec notamment un passage sublime sur la mer, beaucoup de couleurs et une musique très douce , souvent à la harpe….J’aurais aimé des chansons de variétés anglo saxonnes, mais rien…..un film indispensable aux admirateurs d’Amélie Nothomb sûrement, mais qui s’adresse à tous les publics, petits ou grands ; lecteurs ou pas...Le format est court ( 75 minutes)….à voir sans hésiter…..
Faisant se mélanger le style d'animation des films de Rémi Chayé (Tout en haut du Monde, Calamity - et qui fait ici partie de l'équipe technique) et l'esprit des productions Ghibli, Mailys Vallade et Liane-Cho Han adaptent le roman autobiographique d'Amélie Nothomb, se focalisant sur la vie d'une famille belge dans le Japon de la fin des années 60, et en particulier leur petite dernière, Amélie.
Récompensée par le Prix du Public à Annecy, une œuvre colorée et profonde, où la pluie et les pleurs ne font parfois plus qu'un. Un film d'animation franco-nippon, à mi-chemin entre onirisme et gravité, nous parlant des fantômes de la guerre, du choc des cultures et des identités, et de la force évocatrice des souvenirs, tout ça avec beaucoup d'imagination et de justesse.
Une très belle réussite, poétique et émotionnelle, à découvrir absolument.
Sans ces séances spéciales à mon ciné j'aurais raté cette petite pépite d'animation. Voir ce monde au travers ce petit bout était juste un beau voyage vers la notion de la vie. Tout n'est pas tout rose et elle va l'apprendre à ses dépends mais elle vaut d'être vécu. On sourit, on rit, on est triste puis content...une rosaire d'émotion proposé et vraiment très bien narré. De prime abord , on ne peut deviné ce que ce film peut avoir et faire ressentir. Moi j'ai adoré!^^ NOTE :
Certes les images sont très belles et certains moments portent de la poésie, mais la négativité et la violence des émotions et des situations est autant insoutenable pour un parent qu’un risque traumatique pour un enfant. Que ce film soit autorisé à compter de 6 ans représente un danger pour les enfants, tant les choix scénaristiques heurtent la sensibilité (attention spoiler : le suicide d’un petit de 3 ans, personnellement je n’avais encore jamais vu ça dans un film, et a fortiori un film pour les enfants!)
Vu en avant première au festival d'Annecy. Chaque image est une peinture, les couleurs sont magnifiques. Amélie grandit et apprend avec les yeux d'une enfant qui se croit être dieu. J'irai le revoir avec plaisir, il est drôle, émouvant et merveilleux visuellement.
Vu en avant première à Rennes au cinéma Arvor… un petit bijou de philosophie haute en couleur, depuis les yeux d’une enfant. Courrez y, petits et grands.
Amélie est une pure merveille pour les yeux et pour l’âme. Chaque plan est une beauté, une poésie qui nous donne envie de faire partie de ces décors qui subliment à la fois le foisonnement de la nature et la douceur de l’intérieur. C’est un film très émouvant qui traite avec grande subtilité du chemin de la vie et de l’importance du lien. Courez voir Amélie danser sous la pluie, ça remplit le coeur de joie …
C'est une pure merveille, un concentré d'émotions qui ravira tout autant les adultes que les enfants. Foisonnant, incroyablement riche, le film aborde avec une immense justesse les premières découvertes de la petite enfance et l'éveil à la vie, mais l'attachement, le deuil, le souvenir, la réconciliation... Brillant!
Même si l'autobiographie a permis à Amélie Nothomb d'exprimer ses sensations de bébé autiste, l'héroïne n'en demeure pas moins désagréable par sa mégalomanie, son égocentrisme, ses caprices, d'autant que ces caractéristiques se retrouvent dans nombre d'enfants mal élevés (au sens plein). Ainsi, malgré un dessin remarquable par sa singularité, son onirisme, sa délicatesse, on ne s'intéresse guère au parcours très limité de cette fillette, d'autant que les enjeux sont terriblement minces. A noter qu'à cause de certaines scènes (récit de guerre, rancoeur, tentative de suicide), ce dessin animé n'est guère adressé aux petits. Joli mais sans attrait.
On peut ne pas apprécier particulièrement le graphisme et la saturation de couleurs vives, mais reconnaître l’inventivité de l’imaginaire visuel et être sensible au récit, adapté d’un roman d’Amélie Nothomb. Récit orienté jeune public, dont l’originalité, séduisante, tient dans la transcription du point de vue d’une enfant pas comme les autres : ses pensées intellectuellement étonnantes (en voix off), sa découverte émerveillée du monde (d’un monde en particulier, le Japon), ses joies et ses peines. L’ensemble constitue donc un roman d’apprentissage à hauteur d’enfant, d’une belle variété de registres (drôle, poétique, émouvant).
L’apprentissage de la vie par une gamine de trois ans qui est persuadée d’être japonaise. Une animation pastel de toute beauté qui rappelle les couleurs de l’Ile où grandit Amelie et qui mélange le meilleur des deux mondes : l’animation française et la japonaise. Ça fera réfléchir les enfants et pleurer les parents. Où l’inverse. Rétif à ce genre de film j’y suis allé parce que je n’avais pas lu le livre et son texte est superbe.
Amélie Nothomb ne me semblait pas être l’écrivaine la plus simple à amener à hauteur d’enfant même si, dans ‘Métaphysique des tubes’ justement, elle revisitait de façon romanesque ses souvenirs de très jeune enfant, et surtout ceux liés à sa nourrice japonaise à qui elle vouait une admiration sans bornes. Le cœur thématique de l’écrit était justement cette transition du “tube”, nourrisson autocentré sur ses besoins primaires qui laisse passer tout mais ne retient rien vers la petite fille qui, en accumulant les expériences positives ou négatives, s’ouvre au monde qui l’entoure, aux concepts, aux émotions et aux sensations. Plus que la relation pourtant touchante entre la petite fille et sa gardienne, plus appuyée dans le roman, c’est d’ailleurs ce qu’on retiendra en priorité de cette adaptation : cette explosion de formes et de couleurs une fois l’enfant sorti de sa méditation végétative consécutivement à la découverte du chocolat, ces aplats de couleurs pastel chatoyantes que la moindre promenade au jardin lui fait ressentir si vivement, ce voile de réalité onirique ou de rêve lucide qui recouvre chaque nouvelle découverte, ces éléments qui ne peuvent encore être pleinement compris mais dont la réinterprétation occupe une place essentielle dans l’imaginaire d’Amélie. Cette adaptation animée s’impose ainsi comme une production, ni totalement pour enfants ni complètement pour adultes qui, malgré une direction esthétique singulière qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, suscite un ravissement tout en simplicité pour les yeux, et se montre capable de reprendre avec suffisamment de parcimonie les mots de l’autrice pour que l’adaptation fonctionne sans lourdeur. Certes, c’est un peu court…mais amplement suffisant pour que tout soit dit.