Un très beau film très poétique, des personnages attachant, une animation a tombé par terre. C’est clairement un film merveilleux avec une histoire touchante avec un message efficace.
il n'est pas aisé de traduire en images la singularité des récits d'Amélie Nothomb, d'autant plus sur cet ouvrage. Je dirais que le crash test est réussi, sans crier à l'exploit, c'est assez bien fait, crédible, et fidèle non seulement au livre, mais à Amélie elle-même.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et au final, j’ai été agréablement surpris.
Le film a quelque chose de très doux. Très sensoriel aussi. On est vite plongé dans une ambiance presque hypnotique. Les couleurs sont magnifiques. Ça déborde d’imagination sans jamais être étouffant.
Ce qui m’a surtout marqué, c’est le point de vue. C’est rare de voir le monde comme ça. Il y a une vraie cohérence dans la mise en scène. On ressent vraiment cette manière enfantine de percevoir les choses. Par moments, c’est même assez troublant.
L’animation est une vraie réussite. Elle est simple en apparence, mais très travaillée. Chaque détail compte. Il y a une poésie constante.
La musique accompagne parfaitement. Elle ne prend jamais trop de place. Mais elle installe une atmosphère qui reste en tête.
Côté rythme, c’est un peu inégal. Le début m’a vraiment embarqué. Ensuite, j’ai parfois décroché. Ça reste contemplatif. Il faut accepter de se laisser porter.
Émotionnellement, ça touche, mais de manière discrète. Rien de forcé. Juste quelques moments qui restent.
Au final, c’est un film assez singulier. Pas forcément pour tout le monde. Mais si tu rentres dedans, ça vaut vraiment le coup.
Adapté du roman d’Amélie Nothomb – 2000, Albin Michel -, le film d’animation de Mailys Vallade et Liane-Cho Han, qui a reçu à Annecy, le tant convoité Prix du Public, est effectivement une petite perle. Amélie est une petite fille belge née au Japon. Grâce à son amie Nishio-san, le monde n’est qu’aventures et découvertes. Mais le jour de ses trois ans, un événement change le cours de sa vie. Car à cet âge-là pour Amélie tout se joue : le bonheur comme la tragédie. 77 minutes qui ont tout pour elles, tendresse, gravité et une qualité technique sans reproche. De la bien belle ouvrage ! Après Hygiène de l’Assassin de François Ruggieri (1998), Stupeur et Tremblements d’Alain Corneau (2003), Tokyo Fiancée (2014) tiré de Ni d’Eve ni d’Adam et A perfect Enemy, c’est 5ème roman d’Amélie Nothomb adapté au cinéma. Mais, pour la 1ère fois, il s’agit d’un film d’animation. Pour le duo de cinéastes, c’est un 1er long-métrage en tant que réalisateurs et scénaristes. Et c’est un coup de maître. Deux priorités dans cette adaptation : rester à hauteur d’enfant et se focaliser sur la relation entre la petite Amélie et sa nourrice Nishio-San. Réalisé en format numérique, l’image est dominée par des formes rondes et des couleurs pastels. Beaucoup de douceur même quand le film aborde un de ses thèmes centraux la mort et le deuil. Le choix des couleurs est aussi ici prépondérant : une couleur pour chaque personnage : le jaune du soleil pour Nishio-San, le violet de la mélancolie pour Kashima-San, le rouge pour André — le frère d’Amélie — le bleu clair pour Juliette — la sœur aînée d’Amélie — et le vert d’eau pour Amélie, dont le nom signifie pluie en japonais. On ne peut que faire référence au souci des détails du maître Miyazaki… LA référence ! Le roman d’Amélie Nothomb renaît 25 ans après sa parution de la plus jolie des manières.
Cette animation loufoque rend hommage à l'univers de la romancière Amélie Nothomb, ainsi qu'à l'animation japonaise.
C'est une sorte d'autobiographie fictionnelle, dans laquelle un bébé surdoué nous raconte sa découverte du monde, jusqu'à ses trois ans.
C'est drôle parce que bien qu'intelligente, la petite Amélie ne comprend pas tout. Ses premiers pas dans la vie sont empreints de maladresse, avec des gaffes... et parfois de la colère ! C'est filmé du point de vue de l'enfant. Les adultes sont donc plutôt les passagers clandestins de cette histoire. Parmi eux, la nounou/domestique japonaise occupe une place prépondérante. Sa relation avec Amélie devient le cœur de l'intrigue, une fois que le bébé a décidé de participer au monde étrange qui l'entoure.
C'est visuellement bien fichu, pas long (1h20) et c'est visible par tous les publics.
Amélie et la métaphysique des fluides est un film d'animation français très sympa avec une métaphore simple, celle du tube. Le message que le film apporte sur le fait de ne pas faire des choses dans la vie et de les oublier par la suite tel un tube est vraiment bien vu. De là à en faire le titre c'est peut être un peu gros mais pourquoi pas.
Ce qui m'impressionne à chaque fois quand je regarde un film d'animation français, c'est que c'est jamais le même style d'animation. Les films d'animation américain ont des styles bien définis, de même pour les films d'animation japonais même si ça diffère en fonction des studios mais en France, on retrouve de tout et c'est plaisant. Il y a des styles que je n'aime pas, qui me sortent du film mais celui-ci est particulièrement beau. L'un des plus beaux style que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui.
C'est un film d'animation qui se veut simple et qui parle à tout le monde. Pas de prise de tête mais tout de même une double lecture pour enfant et adultes que chacun peut découvrir.
On peut noter l'inspiration de Ghibli dans ce film avec le côté contemplatif, avec la nature vivante... Et je pense notamment à "Arriety" de Hiromasa Yonebayashi avec le thème musicale de Cécile Corbel (qui est bretonne). J'ai eu à plusieurs reprises littéralement cru que les musiques du film Ghibli avaient été reprises. Les notes se ressemblent mais surtout, la harpe est très caractéristique des musiques. Mais on a des originalités avec le nombre d'instruments utilisés.
Pour ce qui est de l'histoire, c'est plutôt simple, et plutôt complexe à la fois. On se mélange un peu avec la petite fille qui est Dieu et au final non, puis en fait si...
Mais en tout cas, c'est beau, c'est mignon, c'est relaxant et c'est touchant. Un très bon film d'animation français qui touchera surtout les enfants je pense mais néanmoins, je tiens à noter que dans la salle de cinéma où j'étais, il y avait une dizaine ou quinzaine d'adultes de 20 à peut être 70 ou 80 ans et une seule petite fille qui avait l'air de bien apprécier. Le film attire donc tous les âges et c'est peut être dû à sa sélection en festival notamment Cannes et Annecy ce qui est incroyable !
Ça faisait deux ans que j’attendais ce film. Depuis qu’il avait été présenté au Festival d’Annecy, avec cette bande-annonce qui m’avait immédiatement bouleversée. Je l’ai suivie, partagée, regardée un nombre incalculable de fois. J’avais peur d’être déçue, forcément, après autant d’attente.
Mais non. Ce film m’a prise dès la première image et ne m’a plus lâchée.
Je ne sais pas exactement comment l’expliquer, mais Métaphysique des tubes n’est pas un dessin animé comme les autres. Ce n’est pas une adaptation classique, pas un « joli film d’auteur ». C’est une expérience sensorielle complète. On ne regarde pas une histoire, on est littéralement dedans. On entend le bois craquer, on sent le vent, la chaleur, les silences, les regards. On vit les sensations, les pensées d’une petite fille de deux ans et demi, et c’est fou comme c’est juste. J’ai trente ans, et pourtant j’ai vécu avec elle chaque découverte, chaque choc, chaque joie.
J’ai pleuré, souvent. Pas parce que c’est triste, mais parce que c’est profond. Vrai. Par moments, j’ai même eu l’impression de retrouver ce que je ressentais enfant devant un Ghibli. Ce genre de douceur étrange, un peu mélancolique, qui reste en soi longtemps après. Comme L’Étalon noir, ou ces films presque silencieux qui n’ont pas besoin d’en faire trop pour toucher.
Honnêtement, ça enterre tout ce que Disney a pu proposer ces dernières années. Ici, pas de clin d’œil forcé, pas de punchline à tout prix, pas de chansons plaquées. Juste de la beauté, de l’intelligence, et une vraie sensibilité.
C’est la meilleure chose que j’ai vue au cinéma depuis longtemps. Et je suis encore dedans !
Amélie et la métaphysique des tubes de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han est un film d'animation inspiré du roman d'Amélie Nothomb, que j'ai eu la chance de découvrir en avant-première en présence de l'équipe.
L'écriture du film a demandé quelques concessions et aménagements, mais l'équipe a rassuré les aficionados de l'autrice, si elle n'a pas participé, elle a apprécié ce palimpseste. Pour les citer dans l'à-peu-près : "Amélie Nothomb considère ses livres comme ses enfants, les adaptations cinématographiques sont ses petits enfants et chacun vit sa vie." Et, personnellement j'ai trouvé que les libertés prises préservent l'esprit de la lettre et qu'elles proposent un nouvel éclairage du roman. Une belle réussite.
Un trait assez rond, des couleurs pastels, le rendu est très doux et apaisant voire zen. Les quelques ustensiles (réfrigérateur et aspirateur par exemple) sont d'un design des années 60, ce qui nous plonge dans l'époque. Les personnages ont des postures et des attitudes bien personnalisées. Ne serait-ce que la retenue des japonais et l'expressivité des belges. Et chacun a son trait de personnalité / crayon.
La musique souligne bien tous les moments de découverte, oniriques, de détente, de crispation, dans une variété d'instruments. Elle apporte un beau relief au récit.
En résumé, c'est un très joli film tendre, poétique et fascinant qui nous propose la (re)découverte du livre (sous un jour nouveau).
Très beau film d’animation française, tout en poésie et assez instructif. C’est peut-être légèrement trop enfantin et simpliste mais c’est aussi créatif dans la narration visuelle et joliment coloré. Cela joue bien avec un côté onirique sans trop tomber dans le balourd et j’ai beaucoup aimé suivre cette histoire et ces personnages. 14,5/20
Magnifique film d'animation. Les dessins sont superbes et l'histoire nous embarque dans la vie d'une petite fille de 3 ans, ses sensations, ses émotions, ses questionnements. Quel flot d'émotions. Vaut vraiment le coup d'être vu sur grand écran.
Tout m'a plu de la thématique à l'esthétisme! Les réflexions de cette petite fille de l'aube de sa vie jusqu'à ses 3 ans sont passionnantes.
Étant hypersensible, j'étais été fascinée d'assister à l'évolution de son apprentissage : de la perception jusqu'à la pleine conscience du monde qui l'entoure et de son propre monde intérieur.
C'est tellement rare d'avoir le point de vue d'une enfant qu'il faut le relever.
Je ne suis pas une fan des voix off mais ici elle a une utilité évidente. Cette enfant ne pouvant pas parler et s'exprimer clairement : on a alors accès à ses moindres recoins de pensées, doutes ou interrogations.
On suit le passage de l'inconscience de la vie à la réalisation qu'elle peut s'arrêter à tout moment et que le bonheur est en réalité éphémère.
Les thèmes de la biculturalité (ici belge et japonaise) et du deuil sont traités avec finesse et justesse.
C'est une adaptation du roman d'Amélie Nothomb donc le récit est entouré de philosophie et de métaphore.
C'est un film ouvert aussi bien aux enfants qu'aux parents.
Les premiers seront émerveillés par le graphisme lumineux et coloré ainsi que par cet enfant curieuse de tout ouverte au monde.
Les seconds seront percutés de plein fouet par l'émotion qui se dégage de cette héroïne et des questions qu'elle soulève qui peuvent remuer des souvenirs que l'on a enfoui en soi.
Ce film d'animation est une réussite, à la fois original et accessible, intelligent et universel. Foncez le voir !!
Un petit bijou poétique d’une grande sensibilité. Un point de vue attachant sur l’enfance et sur les premiers déchirements de la vie. L’adaptation est particulièrement réussie avec des dessins d’une grande beauté. Un très bel hommage au Japon et aux souvenirs d’enfance d’Amelie Nothomb. À découvrir absolument !
Un film d'animation original avec une histoire touchante et émouvante. Il y a des valeurs qui me semblent se perdre dans notre société que ce film d'animation ravive. Belle surprise à voir pour son message qui permet d'échanger avec un public plus jeune ou pas pour une prise de conscience sur les générations que l'on ne doit pas oublier.
Très beau film, une œuvre d'art même, avec ses couleurs, son rythme enchanteur, son invitation à penser au sens de la vie et de la famille. Beaucoup d'émotions dans l'histoire de cette petite fille qui est devenue une grande écrivaine ; des gens pleuraient à chaudes larmes dans la salle. Une merveille.