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Amélie est un animé poétique et enchanteur qui évoque l'enfance nipponne d'une fille de diplomate belge. Cette petite fille se prend pour dieu, ordonne aux fleurs d'éclore et à la mer de s'ouvrir, tel le prophète Moïse... Une vraie bulle de fraîcheur et de philosophie ! Une belle surprise ! J'ai ressorti Métaphysique des tubes de ma bibliothèque pour mieux encore apprécier la mise en scène.
Qui est le film ?
Amélie et la Métaphysique des tubes, coréalisé par Maïlys Vallade et Liane-Cho Han, est une adaptation libre du roman autobiographique éponyme d’Amélie Nothomb, paru en 2000. Présenté à Cannes en séance spéciale et lauréat du Prix du public à Annecy, le film emprunte la voie délicate d’une transposition sensorielle d’un récit d’éveil à la conscience.
Il ne s’agit pas ici de raconter l’enfance d’une romancière célèbre, mais de tenter de représenter (littéralement) l’expérience d’être au monde avant même de pouvoir le penser. À hauteur de nourrisson, le film promet de filmer le surgissement du sujet, la lente émergence d’un “je” dans le flux indistinct du monde.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film est radical : explorer l’avant-langage, l’avant-mémoire, l’avant-narration. L’enfant qu’est Amélie, ou plutôt ce tube qu’elle prétend être, ne parle pas, pense à peine, mais ressent tout. Le film cherche à capturer cette pré-conscience, ce moment suspendu où le monde existe sans qu’on l’ait encore nommé.
Il ne veut pas illustrer un texte littéraire, mais traduire son geste : faire du cinéma une métaphysique de l’incarnation. Il ne s’agit pas de retracer une biographie, mais de donner forme à une condition existentielle, celle d’un être en devenir, pris dans une fusion sensorielle avec ce qui l’entoure.
Par quels moyens ?
Adapter Métaphysique des tubes exigeait de traduire à l’écran une expérience presque indicible : celle d’une conscience en formation, d’un être d’abord végétatif puis traversé de fulgurances sensorielles, d’idées délirantes, de fragments de lucidité quasi divine. Le film choisit alors la voie du tactile et du sensoriel, préférant les impressions diffuses et les grandes déclarations. C’est par l’attention portée aux textures (le lait, l’eau, le chocolat blanc) aux sons que s’opère cette étrange montée en conscience.
Mais le film ne montre pas une narration classique, mais une série de mutations perceptives, qui donnent au récit sa texture étrange, flottante, et paradoxalement incarnée.
La nourrice, la grand-mère, la famille et le Japon : quatre présences qui balisent l’éveil d’Amélie et ancrent le film dans une géographie affective, sensorielle, à la lisière de la mythologie. Chacune de ces figures représente une médiation entre l’enfant-tube et le monde : la nourrice japonaise incarne une forme d’amour infra-verbal, fait de gestes et de proximité charnelle, une tendresse qui passe par la peau plus que par les mots. Elle est le premier contact avec l’altérité, avec un monde extérieur qui n’est pas violent, mais enveloppant. Une manière pour le film de dire que la langue n’est pas le premier lien, que l’amour peut précéder l’identité.
La grand-mère, elle, débarque comme un choc. Elle apporte le goût, la voix, la culture, et surtout le chocolat blanc : c’est une visitation qui réveille en Amélie une appétence pour le monde. Quant au Japon, il n’est jamais simplement un décor. Il est à la fois terre d’étrangeté et d’intériorité. Le regard d’Amélie sur ce pays est ambivalent, imprégné d’un exotisme doux-amer, parfois teinté de distance critique, mais traversé de fascination.
L’ironie du roman d’Amélie Nothomb, ses formules métaphysiques décalées, sont ici transposées en images sursignifiantes, douces et burlesques, qui donnent à voir non pas ce qu’un bébé comprend, mais comment un monde, par à-coups, s’imprime sur une conscience encore informe.
Où me situer ?
Il faut ragarder ce film avec une admiration prudente. Admiratif de son ambition, celle de filmer ce que le cinéma aborde si rarement : la pensée sans forme, la sensation avant le signe.
Mais être prudent face à la fragilité d’un tel pari : l’extrême délicatesse de la mise en scène, si elle échoue à maintenir sa cohérence sensorielle, peut basculer dans la joliesse, ou dans l’abstraction creuse. Amélie et la Métaphysique des tubes évite cet écueil notamment grâce à une direction artistique d’une rare cohérence et délicatesse et à une durée maîtrisée (76 minutes), qui empêche l’épuisement de son dispositif.
Ce que je trouve moins convaincant tient à certains passages plus narratifs : une scène de dispute ou quelques séquences où la voix-off surligne des émotions déjà présentes à l’image. Ces moments rappellent à quel point le film est plus fort lorsqu’il se tait, lorsqu’il laisse l’image prendre le relais de la pensée.
Quelle lecture en tirer ?
En somme, l’enfant ici n’est pas qu'un objet de tendresse. Elle est un mystère. Une entité pensante, mais pas encore articulée. Un être sensoriel qui perçoit, ressent, réagit, avant même de comprendre. Le film nous invite à suspendre notre regard d’adulte, à abandonner toute logique causale, pour épouser ce flux sans hiérarchie qu’est la perception enfantine.
Amélie et la Métaphysique des tubes, coréalisé par Maïlys Vallade et Liane-Cho Han, est une adaptation libre du roman autobiographique éponyme d’Amélie Nothomb, paru en 2000. Présenté à Cannes en séance spéciale et lauréat du Prix du public à Annecy, le film emprunte la voie délicate d’une transposition sensorielle d’un récit d’éveil à la conscience.
Il ne s’agit pas ici de raconter l’enfance d’une romancière célèbre, mais de tenter de représenter (littéralement) l’expérience d’être au monde avant même de pouvoir le penser. À hauteur de nourrisson, le film promet de filmer le surgissement du sujet, la lente émergence d’un “je” dans le flux indistinct du monde.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film est radical : explorer l’avant-langage, l’avant-mémoire, l’avant-narration. L’enfant qu’est Amélie, ou plutôt ce tube qu’elle prétend être, ne parle pas, pense à peine, mais ressent tout. Le film cherche à capturer cette pré-conscience, ce moment suspendu où le monde existe sans qu’on l’ait encore nommé.
Il ne veut pas illustrer un texte littéraire, mais traduire son geste : faire du cinéma une métaphysique de l’incarnation. Il ne s’agit pas de retracer une biographie, mais de donner forme à une condition existentielle, celle d’un être en devenir, pris dans une fusion sensorielle avec ce qui l’entoure.
Par quels moyens ?
Adapter Métaphysique des tubes exigeait de traduire à l’écran une expérience presque indicible : celle d’une conscience en formation, d’un être d’abord végétatif puis traversé de fulgurances sensorielles, d’idées délirantes, de fragments de lucidité quasi divine. Le film choisit alors la voie du tactile et du sensoriel, préférant les impressions diffuses et les grandes déclarations. C’est par l’attention portée aux textures (le lait, l’eau, le chocolat blanc) aux sons que s’opère cette étrange montée en conscience.
Mais le film ne montre pas une narration classique, mais une série de mutations perceptives, qui donnent au récit sa texture étrange, flottante, et paradoxalement incarnée.
La nourrice, la grand-mère, la famille et le Japon : quatre présences qui balisent l’éveil d’Amélie et ancrent le film dans une géographie affective, sensorielle, à la lisière de la mythologie. Chacune de ces figures représente une médiation entre l’enfant-tube et le monde : la nourrice japonaise incarne une forme d’amour infra-verbal, fait de gestes et de proximité charnelle, une tendresse qui passe par la peau plus que par les mots. Elle est le premier contact avec l’altérité, avec un monde extérieur qui n’est pas violent, mais enveloppant. Une manière pour le film de dire que la langue n’est pas le premier lien, que l’amour peut précéder l’identité.
La grand-mère, elle, débarque comme un choc. Elle apporte le goût, la voix, la culture, et surtout le chocolat blanc : c’est une visitation qui réveille en Amélie une appétence pour le monde. Quant au Japon, il n’est jamais simplement un décor. Il est à la fois terre d’étrangeté et d’intériorité. Le regard d’Amélie sur ce pays est ambivalent, imprégné d’un exotisme doux-amer, parfois teinté de distance critique, mais traversé de fascination.
L’ironie du roman d’Amélie Nothomb, ses formules métaphysiques décalées, sont ici transposées en images sursignifiantes, douces et burlesques, qui donnent à voir non pas ce qu’un bébé comprend, mais comment un monde, par à-coups, s’imprime sur une conscience encore informe.
Où me situer ?
Il faut ragarder ce film avec une admiration prudente. Admiratif de son ambition, celle de filmer ce que le cinéma aborde si rarement : la pensée sans forme, la sensation avant le signe.
Mais être prudent face à la fragilité d’un tel pari : l’extrême délicatesse de la mise en scène, si elle échoue à maintenir sa cohérence sensorielle, peut basculer dans la joliesse, ou dans l’abstraction creuse. Amélie et la Métaphysique des tubes évite cet écueil notamment grâce à une direction artistique d’une rare cohérence et délicatesse et à une durée maîtrisée (76 minutes), qui empêche l’épuisement de son dispositif.
Ce que je trouve moins convaincant tient à certains passages plus narratifs : une scène de dispute ou quelques séquences où la voix-off surligne des émotions déjà présentes à l’image. Ces moments rappellent à quel point le film est plus fort lorsqu’il se tait, lorsqu’il laisse l’image prendre le relais de la pensée.
Quelle lecture en tirer ?
En somme, l’enfant ici n’est pas qu'un objet de tendresse. Elle est un mystère. Une entité pensante, mais pas encore articulée. Un être sensoriel qui perçoit, ressent, réagit, avant même de comprendre. Le film nous invite à suspendre notre regard d’adulte, à abandonner toute logique causale, pour épouser ce flux sans hiérarchie qu’est la perception enfantine.
Ou quand Dieu devient Je. Un sublime éveil au monde. Fait tout autant d'émerveillement que d'arrachements. Poésie permanente des sens. Qui élève aussi haut petits et grands.
Voix et traits des personnages dune mièvrerie sans nom. Une crucherie de première classe. A des années-lumière de Miyazaki, de Chomet, de La Tortue rouge.
Fuyez
Fuyez
Film que j’ai vu un peu par hasard, la bande-annonce m’avait plutôt plu.
J’ai trouvé ça super beau visuellement, avec une animation hyper originale, presque comme de la peinture.
L’univers est calme, doux, et j’ai vraiment accroché à cette voix off et à la manière dont tout est raconté à hauteur d’enfant.
C’est simple, mais en même temps très bien pensé, y a plein de trouvailles visuelles.
Le passage avec le chocolat blanc est assez marquant.
J’ai été vite dedans et je suis resté intéressé tout du long.
Une belle surprise, vraiment un joli film d’animation.
J’ai trouvé ça super beau visuellement, avec une animation hyper originale, presque comme de la peinture.
L’univers est calme, doux, et j’ai vraiment accroché à cette voix off et à la manière dont tout est raconté à hauteur d’enfant.
C’est simple, mais en même temps très bien pensé, y a plein de trouvailles visuelles.
Le passage avec le chocolat blanc est assez marquant.
J’ai été vite dedans et je suis resté intéressé tout du long.
Une belle surprise, vraiment un joli film d’animation.
Film visionné au cinéma.
Dans la lignée de ces films d'animations absolument exceptionnels venant des profondeurs dont on ne soupçonne même pas l'existence. Petits ou grands, personne ne peut rester indifférent au charme de cette histoire. A voir.
Dans la lignée de ces films d'animations absolument exceptionnels venant des profondeurs dont on ne soupçonne même pas l'existence. Petits ou grands, personne ne peut rester indifférent au charme de cette histoire. A voir.
“Amélie”, version manga, déploie une colorimétrie délicate aux tons pastels et oniriques, presque suspendus hors du temps.
Chaque plan semble flotter entre le réel et le rêve, comme un haïku visuel sur l’attente, le désir, et l’impermanence.
Derrière sa douceur graphique, le récit tisse une vraie méditation métaphysique sur la solitude et l’énigme du destin.
Chaque plan semble flotter entre le réel et le rêve, comme un haïku visuel sur l’attente, le désir, et l’impermanence.
Derrière sa douceur graphique, le récit tisse une vraie méditation métaphysique sur la solitude et l’énigme du destin.
un petit bijoux ce film ! J'y suis allé avec mes deux enfants, 5 et 8 ans, et tout le monde a adoré, chacun pour des raisons différentes... En tant qu'adulte, on est saisi par une multitudes d'émotions, nostalgie, tristesse, rire, larmes... Et les enfants ont adoré les images, et la vision du monde à leur hauteur d'yeux. Un vrai moment de cinéma pour les petites et les grands !
Nous sommes allé voir ce film avec nos deux petites jumelles de 7 ans car dans le programme de ce cinéma d'art et d'essai il était indiqué que les enfants pouvaient le voir à partir de 7/8 ans. Dans ce film il y a des scènes un peu effrayantes et un personnage (la grand mère) qui a un comportement xénophobe et de méchanceté et l'une des jumelles avait peur et refusait de regarder le film. Il y a aussi des scènes de violence que les enfants n'aiment pas. Donc l'âge recommandé pour le voir était mal calibré.
Des regards, des émotions, de la poésie et une réalisatkon qui fait vibrer, meme si le début ne m’a pas vraiment touché, le reste si ! Les imagess et l’histoire sont belles.
Film d’animation racontant l’histoire de la jeune Amélie, qui découvre le monde à l’âge de trois ans au Japon. L’univers d’Amélie Nothomb est hyper bien restitué, de même que son humour. C’est brillant, et diablement attachant.
Le film "Amélie et la métaphysique des tubes" propose une adaptation audacieuse et délicate du roman autobiographique d’Amélie Nothomb. L’histoire suit Amélie, petite fille belge née à l’étranger, à travers ses sensations, ses premières découvertes et un événement clé à ses trois ans qui façonne sa vie tout entière. Ce qui frappe, d’emblée, c’est la proposition visuelle : loin d’une illustration littérale, l’animation joue des couleurs pastel et des formes organiques pour traduire l’univers subjectif d’un enfant qui tâtonne, s’émerveille et s’angoisse. Cette animation séduit par sa personnalité, sa sensibilité et son regard libre sur l’enfance, mais elle ne touche pas toujours au cœur par manque d’un lien émotionnel pleinement incarné.
Un récit étonnant, poétique et onirique, empreint d'amour et de mélancolie et, surtout, d'une esthétique somptueuse et très joliment animé.
Un voyage dans l’esprit d’Amélie : parfois loufoque et très décalé mais avant tout remoli de poesie et d’innocence. Une belle oeuvre philosophique.
adaptation attachante du roman d amelie nothomb, il y a de belles images et de beaux moments mais le toute reste trop distant pour vraiment nous amuser ou nous émouvoir.
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