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Un très joli dessin animé à partager avec les plus petits et les plus grands. Belle poésie et l’adaptation du livre d’Amelie Nothomb est une réussite.
A l'instant, je sors du cinéma. J'ai adoré ce moment "féérique". Une respiration dans ce drôle de monde ! tout y est juste et sensible ; tant la lumière que la noirceur avec une pincée d'humour. Le regard que porte Amélie sur son environnement est intransigeant et doux à la fois. Le graphisme, les couleurs, l'ambiance sonore et musicale, le scénario honorent l'Art et touchent les cœurs ! Merci. Brigitte
Qui est le film ?
Amélie et la Métaphysique des tubes, coréalisé par Maïlys Vallade et Liane-Cho Han, est une adaptation libre du roman autobiographique éponyme d’Amélie Nothomb, paru en 2000. Présenté à Cannes en séance spéciale et lauréat du Prix du public à Annecy, le film emprunte la voie délicate d’une transposition sensorielle d’un récit d’éveil à la conscience.
Il ne s’agit pas ici de raconter l’enfance d’une romancière célèbre, mais de tenter de représenter (littéralement) l’expérience d’être au monde avant même de pouvoir le penser. À hauteur de nourrisson, le film promet de filmer le surgissement du sujet, la lente émergence d’un “je” dans le flux indistinct du monde.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film est radical : explorer l’avant-langage, l’avant-mémoire, l’avant-narration. L’enfant qu’est Amélie, ou plutôt ce tube qu’elle prétend être, ne parle pas, pense à peine, mais ressent tout. Le film cherche à capturer cette pré-conscience, ce moment suspendu où le monde existe sans qu’on l’ait encore nommé.
Il ne veut pas illustrer un texte littéraire, mais traduire son geste : faire du cinéma une métaphysique de l’incarnation. Il ne s’agit pas de retracer une biographie, mais de donner forme à une condition existentielle, celle d’un être en devenir, pris dans une fusion sensorielle avec ce qui l’entoure.
Par quels moyens ?
Adapter Métaphysique des tubes exigeait de traduire à l’écran une expérience presque indicible : celle d’une conscience en formation, d’un être d’abord végétatif puis traversé de fulgurances sensorielles, d’idées délirantes, de fragments de lucidité quasi divine. Le film choisit alors la voie du tactile et du sensoriel, préférant les impressions diffuses et les grandes déclarations. C’est par l’attention portée aux textures (le lait, l’eau, le chocolat blanc) aux sons que s’opère cette étrange montée en conscience.
Mais le film ne montre pas une narration classique, mais une série de mutations perceptives, qui donnent au récit sa texture étrange, flottante, et paradoxalement incarnée.
La nourrice, la grand-mère, la famille et le Japon : quatre présences qui balisent l’éveil d’Amélie et ancrent le film dans une géographie affective, sensorielle, à la lisière de la mythologie. Chacune de ces figures représente une médiation entre l’enfant-tube et le monde : la nourrice japonaise incarne une forme d’amour infra-verbal, fait de gestes et de proximité charnelle, une tendresse qui passe par la peau plus que par les mots. Elle est le premier contact avec l’altérité, avec un monde extérieur qui n’est pas violent, mais enveloppant. Une manière pour le film de dire que la langue n’est pas le premier lien, que l’amour peut précéder l’identité.
La grand-mère, elle, débarque comme un choc. Elle apporte le goût, la voix, la culture, et surtout le chocolat blanc : c’est une visitation qui réveille en Amélie une appétence pour le monde. Quant au Japon, il n’est jamais simplement un décor. Il est à la fois terre d’étrangeté et d’intériorité. Le regard d’Amélie sur ce pays est ambivalent, imprégné d’un exotisme doux-amer, parfois teinté de distance critique, mais traversé de fascination.
L’ironie du roman d’Amélie Nothomb, ses formules métaphysiques décalées, sont ici transposées en images sursignifiantes, douces et burlesques, qui donnent à voir non pas ce qu’un bébé comprend, mais comment un monde, par à-coups, s’imprime sur une conscience encore informe.
Où me situer ?
Il faut ragarder ce film avec une admiration prudente. Admiratif de son ambition, celle de filmer ce que le cinéma aborde si rarement : la pensée sans forme, la sensation avant le signe.
Mais être prudent face à la fragilité d’un tel pari : l’extrême délicatesse de la mise en scène, si elle échoue à maintenir sa cohérence sensorielle, peut basculer dans la joliesse, ou dans l’abstraction creuse. Amélie et la Métaphysique des tubes évite cet écueil notamment grâce à une direction artistique d’une rare cohérence et délicatesse et à une durée maîtrisée (76 minutes), qui empêche l’épuisement de son dispositif.
Ce que je trouve moins convaincant tient à certains passages plus narratifs : une scène de dispute ou quelques séquences où la voix-off surligne des émotions déjà présentes à l’image. Ces moments rappellent à quel point le film est plus fort lorsqu’il se tait, lorsqu’il laisse l’image prendre le relais de la pensée.
Quelle lecture en tirer ?
En somme, l’enfant ici n’est pas qu'un objet de tendresse. Elle est un mystère. Une entité pensante, mais pas encore articulée. Un être sensoriel qui perçoit, ressent, réagit, avant même de comprendre. Le film nous invite à suspendre notre regard d’adulte, à abandonner toute logique causale, pour épouser ce flux sans hiérarchie qu’est la perception enfantine.
Amélie et la Métaphysique des tubes, coréalisé par Maïlys Vallade et Liane-Cho Han, est une adaptation libre du roman autobiographique éponyme d’Amélie Nothomb, paru en 2000. Présenté à Cannes en séance spéciale et lauréat du Prix du public à Annecy, le film emprunte la voie délicate d’une transposition sensorielle d’un récit d’éveil à la conscience.
Il ne s’agit pas ici de raconter l’enfance d’une romancière célèbre, mais de tenter de représenter (littéralement) l’expérience d’être au monde avant même de pouvoir le penser. À hauteur de nourrisson, le film promet de filmer le surgissement du sujet, la lente émergence d’un “je” dans le flux indistinct du monde.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film est radical : explorer l’avant-langage, l’avant-mémoire, l’avant-narration. L’enfant qu’est Amélie, ou plutôt ce tube qu’elle prétend être, ne parle pas, pense à peine, mais ressent tout. Le film cherche à capturer cette pré-conscience, ce moment suspendu où le monde existe sans qu’on l’ait encore nommé.
Il ne veut pas illustrer un texte littéraire, mais traduire son geste : faire du cinéma une métaphysique de l’incarnation. Il ne s’agit pas de retracer une biographie, mais de donner forme à une condition existentielle, celle d’un être en devenir, pris dans une fusion sensorielle avec ce qui l’entoure.
Par quels moyens ?
Adapter Métaphysique des tubes exigeait de traduire à l’écran une expérience presque indicible : celle d’une conscience en formation, d’un être d’abord végétatif puis traversé de fulgurances sensorielles, d’idées délirantes, de fragments de lucidité quasi divine. Le film choisit alors la voie du tactile et du sensoriel, préférant les impressions diffuses et les grandes déclarations. C’est par l’attention portée aux textures (le lait, l’eau, le chocolat blanc) aux sons que s’opère cette étrange montée en conscience.
Mais le film ne montre pas une narration classique, mais une série de mutations perceptives, qui donnent au récit sa texture étrange, flottante, et paradoxalement incarnée.
La nourrice, la grand-mère, la famille et le Japon : quatre présences qui balisent l’éveil d’Amélie et ancrent le film dans une géographie affective, sensorielle, à la lisière de la mythologie. Chacune de ces figures représente une médiation entre l’enfant-tube et le monde : la nourrice japonaise incarne une forme d’amour infra-verbal, fait de gestes et de proximité charnelle, une tendresse qui passe par la peau plus que par les mots. Elle est le premier contact avec l’altérité, avec un monde extérieur qui n’est pas violent, mais enveloppant. Une manière pour le film de dire que la langue n’est pas le premier lien, que l’amour peut précéder l’identité.
La grand-mère, elle, débarque comme un choc. Elle apporte le goût, la voix, la culture, et surtout le chocolat blanc : c’est une visitation qui réveille en Amélie une appétence pour le monde. Quant au Japon, il n’est jamais simplement un décor. Il est à la fois terre d’étrangeté et d’intériorité. Le regard d’Amélie sur ce pays est ambivalent, imprégné d’un exotisme doux-amer, parfois teinté de distance critique, mais traversé de fascination.
L’ironie du roman d’Amélie Nothomb, ses formules métaphysiques décalées, sont ici transposées en images sursignifiantes, douces et burlesques, qui donnent à voir non pas ce qu’un bébé comprend, mais comment un monde, par à-coups, s’imprime sur une conscience encore informe.
Où me situer ?
Il faut ragarder ce film avec une admiration prudente. Admiratif de son ambition, celle de filmer ce que le cinéma aborde si rarement : la pensée sans forme, la sensation avant le signe.
Mais être prudent face à la fragilité d’un tel pari : l’extrême délicatesse de la mise en scène, si elle échoue à maintenir sa cohérence sensorielle, peut basculer dans la joliesse, ou dans l’abstraction creuse. Amélie et la Métaphysique des tubes évite cet écueil notamment grâce à une direction artistique d’une rare cohérence et délicatesse et à une durée maîtrisée (76 minutes), qui empêche l’épuisement de son dispositif.
Ce que je trouve moins convaincant tient à certains passages plus narratifs : une scène de dispute ou quelques séquences où la voix-off surligne des émotions déjà présentes à l’image. Ces moments rappellent à quel point le film est plus fort lorsqu’il se tait, lorsqu’il laisse l’image prendre le relais de la pensée.
Quelle lecture en tirer ?
En somme, l’enfant ici n’est pas qu'un objet de tendresse. Elle est un mystère. Une entité pensante, mais pas encore articulée. Un être sensoriel qui perçoit, ressent, réagit, avant même de comprendre. Le film nous invite à suspendre notre regard d’adulte, à abandonner toute logique causale, pour épouser ce flux sans hiérarchie qu’est la perception enfantine.
Une belle poésie confiée à une enfant. Son regard sur le monde invite à comprendre comment les enfants perçoivent leur environnement, leurs émotions, leur attachement. Bravo !
Trouver les mots pour se souvenir. Se souvenir de son enfance. Enfance avec un amour inattendu qui a eu un fort impact. C'est par ce prisme, avec émotion, avec humour que ce film d'animation, adaptation d'un roman Amélie Nothomb, tente de nous immerger dans cette mémoire enfantine entre fantasmes et réalité.
Ça faisait très longtemps que je n'avais pas pleuré comme ça devant un film au cinéma, c'est vraiment une pépite, la beauté de l'animation, de la direction artistique, les couleurs, les décors y'a STRICTEMENT RIEN à redire, ce film est parfait, je vais retourner le voir dès que je peux.
ALLEZ Y POUR SOUTENIR LE CINEMA D'ANIMATION FR, ça vaut vraiment le coup vous ne regretterez pas !
ALLEZ Y POUR SOUTENIR LE CINEMA D'ANIMATION FR, ça vaut vraiment le coup vous ne regretterez pas !
Très poétique mais sans miè à hauteur d'enfant,pleins de couleurs et des paysages formidables !A ne pas rater.
Magnifique adaptation ! Le visuel, les musiques, la poésie avec laquelle l’histoire est racontée… un superbe moment
Quelle belle surprise ! que d'émotion. Tout a été dit par d'autres spectateurs. Dommage que ce soit trop court ! D'où le retrait de 0,5. Merci.
Très beau film. Les dessins sont magnifiques et les thèmes abordés touchent peut-être plus les adultes que les enfants. A voir donc, à tout âge !
Venez soutenir le cinéma d'animation Français!! Commet retranscrire une intériorité aussi grande que celle qu'a pu retranscrire avec brio Amelie Nothomb dans son/ses livres. Je ne pensais pas que ce serait possible mais les 2 réalisatrices ont de superbes idées visuelles mêlant fantasme, fantaisie qui arrivent à nous plonger dans la psychee d'une enfant de 2, 3 et 4 ans. A voir, j'ai beaucoup aime!
“Amélie”, version manga, déploie une colorimétrie délicate aux tons pastels et oniriques, presque suspendus hors du temps.
Chaque plan semble flotter entre le réel et le rêve, comme un haïku visuel sur l’attente, le désir, et l’impermanence.
Derrière sa douceur graphique, le récit tisse une vraie méditation métaphysique sur la solitude et l’énigme du destin.
Chaque plan semble flotter entre le réel et le rêve, comme un haïku visuel sur l’attente, le désir, et l’impermanence.
Derrière sa douceur graphique, le récit tisse une vraie méditation métaphysique sur la solitude et l’énigme du destin.
Une jolie bulle douce et joyeuse qui nous ramène en enfance. Les illustrations sont incroyables et la façon de nous amener et de raconter l’histoire d’Amélie est géniale. On se retrouve à repenser comme quand on avait notre innocence d’enfant
Film d’animation racontant l’histoire de la jeune Amélie, qui découvre le monde à l’âge de trois ans au Japon. L’univers d’Amélie Nothomb est hyper bien restitué, de même que son humour. C’est brillant, et diablement attachant.
Un film animé beau, rafraichissant, émouvant, drole. Une parfaite adaptation du roman d'Amélie. Indispensable à tout fan. Ce regarde à tout age.
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