Derniers Avis : Amélie et la métaphysique des tubes - Page 9
Amélie et la métaphysique des tubes
Note moyenne
4,2
1596 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
151 critiques spectateurs
5
66 critiques
4
51 critiques
3
28 critiques
2
3 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Juliette Declercq
1 abonné
8 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 26 juin 2025
Ameli et la métaphysique des tubes nous replonge dans les sensations, les rapports humains et les émotions de l'enfance. Adapté aux petits et grands, ce film d'animation retrace l'histoire d'une petite fille qui a soif de découvertes et de rencontres. Un récit très touchant.
Cette animation loufoque rend hommage à l'univers de la romancière Amélie Nothomb, ainsi qu'à l'animation japonaise.
C'est une sorte d'autobiographie fictionnelle, dans laquelle un bébé surdoué nous raconte sa découverte du monde, jusqu'à ses trois ans.
C'est drôle parce que bien qu'intelligente, la petite Amélie ne comprend pas tout. Ses premiers pas dans la vie sont empreints de maladresse, avec des gaffes... et parfois de la colère ! C'est filmé du point de vue de l'enfant. Les adultes sont donc plutôt les passagers clandestins de cette histoire. Parmi eux, la nounou/domestique japonaise occupe une place prépondérante. Sa relation avec Amélie devient le cœur de l'intrigue, une fois que le bébé a décidé de participer au monde étrange qui l'entoure.
C'est visuellement bien fichu, pas long (1h20) et c'est visible par tous les publics.
Salué par les critiques, 'Amélie et la Métaphysique des tubes', en compétition cette année au festival d'animation d'Annecy (prix du public), est un long-métrage d'animation qui touche véritablement le cœur des spectateurs. Les réalisatrices Maïlys Vallade et Liane-Cho Han se sont basées sur le roman d'Amélie Nothomb pour offrir au public une histoire abordant des thèmes variés tels que l'identité, la perte de repères, le choc des cultures, le déracinement, la mort et le traumatisme lié à la Seconde Guerre mondiale, le tout étant une agréable surprise.
Subtil, délicat, cruel et doux, teinté d’une idée géniale : le film diffuse la mémoire que sa petite héroïne veut garder. Sa propre existence justifie sa fin. Et c’est assez renversant.
"C’est par petites touches de grâce et de nostalgie qu’Amélie et la métaphysique des tubes parvient à faire ressurgir les premières sensations, souvenirs et émotions de l’enfance. Dans un récit initiatique balisé mais empreint de bienveillance, le film nous entraîne dans l’univers intérieur d’une petite fille en quête de sens et de repères. Une œuvre qui bouleverse par la richesse d’évocation de l’animation et le trouble persistant de la mémoire."
"Ce qui aurait pu n’être qu’un exercice de style animé gagne en densité grâce à une mise en scène attentive à l’étrangeté du regard enfantin. Le film adopte un dispositif en voix off : une Amélie plus âgée commente son enfance avec distance et philosophie, superposant à la naïveté sensorielle une conscience réflexive. Cette double perspective, entre immédiateté de l’expérience et mise en récit, constitue à la fois la force et la limite du film. La narration parlée structure le récit, là où un abandon plus radical à l’épure poétique aurait pu offrir une immersion encore plus viscérale de l’enfance."
"La réussite d’Amélie et la Métaphysique des tubes tient donc dans cet équilibre fragile entre l’abstraction poétique et l’ancrage sensoriel. En choisissant de s’adresser autant à l’intelligence qu’à la sensibilité du spectateur, Vallade et Han signent une fable universelle, où la métaphysique reste à hauteur d’enfant. Une œuvre bouleversante, où penser, ressentir et se souvenir ne font plus qu’un. À découvrir en famille."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Amélie et la Métaphysique des Tubes est l'un des films les plus beaux qui m'ai été donné de voir. C'est également le plus beau film sur lequel j'ai eu la chance de travailler.
Merci Maïlys et Liane-Cho pour ce chef d'œuvre d'une rare sensibilité!
Magnifique! Un bijou d’animation! Une esthetique aux couleurs rares et si bien choisies, une immersion au cœur du ressenti d’un enfant de 3 ans! Un voyage au Japon et une connexion à nos émotions au travers d’univers qui nous unissent à Amelie Nothomb & Miyazaki. Tres réussi, bravo! Foncez le voir ;)
Ce film d’animation est d’une poésie folle. Je ne connais pas le livre d’Amélie Nothomb, mais la musique, les couleurs, l’humour, la tendresse de ce film … une vraie ode à la nature et à l’enfance, dans ses apprentissages, ses douleurs. Très bien.
Film absolument génial! Je l ai vu avec mon frere de 12 ans notre cousine de 6 et nos grands parents, tout le monde a adoré. On passe par rires et émotions dans des décors toujours plus beaux! Je recommande à 1000%
Ou quand Dieu devient Je. Un sublime éveil au monde. Fait tout autant d'émerveillement que d'arrachements. Poésie permanente des sens. Qui élève aussi haut petits et grands.
Ce film d’animation est l’adaptation du roman bien connu d’Amélie Nothomb, la célèbre écrivaine belge, qui y raconte sa petite enfance au Japon.
Le roman sorti en 2000 passait pour inadaptable. Car, comme son titre intimidant et passablement incompréhensible l’annonçait, il racontait une histoire difficile à mettre en image : l’égocentrisme radical et le sentiment d’omnipotence du nourrisson.
Le film co-réalisé par Maïlys Vallade et Lione-cho Han, produit par mon ami Henri Magalon, y parvient pourtant admirablement dans ses premières minutes. Les suivantes nous plongent dans un cadre édénique, une sorte de paradis perdu qui servira d’écrin aux premières années de la vie de la jeune Fabienne – qui prendra Amélie comme (pré) nom de plume : le Japon du Kansaï où son père était à l’époque consul général de Belgique.
Tout se passe autour de la maison des Nothomb : le père, diplomate donc, la mère, pianiste, le frère aîné, André, qui martyrise sa benjamine, et la sœur aînée, Juliette. La maison compte un membre de plus : la nounou, Nishio san, avec laquelle l’enfant développera une relation symbiotique qu’elle évoquera dans plusieurs de ses livres. Pour corser cet environnement un peu fade, les scénaristes ont inventé un autre personnage secondaire, dont je ne suis plus sûr qu’il figurât dans le roman : celui de la propriétaire, veuve de guerre inconsolée et xénophobe sur le chemin de la rédemption.
Projeté en sélection officielle (hors compétition) au festival de Cannes, grand prix du jury au festival d’Annecy, "Amélie et la métaphysique des tubes" possède deux atouts qui enthousiasmeront petits et grands : une animation féérique, haute en couleurs, et une musique spécialement composée pour l’occasion par Mari Fukuhara, qui fusionne les sonorités asiatiques et occidentales.