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dahbou
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5,0
Publiée le 5 avril 2008
Porté par le succès de Platoon, Oliver Stone s'attaque à l'emblème du capitalisme triomphant sous l'ère Reagan avec ce film tout en le dédiant à son père, un ancien traider. Parfois il pousse la démonstration un peu loin mais cela n'empêche pas son récit de garder toute sa puissance grâce à sa réalisation bien aidé par des acteurs au tops allant des Sheen père et fils tout en offrant à Michael Douglas son meilleur rôle avec le personnage de Gordon Gecko. Un excellent film au regard désenchanté en résumé.
Plus en phase avec son époque que jamais, Oliver Stone signait une critique virulente sur le monde des traders et offrait à Michael Douglas un de ses rôles les plus marquants. Malheureusement, le film a très mal vieilli et s'avère au final assez pauvre cinématographiquement parlant et franchement ennuyeux pour qui ne comprenant rien à ses chiffres étranges.
Couronné aux Oscars pour "Platoon", Stone profite de cette aura de liberté pour réaliser un film hommage à son père qui travaillait dans le monde de la bourse. Un sujet peu abordé au cinéma car très technique (et assez ennuyeux aussi), donc dure à produire. Ayant lui-même un peu travaillé à la bourse de Paris, Stone signe là un film effrayant de réalisme par le fait que l'histoire soit inspiré de faits réels montrant l'inhumanité de ce milieu. Mais malgré de belles prestations d'acteurs, Oliver Stone nous semble bien conventionnel et peu inspiré en rapport à ses films précédant, il manque toujours quelquechose pour nous passionner à ce monde futil et instable de l'argent facile.
Se faisant le défenseur des plus démunis et le détracteur de ceux qui régissent, Oliver Stone signe un film encore une fois engagé et surtout excellent. La critique du monde de la finance est virulente et se traduit par le personnage de Gordon Gekko, l'un des rôles les plus marquants dans la carrière de Michael Douglas. Un requin des affaires pour qui l'argent passe avant toute chose, même avant l'éthique. Bud Fox (Martin Sheen) quand à lui n'a qu'une obssession, devenir un homme comme Gekko. Le film nous conte l'ascension dans le monde des finances de ce golden boy puis sa déchéance, entraînant avec lui Gekko dans le seul but de se venger. Les nombreux termes techniques employés pourraient déconcerter le spectateur mais Stone utilise ces mots dans le seul but de décrire la folie régnant dans ce milieu. L'argent déshumanise en quelque sorte tout ceux qui y prennent goût et seul le père de Bud, Carl, un mécano vivant sainement (interprété par le père de Charlie Sheen, Martin Sheen) y échappe et réussira à sauver son fils. Encore une critique virulente pour Stone qui n'aura cessé, au fil des années, de construire l'une des plus belles filmographies d'Hollywood et ce n'est pas "Wall Street" qui inversera la tendance.
Un film qui nous montre la face cachée de la Bourse, en particulier celle des O.P.A. hostiles et qui nous montre également que la plupart des traders sont prêt à tout pour l'argent et la puissance sans tenir compte du devenir des milliers et même dizaines de milliers de salariés des sociétés qu'ils rachètent, "dégraissent" et revendent dans le laps de temps le plus court en faisant le maximum de plus-values dont une grande partie est virée sur des comptes dans les paradis fiscaux. Par contre, la fin est confuse et bâclée car on ne nous montre quasiment pas comment la C.O.B. et les autres organismes officiels font pour découvrir leurs magouilles et les coincer.
L’oscar raflé par Michael Douglas pour son interprétation de Gordon Gekko est 100 fois mérité. On le retrouve au sommet de son art, régnant en maître sur la place financière new-yorkaise, au cœur des années fric, dans son rôle fétiche de riche businessman incisif et à qui tout sourit, à la fois cynique, arrogant et séducteur. Et c’est bien là tout le problème, lorsqu’un acteur domine pareillement son sujet, on ne voit plus que lui. L’insipide Charlie Sheen fait pâle figure en comparaison, Daryl Hannah est transparente et l’histoire, plate et peu réaliste, laisse franchement indifférent.
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1,0
Publiée le 11 octobre 2021
La grande distribution avec Michael Douglas dans un rôle de Gordon Gekko qui lui a valu un Oscar a du mal à surmonter la manipulation plastique et insuffisante de ce rendu des pseudo-réalités politiques et économiques du marché du commerce. L'acheteur d'investissement coupe-gorge Douglas prend Charlie Sheen sous son aile a un moment mémorable lorsqu'il prononce un discours sur la cupidité mais le reste du temps Wall Street est un cliché visuel il est juste comme un de ces racketteurs du pétrole dans la série télévisée Dynastie. Le traitement des acteurs par Oliver Stone est une fois de plus très inégal et les femmes de la distribution s'en sortent particulièrement mal. Il ne tire rien de nouveau d'elles y compris des homme comme Douglas. L'absurdité des yuppies est lourde et stupide et ne semble même plus d'actualité en 2021 car elle s'appuie sur des éléments embarrassants et trop prévisibles...
Oliver Stone s’attaque cette fois, à travers ce film culte, à la toute puissance de l'argent dans notre société capitaliste dirigée par les fluctuations de la bourse en racontant l'insertion d'un jeune coursier talentueux dans ce milieu sans pitié. Les personnages de Mickael Douglas et de Charlie Sheen, qui sont sans doute leurs meilleurs rôles, sont devenus des icones. L’apparition de Martin Sheen dans le rôle du père de son fils est une anecdote ingénieuse.
Un film d une époque... le grand wall street des raiders, des opas agressives ... les années 80 de NY... même avec quelques années plus tard ils donnent une idée de ce milieu des traders en bretelles cupides. C était un choc à sa sortie, c est désormais un film témoin
Un film au rythme exaltant, satire grinçante de la Bourse, et s'il est difficile pour les non-initiés de percevoir le langage autiste des courtiers, le spectateur se prend tout de même au jeu et suit les aventures de Buddy Fox avec entrain. Les acteurs sont tous excellents, notamment Michael Douglas, né pour incarner Gordon Gekko, et la mise en scène est vraiment réussie, montrant New York à travers le prisme de Wall Street et de ses chiens cupides et méprisants. On est conquis par cette représentation et le parcours du personnage principal ; le film est ainsi profondément humain, là où les protagonistes étaient au départ si facilement identifiables à des monstres.
Un film critique du monde sans pitié qu'est la finance. Malheureusement il s'agit d'une oeuvre pour un public bien précis. Je veux dire par là que ceux comme moi, qui ne comprennent rien aux bourses, seront laisser sur la touche. On peut très vite décrocher, mais la réalisation nerveuse, très rythmé, sans réel temps mort, fait de cette histoire où même si on ne comprend rien, un bon moment.
Un excellent film d'Oliver Stone qui retranscrit à merveille l'ambiance stressante et cruelle qui entoure le monde de Wall Street. Michael Douglas est absolument parfait dans le rôle du dirigeant avide d'argent. De son côté, Charlie Sheen s'en sort brillamment malgré son jeune âge.
Bon film d'Oliver Stone qui dénonce ici avec habileté la cupidité des financiers à travers cette relation père-fils. Sortit à la fin des années 80, où le libéralisme et la dérégulation prenaient leurs essors pour voir le capitalisme financier, court termiste et amoral, prendre le dessus sur le capitalisme managérial symbolisé ici par le père Fox.
Lorsque l'on compare sa suite à ce premier volet , on se rend compte à quel point celui-çi est réussi , mais aussi à quel point le deuxième volet est foiré de long en large. Un scénario corrosif , incisif et fort bien documenté , des acteurs formidables incarnant des personnages ultra charismatiques ( le désormais célèbre gekko), et la patte d'oliver stone alors à son apogée. wall street 2 symbolisant lui son crépuscule.