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Fandessixties
23 critiques
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1,5
Publiée le 28 juin 2025
Film mal fait, mal joué, mal ficelé. On n'y croit pas un seul instant. C'est dommage, l'idée aurait pu être intéressante. Je pense au Sous-sol de Kurosawa pour l'aspect musical par exemple... Aucune comparaison quant à la qualité du film en revanche !
Un film jubilatoire, original, et mettant à l honneur d excellents acteurs. Un contexte peu connu et une trame historique passionnante. Tout le monde peut aimer ce film sur la joie qu apporte la musique.
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2,0
Publiée le 10 janvier 2025
Teresa est une sorte de Cendrillon de la musique, une jeune femme mise dans un coin, pas considérée à sa juste valeur et utilisée pour s'occuper des enfants et des tâches ménagères de l'orphelinat de Sant' Ignazio. Une fille "muette" qui va s'exprimer grâce à la musique... Dans ce récit d'émancipation proposé par Margherita Vicario, la musique joue un rôle central. Un art que l'on peut qualifier de don qui semble pouvoir changer le cours de l'histoire, de leur histoire du moins, et les mentalités sexistes. Ce premier long-métrage de la chanteuse italienne est plein de bonnes intentions, mais manque de simplicité et de sobriété dans l'exécution et le texte. C'est rempli de clichés, ultra kitsch et trop chargé. Même la bande de copines ne fonctionne pas. En plus d'être un film aussi inégal que bancal, je trouve que "Gloria!" n'est même pas un bel hommage...
Nième variation sur la sororité dont la reconstitution historique est plutôt réussie mais qui aurait pu aller plus loin dans le propos. Le chaos musical final - un peu facile et ridicule - ne rend pas la valeur des compositrices de la fin du XVIIIe largement méconnues en effet.
Film étrange qui parvient à séduire après un début un peu hésitant. J'ai fini par me laisser emporter. Superbe musique, les "anachronismes" trouvent leur place. Les images sont soignées et offrent de beaux tableaux. Les comédiennes nous charment. Film étrangement beau
Une petite pépite au cœur de mon été ciné! Très bon rythme, un thème : l'oppression des femmes par les hommes et la société à la fin du 18ème siècle à Venise, pas évident à traiter. Et pourtant la réalisatrice l'a fait avec brio, impertinence tout comme ses personnages. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde (c'est rare, je suis plutôt exigeante en matière de rythme) Des femmes soumises à la religion, à l'enfermement physique, aux lois sociales dures aux humbles, au pouvoir des hommes sous toutes ses formes (le "maestro", le mari gouverneur, le père...)
Les reproches lus, à mon sens, ne tiennent pas. Ok, la musique n'est pas celle de la fin du 18ème! Et alors, j'applaudis, la musique savante m'aurait ennuyée. De plus, improviser des chansons est de toutes les époques, a fortiori quand on n'a pas le droit à la parolespoiler: (au sens littéral pour Teresa) . Thème traité, personnages, mise en scène, photographie : belles réussites. Contrairement à ce qu'il m'est arrivé de lire, tous les fils, bien tissés, ont leur résolution ou leur explication. La fin serait insensée ou invraisemblable : c'est le propre de ce film de donner de l'espoir par le biais de personnages rebelles. Une fin joyeuse et ... impertinente. La, la ,ré, la...
"Gloria!" est un film surprenant. En effet, la cinéaste Margherita Vicario partage sa passion pour la musique en suivant de jeunes femmes dans un Institut au 18ème siècle. Elle se concentre dans un premier temps sur Teresa (excellente Galatéa Bellugi), jeune fille que l'on suppose muette (?), mais pour qui l'arrivée d'un piano va la transcender. Ce récit qui respire la sororité plaira certainement aux mélomanes grâce au talent des actrices. Pour ma part, j'ai aimé le message féministe qui gomme un peu les errances d'un premier long métrage qui manque un peu de sel.
Magnifique, et le mélange des styles musicaux ne choque pas. Au contraire il sublimise le film. Celui ci est également révélateur, encore u'e fois, du sort réservé aux femmes il y a encore peu de temps...
Un film qui manque de cohérence basé sur une histoire qui manque de substance : s'inspirer de la vie de femmes oubliées par l'histoire, mais n'ayant d'autre talent que celui que l'on veut bien leur imaginer car ceux sont des femmes n'est pas suffisant. Cela se fait ressentir dans les longueurs du scénario qui tend vers une fin en pseudo apothéose incohérente et qui passe à côté de sa promesse. Le film est néanmoins agréable, les musiques aussi, mais trop de bonnes idées sont laissées de côté au profit d'un sarcasme désobligeant.
À Venise au 18ème siècle, les préparatifs de la visite du pape tournent à plein régime dans un orphelinat catholique. Les jeunes filles doivent répéter les musiques que le prêtre doit composer… malgré sa panne d’inspiration. Le film est une ode à l’émancipation, à la sororité. C’est beau, drôle, brillant.
La réalisatrice et musicienne joue des anachronismes pour nous raconter l’histoire de jeunes filles pauvres qui s’émancipent par la musique tout en bravant la lutte des classes et leur statut de jeunes orphelines. Un premier film épatant et rythmé.
L’Institut Sant’Ignazio accueille près de Venise, dans les années 1800, des jeunes filles sans famille et leur donne une éducation musicale dans l’espoir de leur offrir un bon mariage. Il s’y prépare un événement exceptionnel : la venue du pape Pie VII. Hélas, le chef de chœur, un vieux prêtre à court d’inspiration, peine à écrire la partition que lui a commandée le riche protecteur de l’institut. Quatre pensionnaires, aidées d’une servante mutique, vont lui apporter une aide inespérée.
Je ne sais trop que penser de ce film. J’en ai lu des critiques assassines. La raison en est sa schizophrénie. C’est en apparence un film classique, en costumes, au féminisme inoffensif, au dénouement prévisible. Mais "Gloria !", qui met en scène un groupe de jeunes mélomanes qui découvrent un piano forte dans les caves de leur pensionnat et l’utilisent pour écrire leur propre musique, prend un parti déroutant : celui de les laisser improviser une musique moderne, totalement anachronique, dont l’harmonie, le rythme et l’orchestration n’ont rien de commun avec la musique de l’époque.
Avec son héroïne, "Gloria !" pose ou manque de poser une question passionnante : quelle musique une personne, par exemple une sourde-muette, vierge de toute influence musicale, pourrait-elle écrire ? Pour le dire autrement : aurait-on pu écrire une partition de jazz au XVIIIème siècle ? de reggae au XIXème siècle ? quelles sont les contraintes socio-politiques et les limites à la création musicale ?
Hélas (ou tant mieux), "Gloria !" ne creuse pas cette question vertigineuse. Il se cantonne à un scénario sans surprise qui voit, comme on l’escomptait, le maître de chœur s’enliser face à une page blanche et ses pensionnaires, plus douées que lui pour la musique et plus inventives, lui proposer une planche de salut. "Gloria !" se termine par un happy end aussi enthousiasmant qu’improbable. « Pop et Libérateur ! » nous promet l’affiche, une promesse aussi incongrue que tenue.
La musique est la protagoniste de ce film qui, de manière très explicite, joue avec les époques et les personnages pour raconter une histoire agréable et féministe.