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Olivier Pautonnier
2 critiques
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0,5
Publiée le 21 septembre 2025
Quelle déception. Le sujet est certes très intéressant. La population israélienne de tel aviv après le 7 octobre et la guerre à gaza. Mais ce film souffre de nombreux défauts rédhibitoires Trop long, confus, ennuyeux, j'ai eu envie de partir à de nombreuses reprises Bref , je ne comprends pas l'enthousiasme face à ce film guidé par.......je sais pas
Tout simplement l'un des films les plus importants de l'année. Lapid prolonge sa déclaration de désamour à la société israélienne sur fond de destruction de Gaza.
J'ai eu la chance de découvrir OUI en avant-première vendredi dernier avec la présence de l'équipe du film, avant sa sortie en salles. Au-delà du contexte, le film parle surtout de l'humain. Il nous rappelle à quel point la vie, là-bas comme ailleurs, peut être à la fois dure, imprévisible, mais aussi remplie d'instants d'émotion pure. On y retrouve beaucoup d'analogies avec nos propres existences : les choix que l'on fait, les pertes que l'on traverse, les liens qui nous soutiennent... Ce mélange d'intime et d'universel rend OUI profondément touchant. On en sort avec une émotion qui dépasse les frontières et malgré tout, un rappel à la vie, qu'on doit vivre pleinement.
Je n'ai pas accroché du tout... et me suis souvent ennuyée... J'ai trouvé ça "too much", beaucoup trop caricatural et même grotesque lors de certaines scènes. Du coup j'ai ressenti très peu d'émotions, alors que le sujet s'y prête tant.
Un grand moment de cinéma malgré le côté parfois irrévérencieux de certaines scènes. Tout fait sens . Cela démarre comme un film sous acide, puis l’épure apparaît et la magie opère. Visuellement très beau. Interprétation remarquable. Un grand film…vraiment
Écrire sur Oui est un exercice périlleux : comment résumer un film qui exaspère, bouleverse, captive, agace, épuise, horripile et fascine tout à la fois ?
Oeuvre inclassable, excessive, parfois insupportable, souvent hystérique, Oui hurle sa peine et sa colère et bouscule, en faisant réfléchir sur la violence de vivre en Israël aujourd'hui, dans une société meurtrie et ivre de vengeance, portée par un gouvernement dont le réalisateur est devenu un farouche opposant.
Dans ce chaos permanent et foisonnant, où chaque minute invente un nouveau dispositif de mise en scène, surgissent des éclats mémorables : une séquence d’ouverture outrancière et déjà culte sur fond d’eurodance, un road trip ponctué d’un monologue glaçant sur les massacres du 7 octobre, des plans sidérants montrant Gaza bombardée au loin, et un final où la fiction rejoint la réalité avec une puissance vertigineuse.
Reste que l’on se perd facilement dans ce tourbillon, au point de ne plus toujours savoir ce que l’on regarde ni pourquoi on nous le montre. Le fil narratif autour du couple dilue la force du propos, et le burlesque, en réduisant sans cesse les personnages à des pantins, finit par fatiguer.
Pourtant, malgré toutes ces réserves et une projection parfois éprouvante, l’impression s’incruste dans l'esprit du spectateur et plus le temps passe, plus Oui s’impose comme un grand film. Un geste de cinéma unique en son genre pour une oeuvre radicale et en colère, qui parvient à mêler brillamment création artistique et dénonciation politique.
Un film important, essentiel. Autant sur le renoncement et la fuite, que sur l'abjection de l'usage de la dénonciation de l'horreur pour justifier l'abandon moral de la vengeance exterminatrice. L'outrance est souvent souligné dans les critiques comme seul moyen d'atteindre à la critique radicale métaphorique, j'ajouterai les citations à l'histoire d'un cinema radical de l'absolu de Chaplin (en continu) à Suleiman (ponctuellement) en passant par Fellini (parti I et III) et Antonioni (parti II).
Grosse claque ! Vraiment à voir pour diversifier les angles de vues sur un sujet actuel très complexe Les acteurs sont géniaux et la mise en scène très originale
J’ai beaucoup aimé Yes, un film percutant, intense et émouvant. On en sort profondément bouleversé, porté par une histoire qui ne peut laisser indifférent, tant par son actualité que par la position politique qu’elle aborde. C’est un film qui fait réfléchir et qui questionne ce que signifie être artiste en Israël. Non seulement épatant par son sujet, il l’est aussi par sa mise en scène et des conditions de tournages risquées semblables à celles d’un documentaire. Ce film est un combat comme le dit son auteur, à aller voir absolument. Free Palestine
Pourquoi cette demie étoile pour dire que ce film est "nul" ? En fait il n'est pas nul puisqu'il a une grande force: 2h30 martelées dans un style grossier, surligné, bourré d'effets spéciaux fluos spoiler: pour conclure par "Courage fuyons".
Yon, pianiste, est le personnage principal, auquel on peut identifier le réalisateur. Chapitre 1 la soumission. Yon et Yasmine (sa femme danseuse) sont mis en scène dans une parodie d'orgies: Sea Sex and Sun. Rythme du film survolté, tonitruant, fatigant qui simule une dénonciation de la société israëlienne capitaliste corrompue. Je ne peux y croire ou me résoudre à y croire. Je regarde cet aquarium d'images multicolores sur grand écran C'est comme ça. Lapid m'impose d'être voyeuse sans distance. Collée, scotchée à mon siège sans aucun endroit de réflexion. Une sorte de tragédie pas musicale même si il "utilise" sans façon tout au long du film Thelonius Monk, Elvis Presley, la musique classique. Chapitre 2 le chemin: par un retournement mental (on ne sait lequel), Yon s'enfuit, se teint les cheveux en blond (so what???), fuit femme et enfant, retrouve Leah son amour de jeunesse et traverse le pays le long du mur. Au loin les bombardements incessants sur Gaza, appuyés par les descriptions de Leah qui pour faire bonne mesure décrit aussi en détail le massacre du 7 octobre. Le tout émaillé de dialogues entre eux qui disent tout et son contraire. Chapitre 3 la chanson: par un autre retournement mental (on ne sait encore pas lequel), spoiler: Yon rentre chez lui à Tel Aviv et accepte la commande du dictateur: ré-écrire les paroles d'un chant pour en faire l'hymne. Le dictateur est russe, nommé au générique Bi-billionnaire. Pourquoi pas israëlien? Pourquoi charger encore la barque, ramener Poutine en fond de tableau? Si c'est de l'humour ??? Par cette chanson, Yon gagne ainsi sa liberté celle de sa femme et son fils pour fuir le pays. Perdu dans ses conjectures contradictoires sans issue, le film justifie un non-choix de Yon par un OUI paradoxal. On sort de là, sonné, comme on descend d'un manège à sensations. Sonné. Ce n'est pas de "l'émotion", c'est juste sonné, dans l'impossibilité de penser. Israël ? la guerre? le massacre du 7 octobre? le massacre des palestiniens ?...
Yes de Nadav Lapid est un film à voir absolument, une œuvre rare et nécessaire. Un film essentiel par la force de son propos politique. Mais surtout, un geste de mise en scène aussi radical que libre.
Hallucinant ce film . Il commence totalement surréaliste, fun , Et vire à autre chose . A quelque chose de réel . Plein de fantaisie pour parler d’un fait . Réel ‘ Dingue . Le visuel est chouette aussi . Mais encore un film dont on ne ressort pas indemne . Et qui nous emmène là où on ne s’attend pas . C’est très original . Ça pose une grosse question.
Miroir cristallin d’un monde épuisé, OUI est le cri d’amour et de rage de Nadav Lapid, qui met en scène toutes les puissances du faux pour produire la vérité du cinéma et tenter de nous ramener à la vie.