Oui
Note moyenne
3,4
591 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

89 critiques spectateurs

5
26 critiques
4
20 critiques
3
20 critiques
2
11 critiques
1
7 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Alexandre Mayet
Alexandre Mayet

20 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2025
UN GRAND OUI.
Film magistral avec une débauche d’énergie cinématographique impressionnante dans son première acte. Un film eminement politique, une fable philosophique sur une société gangrené par les jeux de pouvoir, de soumission, l’argent.
A voir absolument, c’est du pure cinéma

( vu en avant première )
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juillet 2025
Nadav Lapid a déjà illustré son peu de goût quant à l'évolution de la société israélienne et de la politique de son Gouvernement dans ses films précédents. spoiler: Mais après le 7 octobre, Oui raconte un pays où l'esprit de vengeance se transforme en fureur sans limite, alimentée par une propagande de plus en plus véhémente.
Évidemment, le cinéaste traite le sujet à sa manière, d'abord flamboyante, dans des débuts très réussis où la musique et la danse créent une ambiance électrique, puis bien plus chaotique où le film, de plus en plus radical, pousse les curseurs au maximum mais sans la fluidité narrative que l'on était en droit d'attendre. Lapid n'a jamais prétendu à la sobriété mais nous voici rapidement pris dans un capharnaüm, un maelström ou un tumulte indescriptible, choisissez le terme que vous préférez, les trois pouvant convenir. C'est parfois brillant, souvent délirant et toujours excessif, spoiler: comme si la demi-mesure n'était plus possible pour évoquer un pays sous tension, écumant de rage. Était-ce nécessaire d'aller vers un cinéma aussi extrême ?
Le tempérament et le style lapidaire du réalisateur ne laissaient pas présager des options plus modérées. Entrez dans ce vortex en toute connaissance de cause, quelle que soit votre opinion sur la situation au Moyen-Orient, impossible d'en sortir autrement que secoué et épuisé.
Magali R
Magali R

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2025
J’ai vu Oui en avant première au UGC Les Halles et ai vécu une expérience de cinéma incroyable. Ce film est un grand « oui » à la puissance et beauté du cinéma contre l’horreur et la laideur du monde!
CitizenK
CitizenK

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
Je suis allée voir le film aux Halles vendredi, franchement jamais rien vu de tel…
Un geste cinématographique inédit, d'une grande force sur un sujet certes très difficile aujourd'hui mais honnêtement vous n'allez pas en ressortir pareil à la fin du film, il permet de nous interroger sur nos sociétés malades, sur notre aveuglement, la soumission et l'asservissement d'un peuple en général
OUI est un grand film de cinéma avant tout, je vous le recommande vous n'avez jamais vu ça ailleurs et vraiment ça vaut le coup de le vivre comme une grande expérience de cinéma
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2025
Y. est pianiste, Yasmine est danseuse. Le couple a un bébé et se produit dans des soirées privées. Israël vient d’être attaqué par le Hamas le 7 octobre 2023 et lance une offensive massive sur Gaza. Un milliardaire russe demande à Y. d’écrire un nouvel hymne national belliqueux. Y. accepte.

Qu’on l’apprécie ou pas, Nadav Lapid est décidément un réalisateur exceptionnel. Il est le propre sujet de ses films, qui sont tout à la fois une critique amère du régime israélien et une déclaration d’amour à cette terre messianique. "Synonymes" évoquait l’exil à Paris – où Nadav Lapid et sa famille sont installés depuis quatre ans – "Le Genou d’Ahed", l’impossible retour dans la terre matricielle.

"Oui" traite de la vie en Israël qui poursuit complaisamment son cours pendant que la guerre fait rage à Gaza, à quelques kilomètres à peine, et des accommodements quotidiens que chacun fait avec un régime à l’idéologie détestable. Car "Oui" est évidemment un titre antithétique : le plus beau mot du monde (on pense à l’épilogue d’"Ulysse") est aussi celui de toutes les compromissions, de toutes les abjections. « Penser, c’est dire non » disait Alain.

"Le Monde" a consacré mercredi dernier une pleine page à "Oui". On y lit sa critique érudite – comme toujours – par Jacques Mandelbaum et son interview de Nadav Lapid. Elle est passionnante. Nadav Lapid y raconte sa sidération devant les crimes du 7-Octobre suivie par sa sidération plus grande encore devant la réaction d’Israël : « J’y retrouve beaucoup d’amis chers dont je partageais le deuil, de « bons israéliens », des gens de gauche, tout entiers gouvernés par la vengeance, devenus sourds à toute considération humaine. Comme si le traumatisme du 7-Octobre s’inscrivait chez eux dans un présent éternel, comme si c’était la réédition d’un nouvel holocauste. » Il y évoque aussi son désarroi devant la vie à Tel Aviv (la « bulle » pour reprendre le titre si pertinent du film de Eytan Fox) qui poursuit nonchalamment son cours alors que la guerre fait rage à Gaza.

Ce sont ces sentimentts-là qu’il a voulu mettre en scène en utilisant un scénario qu’il avait commencé à écrire « sur le rapport entre l’art et le pouvoir dans un pays malade ».

Le sujet est enflammant, passionnant. La sincérité de Nadav Lapid n’est pas en cause. Nadav Lapid n’assène pas des certitudes. Il filme un désarroi existentiel.

Le problème est le résultat. Aussi passionnant qu’en soit la genèse, aussi complexes qu’en constituent les syndromes qui l’ont fait naître, un film reste un film : deux heures trente – soit ici sans doute une bonne heure de trop – d’images gravées sur une pellicule et projetées avec un son dans une salle de cinéma devant un public captif.
Le résultat donne le vertige. Jacques Mandelbaum le décrit mieux que moi : « Il en résulte une forme sous stéroïdes, qui travaille au corps l’adéquation au prurit nationaliste et à la décadence spirituelle. Pavoisement général des drapeaux étoilés. Stroboscopie des sensations. Rutilance hygiéniste. Pâmoison de la jouissance nationaliste. Tête du communicant qui se transforme en écran, façon cartoon. Caméra qui lâche les amarres. Regards voilés, viandes englouties, culs offerts. »

Le problème de cette forme est qu’elle est totalement indigeste. Sadique, Nadav Lapid torture ses spectateurs. Libres aux masochistes d’y prendre du plaisir et de trouver de l’intérêt. En ce qui me concerne, je préfère amplement lire les articles qui lui sont consacrés que m’infliger la souffrance de cette expérience.

Un dernier point en forme de post-scriptum : même si le cabinet du Premier ministre israélien avait demandé à la Cinémathèque de Jérusalem de déprogrammer la projection de "Oui" au motif que : « il s’agit d’un cinéaste connu pour ses positions extrêmes, qui a choisi d’exploiter les événements traumatisants du 7 Octobre pour créer une satire provocatrice, présentant l’État d’Israël et ses institutions comme un État “malade�, rempli de haine, tout en omettant et en déformant complètement la réalité des atrocités commises par le Hamas contre les citoyens israéliens (…) La diffusion de ce film ne relève pas d’une “critique légitime�, mais constitue une légitimation d’un récit cherchant à masquer les crimes du Hamas, à ternir l’image d’Israël et à porter atteinte au moral national« , la projection a bien eu lieu, preuve éclatante qu’Israël est une démocratie qui respecte la liberté d’expression et tolère les opinions dissidentes.
Carole_35
Carole_35

6 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
Une satire du monde actuel parfaitement réussie, des séquences musicales généreuses, c'est très fort, j'ai adoré !
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2025
Une mise en scène somptueuse et un régal visuel et sonore. Le propos politique pourra paraître discutable mais l'essentiel n'est pas là et cette réserve est balayée par la cohérence du scénario avec l'univers du réalisateur. Remarquable !
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2025
À vouloir trop en faire , Lapid nous saoule. Dommage le sujet est extrêmement intéressant et bougrement d’actualité. Reste quelques scènes , comme le voyage vers Gaza avec son ami d’enfance , qui sont remarquables
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2025
C’est un film sur la soumission et la résignation considérées comme le bonheur. Il se situe après le massacre du 07/10/2023 et suit le parcours d’un couple d’artistes israélien qui ont choisi de se mettre au service du pouvoir et de l’oligarchie de leur pays pour notamment composer un hymne national à la gloire d’Israêl. Le film décrit très bien la lente déchéance de ce couple et de cet homme avec toutefois des passages outranciers un peu trop poussés. Malgrè cela, ce film qui est la satire d’un pays malade de la vengeance, nous fait réfléchir sur l’aspect psychologique actuel d’une partie de la population de ce pays.

Bernard CORIC

(Film visionné en projo de presse le 30/06/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
P Sura
P Sura

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2025
Film emmenant dans un coin où vous n'avez pas d'autres choix que celui de réfléchir. On en ressort magistralement bouleversé !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2025
Sorte de cri de désespoir face une situation politique ( la guerre ) qui échappe à ses valeurs ( faut-il se soumettre ou pas ?), mais où l'on se répète malgré tout, que de continuer à dire " oui " à la vie est le seul chemin possible ( la date de naissance de l'enfant - 8 octobre - me semble valider cette interprétation qui fait office de point de vue de Sirius ) , le dernier opus du cinéaste israélien Navid Lapid a été présenté à la quinzaine des cinéastes ( Cannes 2025 ).

Au plan formel, ce qu'on voit à l'écran m'a fait penser par moments à l'univers du suédois Ruben Ostlund et pourquoi pas à celui de Fellini.

Peu de dialogues, beaucoup de son ( symbole du bruit et de la fureur ?), des acteurs en état second comme sonnés par le contexte funeste qui les entourent, les enserrent, les étouffent.

Très créatif, " Oui " aurait ( à mes yeux du moins ) sans doute gagné à être un peu raccourci.

Voilà néanmoins un film courageux, méritant, plus dans la traduction émotionnelle du climat intérieur des personnages que dans la linéarité classique d'un récit porté à l'écran.
BERNARD GOLDBERG
BERNARD GOLDBERG

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
Un film exceptionnel par le thème abordé lié à l'actualité brulante, par une mise en scène tournoyante, par des acteurs attachants et allant jusqu'au bout de leur énergie et par une série de scènes qui resteront longtemps dans votre mémoire ( les scènes du tout début du film sous une musique décoiffante, la scène de piano à quatre mains, la scène de l'hymne chanté par les enfants ,...). A voir absolument ! Yes !!
Toto
Toto

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2025
Une claque esthétique, un discours de révolte, Yes est un film punk, décapant, qui interroge autant qu'il fascine. Foncez !
Emile C.
Emile C.

4 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2025
Un couple d’artistes israéliens, animateurs de soirées, est confronté aux massacres du Hamas et à la guerre de Gaza. Dire oui à la guerre, dire non ? Le réalisateur nous invite à participer amplement à ces états d’âme qui sont sans doute aussi les siens. Un grand film baroque, secoué et secouant, par un vrai cinéaste. Remarquable.
FranBru
FranBru

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2025
Comment avoir 35 ans, elever un enfant, en Israël entre les récits glaçant des massacres du 7 octobre et le bruit des bombes qui tombent sur Gaza.? Ce film nous entraîne sans repis ni echappatoire, au fond de l'âme de trois personnages magnifiquement interprétés et filmés.
Les meilleurs films de tous les temps