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LaureS
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2,0
Publiée le 5 octobre 2025
Je suis sortie de ce film... - Soulagée qu'il soit enfin fini. Que cela m'a paru long - En me demandant ce que j'avais vu : le discours est très ambigu et confus - Et donc très mal à l'aise
De mon point de vue, c'est un film très autocentré sur (et comme) son personnage principal et Israël, où la situation à Gaza n'est guère plus qu'un fond visuel et sonore Mais c'est aussi un vrai film de cinéma, avec des partis pris filmiques osés et intéressants Bref je n'ai pas du tout passé un bon moment mais je ne regrette pas de l'avoir vu
Film exutoire exténuant 洛. Farandole endiablée entre un Tel Aviv décadent et un Gaza en flammes. Film politique d'une liberté folle qui peut rappeler celle d'un Godard ou d'un Fellini. A voir ! (en s'accrochant)
Une claque, je suis allé voir ce film pensant y découvrir une société en débat sur la nécessité de mener cette guerre immonde, ce débat existe, mais il est écrasé pas les radicaux, on en sort sali, écœuré et désespéré. Un réquisitoire puissant et implacable d'une redoutable efficacité.
Dès le début du film, on se trouve plongé dans un maelstrom d'images et de musique déferlant dans une bulle dorée où s'agitent des personnages jouisseurs tandis qu'Israël endure le traumatisme du 7 octobre. La suite reste de bout en bout vibrante d'émotions puissantes voire hurlantes. Comment réagir face à une situation humainement insoutenable ? Il ne semble y avoir de possible que la fuite ou le naufrage dans la haine...ou alors l'amour d'un couple ressoudé qui part ensemble vers un futur incertain. Le 7 octobre n'est pas nié ni amoindri (voir le monologue effréné de Léa) ni les atrocités à Gaza (bien que le réalisateur insiste moins dessus, sans doute pour éviter des critiques de partialité). On ne trouve pas non plus d'attaque directe contre le gouvernement israélien, seulement l'intervention d'un russe incitateur à la haine. D'où une impression d'ambiguïté qui ménage un peu toutes les réactions, même si l'on connaît par ailleurs l'hostilité du réalisateur pour le gouvernement actuel. C'est en tout cas un film passionnant, haletant, jamais trop long en dépit de séquences plus "calmes", plein de trouvailles quasi surréalistes et des acteurs très engagés dans leurs rôles, et dont on sort proprement estomaqué !
J’aime beaucoup la filmographie de Lapid, cet opus se joue dans un contexte d’atrocités souligné avec brio la folie de la société israélienne qui jouit de ses libertés alors qu’un drame se joue à quelques kilomètre . En suivant les deux protagonistes (des entertainers pour soirées de richissimes israéliens) dans leur volonté de s’en sortir financièrement, Lapid donne un point de vue au vitriol de sa patrie, avec ses contradictions, sa schizophrenie (les bips des notifications annonçant les morts), sa frénésie un brin nihiliste. Côté esthétique, des très belles trouvailles (scène de danses, monologue de l’ex dans la voiture,) . Seul petit bémol, parfois les enchaînements de scènes qui semblent un peu abruptes (manque de moyen? Ou parti pris esthétique?
un film à voir et à revoir car d'une telle richesse visuelle (cf Fellini) et une interprétation hallucinante des deux personnages principaux ! Deux parties distinctes la première cynique et endiablée et la seconde où on ne peut plus échapper à l'horreur du contexte du 7 octobre. renvoyant les 2 camps presque dos à dos (Avec regard sans concession sur son pays), Lapid de rage et de fureur, d'identifiant à Y crie son impuissance vis à vis de la monstruosité de la réplique israélienne et interrogé sur la responsabilité individuelle en face de ce drame. Faut-il dire non ou oui....
Assez déroutant, outré, subversif, souvent très démonstratif jusqu’à une certaine lassitude qui dessert peut-être un peu le pamphlet et l’engagement politique. Ça reste un coup de poing osé et puissant contre la politique de Netaniaou. Il y aussi de belles séquences moins déchaînées.
OUI à l'infini, pour #oui de Nadav Lapid ; OUI pour l'éternité (puisque l'histoire n'en finit pas de se répéter), OUI et 2h30 n'est pas trop long pour y réfléchir.
Ça commence trash. #sansfiltre de Ruben Östlund, c'est de la rigolade (bien sûr, le contexte diffère).
Ça commence aussi en #poésie : celle, incandescente, qui existe entre elle et lui -ce couple au taquet de la vie mais aussi entre une mère et son fils, un père et son fils. D'ailleurs entre ces deux gars que le temps d'une génération sépare, j'ai retrouvé la poésie de Ginsberg : #howl. Ce qui est #sacré -tout, de la vie, c'est ce qu'apprend ce père à son fils. Ce père, prêt pourtant à basculer du côté sombre.
On comprend aussitôt que ce film est un Grand Film de Cinéma. Les générations futures pourront témoigner de la puissance hallucinante de ce drame, de son intelligence et de sa portée.
Lequel film se situe post #7octobre2023 en Israel, du point de vue de deux jeunes artistes (et leur bébé). Qui dominent la bande de #Gaza. Explosions de rails de coke et de beat musicaux infernaux versus explosions de bombes. Un film sans limite, comme un banquet romain gargantuesque.
Un film comme une somme de questions redoutables. Que les humains connaissent. Et oublient.
De quel côté nous situerions-nous ? Pour quel destin ?Bourreaux, victimes ? Résistants, collabos ? Serions-nous lâches, prêts à tous les accommodements ? Rester ? Partir ? Donner son âme au diable ou négocier ? Faire preuve de passivité, d'individualisme ? Agir ? Exterminer, après avoir été un peuple exterminé ? S'inscrire dans la propagande ?
OUI, est-il la réponse ?
Nadav Lapid place chacun face à sa conscience. Pour cela, il offre un miroir grossissant, les pleins phares et une distance en s'enfonçant dans les tréfonds des âmes. C'est sans concession. Son film est bruyant comme le tourbillon inextinguible qui résonne dans les crânes.
Le réalisateur affronte le sujet de la manière la plus frontale possible, en transe, ni filtre ni nuance. "L'espérance" et la "Fraternité sont-elles mortes dès lors que "Tsahal franchit la frontière pour éliminer les porteurs de la croix gammée" "Nous montrerons au monde comment nous détruisons nos ennemis" (hymne apocryphe qui réécrit celui de Haïm Gouri).
L'indépendance est-elle encore possible ? Une question que ce film élargit au reste du monde.
A chaud, sortie de salle : prenez Las Vegas Parano, Anora, The Substance et La Zone d’Intérêt. Secouez très fort et vous obtenez Oui. Rarement vu quelque chose d’aussi fort… D’ailleurs, à sa sortie, j’ai été touché par La Zone d’intérêt, mais sûrement pas autant que tous ces spectateurs qui aujourd’hui encore en font un chef-d’œuvre. Avec Oui je viens de prendre une véritable claque. Et que dire de l’interprétation des acteurs ! Tragiquement magistral
Impossible de ne pas être d'accord sur le fond et de ne pas applaudir la force singulière d'un tel projet bâti sur la colère, néanmoins, il émane de ce cri énormément de prétention et de gratuité, s'enfonçant dans un symbolisme trop évident et une succession de lapalissades culpabilisantes légèrement insultantes pour le spectateur.
Sodome et Gomorrhe. Le film de Lapid se veut une critique au vitriol de la société israélienne contemporaine. Il se déploie en trois parties et s’attache au destin de deux de ses rejetons, un couple d’artistes-gigolos louant leurs services sexuels et musicaux dans des soirées festives de la jet set. La première partie du film est insupportable. C’est une succession de clips déjantés, burlesques et, au final, très pénibles où Lapid met en scène la corruption et la débauche des « piliers de la société » (en référence au peintre Georg Grosz, le peindre de la décadence de l’Allemagne de Weimar), de l’armée aux religieux en passant par les politiques et les riches, dans des soirées fréquentées par le couple. Au cours d’une fête sur un yacht, où des couples fortunés viennent contempler les bombardements de Beyrouth en sirotant du champagne, le mari, qui est aussi un pianiste, est sollicité par une sorte de Netanyahou mixé de Trump pour écrire un hymne, visant à remplacer Hatikvah, exaltant la guerre en cours et l’annihilation de Gaza. Il part alors se réfugier au bord de la mer Morte et rencontre un amour de jeunesse. C’est la partie la plus réussie du film où le héros prend ses distances avec sa vie frénétique, revient sur terre, pour s’interroger mélancoliquement sur son parcours et son absurdité, de même que sur le 7 octobre et la guerre de Tsahal à Gaza dont il ne connaît rien en bon décérébré qu’il est. Le film alors rompt avec son rythme frénétique pour offrir quelques scènes poignantes de nostalgie. Va-t-il dire « NON » à son statut de gigolo et d’artiste prostitué. La troisième partie donne la réponse. On l’aura compris, c’est un film très inégal, parfois insupportable, mais avec quelques moments plutôt beaux, qui brosse un portrait d’une grande noirceur, mais tellement outré qu’il en est raté, d’Israël. Lapid aurait déclaré à Cannes que le cinéma n’est rien s’il ne s’approche pas du feu. On peut dire qu’à trop s’approcher, il s’y est brûlé.
OUI, c'est un film dont on ressort bousculés, dubitatifs et perturbés, tout autant que les deux protagonistes principaux arrachés à "La Belle Vie" des nantis débauchés de Tel-Aviv par l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, puis pris au piège dans une guerre dont ils ont peine à trouver "Le Chemin" jusqu'à vendre leur âme en pactisant avec un pouvoir vengeur et jusqu'au-boutiste qui les conduira au bout de "La Nuit" jusqu'au sursaut final. On peut regretter les outrances de certaines scènes et le parti pris du réalisateur au détriment d'une vision plus équilibrée de la société israélienne et l'absence de points de vue palestiniens sur cette guerre si meurtrière entre deux peuples qui vivent face à face mais pas côte à côte...
Film fait pour alerter le spectateur en le destabilisant : parfaitement réussi à cet égard. Facile de se laisser entraîner dans ce récit plombant, à dessein. Bravo à Nadav Lapid et ses deux rôles principaux, Ariel Bronz et Efrat Dor. Le propos du film, le refus de la complaisance, dépasse en fait l'actualité politique d'Israël, même si cette guerre est bien au cœur du film.
J'ai rarement vu un film aussi barré. On passe d'un genre à l'autre. c'est fou, émouvant, bouleversant, malaisant, trop long, kiffant, amusant, désespérant... every thing every where all at once ;-).. dans le doute j'ai mis 5 étoiles