Oui
Note moyenne
3,4
612 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

89 critiques spectateurs

5
26 critiques
4
20 critiques
3
20 critiques
2
11 critiques
1
7 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

105 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Dès ses premiers plans, "Oui" installe la satire acide d’une élite israélienne en pleine décadence, outrancière, obsédée, sans limite. Mais ce n’est pas qu’un pamphlet : c’est le reflet d’un pays instable, vacillant sur ses fondations. Sous des éclats et des excès, le film confronte Israël à lui-même, fissuré et contradictoire. Se dressant comme une tragédie musicale brutale et désespérée, "Oui" fait résonner le chaos de l’après-7 octobre avec une insolence viscérale, sans jamais tendre un miroir complaisant à ses personnages.
Juan 75
Juan 75

81 abonnés 514 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
Il y a de nombreux films où la réalisation totalement électrisée est vaine. Ici elle prend tout son sens reflétant les désordres et le chaos de la politique d’Israël depuis le 7 octobre. La réalisation est magnifique, la direction artistique, est exceptionnel et les acteurs au service de l’ensemble. Chef-d’œuvre.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

235 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Après le 7 Octobre un pianiste de jazz israélien borderline se voit confier la musique d’un nouvel hymne national qui exhorte à la destruction de l’ennemi de toujours. Le premier chapitre de Oui est un capharnaüm de débauche baroque presque suffocante qui pourrait faire penser à Sorrentino ou Fellini. Après le film devient plus adulte mais sans abandonner une certaine outrance. Nadav Lapid a le courage de regarder la société israélienne en face et de dénoncer l’esprit de vengeance qui l’anime mais il le fait d’une manière radicalement excessive, à l’image de la réponse du pays aux attaques du 7 Octobre.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

146 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Contempteur historique de son propre pays, Israël, qu’il s’acharne à clouer au pilori avec une régularité non feinte (notamment) depuis les dérives droitières empruntées par ses gouvernements successifs, Nadav Lapid déploie un cinéma de l’excès et de la saturation. Ce film coup de poing n’échappe pas à la règle. À la fois exubérant, luxuriant, éprouvant, grotesque, excessif, Oui prend le parti de s’insérer dans l’actualité la plus chaude : l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la réponse d’Israël jusqu’à des proportions extrêmes à Gaza. En résulte un film peu aimable, qui pose la question de la possibilité de poursuivre une vie normale alors que l’insoutenable se déroule à quelques kilomètres de chez soi. Il pose aussi plus spécifiquement la question du rôle de l’artiste face à l’atrocité. Sa réponse est, comme on peut s’y attendre, inquiétante : la tentation de l’acceptation, du « oui » coupable, est forte, et n’épargne personne, même les libres penseurs que devraient être les artistes. Si la puissance de ce véritable cri à vif est indéniable, la tendance de Nadav Lapid à sur-densifier son récit, à en proposer des ramifications parfois labyrinthiques et à inventer des personnages à l’intensité déraisonnable nuisent parfois à la clarté générale du propos. Radical.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

35 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2025
«Une cause sexualisée»
Exubérance totale et scènes crues (Int -12ans) sont au menu de ce plaidoyer contre des extrémistes sionistes riches et décadents. Sans être bégueule, j’ai trouvé certaines scènes ( spoiler: comme le héros léchant les chaussures de son commanditaire)
gênantes et nous éloignant de la cause défendue. De nombreux effets visuels fatigants, on voit trop le réalisateur derrière sa caméra. L’acteur principal à un jeu incroyable, ainsi que sa magnifique femme
19sym
19sym

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 septembre 2025
Franchement je trouve ça outrageux que quelqu’un ait pu réaliser un film comme ça tout en ayant un angle d’approche autant inconsidérée, au lieu de parler du vrai problème on doit mettre en scène un personnage qui n’est même pas une victime à proprement parler et centrer cela sur lui au lieu de tout les femmes, hommes et enfants en train de mourrir pendant que les gens voient ce film.
Si c’était vraiment une critique par rapport à un certain gouvernement pourquoi afficher leur drapeau pendant que des gens sont persécutés pour en brandir un autre ?
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Y. musicien précaire et sa compagne Jasmine, danseuse vivent dans un pays marqué par le drame du 07 octobre. Alors qu’ils survivent en offrant leurs corps, une proposition professionnelle vient heurter des convictions critiques. Le film restitue l’extrême complexité d’un conflit polarisé et le dilemme vécu par certains israéliens. Entre fureur et douleur de vivre, urgence, fierté, engagement, Nadav Lapid signe un brillant plaidoyer pour la vie.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

83 abonnés 292 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2025
Avant de voir un film de Naval Lapid on sait qu’on ne s’embarque pas sur un long fleuve tranquille, et son dernier opus n’échappe pas à la règle. On sait aussi que son regard porté sur la société israélienne est à la fois exigeant, malaisant mais salutaire. Car il choisit de parler de cette société via le regard d’un israélien, ce qui n’évite pas la lucidité et la critique.
OUI est un film malaisant, long, inutilement racoleur à plusieurs reprises, difficile à suivre et l’envie de quitter la salle m’a souvent traversé, mais j’ai tenu bon ( et j’ai bien fait).
Un début très démonstratif qui rappelle les pires moments de Paolo Sorrentino ou de Ruben Ostlund pour ce goût pour l’esbroufe, le démonstratif,.Ça démarre brillamment certes mais semble un peu vain. Fort heureusement le récit se recentre ensuite sur son sujet, la ( mauvaise ?) conscience d’un couple confronté à la tragédie de la guerre et à sa capacité à se soumettre ( deux scènes choc sur le sujet) De très beaux moments lors de la rencontre avec l’ancienne amie du personnage principal apportent ensuite le calme et l’émotion espérées. . Puis la fin, après cet épisode dédié à LA chanson autour de laquelle tourne le scénario , nous confronte à la prise de conscience , la tentation du départ, et nous recentre sur des enjeux simplement humains et sur le désespoir existentiel de ses personnages. C’est complexe à suivre, parfois très brillant, souvent opaque mais cette vision radicale de cet Israël là, personne ne nous l’avait proposée. Un film qui marque la rétine et la mémoire, malgré sa longueur et certaines facilités, nous force à la réflexion , et qui vaut donc la peine d’être découvert.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
On procède dans ce film par succession de scènes exprimant des points de vue diverses. La tendance à la soumission à l'ordre etabli et une critique violente de l'état. De fait l'histoire d'un couple d'artistes acceptant de se situer en auxiliaire du pouvoir. Une réalisation baroque.
stans007
stans007

41 abonnés 1 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2025
Un film assez confus, trop long, cherchant impérativement à être créatif, parfois avec succès, et comportant des scènes d’un mauvais goût revendiqué. Le sujet traité avec une relative neutralité – les lendemains de la tuerie du 7 octobre – analyse ou plutôt décrit un pays malade d’une vengeance totalement dans l’esprit de la règle établie dans l’Ancien Testament « oeil pour oeil dent pour dent.»
Omlrestaurants
Omlrestaurants

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2025
Excellent film vu lors d'une avant première aux Halles.
Un film rare, intelligent ! Une réalisation originale , une BO dynamique et des acteurs authentiques !
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2025
Un pays en apnée, un couple qui vacille.

Dans Oui, Nadav Lapid scrute Israël après le 7 octobre, quand la ville vibre d’une inquiétude sourde. Y., saxophoniste en quête de cachets, et Jasmine, danseuse au corps épuisé, se vendent pour survivre : leur art, leur sueur, leurs fragments d’âme deviennent monnaie d’échange. Au détour des clubs et des appartements anonymes, ils offrent musique et étreintes comme un dernier souffle.

La caméra de Lapid se fait funambule. Elle avance, recule, s’arrête brutalement, capte les silences et les battements du cœur collectif. On ressent l’électricité de ses précédents films, mais ici l’urgence politique prend une forme plus intime, presque chuchotée.

Ariel Bronz incarne Y. avec une intensité nerveuse, comme un saxophoniste qui jouerait sur une anche fêlée. Efrat Dor, en Jasmine, irradie un mélange d’abandon et de résistance : chaque mouvement de danse est un geste de survie. Les seconds rôles – Naama Preis, Aleksei Serebryakov, Pablo Pillaud-Vivien – surgissent puis disparaissent comme des notes de contrepoint, brefs éclats d’humanité.

Quand l’État confie à Y. la tâche insensée d’écrire un nouvel hymne national, la fiction se tend : comment composer une mélodie d’unité quand le sol se fissure ? La bande-son, entre jazz effiloché et nappes électroniques, griffe l’air d’une inquiétude permanente.

Mais la durée – deux heures vingt-neuf – finit par peser. Certains plans s’étirent jusqu’à l’hypnose, et la virtuosité de Lapid tourne parfois au vertige contemplatif. L’émotion se dilue, la transe se fissure.
Reste une œuvre fière, instable, vibrante, qui ose mêler désir et politique, caresse et révolte. Oui est un chant d’amour écorché, un poème de cuivre et de cendre.

14/20 : un film habité, exigeant, que l’on admire plus qu’on ne le chérit, mais qui continue de résonner longtemps après l’écran noir.

 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
heurtier yvonne
heurtier yvonne

3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 septembre 2025
Je suis choquée alors que des milliers de vie disparaissent et ont disparu à Gaza et en Israël de façon atroce des scènes aussi choquantes apparaissent tout au long du film. Je n en vois pas l intérêt
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Très belle bulle située au milieu d’un désastre absolu. On va suivre un couple qui vit sa vie presque comme si la situation du pays était normal jusqu’à se perdre et oublier convictions et rêves. Je ne pourrais pas lister toutes les idées de mise en scène parce qu’il y en a beaucoup. C’est très généreux à ce niveau, voire trop et plus le métrage avançait, plus on perdait en subtilités malheureusement. On a une proposition assez satirique, ce qui fait l’une des forces du film mais ça peut vite aller trop loin sur la forme pour moi. 15,5/20
Totoscope
Totoscope

12 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
L’histoire d’un chanteur israëlien sans conscience morale ni politique qui accepte de composer un hymne prônant la destruction de la Palestine (hymne qui existe réellement…), Oui est un film choquant, éreintant, chaotique, provocateur avec une mise en scène excessive qui vise à nous pousser dans nos retranchements.

Il aborde la question de la banalité de l’horreur à laquelle on finit par s’habituer dans un espèce de déni confortable, le quotidien au milieu de la guerre, l’héritage qu’on laisse derrière nous, le rôle que jouent l’art et la fiction dans un conflit comme celui-ci, dans la propagande et l’embrigadement patriotique. Mais il nous parle surtout de la lâcheté, de la soumission à des élites vulgaires et arrogantes auxquelles on ne refuse rien et qui en conséquence se permettent tout.

Pour traiter ces questions il aborde frontalement le génocide en cours à Gaza, comment il est justifié, comment sa réalité est étouffée et comment il peut être vécu par les Israëliens. Nadav Lapid n’est pas tendre envers son propre peuple mais refuse le manichéisme en exprimant aussi leur douleur et leur terreur. Et il pose cette question : comment filmer Gaza ? Comment représenter l’horreur ? De la même manière qu'on se l’est toujours posée pour la Shoah.

Cette farce satirique déjantée est un brûlot politique sans pitié qui déboussole par une mise en scène en surrégime. Si je lui reconnais un fond et des thématiques d’une puissance exceptionnelle, en revanche sa forme très imagée, exubérante et bordélique m’a parfois mis à distance. Il n’en reste pas moins une expérience inoubliable qui témoigne de ce que peut ressentir un Israëlien qui se sent trahi, déçu et en colère contre son propre pays auquel il souhaite tendre un miroir. Plus universellement c’est un film qui questionne la réaction individuelle face au fascime et à la cruauté des puissants, une question on ne peut plus d’actualité.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse