Oui
Note moyenne
3,4
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89 critiques spectateurs

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26 critiques
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20 critiques
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Gagou
Gagou

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2026
Un film puissant et engagé !
Un film dérangeant, troublant, violent, fou ! Et c'est cela qui en fait un film puissant.
Un film sur le déni, l'aveuglement, l'absurdité humaine en Isr@el, sur fond de génocide à G@za.
Je ne partage pas les critiques de certains médias affirmant que le film porte aussi sur le couple, les artistes, selon moi, ce n'est pas le message de ce film.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2026
Y, un musicien et artiste, doit composer la musique d'une cérémonie commémorative du massacre du 7 octobre 2023. Un hymne qui doit faire la part belle à l'unité, mais surtout à la vengeance... Divisé en plusieurs chapitres, "Yes" est un film sur la vie d'un artiste confronté à l'horreur des deux côtés de la frontière. Une réalité difficile à éviter malgré tous ses efforts avec les informations qui rappellent sans cesse les atrocités commises ou le nombre de morts à la suite des bombardements. Clairement, la première partie ne met pas dans le ton, car la décadence de cette introduction frénétique disparaît assez vite pour ne revenir que par intermittence. Ces moments-là sont entrainants, débridés et vivants. Ce n'est pas le propos du film, mais c'est ce que j'ai préféré... Le reste ne m'a pas convaincu. J'ai trouvé ça trop long, surtout l'interminable road-trip, peu pertinent et jamais à la hauteur des enjeux et du contexte. Bref, il y a des idées, mais c'est trop inégal.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
Il y a de nombreux films où la réalisation totalement électrisée est vaine. Ici elle prend tout son sens reflétant les désordres et le chaos de la politique d’Israël depuis le 7 octobre. La réalisation est magnifique, la direction artistique, est exceptionnel et les acteurs au service de l’ensemble. Chef-d’œuvre.
CB166
CB166

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
J'ai rarement vu un film aussi barré. On passe d'un genre à l'autre. c'est fou, émouvant, bouleversant, malaisant, trop long, kiffant, amusant, désespérant... every thing every where all at once ;-).. dans le doute j'ai mis 5 étoiles
Jlemay839
Jlemay839

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2026
J'ai l'impression d'avoir passé deux heure set demi dans le tambour d'une machine à laver. Il ya des chose que j'ai adoré&, d'autres moins, mais néanmoins comment ne pas mettre cinq étoiles à cette proposition incroyable, courageuse, étourdissante, épuisante, étouffante...
Orisky
Orisky

29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Ce film est un choc. Un cri qui te laisse sans voix. Il parle du conflit israélo palestinien à travers ce couple de danseurs qui tient debout comme il peut, dans un pays à bout de souffle, et dans un monde qui préfère détourner le regard plutôt que d’assumer ce qu’il voit.

Et c’est précisément pour ça que ce genre de film est important. Ce cinéma frontal, dérangeant, qui met le spectateur face à ce qu’il voudrait éviter, est nécessaire. Il ne cherche pas à plaire, il ne cherche pas à rassurer. Il cherche à réveiller. À faire tomber les excuses, le confort, le déni. Parce que le propos est là, direct. C’est un film sur le déni, sur ce qu’on accepte d’affronter, et surtout sur ce qu’on choisit d’ignorer.

Le film est long, intense, et je ne le conseillerais pas à tout le monde. Mais il m’a marqué. Par sa mise en scène, par ses images, par une caméra très physique, presque oppressante, tout est pensé pour pousser encore plus loin un propos et des scènes déjà très fortes en elles-mêmes.

On reproche souvent à certaines œuvres de ne pas aller au bout, de laisser une sensation d’inachevé. Ici, c’est tout l’inverse. C’est assumé, c’est sans concession, parfois difficile à regarder, mais cohérent jusqu’au bout.

J’en ai oublié mon bonnet dans la salle.
Etienne Ciné Wilh
Etienne Ciné Wilh

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2026
Film fait pour alerter le spectateur en le destabilisant : parfaitement réussi à cet égard. Facile de se laisser entraîner dans ce récit plombant, à dessein. Bravo à Nadav Lapid et ses deux rôles principaux, Ariel Bronz et Efrat Dor. Le propos du film, le refus de la complaisance, dépasse en fait l'actualité politique d'Israël, même si cette guerre est bien au cœur du film.
Lilive
Lilive

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2025
Assez déroutant, outré, subversif, souvent très démonstratif jusqu’à une certaine lassitude qui dessert peut-être un peu le pamphlet et l’engagement politique. Ça reste un coup de poing osé et puissant contre la politique de Netaniaou. Il y aussi de belles séquences moins déchaînées.
Michel Gandilhon
Michel Gandilhon

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2025
Sodome et Gomorrhe. Le film de Lapid se veut une critique au vitriol de la société israélienne contemporaine. Il se déploie en trois parties et s’attache au destin de deux de ses rejetons, un couple d’artistes-gigolos louant leurs services sexuels et musicaux dans des soirées festives de la jet set. La première partie du film est insupportable. C’est une succession de clips déjantés, burlesques et, au final, très pénibles où Lapid met en scène la corruption et la débauche des « piliers de la société » (en référence au peintre Georg Grosz, le peindre de la décadence de l’Allemagne de Weimar), de l’armée aux religieux en passant par les politiques et les riches, dans des soirées fréquentées par le couple. Au cours d’une fête sur un yacht, où des couples fortunés viennent contempler les bombardements de Beyrouth en sirotant du champagne, le mari, qui est aussi un pianiste, est sollicité par une sorte de Netanyahou mixé de Trump pour écrire un hymne, visant à remplacer Hatikvah, exaltant la guerre en cours et l’annihilation de Gaza. Il part alors se réfugier au bord de la mer Morte et rencontre un amour de jeunesse. C’est la partie la plus réussie du film où le héros prend ses distances avec sa vie frénétique, revient sur terre, pour s’interroger mélancoliquement sur son parcours et son absurdité, de même que sur le 7 octobre et la guerre de Tsahal à Gaza dont il ne connaît rien en bon décérébré qu’il est. Le film alors rompt avec son rythme frénétique pour offrir quelques scènes poignantes de nostalgie. Va-t-il dire « NON » à son statut de gigolo et d’artiste prostitué. La troisième partie donne la réponse. On l’aura compris, c’est un film très inégal, parfois insupportable, mais avec quelques moments plutôt beaux, qui brosse un portrait d’une grande noirceur, mais tellement outré qu’il en est raté, d’Israël. Lapid aurait déclaré à Cannes que le cinéma n’est rien s’il ne s’approche pas du feu. On peut dire qu’à trop s’approcher, il s’y est brûlé.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Contempteur historique de son propre pays, Israël, qu’il s’acharne à clouer au pilori avec une régularité non feinte (notamment) depuis les dérives droitières empruntées par ses gouvernements successifs, Nadav Lapid déploie un cinéma de l’excès et de la saturation. Ce film coup de poing n’échappe pas à la règle. À la fois exubérant, luxuriant, éprouvant, grotesque, excessif, Oui prend le parti de s’insérer dans l’actualité la plus chaude : l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et la réponse d’Israël jusqu’à des proportions extrêmes à Gaza. En résulte un film peu aimable, qui pose la question de la possibilité de poursuivre une vie normale alors que l’insoutenable se déroule à quelques kilomètres de chez soi. Il pose aussi plus spécifiquement la question du rôle de l’artiste face à l’atrocité. Sa réponse est, comme on peut s’y attendre, inquiétante : la tentation de l’acceptation, du « oui » coupable, est forte, et n’épargne personne, même les libres penseurs que devraient être les artistes. Si la puissance de ce véritable cri à vif est indéniable, la tendance de Nadav Lapid à sur-densifier son récit, à en proposer des ramifications parfois labyrinthiques et à inventer des personnages à l’intensité déraisonnable nuisent parfois à la clarté générale du propos. Radical.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Le cinéaste israélien Nadav Lapid, déjà remarqué avec "Synonymes" et "Le Genou d’Ahed", revient sur la Croisette avec une nouvelle claque cinématographique : "Oui". C'est un film qui déborde de tout : de sons, de cris, de fureur, de désirs, de contradictions. Dès les premières minutes, on comprend qu’on n’est pas dans un récit sage. C’est l’histoire d'un compositeur israélien à la dérive, obligé d’écrire un nouvel hymne national pour un pays qu’il ne reconnaît plus. À ses côtés, sa compagne Jasmine, danseuse exaltée, tente de faire tenir leur couple au milieu du chaos. Ensemble, ils s’enfoncent dans une spirale d’excès où l’amour, la création et la politique se mélangent dans une transe incandescente. C’est bordélique, oui, mais terriblement vivant. Le film passe d’un style musical à un autre sans prévenir, classique, électro, rap, gospel, métal et ça s’écoute à fond, jusqu’à la saturation. La mise en scène est hypnotique : caméra tremblante, lumières agressives, montage syncopé, gestes brusques. Tout respire la tension et la démesure. On est parfois perdu, souvent secoué, mais impossible de décrocher. Derrière le tumulte, Lapid parle de la création comme d’un acte de survie, d’un cri pour ne pas sombrer dans la folie collective.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Très belle bulle située au milieu d’un désastre absolu. On va suivre un couple qui vit sa vie presque comme si la situation du pays était normal jusqu’à se perdre et oublier convictions et rêves. Je ne pourrais pas lister toutes les idées de mise en scène parce qu’il y en a beaucoup. C’est très généreux à ce niveau, voire trop et plus le métrage avançait, plus on perdait en subtilités malheureusement. On a une proposition assez satirique, ce qui fait l’une des forces du film mais ça peut vite aller trop loin sur la forme pour moi. 15,5/20
Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 octobre 2025
OUI — le film qui dit oui à tout, sauf à la sobriété.
Un film de Nadav Lapid.
Avec des gens qui hurlent, dansent, saignent, et accessoirement respirent.
spoiler: Y., musicien fauché et masochiste, et Jasmine, danseuse lumineuse mais fatiguée de tout (sauf de l’humiliation), décident de transformer leur art en service public de la soumission chic. Entre deux cocktails dégoulinants de décadence, ils lèchent symboliquement le pouvoir jusqu’à ce que mort, ennui ou honneurs s’ensuivent. Et puis, miracle ! On leur demande de composer le nouvel hymne national.

Un peu comme si on confiait à Fifty Cent la réécriture de “La Marseillaise”.
Résultat : un opéra baroque de sueur, d’égo, et de saillies pseudo-sociales.
Oui, Lapid fait du Lapid — mais cette fois, il a tourné le bouton du délire jusqu’à 11.
Une claque, mais avec un gant de toilette.
Dès la première scène, on comprend : Lapid n’est pas là pour raconter, il est là pour exorciser.
La caméra tremble, la musique hurle, les acteurs se roulent dans la sangria comme dans le sang de leurs illusions, pendant que Pierre, notre héros en second plan, regarde tout ça, béat, et lâche :
“Heu… c’est… c’est conceptuel, hein ?”
Oui, Pierre. C’est même trop conceptuel.
Chaque plan est une métaphore qui se croit plus intelligente que le spectateur.
Chaque phrase sonne comme un message codé de Dieu.
À mi-chemin entre performance artistique et crise de panique filmée, “Oui” balance le spectateur entre extase et fou rire nerveux.
C’est du Lapid pur jus : une gifle esthétique qui te caresse d’abord la joue, puis te mord la carotide.
Et Pierre, dans tout ça ?
Ah, Pierre. Ce metteur en scène balbutiant, apôtre du “heu” et prophète du plan raté.
On le retrouve, perdu dans les coulisses, répétant ses répliques comme un disque rayé :
“Oui… non… enfin… oui… non mais si… oui.”
Il incarne à lui seul toute la philosophie du film.
Le chaos articulé. Le doute incarné.
Le “oui” dit avec l’intonation d’un “sauvez-moi”.
Certains disent que Lapid voulait un personnage secondaire tragique.
D’autres pensent juste que Pierre a oublié son texte.
Mais qu’importe : son hésitation est devenue l’âme du film.
Deuxième acte : désert, poussière et symboles en overdose.
Lapid déplace tout ce petit monde dans un désert biblique, parce que, visiblement, filmer la déchéance humaine en ville, c’était trop facile.
Le sable vole, la caméra tourne, les acteurs crient à Dieu, au capitalisme, à la météo.
Et Pierre, lui, dans un coin, tente toujours de recadrer son plan :
“Heu… la colline… on la prend de profil, non ? Ou… heu… de face ?”
Silence. Puis des cris. C’est du théâtre, c’est du cinéma, c’est du vaudeville sous amphétamines.
Au Final : un grand “oui” cosmique
Le film se termine comme il a commencé : dans un chaos sublime et dérisoire.
Tout le monde pleure, tout le monde crie, tout le monde fait l’amour.
Le spectateur, hagard, se lève, mi-fasciné, mi-traumatisé.
Parce que oui, “Oui” est un film qui t’attrape par la gorge, te gifle, te parle d’art et de politique, puis t’abandonne en slip dans le désert de ton propre cynisme.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Y. musicien précaire et sa compagne Jasmine, danseuse vivent dans un pays marqué par le drame du 07 octobre. Alors qu’ils survivent en offrant leurs corps, une proposition professionnelle vient heurter des convictions critiques. Le film restitue l’extrême complexité d’un conflit polarisé et le dilemme vécu par certains israéliens. Entre fureur et douleur de vivre, urgence, fierté, engagement, Nadav Lapid signe un brillant plaidoyer pour la vie.
Mimosa75
Mimosa75

4 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2025
J’aime beaucoup la filmographie de Lapid, cet opus se joue dans un contexte d’atrocités souligné avec brio la folie de la société israélienne qui jouit de ses libertés alors qu’un drame se joue à quelques kilomètre . En suivant les deux protagonistes (des entertainers pour soirées de richissimes israéliens) dans leur volonté de s’en sortir financièrement, Lapid donne un point de vue au vitriol de sa patrie, avec ses contradictions, sa schizophrenie (les bips des notifications annonçant les morts), sa frénésie un brin nihiliste. Côté esthétique, des très belles trouvailles (scène de danses, monologue de l’ex dans la voiture,) . Seul petit bémol, parfois les enchaînements de scènes qui semblent un peu abruptes (manque de moyen? Ou parti pris esthétique?
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