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Pablo
1 critique
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5,0
Publiée le 17 septembre 2025
Dans la lignée des grands, l'héritier de la liberté de Godard, la puissance d'un présent d'une dureté infinie, la folie d'une jouissance-blessure d'une profondeur douloureuse mais belle autant que baroque
J’ai beaucoup aimé Yes, un film percutant, intense et émouvant. On en sort profondément bouleversé, porté par une histoire qui ne peut laisser indifférent, tant par son actualité que par la position politique qu’elle aborde. C’est un film qui fait réfléchir et qui questionne ce que signifie être artiste en Israël. Non seulement épatant par son sujet, il l’est aussi par sa mise en scène et des conditions de tournages risquées semblables à celles d’un documentaire. Ce film est un combat comme le dit son auteur, à aller voir absolument. Free Palestine
Je suis allée voir le film aux Halles vendredi, franchement jamais rien vu de tel… Un geste cinématographique inédit, d'une grande force sur un sujet certes très difficile aujourd'hui mais honnêtement vous n'allez pas en ressortir pareil à la fin du film, il permet de nous interroger sur nos sociétés malades, sur notre aveuglement, la soumission et l'asservissement d'un peuple en général OUI est un grand film de cinéma avant tout, je vous le recommande vous n'avez jamais vu ça ailleurs et vraiment ça vaut le coup de le vivre comme une grande expérience de cinéma
Miroir cristallin d’un monde épuisé, OUI est le cri d’amour et de rage de Nadav Lapid, qui met en scène toutes les puissances du faux pour produire la vérité du cinéma et tenter de nous ramener à la vie.
J'ai eu la chance de découvrir OUI en avant-première vendredi dernier avec la présence de l'équipe du film, avant sa sortie en salles. Au-delà du contexte, le film parle surtout de l'humain. Il nous rappelle à quel point la vie, là-bas comme ailleurs, peut être à la fois dure, imprévisible, mais aussi remplie d'instants d'émotion pure. On y retrouve beaucoup d'analogies avec nos propres existences : les choix que l'on fait, les pertes que l'on traverse, les liens qui nous soutiennent... Ce mélange d'intime et d'universel rend OUI profondément touchant. On en sort avec une émotion qui dépasse les frontières et malgré tout, un rappel à la vie, qu'on doit vivre pleinement.
J’ai vu Oui en avant première au UGC Les Halles et ai vécu une expérience de cinéma incroyable. Ce film est un grand « oui » à la puissance et beauté du cinéma contre l’horreur et la laideur du monde!
Excellent film vu lors d'une avant première aux Halles. Un film rare, intelligent ! Une réalisation originale , une BO dynamique et des acteurs authentiques !
Tout simplement l'un des films les plus importants de l'année. Lapid prolonge sa déclaration de désamour à la société israélienne sur fond de destruction de Gaza.
Franchement je trouve ça outrageux que quelqu’un ait pu réaliser un film comme ça tout en ayant un angle d’approche autant inconsidérée, au lieu de parler du vrai problème on doit mettre en scène un personnage qui n’est même pas une victime à proprement parler et centrer cela sur lui au lieu de tout les femmes, hommes et enfants en train de mourrir pendant que les gens voient ce film. Si c’était vraiment une critique par rapport à un certain gouvernement pourquoi afficher leur drapeau pendant que des gens sont persécutés pour en brandir un autre ?
UN GRAND OUI. Film magistral avec une débauche d’énergie cinématographique impressionnante dans son première acte. Un film eminement politique, une fable philosophique sur une société gangrené par les jeux de pouvoir, de soumission, l’argent. A voir absolument, c’est du pure cinéma
Nadav Lapid a déjà illustré son peu de goût quant à l'évolution de la société israélienne et de la politique de son Gouvernement dans ses films précédents. spoiler: Mais après le 7 octobre, Oui raconte un pays où l'esprit de vengeance se transforme en fureur sans limite, alimentée par une propagande de plus en plus véhémente. Évidemment, le cinéaste traite le sujet à sa manière, d'abord flamboyante, dans des débuts très réussis où la musique et la danse créent une ambiance électrique, puis bien plus chaotique où le film, de plus en plus radical, pousse les curseurs au maximum mais sans la fluidité narrative que l'on était en droit d'attendre. Lapid n'a jamais prétendu à la sobriété mais nous voici rapidement pris dans un capharnaüm, un maelström ou un tumulte indescriptible, choisissez le terme que vous préférez, les trois pouvant convenir. C'est parfois brillant, souvent délirant et toujours excessif, spoiler: comme si la demi-mesure n'était plus possible pour évoquer un pays sous tension, écumant de rage. Était-ce nécessaire d'aller vers un cinéma aussi extrême ? Le tempérament et le style lapidaire du réalisateur ne laissaient pas présager des options plus modérées. Entrez dans ce vortex en toute connaissance de cause, quelle que soit votre opinion sur la situation au Moyen-Orient, impossible d'en sortir autrement que secoué et épuisé.
C’est un film sur la soumission et la résignation considérées comme le bonheur. Il se situe après le massacre du 07/10/2023 et suit le parcours d’un couple d’artistes israélien qui ont choisi de se mettre au service du pouvoir et de l’oligarchie de leur pays pour notamment composer un hymne national à la gloire d’Israêl. Le film décrit très bien la lente déchéance de ce couple et de cet homme avec toutefois des passages outranciers un peu trop poussés. Malgrè cela, ce film qui est la satire d’un pays malade de la vengeance, nous fait réfléchir sur l’aspect psychologique actuel d’une partie de la population de ce pays.
Bernard CORIC
(Film visionné en projo de presse le 30/06/2025 au Club Marbeuf à PARIS)