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Ratafia
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3,5
Publiée le 18 octobre 2025
Film exutoire exténuant 洛. Farandole endiablée entre un Tel Aviv décadent et un Gaza en flammes. Film politique d'une liberté folle qui peut rappeler celle d'un Godard ou d'un Fellini. A voir ! (en s'accrochant)
Un cri salutaire, pour toutes les victimes de cette guerre. Un film qui ose dire NON à la guerre , au populisme, à toutes les factions qui usent de leur pouvoir sans égard pour leur propre population. Un film d'un courage immense, celui de dénoncer, et de ne pas rester indifférent quand son pays perd sa boussole morale .
Obscène. Le film cherche à produire de l'empathie pour la crise existentielle d'une société génocidaire. Alors que le personnage principal est payé pour composer de la musique à la gloire de Tsahal, le film cherche un ton "la dolce vita" totalement déplacé. On ne déguise pas un collabo en Marcelo Mastroiani.
Le film est mensonger car il ne présente que 2 alternatives pour les Israéliens: le suicide ou l'exil. On veux bien croire que l'alternative de la résistance leur semble impossible. Mais leur lâcheté ne mérite pas d'être mise en scène. Elle est obscène. Et bien cringe.
Dès ses premiers plans, "Oui" installe la satire acide d’une élite israélienne en pleine décadence, outrancière, obsédée, sans limite. Mais ce n’est pas qu’un pamphlet : c’est le reflet d’un pays instable, vacillant sur ses fondations. Sous des éclats et des excès, le film confronte Israël à lui-même, fissuré et contradictoire. Se dressant comme une tragédie musicale brutale et désespérée, "Oui" fait résonner le chaos de l’après-7 octobre avec une insolence viscérale, sans jamais tendre un miroir complaisant à ses personnages.
On peut décrire la société israélienne et ses dérives, sa déchéance, sans nous infliger de telles images dégradantes. Exceptionnellement, je suis parti avant la fin.
Si l’intention est très louable et montre la schizophrènie de la société israélienne et le traumatisme du 7 octobre, ce film est bien trop long, mais se rachète par la très belle partie où il est en voiture , vers Gaza, avec son ancienne compagne. La souffrance des Palestiniens est dans un hors champ terrible où Lapid prend le parti de laisser les spectateurs dans la même situation que ses compatriotes être à proximité sans voir. Évoquant Sorrentino ou Jude, Lapid nous met dans la situation de ne pas aimer son film par ses excès, ses scènes qui n’en finissent plus
On procède dans ce film par succession de scènes exprimant des points de vue diverses. La tendance à la soumission à l'ordre etabli et une critique violente de l'état. De fait l'histoire d'un couple d'artistes acceptant de se situer en auxiliaire du pouvoir. Une réalisation baroque.
OUI à l'infini, pour #oui de Nadav Lapid ; OUI pour l'éternité (puisque l'histoire n'en finit pas de se répéter), OUI et 2h30 n'est pas trop long pour y réfléchir.
Ça commence trash. #sansfiltre de Ruben Östlund, c'est de la rigolade (bien sûr, le contexte diffère).
Ça commence aussi en #poésie : celle, incandescente, qui existe entre elle et lui -ce couple au taquet de la vie mais aussi entre une mère et son fils, un père et son fils. D'ailleurs entre ces deux gars que le temps d'une génération sépare, j'ai retrouvé la poésie de Ginsberg : #howl. Ce qui est #sacré -tout, de la vie, c'est ce qu'apprend ce père à son fils. Ce père, prêt pourtant à basculer du côté sombre.
On comprend aussitôt que ce film est un Grand Film de Cinéma. Les générations futures pourront témoigner de la puissance hallucinante de ce drame, de son intelligence et de sa portée.
Lequel film se situe post #7octobre2023 en Israel, du point de vue de deux jeunes artistes (et leur bébé). Qui dominent la bande de #Gaza. Explosions de rails de coke et de beat musicaux infernaux versus explosions de bombes. Un film sans limite, comme un banquet romain gargantuesque.
Un film comme une somme de questions redoutables. Que les humains connaissent. Et oublient.
De quel côté nous situerions-nous ? Pour quel destin ?Bourreaux, victimes ? Résistants, collabos ? Serions-nous lâches, prêts à tous les accommodements ? Rester ? Partir ? Donner son âme au diable ou négocier ? Faire preuve de passivité, d'individualisme ? Agir ? Exterminer, après avoir été un peuple exterminé ? S'inscrire dans la propagande ?
OUI, est-il la réponse ?
Nadav Lapid place chacun face à sa conscience. Pour cela, il offre un miroir grossissant, les pleins phares et une distance en s'enfonçant dans les tréfonds des âmes. C'est sans concession. Son film est bruyant comme le tourbillon inextinguible qui résonne dans les crânes.
Le réalisateur affronte le sujet de la manière la plus frontale possible, en transe, ni filtre ni nuance. "L'espérance" et la "Fraternité sont-elles mortes dès lors que "Tsahal franchit la frontière pour éliminer les porteurs de la croix gammée" "Nous montrerons au monde comment nous détruisons nos ennemis" (hymne apocryphe qui réécrit celui de Haïm Gouri).
L'indépendance est-elle encore possible ? Une question que ce film élargit au reste du monde.
Je n'ai pas accroché du tout... et me suis souvent ennuyée... J'ai trouvé ça "too much", beaucoup trop caricatural et même grotesque lors de certaines scènes. Du coup j'ai ressenti très peu d'émotions, alors que le sujet s'y prête tant.
Je suis sortie de ce film... - Soulagée qu'il soit enfin fini. Que cela m'a paru long - En me demandant ce que j'avais vu : le discours est très ambigu et confus - Et donc très mal à l'aise
De mon point de vue, c'est un film très autocentré sur (et comme) son personnage principal et Israël, où la situation à Gaza n'est guère plus qu'un fond visuel et sonore Mais c'est aussi un vrai film de cinéma, avec des partis pris filmiques osés et intéressants Bref je n'ai pas du tout passé un bon moment mais je ne regrette pas de l'avoir vu
un film à voir et à revoir car d'une telle richesse visuelle (cf Fellini) et une interprétation hallucinante des deux personnages principaux ! Deux parties distinctes la première cynique et endiablée et la seconde où on ne peut plus échapper à l'horreur du contexte du 7 octobre. renvoyant les 2 camps presque dos à dos (Avec regard sans concession sur son pays), Lapid de rage et de fureur, d'identifiant à Y crie son impuissance vis à vis de la monstruosité de la réplique israélienne et interrogé sur la responsabilité individuelle en face de ce drame. Faut-il dire non ou oui....
Une claque, je suis allé voir ce film pensant y découvrir une société en débat sur la nécessité de mener cette guerre immonde, ce débat existe, mais il est écrasé pas les radicaux, on en sort sali, écœuré et désespéré. Un réquisitoire puissant et implacable d'une redoutable efficacité.
Avant de voir un film de Naval Lapid on sait qu’on ne s’embarque pas sur un long fleuve tranquille, et son dernier opus n’échappe pas à la règle. On sait aussi que son regard porté sur la société israélienne est à la fois exigeant, malaisant mais salutaire. Car il choisit de parler de cette société via le regard d’un israélien, ce qui n’évite pas la lucidité et la critique. OUI est un film malaisant, long, inutilement racoleur à plusieurs reprises, difficile à suivre et l’envie de quitter la salle m’a souvent traversé, mais j’ai tenu bon ( et j’ai bien fait). Un début très démonstratif qui rappelle les pires moments de Paolo Sorrentino ou de Ruben Ostlund pour ce goût pour l’esbroufe, le démonstratif,.Ça démarre brillamment certes mais semble un peu vain. Fort heureusement le récit se recentre ensuite sur son sujet, la ( mauvaise ?) conscience d’un couple confronté à la tragédie de la guerre et à sa capacité à se soumettre ( deux scènes choc sur le sujet) De très beaux moments lors de la rencontre avec l’ancienne amie du personnage principal apportent ensuite le calme et l’émotion espérées. . Puis la fin, après cet épisode dédié à LA chanson autour de laquelle tourne le scénario , nous confronte à la prise de conscience , la tentation du départ, et nous recentre sur des enjeux simplement humains et sur le désespoir existentiel de ses personnages. C’est complexe à suivre, parfois très brillant, souvent opaque mais cette vision radicale de cet Israël là, personne ne nous l’avait proposée. Un film qui marque la rétine et la mémoire, malgré sa longueur et certaines facilités, nous force à la réflexion , et qui vaut donc la peine d’être découvert.
OUI, c'est un film dont on ressort bousculés, dubitatifs et perturbés, tout autant que les deux protagonistes principaux arrachés à "La Belle Vie" des nantis débauchés de Tel-Aviv par l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, puis pris au piège dans une guerre dont ils ont peine à trouver "Le Chemin" jusqu'à vendre leur âme en pactisant avec un pouvoir vengeur et jusqu'au-boutiste qui les conduira au bout de "La Nuit" jusqu'au sursaut final. On peut regretter les outrances de certaines scènes et le parti pris du réalisateur au détriment d'une vision plus équilibrée de la société israélienne et l'absence de points de vue palestiniens sur cette guerre si meurtrière entre deux peuples qui vivent face à face mais pas côte à côte...