612 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
89 critiques spectateurs
5
26 critiques
4
20 critiques
3
20 critiques
2
11 critiques
1
7 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Olivier Pautonnier
2 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 21 septembre 2025
Quelle déception. Le sujet est certes très intéressant. La population israélienne de tel aviv après le 7 octobre et la guerre à gaza. Mais ce film souffre de nombreux défauts rédhibitoires Trop long, confus, ennuyeux, j'ai eu envie de partir à de nombreuses reprises Bref , je ne comprends pas l'enthousiasme face à ce film guidé par.......je sais pas
Dans Oui, Nadav Lapid scrute Israël après le 7 octobre, quand la ville vibre d’une inquiétude sourde. Y., saxophoniste en quête de cachets, et Jasmine, danseuse au corps épuisé, se vendent pour survivre : leur art, leur sueur, leurs fragments d’âme deviennent monnaie d’échange. Au détour des clubs et des appartements anonymes, ils offrent musique et étreintes comme un dernier souffle.
La caméra de Lapid se fait funambule. Elle avance, recule, s’arrête brutalement, capte les silences et les battements du cœur collectif. On ressent l’électricité de ses précédents films, mais ici l’urgence politique prend une forme plus intime, presque chuchotée.
Ariel Bronz incarne Y. avec une intensité nerveuse, comme un saxophoniste qui jouerait sur une anche fêlée. Efrat Dor, en Jasmine, irradie un mélange d’abandon et de résistance : chaque mouvement de danse est un geste de survie. Les seconds rôles – Naama Preis, Aleksei Serebryakov, Pablo Pillaud-Vivien – surgissent puis disparaissent comme des notes de contrepoint, brefs éclats d’humanité.
Quand l’État confie à Y. la tâche insensée d’écrire un nouvel hymne national, la fiction se tend : comment composer une mélodie d’unité quand le sol se fissure ? La bande-son, entre jazz effiloché et nappes électroniques, griffe l’air d’une inquiétude permanente.
Mais la durée – deux heures vingt-neuf – finit par peser. Certains plans s’étirent jusqu’à l’hypnose, et la virtuosité de Lapid tourne parfois au vertige contemplatif. L’émotion se dilue, la transe se fissure. Reste une œuvre fière, instable, vibrante, qui ose mêler désir et politique, caresse et révolte. Oui est un chant d’amour écorché, un poème de cuivre et de cendre.
14/20 : un film habité, exigeant, que l’on admire plus qu’on ne le chérit, mais qui continue de résonner longtemps après l’écran noir.
Écrire sur Oui est un exercice périlleux : comment résumer un film qui exaspère, bouleverse, captive, agace, épuise, horripile et fascine tout à la fois ?
Oeuvre inclassable, excessive, parfois insupportable, souvent hystérique, Oui hurle sa peine et sa colère et bouscule, en faisant réfléchir sur la violence de vivre en Israël aujourd'hui, dans une société meurtrie et ivre de vengeance, portée par un gouvernement dont le réalisateur est devenu un farouche opposant.
Dans ce chaos permanent et foisonnant, où chaque minute invente un nouveau dispositif de mise en scène, surgissent des éclats mémorables : une séquence d’ouverture outrancière et déjà culte sur fond d’eurodance, un road trip ponctué d’un monologue glaçant sur les massacres du 7 octobre, des plans sidérants montrant Gaza bombardée au loin, et un final où la fiction rejoint la réalité avec une puissance vertigineuse.
Reste que l’on se perd facilement dans ce tourbillon, au point de ne plus toujours savoir ce que l’on regarde ni pourquoi on nous le montre. Le fil narratif autour du couple dilue la force du propos, et le burlesque, en réduisant sans cesse les personnages à des pantins, finit par fatiguer.
Pourtant, malgré toutes ces réserves et une projection parfois éprouvante, l’impression s’incruste dans l'esprit du spectateur et plus le temps passe, plus Oui s’impose comme un grand film. Un geste de cinéma unique en son genre pour une oeuvre radicale et en colère, qui parvient à mêler brillamment création artistique et dénonciation politique.
C’est dérangeant, c’est visuellement accrocheur, thématiquement provocant, ça convoque un drame qu’on ne voit que de loin mais qui est toujours présent -Tu n’aurais pas un autre globe ?, dit une blague dans le film, résumant son ambition farouche de refuser l’inéluctable réalité de la guerre sans limites ni fin. Une bombe à retardement.
Un grand moment de cinéma malgré le côté parfois irrévérencieux de certaines scènes. Tout fait sens . Cela démarre comme un film sous acide, puis l’épure apparaît et la magie opère. Visuellement très beau. Interprétation remarquable. Un grand film…vraiment
Dommage qu’aucune mention du niveau sonore ne soit indiquée au début du film… malheureusement obligé de quitter la séance au bout des 20 premières minutes
Grosse claque ! Vraiment à voir pour diversifier les angles de vues sur un sujet actuel très complexe Les acteurs sont géniaux et la mise en scène très originale
Éclairage puissant sur le chaos de la société israélienneet ses divisions grandissantes après le 7/10. Une première partie un peu trop longue, démonstrative et dans l’excès (même si c’est voulu) du coup l’on reste un peu en dehors des personnages, mais une suite très prenante et bouleversante sans apitoiement sur soi. Un regard cru au scalpel ...
Film d'une puissance rare et nécessaire. Un véritable génie s'exprime au travers de ces scènes fracassantes et émouvantes aux larmes. Un jeu d'acteurs extraordinaires et des images magnifiques, fortes, qui soulèvent des questionnements existentiels qui vous interrogent pendant les semaines qui suivent. Ce film est tellement important. Et il va bien au-delà de la dimension artistique et politique - il est universel. Courrez-y.
Comment avoir 35 ans, elever un enfant, en Israël entre les récits glaçant des massacres du 7 octobre et le bruit des bombes qui tombent sur Gaza.? Ce film nous entraîne sans repis ni echappatoire, au fond de l'âme de trois personnages magnifiquement interprétés et filmés.
Un film exceptionnel par le thème abordé lié à l'actualité brulante, par une mise en scène tournoyante, par des acteurs attachants et allant jusqu'au bout de leur énergie et par une série de scènes qui resteront longtemps dans votre mémoire ( les scènes du tout début du film sous une musique décoiffante, la scène de piano à quatre mains, la scène de l'hymne chanté par les enfants ,...). A voir absolument ! Yes !!
Yes de Nadav Lapid est un film à voir absolument, une œuvre rare et nécessaire. Un film essentiel par la force de son propos politique. Mais surtout, un geste de mise en scène aussi radical que libre.