Il s’agit du second long-métrage de Junta Yamaguchi, après son premier film Beyond the infinite Two Minutes (2020), présenté dans plus de 50 festivals internationaux et qui a reçu une vingtaine de prix.
Comme c’était déjà le cas dans son premier film, il est de nouveau question ici d’une boucle temporelle. À ceci près que dans Beyond the infinite Two Minutes, chaque seconde comptait dans l’intrigue. Cependant, dans En boucle, l’exercice diffère un peu en ce sens que le réalisateur s'est davantage focalisé sur les failles humaines que sur le concept temporel en lui-même.
Avec En boucle, le réalisateur souhaitait qu’il y ait une logique et un sens à toutes les émotions mises en scène. Il avait notamment en tête l’univers de grands réalisateurs japonais maîtres du cinéma fantastique, comme Nobuhiko Obayashi dont les films présentent des images qui comportent une véritable portée symbolique.
Les différentes boucles temporelles ont été tournées en une seule prise à chaque fois. En outre, l’un des plus gros défis au niveau de la réalisation concernait le lieu de tournage. En effet, le film a été tourné à Kibune, une petite ville montagneuse près de Kyoto, qui accueille rarement des tournages puisqu’elle est assez difficile d’accès.
De manière à s’organiser au mieux, Junta Yamaguchi a construit l’ordre du tournage de son film en fonction des différentes conditions météorologiques dans cette région du Japon, baignée aussi bien par le soleil que par la pluie ou la neige qui se succèdent fréquemment les uns à la suite des autres.
Contrairement à son premier film, le réalisateur a cette fois tourné en extérieur et dans des décors naturels. Une vraie gageure puisqu’en fonction des différentes conditions météorologiques, il devait réajuster son scénario en conséquence. Les dialogues et les situations étaient donc réécrits quotidiennement en fonction de ces différents paramètres, en étroite collaboration avec le scénariste, Makoto Ueda.
Suite à une vague de froid extrême, le tournage a dû être en partie interrompu. Pour le cinéaste, reprendre le chemin des plateaux pour tourner les scènes manquantes a la suite de cet imprévu a été un véritable défi puisque plusieurs comédiens étaient déjà engagés sur d’autres projets et qu’il ne lui restait plus que trois mois avant la sortie du film en salles. Pour rattraper ce retard, Junta Yamaguchi n’a donc quasiment pas dormi pendant un mois afin de terminer son montage.
Junta Yamaguchi avait déjà travaillé avec Makoto Ueda, puisque ce dernier avait également signé le scénario de Beyond the infinite Two Minutes.