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Vince
50 abonnés
76 critiques
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5,0
Publiée le 16 février 2025
Vu en avant-première ! Une claque ! La réalisation de Sorrentino, le magnétisme de l'actrice principale de Celeste Dalla Porta, un film à ne pas manquer en ce début 2025.
Oeuvre fascinante mais souvent anecdotique, le long métrage de SORRENTINO se pose comme un projet magnifique, une oeuvre belle et imposante, mais qui manque de clarté, quant à ce qu'elle véhicule, raconte, et expose de son héroïne, fantasmée et passionnée par son réalisateur
Parthenope nous emmène dans une dystopie en 1950, remontant le temps progressivement. Tout d'abord, l'érotisme dans ce long métrage n'est pas graveleux, mais réalisé vraiment avec la plus grande intelligence. Visuellement, c'est magnifique et ça mérite 10/10 ; voir plus, j'ai été envouté, subjugué par ce film qui m'a donné des frissons comme je n'en ai jamais eu. La photographie est juste exceptionnelle, la réalisation est juste lécher et est totalement un sans-faute. Ce film est juste un sans-faute dans son intégralité et est une œuvre d'art, un énorme 10/10
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2,0
Publiée le 10 février 2025
« C'est impossible d'être heureux dans le plus bel endroit du monde. » Baptisée selon le nom de la sirène qui se serait noyée dans les eaux où elle est née, Parthénope est d'une beauté à couper le souffle. Elle ne laisse personne indifférent, ce que l'on découvre à travers un récit qui s'étale sur plusieurs années. Paolo Sorrentino, qui a l'habitude de s'intéresser à la jeunesse et à la beauté, présente une femme aussi belle qu'intelligente, mais c'est son charme envoûtant qui est sans cesse mis en avant dans les différentes relations. Son nouveau film est proche de la parodie avec cette contemplation de la perfection juste lassante au bout d'un moment. Tout le monde est beau, les décors sont agréables, les images sont séduisantes, mais c'est un joli tableau qui n'a aucune profondeur. Tout se passe sans accroc même quand il y a un drame. Un parcours de vie sans obstacle pour une histoire ridiculement superficielle. La première partie se laisse suivre, car agréable à l'œil puis au bout d'un moment, on se demande si on ne teste tout simplement pas nos limites... Bref, ça ne raconte rien.
Vu à sa sortie en Italie, ce film correspond à la marque de fabrique de Sorrentino : images magnifiques, décors somptueux, acteurs et actrices au diapason. Une belle réflexion sur la jeunesse, la beauté, la recherche d'authenticité, la confiance.
Parthenope telle une déesse est adulée dés sa naissance. Un parrain pour fée Carrabosse, comblera tous ses désirs entre légèreté et insouciance. Mais la vulnérabilité de son frère, recherchant plus qu'une affection fraternelle, et des parents absents, la plongeront alors dans une existence débridée. Ne s’avouant pas vaincue, Pathenope prend son destin en main. Paolo Sorrentino nous mène dans une Naples qui semble figée dans son passé à travers le regard de son héroïne. Tantôt les reliefs escarpés de la cité napolitaine, iradiés par le soleil nous laisse croire à une vie faite de "calme, luxe et de volupté". Dès la nuit tombée, sa part d'ombre nous est révélée. A voir absolument !
Vu en Espagne. Le film est « potable », les attentes étaient très faibles après le film catastrophique sur Berlusconi. Les acteurs s'améliorent au fur et à mesure que le film avance. La structure narrative ressemble beaucoup (trop) à l’Amica geniale d'Elena Ferrante. Quelques références à Fellini pour filmer sa ville natale mais au final ce sont trop de clichés sur Naples qui n'approfondissent rien (comme toujours, Sorrentino ne pense pas politiquement).
Comment faire d’un film un poème ? Il suffit de demander à Sorrentino. Ce film est pour moi un chef d’œuvre, une ode à la grâce, à la beauté, et à l’esthétisme de Naples. Tout le film est beau, tout y est magnifié y compris les sujets parfois graves qui y sont abordés. L’actrice qui joue Parthenope jeune est simplement parfaite. Sa beauté et sa profondeur nous inondent. Je retournerai sûrement le voir lors de sa sortie.
Avec Parthenope, Paolo Sorrentino nous emmène dans une fresque intime et mélancolique, retraçant la vie de son héroïne éponyme de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Naples, à la fois envoûtante et rugissante, sert de toile de fond à cette odyssée féminine, marquée par des amours, des drames, et une quête de liberté. Cette liberté et cette beauté, l'héroïne en fait son mojo, une manière d'éviter de trouver du sens à sa vie. "Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté, Avec que toi je veux mourir et vivre." disait Ronsard à juste titre. Belle certes, brillante surtout. Pourtant, Parthenope est vide d'amour, du vrai, et incapable de charmer par sa spontanéité.
Visuellement, Sorrentino brille une fois encore : chaque plan est une œuvre d’art. Pourtant, cette virtuosité peut tourner à la mécanique. Les ralentis expressifs, les décors sublimes et les motifs formels s’enchaînent parfois avec trop de systématisme, donnant l’impression d’un "beau" calculé plus qu’authentique.
Les immersions dans les traditions napolitaines, bien que visuellement saisissantes, sont difficiles d'accès pour qui n'est pas déjà initié à cette ville, et laissent le spectateur extérieur à cet univers souvent perplexe. Le film séduit par moments, ennuie à d’autres, à cause de certaines longueurs frustrantes, qui manquent parfois de cohérence, et nous éloigne de l’essence du film : Parthenope. Si l’élégie mélancolique et romanesque de Parthenope rappelle les grandes œuvres de Sorrentino, elle trahit aussi une certaine répétition de ses thèmes, ses techniques et la lourdeur de certains de ses excès.
Une Ode à Naples poétique à l’italienne, toute en philosophie. Magnifique dans tous ses décors, ses visages, ces bruits d’oiseaux, de vagues et de chants de supporter. Le tout incarné dans son personnage féminin, dépositaire de l’âme de la ville italienne, telle une envoyée du panthéon Romain.
Film vu lors de son avant-première le 17 novembre à Clermont L'Herrault. Un moment suspendu de cinéma. Une lenteur jubilatoire et un douce mélancolie qui nous ramène à l'époque actuelle.