Parthenope
Note moyenne
3,4
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190 critiques spectateurs

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benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 40 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2025
Lorsque des navigateurs grecs fondèrent l’actuelle Naples au dixième siècle avant notre ère, ils lui donnèrent le nom de Parthénope, en référence à une sirène qui peuplait leurs légendes. Trois millénaires plus tard, Paolo Sorrentino, le Napolitain, réveille la légende en la transposant au monde contemporain. Née dans l’eau, élevée dans une villa luxueuse des bords du golfe de Naples, jolie jeune femme aux longs cheveux ondulés, Parthénope a tous les attributs d’une sirène.
Sorrentino suit son cheminement du jour de sa naissance en 1950 au jour de son pot de départ en retraite, celui d’une femme charismatique dont la beauté agit comme un aimant auprès des hommes, mais dont la soif de liberté en déboussolera plus d’un. Dans cette Italie du Sud très patriarcale, cette « bella ragazza » veut vivre sa vie de femme indépendante, cultivant son intérêt pour l’anthropologie dont elle fera son métier jusqu’à devenir un professeur d’université émérite. Sorrentino tisse sa toile autour de cette héroïne qu’il monte sur un piédestal pour mieux nous décrire son rapport à sa famille, aux hommes et à sa ville natale. Au cœur de cette famille napolitaine huppée, la forte personnalité de Parthénope est à l’instar de celle de sa mère et de son parrain, mais tranche littéralement avec celle de son père et de son frère, êtres fragiles et dominés. Et c’est bien sa personnalité qui fera basculer le destin de cette famille bien établie dans le tragique. Le rapport aux hommes qu’entretient Parthénope est ambigu, fait de rencontres éphémères et de relations durables, mais avec à chaque fois, le souci de ne pas s’enfermer dans un carcan qui entraverait sa liberté de femme. Lorsqu’elle se retrouve enceinte, elle décide, seule, d’avorter. Lorsque Sandrino lui déclare son amour après plusieurs années de séduction, elle le rejette en l’accablant de reproches. Parthénope s’ouvre davantage aux hommes d’âge mur, qui ne cherchent pas à s’approprier sa beauté et l’enrichissent intellectuellement. Son rapport à Naples, est en revanche, fusionnel : quitter cette ville qui l’a vu naître serait une trahison, en témoigne sa réticence à accepter un poste universitaire à Trente, dans cette Italie du Nord si austère. Cet attachement de Parthénope à Naples, fait de la ville le deuxième personnage du film.
Le Naples que nous montre Sorrentino n’est pas celui du chaos administratif et des quartiers pouilleux tel qu’on se le représente parfois. Sorrentino a grandi dans le Vomero, un des endroits cossus qui surplombe la ville. Son Naples est, au contraire, une ville soignée, bourgeoise, qui étale ses charmes et sa douceur de vivre au pied du Vésuve dont la silhouette s’impose dans de nombreux plans extérieurs. Une ville libre, qui ne juge pas. Sorrentino n’échappe toutefois pas aux clichés napolitains sur la Camorra et le foot, mais les traite à chaque fois avec son style propre, mélange de dérision et d’extravagance. La Camorra est abordée à travers une scène très osée où les jeunes héritiers de deux familles influentes en quête d’unité s’accouplent sous les yeux d’un public attentif. Le foot est incarné par cette péniche sur roues qui avance lentement dans la nuit paisible chargée de certaines de tifosi célébrant la victoire de l’équipe locale.
Sorrentino se livre à un véritable exercice de style dans sa façon de filmer. Les plans symétriques sont nombreux, comme le sont ces travellings latéraux dans lesquels les personnages restent figés. Dans la lignée de Fellini, dont il revendique l’inspiration, il signe une œuvre baroque, où prolifèrent les couleurs, les surcharges décoratives et l’exubérance des formes. Parthénope évolue dans un monde où tout semble abondance, où les personnages qu’elle fréquente se caractérisent souvent par leur excès, qu’ils soient spirituels, corporels ou comportementaux. Dans ce film construit d’une façon linéaire sur le plan chorologique, qui évite habilement le piège des flash-backs, la multiplication de ces personnages fait toutefois perdre de sa force au récit et lui donne une impression de lourdeur. Les tergiversations de Parthénope autour du sens qu’elle souhaite donner à sa vie et les rencontres qui en découlent rendent le film décousu et altèrent l’impression de mélancolie qui s’en dégage. La réflexion sur le temps qui passe semble reléguée au second plan.
Reste ce message fort sur la femme et sa manière d’opposer aux hommes sa beauté et sa liberté. « Beauty is a war » déclare John Cheever, l’écrivain désillusionné interprété par Gary Oldman. Un adage à méditer.
Spider cineman
Spider cineman

220 abonnés 2 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2025
Certes un beau decorum et une intrigue, néanmoins les scènes qui s empilent se ressemblent, ça en devient lassant …
Séverine Boulant
Séverine Boulant

8 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
La lumière éblouissante qui se dégage contraste avec ce charme nostalgique qui vous emmène avec langueur d un bout à l autre de cette vie de femme , un mot résume tout , le charme …:
Des compositions d images plus parfaites à chaque plan avec force de ralentis on se laisse embarquer
Et puis… l’Italie tout est ….superbe
predaphil
predaphil

25 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2025
Esthétiquement réussi , de belles images , beaux acteurs et belles musiques . C’est l’histoire de cigarettes dans la bouche de jolies filles, de beaux gars, d’une vieille dame, dans la mer, sur de belles terrasses dans une cathédrale à la bouche d’un cardinal en slip, à la fac… enfin une très belle pub pour l’industrie du tabac. Un peu abstrait mais ça se regarde pour le plaisir des yeux et des oreilles.
Loic D
Loic D

6 abonnés 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 septembre 2025
La pire escroquerie de Sorrentino. Une maestria visuelle totalement inutile pour un discours fabuleusement creux, très provo-italien : misère et démesure qui éclate à la gueule du bourgeois. Honnêtement sans intérêt, esthétisant mais vide. À fuir
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2025
En 1950 naît Parthenope dans la baie de Naples (comme celle dont elle porte le nom) et on suivra ses aventures dans les décennies suivantes et surtout ses multiples rencontres, souvent déroutantes, et les nombreuses têtes d'hommes et de femmes qu'elle fait tourner...
Car oui Parthenope/Celeste Dalla Porta est belle, même plus que ça elle est magnifique, lumineuse, sublime, avec en plus ce regard mélancolique qui vous happe, et elle doit affronter sans cesse les concupiscences masculines, les jalousies, les injonctions et les affres de la vie... mais certaines de ses péripéties, surtout sur la fin, laissent vraiment songeur ( spoiler: l'inceste consommé, le monstrueux fils du prof, la "fusion" de la mafia, le prêtre libidineux et le miracle de San Gennaro)
et je n'ai pas compris où Sorrentino voulait en venir. Une réflexion sur la beauté, son pouvoir et son évanescence, mais après ?
Du reste, Sorrentino réalise une nouvelle déclaration d'amour à sa ville natale et ses habitants après "la Main de Dieu", il filme magnifiquement Naples et sa région, nous gratifiant de splendides plans sur la ville et ses lieux iconiques (il Duomo, Galleria Umberto I, quartiers espagnols), ce qui suffit pour apprécier quand même le film pour l'amoureux de l'Italie que je suis, en plus de la merveilleuse Celeste Dalla Porta !
Jean Peyre
Jean Peyre

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
Régalade. Je me suis fait embarqué dès les premières images. Mon film préféré et de loin du réalisateur restera YOUTH. Tout ce que j'aime au cinéma...
Turtle
Turtle

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2025
Un film réalisé par un poète pour des rêveurs. L'actrice qui joue Parthénope est bouleversante et Naples est toujours aussi belle. Merci pour ce moment d’émotion.
François Paquay
François Paquay

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2025
Un film sur le pouvoir de la beauté, le pouvoir des femmes et la condition humaine face à la jeunesse, le temps, l'amour; évoqués comme un poème, une ode à la beauté, au cinema et à Naples. Rien que ça. Le film est plein de grâce et sa mise en scène est sublime.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

193 abonnés 777 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 juillet 2025
La vie, le cinéma et Naples, selon Yves Saint-Laurent... pardon, Paolo Sorrentino. Des mannequins en lieu et place d'acteurs et d'actrices dignes de ce nom, des tonnes de vulgarité, une esthétique façon pub de parfum ou de vacances de luxe, du sexe, du porno chic, de l'inceste, des séquences malsaines pseudo-provocatrices, de la chair triste, des riches indécents, un voyeurisme omniprésent... Pas de doute, on est bien devant un film de Paolo Sorrentino. Tout n'est qu'images et surface, c'est d'un creux abyssal... Sorrentino se veut l'égal de Federico Fellini, et il voudrait délivrer des sentences définitives, d'une profondeur insondable. C'est plutôt son ego qui est gargantuesque, lui qui enchaîne depuis des années les films de plus en plus vains, artificiels et laids. Son cinéma est comme mort et momifié, comme figé dans son propre narcissisme, confondant goût de l'épate et talent. Si l'ont veut avoir une idée de ce que le cinéma contemporain peut produire de pire, Parthenope et Paolo Sorrentino en sont un parfait exemple.
Lcampa
Lcampa

3 abonnés 65 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2025
Envoûtant. Je suis allé voir ce film pour être envoûté. Je l'ai été. OK images pub ok ralentis ok Saint Laurent producteur. Le résultat est là. Pour beaucoup film détestable sans cinéma. Pour moi une respiration gourmande délicieuse. Un livre d'images à consulter sans modération.
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juillet 2025
Paolo Sorrentino est un réalisateur profondément gênant, dans la forme et surtout dans le forme.
Dans la forme, son cinéma pseudo-intello est totalement creux et sans originalité ; il ne sait que filmer le "beau" que la norme esthétique lui impose et qu'il se contente de relayer : luxe, grandes villas, belles robes et beaux bijoux, avec une réalisation attendue (si vous aimez les ralentis, vous allez vous régaler) et une incapacité totale à faire jouer ses acteurs (la dernière scène avec les supporters napolitains atteint le summum du ridicule).
Mais ce qui dérange vraiment, c'est de se sentir prisonnier d'un réalisateur libidineux qui, film après film, confirme qu'il ne fait du "cinéma" que dans le but de filmer le corps de jolies jeunes femmes. Une sorte de voyeurisme obscène mal maquillé sous un prétexte artistique.
Pathétique et gênant.
fabrichoux
fabrichoux

3 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Paolo Sorrentino suspend le temps dans cette belle œuvre poétique et hypnotique.
Celeste Dalla Porta est tout simplement somptueuse et Parthenope est aussi envoutante qu'intrigante.
Du cinéma italien comme on l'adore !
Cdelpuppo
Cdelpuppo

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2025
Paolo Sorrentino nous propose de suivre l’épopée d’une belle napolitaine, Parthenope. À travers ce personnage, il nous décrie, son grand amour, la magnifique Naples. L’on retrouve en ce film des images et des textes poétiques, grande signature de sorrentino. Vous Amateurs du réalisateur comme pour vous qu’il ne le connaissait pas encore, regardez ce film, vous ne le regretterez pas.
gazbunap
gazbunap

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2025
Bon, ben j'ai tout aimé dès les premières images. Vrai, un peu long et lent, mais fichtre, le charme de l’interprète principale balaye tout, une seule envie: l'aimer. Un petite erreur vient gâcher mon plaisir, dans une scène censée se passer dans les année quatre-vingt, un paquet de cigarette avec les mentions de danger. Il y a aussi un vrai problème: Naples sans Pizza, pâtes, sfogliatelle et babas, ce n'est pas Naples. A part ça, cahier des charges: belles filles, belles couleurs, belles musique, tenu, je dis encora!
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