Le film est démoli globalement par la critique presse a l exception du Figaro et on peut comprendre que les excès de Sorrentino puisse fatiguer … mais si vous rentrez dans le jeu, si vous savez par avance qu’il y aura trop de tout, trop de beauté, trop de baroque, trop de Naples, trop d’anticléricalisme, trop de soleil, trop de mer, trop de passion, trop de personnages totalement improbables, jusqu’à la fin, ce film est pour vous !
Sorrentino frappe de nouveau très fort avec ce film, cet opéra, ce ballet sur la féminité ultime et sa ville ultime aussi. Surmontez vos réticences et laissez vous porter … vous allez faire un voyage lent, sublime, sans comparaison possible avec ce que le cinéma vous offre par ailleurs. Il vous hantera longtemps ce voyage et vous rêverez longtemps de voir passer Parthenope en maillot de bain jaune en kayak de mer devant les incroyables villas du Pausilippe….
L’actrice incarne ce rôle impossible ( être « La femme ») de manière très convaincante et le reste du casting est à l’avenant avec une mention spéciale pour le professeur d’anthropologie et pour le prêtre de San Gennaro.
Un bémol : merci a Anthony Vaccarrello d’arrêter de vouloir être producteur de cinéma pour habiller tout le monde en Saint Laurent ( comme dans le dernier Almodovar également) … ça tombe parfois totalement à plat !!
Une production Saint Laurent au parfum assez peu troublant! Un film cependant divertissant si on pardonne l’ennui distillé goutte à goutte. Mais on est loins des films inspirés qu’étaient La Grande Bellezza ou bien Youth
Très belle réflexion sur la beauté, et les hautes voies de sa pénétration. Une réflexions aussi sur les beautés et les horreurs de Naples, une planète, plutôt qu'une ville, un ovni dans la civilisation occidentale. D’extraordinaire puissance la beauté de la protagoniste, bonne actrice très bien photographiée.
Difficile de noter un film comme Parthenope, difficile également d'en parler, car ce genre d'œuvre sera reçu, interprété et vécu différemment par chacun. J'ai évidemment été admiratif de l'esthétique du film : on tombe amoureux de Naples et de ses paysages, on est véritablement dans une carte postale. Mais le grand atout du film, c'est bien sûr son actrice principale. Présentée comme une déesse de la beauté, source de tous désirs, elle ne pourra nous laisser insensible à son charme. Le vrai problème du film est sa narration, et la façon dont il traite son personnage sublimé par Celeste Dalla Porta : les scènes se succèdent et nous laissent bien souvent dans l'incompréhension, le pourquoi du comment. Je veux bien me laisser emporter, mais de là à m'y perdre… Tout est prétexte à faire des plans aussi beaux que marquants, mais se succédant sans réelle logique… J'étais dedans jusqu'au "drame", et ensuite je trouve que la curiosité du personnage de Parthenope est un prétexte bien trop simple pour justifier les choix parfois loufoques du scénario de Paolo Sorrentino.
Pas le meilleur Sorrentino et oui l’influence Saint Laurent peut agacer dans la première partie du film, mais comment peut-on donner 1 étoile à ce film en y fourrant du “male gazing” dans les commentaires (libé, les inrocks).
Un film peut acquérir sa valeur avec quelques scènes, quelques plans, son intention. Parthenope est de ceux là. Les amoureux de Sorrentino excuseront largement le reste.
Le film est une tranche de beauté sublime qui fait un bien fou en ce moment. La narration s’essouffle pourtant parfois mais repart. L’image est sublime mais il manque quelque chose pour toucher comme La grande belleza m’avait marqué. Pas grave, on a la chance de voir du vrai beau cinéma arty peut être mais qui devient rare.
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + parthenope" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Il fallait s’y attendre : Paolo Sorrentino a encore frappé. Avec Parthenope, il nous offre une œuvre qui ressemble à une publicité de parfum étirée sur deux heures. Naples y est sublimée, magnifiée, mythifiée – et paradoxalement vidée de toute substance. Comme un plat gastronomique qui aurait oublié d’avoir du goût.
L’histoire ? Une jeune femme au nom symbolique erre dans la ville, contemplant la vie avec la nonchalance d’une égérie Dior sous Prozac. Celeste Dalla Porta, choisie pour incarner cette muse napolitaine, semble moins jouer que poser. Mais ce n’est pas un problème : dans l’univers de Sorrentino, les personnages ne sont jamais vraiment des êtres humains, juste des concepts joliment éclairés.
Évidemment, la mise en scène est somptueuse. Plans séquences léchés, jeux de lumière étudiés au millimètre, ralentis extatiques – chaque image semble crier "Regardez comme je suis belle !". Et oui, c’est beau. Terriblement beau. Mais aussi terriblement vain. Sorrentino ne filme pas Naples, il la fantasme. Ici, pas de chaos urbain, pas de vie réelle, juste un décor de cinéma où chaque pierre semble avoir été retouchée sous Photoshop.
Quant aux personnages secondaires… enfin, “secondaires”, c’est un bien grand mot. Le frère ? Une silhouette. L’ami épris ? Un vague souvenir. Gary Oldman en écrivain américain ? Une apparition aussi absurde qu’inutile. À croire que Sorrentino ne sait plus quoi faire de ses figurants de luxe.
Alors oui, Parthenope est un film d’une rare beauté plastique. Mais c’est aussi un film où l’émotion réelle semble s’être fait la malle. Une fresque somptueuse et creuse, un rêve éveillé dont on sort étrangement indifférent.
Ce film est un hymne à la beauté, celle de la Baie de Naples, et celle de l’héroïne au corps parfait, Parthenope, jouée par Celeste Della Porta, la sirène mélancolique qui ravage les cœurs et les corps. Tant de froideur et de provocation provoque un sentiment de vide.
Je ne crois pas avoir vu avant celui là un film de ce genre, d'une telle poésie et finesse avec un constant questionnement philosophique tout au long du film sur : la beauté. Et plus précisément la beauté féminine dans une société italienne. Mon côté féministe râle encore une fois à cause de l'abus de sexualisation du personnage de Parthenope... et oui j'en ai marre. Mais après ça s'accorde avec le propos du film mais certains aspects étaient je pense trop poussée et passait la barre de l'abus justement. Pathernope est un personnage fascinant et présentée dès le début comme étant très lucide et intelligente mais qui subit le fait que l'environnement dans lequel elle évolue la considère comme étant d'une beauté reversante. Elle rentre dans les critères de beauté conventionnels. Et donc tout au long du film elle fait face à différentes situations certaines plus dramatiques que d'autres causées par sa beauté. Son évolution est très intéressante, au début elle en joue de cet avantage puis au fur et à mesure au vu des répercussions énormes que ça prend et en constatant que sa beauté ne résout pas tout, elle cherche à s'accrocher à autre chose : son intelligence. Les personnages qu'elle rencontre lui font percevoir différentes facettes d'elle même et la fin du film où elle fait face à ce qu'on considère comme un humain au summum de la laideur elle entreprend en disant qu'il est magnifique. Son rapport à la beauté évolue tout au long du film et j'ai adoré parcourir cette aventure avec elle.
Très joli film sur Naples, Capri et une certaine Italie. L'actrice principale est magnifique, la musique bien choisie, pour un film qui évoque la beauté, le désir, la liberté. Après un peu long et il y a peu d'enjeu sinon de suivre la vie sur plusieurs décennies.
Une succession de belles images, voire une accumulation de plans fixes et trop longs travellings ne suffisent pas à faire un bon film. C'est creux, dommage les images sont belles comme des cartes postales de Napoli !
Quel ennui.. bien trop long, bien trop lent, ... Un scénario confus, des scènes de sexe inutiles, du nombrilisme... la beauté de l actrice semble être l essentiel du scénario, jusqu'à l overdose.et on oublie Naples... exercice de style, intello.
Décalé baroque et attachant...tout tourne autour de Naples et Capri mais que ça fait du bien de voir une belle photo et de drôles de situations inattendues!