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Joseph W
19 critiques
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4,0
Publiée le 18 mars 2025
Évidemment il faut avoir vécu à Naples et visiter plusieurs quartiers pour se laisser envouté le film et son nombre incalculable de références à la ville. Les délires choisis sont à l'appréciation de chacun, mais on ressort du cinéma avec l'envie de prendre des billets pour Capri et un abonnement pour apprendre l'italien.
Lorsque l'on entend ou lit trop de bien d'un film avant de le voir, les attentes sont trop hautes et l'on est souvent déçu. Parthenope, descendu en flèche par beaucoup depuis sa projection à Cannes, m'a prouvé que le raisonnement inverse fonctionnait aussi.
Car si j'y suis allé un peu à reculons, suite au dézingage en règle subi par le film, j'ai très vite été fasciné par la splendeur des images, grâce à une photographie sublime, faisant de chaque plan un véritable tableau vivant.
Là où la bande-annonce laissait craindre le "male gaze" gênant d'un vieux réalisateur, il n'en est rien, et si Parthenope fait tourner la tête de tous ceux qui la croisent et de celui qui la filme, c'est pour son immense beauté, bien sûr, mais aussi pour sa personnalité complexe et insaisissable, qu'elle qualifiera elle-même de "triste et frivole, déterminée et désinvolte", à la fin du film. Un personnage fascinant qui refuse de se donner à n'importe et qui a deux obsessions, bien éloignées de son apparence : spoiler: avoir de la répartie et comprendre ce qu'est l'anthropologie.
Beaucoup resteront sur le côté de la route, rebutés par le rythme lent du film, ses réflexions quasi métaphysiques, la distance émotionnelle créée par la sur esthétisation de la mise en scène et par le côté pompeux que peut dégager l'ensemble.
J'ai pour ma part été subjugué et hypnotisé par ce faux rythme, le magnétisme de l'actrice principale, Celeste Dalla Costa, et conquis par la galerie de personnages et l'originalité des rôles secondaires : spoiler: un frère rempli de mélancolie et au désir ambigu, un riche poète homosexuel et dépressif, une professeur d'art dramatique excentrique dont on ne verra jamais le visage, un directeur de thèse peu démonstratif mais père d'un enfant tout à fait atypique ...
Produit par Saint-Laurent, Parthenope n'échappe pas à l'exercice de style mais raconte tout de même quelque chose d'intéressant sur la beauté et le temps qui passe.
Pompeux, des acteurs et actrices dignes de photos publicitaires, le même regard du début à la fin. Malsain à souhait. Pas d intrigues, des gros plans très longs. L actice est très belle....bon ça ne fait pas un film. L histoire de personnages mal équilibrés, l amoureux transis, le frere, la soeur, les parents mal dans leur peau etc, sans se le dire, mais generant des scesnes ambigues, se voulant sensuelles, en etant sexuelles,des regard langoureux, etc... Dignes d un excellent psychanalyste.
Superbe film à l'esthétisme incroyable tant par l'actrice principale lumineuse d'une beauté à la fois ingénue et troublante que les vues de Naples avec ces paysages sublimes et ces bas fonds sordides. Moment suspendu on en prend plein les yeux. Une ode à la jeunesse et au temps qui passe qui file si vite. A voir absolument
Bon, c'est mon premier Sorrantino, et , et oui je n'ai pas vu the Young Pope, Youth ou This must be the Place... Et je dois dire que c'est une drôle d'expérience. Le film est très poseur, et cela prend son temps. Mais alors qu'avec Nicolas Winding Refn dans sa série Too Old to Die Young, ici les corps ne sont pas forcément là pour apporter des émotions ou de la brutalité, mais des symboles. Et tout est plus ou moins parabole, tout en racontant l'histoire d'une femme...et de Naples. C'est donc beau et parfois même spectaculaire. Sorrantino, est un grand réalisateur, mais aussi un intellectuel et cela se sent. C'est un film à digérer et à analyser... Mais malheureusement tout est un peu trop étiré. Et par moments, je me suis quand même demandé ce que j'étais venu faire dans mon cinéma pour voir ça. A voir si vous avez besoin de soleil, et que le romantisme et l’Italie c'est votre truc. Pour les autres, ça reste quand même un peu trop "typé" et trop Napolitain ou italien, pour être appréciable si l'on y connait rien. A noter que tous les acteurs sont habillés par Yves Saint Laurent...et le côté clip de pub prend parfois le pas sur le reste. Même si l'histoire n'est pas oubliée.
Déçu par ce nouveau film de Sorrentino dont La grande belezza a acquis, pour moi, le statut de film culte. J’avais beaucoup aimé Youth, détesté Silvio et les autres et apprécié This must be The place. Je ne retrouve pas ce génie dans Parthenope. Comme souvent chez Sorrentino, il a des fulgurances dans certaines scènes, notamment, celle avec l’évêque dans la chapelle du trésor de San Genaro, celle de la « fusion » dans les bas-fonds de Naples, l’arrivée du carrosse par la mer ou la machine qui vaporise du produit sanitaire, bloquant le corbillard, la découverte du fils du professeur (quoiqu’un peu grand-guignolesque). Mises bout à bout, elles créent un univers baroque, mais l’on a un peu de mal à rentrer dans le propos qui finalement se résume à « j’aime Naples » et dont Parthenope, à juste titre, en est l’allégorie. La jeune (et très belle) actrice est quasiment de tous les plans, à croire que le réalisateur en est tombé (comme sa ville natale) follement amoureux, si ce n’est de manière excessive.
Quel ennui ; un film creux qui ne repose que sur la plastique de son actrice principale ; malsain aussi : relation incestueuse , relation avec un cardinal immonde sans que l’on comprenne le désir qu’il suscite chez l’héroïne , amoureux sincère malmené dont celle ci se joue , le tout sans approfondissement des ressorts censés animer ces situations ; la photo est belle mais ne suffit pas à sauver le film ; je regrette de ne pas être sortie avant la fin , sortant de la séance avec le sentiment d’avoir perdu mon temps
D'abord des belles et des beaux comme savent être les Italien(e)s. Puis des situations à la Fellini, Almodovar voire néoréalistes. Je n'ai pas tout compris de certains discours...cette ville de Naples...étrange.
Pour commenter le dernier Paolo Sorrentino, j' avoue devoir chercher un peu les qualificatifs s'approchant du meilleur, sur le thème du sens de la vie, de la nostalgie, de la romance et des paysages italiens..... Double portrait, celui d' une ville et ses plus beaux alentours : Naples, et celui de Parthenope cette Napolitaine bien entendu depuis sa naissance dans la baie, jusqu' à sa retraite, soit 70 années ! Le tout est magnifiquement filmé, les paysages, villas, du bord de la méditerranée sont éblouissants. Et pas moins sur la fabuleuse vie de Parthenope, jeune fille, étudiante, puis professeur Anthropologue, mise en scène avec une infinie précision et douceur. C'est vrai que cette jeune femme est "canon", tout au long des péripéties de sa vie amoureuse, spirituelle et intellectuelle. Sublimement interprétée par Celeste Dalla Porta puis Stefania Sandrelli. La photo est tout simplement fascinante. Elle s' associe à une sensualité que le réalisateur maitrise à la perfection, et à un choix musical extraordinaire ! Notamment, le passage du "Boléro" de Ravel, avec la visite surréaliste de l' église par le curé "Bishop" Pepe Lanzetta. Magnétique.....!!**
D'origine napolitaine, j'ai versé ma larme dès le début (et plusieurs fois dans le film) où je retrouvais ma jeunesse dans la ville de naissance de ma maman:Naples.Tout y est exactement montré comme je l'ai vécu mais dans un milieu pauvre: Le jusqu'au boutisme, la religion hystérique, la violence familiale, la violence du patriarcat, la violence des pervers et des familles, leur relation d'emprise, la séduction incestueuse ou pas, la mise en beauté de la femme façon italienne et sa froideur pour se protéger, la violence qu'elle déploie envers ceux qu'elle aiment pour savoir s'ils l'aiment vraiment, la chaleur irrésistible de certains hommes italiens ainsi que la lubricité et la corruption d'autres.Parmi eux 2 de ces hommes respectueux qui élèvent la jeune femme avec leur tendresse non broyée par les traditions machistes. La symbolique présente partout. Le film est baroque à l'excès avec ses flashs surréalistes comme le sont les églises de Naples, l'esthétique est grande classe, (je pense néoclassique), comme aiment l'être les napolitains, la trâme est mystérieuse et inquiétante, dramatique voire tragique, comme beaucoup de napolitains vivent la vie, à côté du Vesuvio, une épée de Damoclès au dessus de la tête. Et la question de vivre avec élégante férocité qui se pose ou pas pour tout napolitain proche de cette mort imminente possible dès leur naissance et de cette mer hypnoptisante...C'est dans leur culture. Ce n'est pas que Parthenope qui fascine ici par sa perversité, sa beauté, sa quête de briser les codes et de vivre l'amour le vrai, c'est aussi les hommes dépeints, leurs travers, leurs manques, leurs lâchetés, leur force, leur capacité à tricher et voler pour survivre à leur impuissance devant la femme qu'ils adulent et qu'ils objectisent. Merci Sorrentino!
C’est l’histoire d’une belle jeune femme issue d'une riche famille de la baie de Naples : on peut s’attendre à d’agréables images. On a pourtant très peur, au début, d'assister pendant deux heures à un défilé de mode ou une publicité pour un parfum. L'écueil n'est pas complètement évité, mais Sorrentino a tout de même des choses à nous dire, et on suit finalement avec intérêt et plaisir l'évolution de cette femme entre méandres amoureux et trajectoire universitaire. On pense parfois à Fellini et à Almodovar, et surtout à un prolongement de la Grande Bellezza.
Un film magnifique. Les synopsis que j'ai lu sur AlloCine ou ailleurs ne disent rien du film. Traduisent un manque de vie intérieure, alors que le film est un hommage à chacun.e de ses personnages. Non pas uniquement de leurs rôles et fonctions en ce monde, qui sont subtilement mis en contextes et décors des scènes par Paolo Sorrientino. Tandis que chaque dimension humaine est mise en évidence, sous les yeux du temps qui passe, de la jeunesse, de la beauté, du sens de l'amour... Le tempo est lent, par rapport aux films d'aujourd'hui. Et normal, pour qui prend le temps de vivre, observer, réfléchir. Et ce film réfléchit. Et transmet une essence, un parfum, que j'avais oublié. Celui de la découverte de la vie, dans sa jeunesse, l'exploration du monde, des sensations, du jeu des relations, quand on est belle ou beau. Et chaque image est prise sous l'angle de la beauté. Pas que des physiques, mais de chaque humain. Selon son histoire et son rôle, qui rapidement serait perçu (souvent justement) comme mauvais, Sorrentino nous montre chaque humain comme beau, avec son explication de l'amour, de la vie, de cette interrelation. La personnage principale est magnifique, et traverse sa vie avec curiosité et nonchalance, qui lui donne de l'applomb. Elle nous donne la chance de rencontrer, comme elle, des femmes et des hommes uniques. Les aimer ou pas n'est pas la question. La rencontre est la question. Ce film m'a fait un bien fou. Il m'a renoué avec mon passé, et donc mon présent. Mon avenir ne s'en portera d'autant mieux. Les dialogues sont précieux. Pleins de réponses qui parlent à l'âme et l'inconscient. Un bonheur subtil qui ne se discute pas, ne se décrit pas. Reste peut-être l'indicible et le mystère, mais un peu moins. Ou du moins pas tout.e seul.e. Sorrentino nous parle du mystère et de l'indicible, et je l'ai compris, je crois. Avec bonheur. Pour finir, un des rares film féministe de nature, sans vouloir l'être. Ca fait un bien fou de voir une telle femme, belle et intelligente, faire sa vie comme elle peut, sans se faire violer ou abuser. En croisant pourtant des prédateurs, qui dans cette histoire fondent miraculeusement devant sa beauté et sa peronnalité, qui ne laisse pas l'option d'être victime. Le respect des hommes envers elle frise l'irréalisme. Il est en faveur d'une présentation approndie de ces hommes, dont un seul voudra luifaire du mal, ouvertement, en essayant de la convaincre qu'elle est bête et de peu de valeur. Parthenope n'est pas dupe, et continue d'essayer de découvrir et comprendre le monde et les humains. Les images sont sublimes, en sortant du cinéma le monde me semblait plus beau. Merci Paolo Sorrentino :)
Je ne m'attendais pas à cela. Une belle surprise. Dans un decor aux somptueux paysages méditerranéens. Une beauté des corps, et cela ne fait pas tout. Des passages assez troublants. Une belle réussite.
Un esthétisme baroque au service d'une histoire dont on cherche en vain le sens profond pendant plus de deux heures, ou plutôt une successions de scènes felliniennes avec des personnages étranges, mystérieux, grotesques ou monstrueux, avec comme ténu fil de trame la vie d'une jeune femme belle, triste qui va devenir professeur d'anthropologie sans avoir jamais savoir ce qu'était l'anthropologie. le cadre est celui de Naples, sa baie, ses palais, ses rues sordides, la mafia et le football/ Des images parfois insolites, une musique supportable et un prof humaniste nous aident à passer le temps d'un film bien trop long et trop abscons
Paolo Sorrentino enfante de Parthenope. C ' est le nom ancien de la ville de Naples dont ce brillant cinéaste est natif . C ' est également une odyssée de Parthenope héroïne qui vit et que le cinéaste détaille au fil des évènements qui magnifient cette déesse et cette ville aux milles visages et paysages . Cordialement. Gérard Michel