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Matthieu B.
18 abonnés
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4,0
Publiée le 25 octobre 2025
Film visionné au cinéma.
Les dessins évoquent en partie ce qui peut se retrouver au Japon. Il y a dans la capacité à créer un immense univers avec des modes de réflexion, des outils et des pratiques différentes (constatez qui travail, comment on travail, comment on dort) des similitudes avec le travail de Miyazaki. C'est un énorme compliment.
Derrière cette utopie technologique, on retrouve un rapport très proche à l'accélérationnisme. C'est très bien ficelé. Les musiques fonctionnent (notamment le First Flight d'Arnaud Toulon). Les personnages ont diverses fonctions, dont certains pour rires et deux enfants différents au centre d'une belle aventure. A bien des égards on est au-dessus des productions de Disney.
Magnifiques dessins (100% sans IA !), histoire passionnante, personnages attachants, émotions à la pelle, que demander de plus ? Parfait pour les familles, mais aussi a voir seul, petit ou grand. Bravo à l'équipe !
Une fable colorée, entre futur dystopique et espoir retrouvé. En 2075, Iris est une petite fille de dix ans qui fait la rencontre d’Arco, un mystérieux enfant venu d’un futur lointain. Ensemble, ils vont tenter de trouver un moyen de le renvoyer chez lui.
Dès les premières images, on est frappé par la beauté visuelle du film. L’animation 2D, riche et détaillée, évoque l’univers de Miyazaki tout en affirmant un style propre, poétique et très coloré. Les décors impressionnent par leur précision, et le film regorge d’idées visuelles qui servent un récit à la fois lyrique et mélancolique. Le tout est sublimé par la magnifique musique d’Arnaud Toulon.
Le film séduit aussi par son écriture pleine d’excentricité, notamment grâce à trois personnages secondaires burlesques qui apportent une touche d’humour bienvenue.
Même si cette fable s’adresse avant tout aux plus jeunes, notamment par son humour, elle saura également toucher les adultes qui ont gardé leur âme d’enfant.
Derrière cette apparente légèreté, ARCO aborde des thèmes profonds comme la solitude et la relation parents-enfants. Il interroge aussi avec finesse notre rapport au progrès technologique, à la nature et à la déshumanisation de notre quotidien.
Mais surtout, le film est empreint de poésie et d’espoir. Certes, le futur de 2075 est dystopique : la nature, devenue hostile, contraint les humains à vivre dans des bulles artificielles. Pourtant, dans le futur lointain d’où vient Arco, l’humanité semble avoir retrouvé une harmonie avec cette nature qui, autrefois, avait ravagé la Terre.
Le scénario est parfois prévisible, et l’on peut lui reprocher de privilégier le dynamisme et l’action, là où l’on aurait aimé que certains thèmes soient davantage approfondis. Mais l’ensemble fonctionne, et le film parvient même à émouvoir le spectateur grâce à un dernier acte particulièrement maîtrisé.
Pour son premier long métrage, Ugo Bienvenu ne sombre pas dans la facilité et signe une fable de science-fiction à la fois philosophique et poétique, qui mérite amplement son Cristal du long métrage reçu au Festival d’Annecy.
gros bof, animé moyen. le départ est bien et puis ça évolue plutôt pas bien. le tout manque vraiment de profondeur sur les sujets qu'on veut faire passer (changement climatique), les discours sont vraiment plats, bien français dans ce qu'il y a de superficiel, des longueurs du vide, un côté éducatif moralisateur, les personnages du trio sont absurdes pour moi avec des grosses ficelles, du déjà vu, tellement qu'à un moment je me serais cru sur la chaine des dessins animés connu avec des traits grossiers. on a oublié vraiment l'essentiel du film, faire rêver. désolée pour le réalisateur pour moi c'est loupé. fan des films animés japonais rien de comparable, mais on a beaucoup de chemin à faire pour se hisser au plus haut. je mets 2 étoiles pour le côté vintage.
Un film d’animation magistral. L’émotion avec un scénario et un dénouement qui mêle nostalgie amour remords et espoir. Une réflexion aussi sur le temps le déterminisme dans la physique quantique avec ce voyage temporel. Tout est il déjà écrit ? Le thème musical enveloppe cette fable de façon discrète et passe presque au second plan mais est en réalité d’une grande force. C’est en tout cas ce qui ressort en re-visionnant. L’animation, presque saccadée, renforce encore la beauté de l’histoire et est une invitation à s’en imprégner pleinement. Comme Arlo qui repart au firmament, j’ai eu l’impression d être porté tout comme j’ai pu l’être dans ce chef d œuvre qu’est le roi et l’oiseau de Prévert et Grimaud. Assurément inscrit pour moi comme l’un des meilleurs films d’animation jamais produits. À voir absolument.
Récompensé cette année par le Cristal du long-métrage au Festival d'Annecy et co-produit notamment par Natalie Portman, ce premier long-métrage signé Ugo Bienvenu nous narre l'histoire d'une rencontre pas comme les autres : celle d'Iris, une jeune fille de 10 ans vivant en 2075, et d'Arco, un jeune garçon venant d'un futur lointain, tombé du ciel et cherchant à rentrer chez lui.
L'animation française reste une valeur sûre et cette œuvre écologico-poétique en est une nouvelle preuve.
«Arco» nous dépeint le récit de deux temporalités qui ont en commun la même planète, de deux enfants "éloignés" de leurs familles respectives.
Puisant notamment son inspiration dans la filmographie de Miyazaki et de Spielberg, Bienvenu arrive plutôt bien à s'en affranchir, en développant un univers futuriste crédible avec ses propres caractéristiques (un peu comme l'avait fait il n'y a pas si longtemps «Mars Express», de manière plus adulte et dystopique), où l'ont vit dans sa propre "bulle" sans forcément prêter attention au monde et à l'environnement qui nous entourent.
Un film dont le scénario manque un peu de prises de risque, nous déroulant une trajectoire connue et par moments trop balisée, ce qui m'a empêché de vraiment lâcher prise d'un point de vue émotionnel, notamment dans sa partie finale pourtant assez surprenante et foncièrement humaine, mais un peu expéditive.
Mais si le récit ne m'a pas autant subjugué que je l'aurai espéré, j'ai été vraiment immergé dans cette ambiance singulière et généreuse que dégage le film, qui peut compter sur une animation fabuleusement soignée et aux accents pop (ces séquences de vol, entre danger et liberté), une galerie de personnages touchants mais aussi hauts en couleurs (à l'image des Triplés, pouvant rappeler les personnages secondaires de certaines productions Ghibli, ou encore du robot nounou, pouvant rappeler un certain «Robot sauvage») et cette musique entraînante et planante signée Arnaud Toulon, aux tonalités parfois Hisaishiennes.
Histoire d'absence, de communication et du temps qui passe et nous reste sur cette Terre, une très jolie fable S-F à la «./Hook», à découvrir sur grand écran. Et parce que derrière chaque arc-en-ciel que l'on peut apercevoir se cache peut-être un écho du futur. Et une forme d'espoir. 7,5/10.
Le nouveau long-métrage d’Ugo Bienvenu trace une voie inattendue : entre film politique, film écologique, film familial, film d’aventure, mais avant tout un véritable kaléidoscope d’émotions qui font du bien. Dans un futur pas si lointain, il installe, avec une admirable simplicité narrative, un monde où chacun semble coupé du vivant, avant de renouer avec l’amitié, la nature, la déconnexion salvatrice. Les visuels sont splendides, foisonnants, et l’univers sonore enveloppe l’écran d’une richesse rare. En échafaudant ce 2075 à peine décalé de notre 2025, le réalisateur touche juste : de l’écologie à la solitude, en passant par le lien et la reconquête du lien, tout est là, sans lourdeur. Un beau pari d’imaginaire, parfaitement réussi.
Arco est le film d’animation de l’année, c’est merveilleux, bien écrit et d’une très grande légèreté. Le film arrive autant à nous faire rire qu’à nous faire pleurer et arrive à véhiculer de très beaux messages sans en faire trop. Mention spéciale pour l’animation qui est magnifique et le doublage qui est excellent. Foncez !
Ha c'est embêtant : le chef d'œuvre n'etait pas loin. Il y a des choses qui dépassent mes espérances et d'autres qui échouent terriblement. Au titre des premières : le dessin, les couleurs (dont le trio ludique bleu, jaune, rouge, omniprésent, qui m'a fait penser aux manettes de la super Nintendo), le design rétrofuturiste, la naïveté poétique assumée du propos et du trait, la caractérisation originale des trois méchants (je n'en dis pas plus à ce sujet), et le propos politique déployé à travers l'empuissancement des enfants (sans oublier la scène finale qui évoque la responsabilité qui va avec le fait de grandir). Mais le film échoue sur ses deux autres sujets politiques qu'il traite avec un conservatisme toxique : le genre (ex avec la scène où le père d'Iris s'emporte et la mère doit le tempérer ; mais surtout celle vers la fin ou Iris porte son bébé frère littéralement comme un femme enceinte porte son enfant, pendant que le garçon Arco dirige la barque : dormez tranquille braves gens, les rôles sociaux genrés sont parfaitement distribués... Il y des images symboliques qui font des dégâts à nos imaginaires et ç'en est une) et l'écologie où visiblement il n'y a pas de conséquence gênante pour l'humanité dans le futur à poursuivre notre mode de vie. Ha c'est réellement dommage : que j'aurais aimé adorer le film sans réserves !
« Poésie» Voilà une animation « Feel Good », toute en poésie. Même les apparemment méchants sont en fait sympas. Cela réveille notre âme d’enfant et on se laisse porter par cette rencontre entre la petite Iris et Arco, petit garçon, de 10 ans lui aussi, venu de l’avenir par erreur et qui cherche à retourner chez lui. Très joliment dessiné sur un scénario simple, et une musique au diapason, un film pour toute la famille et l’un de mes préférés de cette année!
un premier film d animation plein de surprises, de poesie et d imagination. c est visuellement parfait. par contre, le scénario paraît banal en comparaison et manque aussi bien d humour que d émotion.
On dirait du Miyazaki. J'aime comment les différentes thématiques sont amenées et le dessin en 2D est chouette. C'est poétiquement écologique, on en redemande!
Arco, premier long métrage d’Ugo Bienvenu, s’impose comme une œuvre d’animation d’une beauté et d'une poésie rares, à la croisée de la science-fiction, du conte écologique et de la fable humaniste.
La qualité de l’animation mérite d’être saluée : chaque image éblouit par sa beauté et par la richesse de l’univers déployé. Le soin apporté aux détails rappelle immanquablement le cinéma de Miyazaki, dans cette 2D dessinée à la main, où les paysages oscillent entre réalisme sensoriel et rêverie contemplative.
L'écriture est fine et intelligente mais le scénario, assez simple et linéaire, manque parfois de relief, et le film peine à prendre l’ampleur que promettaient ses premières minutes.
Reste alors une question ouverte : à qui s’adresse réellement ce conte futuriste ? Peut-être trop grave et méditatif pour le jeune public, un peu trop limpide et naïf pour séduire pleinement les adultes, Arco se situe finalement à la croisée des âges, capable de réunir tous types de cinéphiles. Un film sincère et généreux, qui impressionne par sa poésie visuelle, et qui gagnera, à coup sûr, le César du Meilleur Film d'Animation, en février prochain.
Film magnifique ! tant au niveau du visuel ( décors sublimes, animation) que du scénario très riche. La musique nous emporte et transcende le film du début à la fin . Il nous interroge sur le futur que nous allons laisser à nos enfants en jouant sur nos émotions tout au long du film , mais des émotions emplies d'humanité , d'amitié et d'amour. Que cela fait du bien !