Un magnifique film d’animation qui, derrière la simplicité apparente d’une amitié, explore avec finesse de nombreux thèmes liés à l’humain, à la société, au monde et à la nature. L’histoire et les musiques transportent immanquablement petits et grands.
On attendait un choc, on repart avec un joli rêve un peu tiède.
Ugo Bienvenu signe avec Arco un premier long-métrage d’animation d’une beauté sidérante — visuellement, c’est une leçon de style. Chaque plan déborde d’imagination, les décors respirent la BD, les textures se mêlent à la lumière avec une précision presque obsédante. C’est beau, maîtrisé, inventif.
Mais sous cette perfection graphique, quelque chose ne prend pas.
Le récit, trop sage, avance comme sous apesanteur. Arco, enfant trop jeune pour voyager dans le temps, déclenche malgré lui un saut accidentel qui le propulse dans un futur qu’il ne comprend pas. Et c’est là, dans ce décalage, que le film aurait pu vibrer. Sauf qu’on reste souvent spectateur d’une aventure qui, malgré sa poésie, semble flotter à distance.
Pourtant, Arco porte en lui de belles intentions. Le film parle d’héritage, de mémoire, de ce qu’on transmet à ceux qui viendront après nous. Il questionne notre rapport au progrès, à la planète, à la trace qu’on laisse — sans jamais appuyer son message. C’est un cri discret sur l’écologie et la responsabilité collective, caché derrière la douceur d’un conte.
Mais cette pudeur finit par freiner l’émotion.
On admire plus qu’on ne s’attache. On contemple ce monde sublime sans jamais y entrer vraiment.
Un film brillant sur la forme, fragile sur le fond — un miroir parfait de son héros : curieux, sincère… mais un peu perdu.
Allez le voir, vraiment. À ce stade, ça devient presque obligatoire. Arco est un récit futuriste d’une grande beauté esthétique, empreint de poésie et porté par une vision du futur qui refuse l’angoisse. Le film propose une fiction apaisée, nécessaire, qui ouvre la possibilité d’un avenir désirable, un imaginaire dont les nouvelles générations ont profondément besoin. La musique accompagne et amplifie cette atmosphère, donnant au film une force émotionnelle singulière.
Arco est un garçonnet de dix ans. Il vit au trentième siècle sur la planète Terre dans des jardins suspendus au sommet de mâts vertigineux. À cette époque lointaine, la civilisation humaine maîtrise le pouvoir de voyager dans le temps grâce à une cape magique et à un diamant qui fend la lumière. À l’insu de ses parents qui le lui avaient interdit, Arco remonte le temps jusqu’en 2075. Une fillette de son âge, Iris, est témoin de sa chute et le recueille tandis qu’un trio de chasseurs sont à sa poursuite. Iris va l’aider à retrouver le diamant qu’il a perdu et à retourner chez lui.
Projeté à Cannes en mai, Cristal du long métrage à Annecy en juin, "Arco" est arrivé en octobre sur les écrans précédé d’une réputation louangeuse. Il la mérite. Les thèmes qu’il traite – l’écologie, l’amitié, la solitude… – sont majeurs. Sa technique en 2D, avec ses couleurs pop qui rappellent Miyazaki, est pleine de poésie.
Arco est un film d’animation à recommander aux enfants dès 7-8 ans. Sans doute les adultes qui les accompagneront ne s’y ennuieront pas et auront eu le sentiment de faire œuvre utile. En revanche, quand bien même la salle où je suis allé le voir était remplie de jeunes adultes, je ne suis pas sûr d’avoir pris la bonne décision en y allant seul, sans l’alibi d’un neveu, d’une filleule ou d’un petit-enfant.
Superbe animation (une vraie ôde aux mangas japonais dans le dessin, le burlesque des méchants, etc), personnages attachants sans tomber dans le "pathos" dans les relations (asymétriques malheureusement pour certains) qu'ils peuvent nouer les uns avec les autres...
Film d'animation de science-fiction coécrit et réalisé par Ugo Bienvenu, qui fait ici ses premiers pas derrière la caméra, Arco est un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre Arco, un jeune garçon de dix ans, vivant avec ses parents et sa sœur en l'an 2932, dans des bâtiments flottants au niveau des nuages, qui, malgré l'interdiction de voler avant douze ans, utilise une cape aux couleurs de l'arc-en-ciel pour voyager. Seulement, ne maîtrisant pas son aptitude, il voyage accidentellement dans le temps jusqu'en l'an 2075, où il rencontre Iris, une jeune fille vivant avec son petit frère et un robot à tout faire qui s'occupe d'eux physiquement alors que leurs parents hologrammatiques sont trop occupés par leur travail. Iris va alors tout faire pour permettre à Arco de rentrer chez lui. Ce scénario s'avère prenant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue simple mais efficace nous faisant plonger dans un joli récit traitant de la famille et d'une amitié naissante. Surtout, l'univers dans lequel se déroule cette aventure est d'une belle créativité et imagine un futur lointain très bien pensé. Tout cela donne lieu à des jolies scènes mêlant action et sentiments, sur un ton dramatique. L'ensemble est porté par des personnages appréciables et attachants, notamment le juvénile binôme. Des protagonistes dont les traits prennent vie grâce aux voix d'une distribution convaincante réunissant Margot Ringard Oldra, Oscar Tresanini, Nathanaël Perrot, Alma Jodorowsky, Swann Arlaud, Vincent Macaigne, Louis Garrel, William Lebghil, Sophie Mas, Frédérique Cantrel, Oxmo Puccino et Joséphine Mancini. Tous ces êtres entretiennent des relations procurant de tendres émotions, même si elles ne sont pas profondément touchantes. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle justesse déclamés de bien belle façon. Sur la forme, la réalisation du cinéaste en herbe français se veut qualitative. Sa mise en scène entre terre et ciel est vraiment honorable et parvient bien à nous faire ressentir les séquences aériennes. Surtout, la direction artistique est ravissante, aussi bien au niveau des environnements que concernant l'aspect des protagonistes. C'est coloré et plein d'idées, nous offrant de beaux plans. Ce visuel remarquable est accompagné par une bande originale appréciable signée Arnaud Toulon, dont les compositions mélodieuses sont en parfaite symbiose avec les images. Reste une fin à la hauteur du reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Arco qui, en conclusion, est un long-métrage d'animation méritant d'être découvert.
Film d’animation splendide et profondément poétique, Arrco nous plonge dans un univers futuriste mais étonnamment humain. Il ne laisse pas indifférent : au-delà de sa beauté visuelle, il dégage de multiples messages et une vraie magie, celle qui reste en tête longtemps après la séance. »
Très cool d'avoir des animés à la française aussi quali. C'est très sympa, touchant. On valide ! Hate de voir le prochain de ce prometteur Ugo Bienvenu.
Très beau film d'animation. Le dessin est très beau. La musique est belle. Les personnages sont touchants et on verse sa petite larme à la fin. Allez y !
Même si les enjeux sont assez basiques (ce n’est rien de plus que ce que Zemeckis racontait dans "Retour vers le futur" il y a quarante ans), "Arco" est un film soigné aux personnages attachants et bourré d’idées visuelles. C’est très beau.