2665 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
247 critiques spectateurs
5
77 critiques
4
108 critiques
3
39 critiques
2
18 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
coraly
19 abonnés
188 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 9 novembre 2025
Très beau film à hauteur d'enfant, dans un monde futuriste à la fois proche et éloigné du nôtre. Le film m'a complètement cueillie si bien qu'à la fin je me sentais très émue sans que cela soit relié à une scène en particulier ou peut-être était-ce ce magnifique travelling spoiler: final sur les photos , qui dit tant de choses sur le parcours d'Iris, spoiler: à quel point sa rencontre avec Arco a changé son futur et celui de l'humanité . Arco porte un message d'entraide et de solidarité, mais c'est également un récit puissant et plein d'espoir sur un avenir dans lequel l'humanité subit les conséquences de la crise écologique mais parvient à s'en sortir en repensant son mode de vie et en "laissant la terre se reposer".
Sublime, touchant, esthétique ! On ne s'ennuie pas un instant. Pour petits et grands. Un film aussi intéressant sur le fond que sur la forme. A voir absolument.
Au début, je ne voulais pas le voir. L'affiche du film me donnait pas envi. Ce truc flashi arc-en-ciel..
Mais j'ai été amené à accompagner une personne en situation d'handicap voir ce film. Agréable surprise. Léger et profond à la fois. Incroyable ce que la France peut nous sortir en film animation.. à voir pour les adultes et enfants
Arco sera mon coup de cœur animé de l'année ! Si l'histoire et son discours est plus enfantin que les films de Miyasaki dont on y retrouve bien des inspirations, ce dessin animé est d'une grande beauté visuelle (sonore aussi). On découvre un univers fantastique riche et original. Sans sploil, la fin procure à coup sûr de vives émotions. Une vraie réussite du cinéma français !
Beaucoup de raccourcis narratifs qui passent mal dans cet univers qui se veut réaliste dans beaucoup de ses aspects. Cela enlève de la cohérence au film et m’a empêché de vraiment rentrer dedans. Voilà.
Arco est sans aucun doute une très belle surprise pour une production française. Ugo Bienvenu, déjà reconnu pour son univers singulier et sa sensibilité graphique, signe ici un film d’animation d’une rare intensité, à la fois poétique, humaine et profondément sincère. Dès les premières images, le spectateur est transporté dans un monde très coloré, lumineux et foisonnant de détails, où chaque décor, chaque geste, chaque regard semble chargé d’émotion et de sens.
J'ai trouvé Arco tiede... Belles animations (les scenes dans la foret sont belles) mais peu d idées inventives il m a manqué une accroche, une epaisseur, je me suis vite ennuyée... et aucun humour, dommage car l ambition est excellente.
"Arco", premier long-métrage d'Ugo Bienvenu, se distingue par la création d'un univers poétique visuellement captivant qui évoque immédiatement l'héritage du Studio Ghibli. Cette filiation assumée se manifeste dans l'attention portée aux détails naturels et dans une atmosphère contemplative qui imprègne l'ensemble de l'œuvre.
La thématique du dérèglement climatique est abordée avec une sensibilité bienvenue, évitant l'écueil du discours moralisateur pour privilégier une exploration plus nuancée des conséquences d'un monde post-apocalyptique aquatique. Les personnages, dotés d'une humanité touchante, parviennent à créer un attachement émotionnel qui constitue l'un des atouts majeurs du film.
Les paysages déploient une beauté mélancolique remarquable, et la mise en scène témoigne d'une maîtrise certaine dans la construction des plans et le rythme narratif. Bienvenu démontre une sensibilité visuelle indéniable qui fait honneur à son parcours de dessinateur de bande dessinée.
spoiler: Toutefois, le scénario de science-fiction, malgré ses intentions louables, souffre de faiblesses structurelles. La cohérence interne de l'univers peine à convaincre : si l'eau a effectivement recouvert la surface terrestre, les moyens matériels et humains nécessaires à la construction et l'entretien de ces gigantesques structures sur pilotis semblent difficilement compatibles avec une humanité en survie. Cette incohérence logistique fragilise la crédibilité de l'ensemble.
Le choix technique du cell shading pour l'animation des personnages en 3D constitue une décision discutable. Cette option esthétique crée un contraste regrettable avec la beauté des décors, générant une rupture visuelle qui prive le film de la chaleur organique qu'aurait apportée une animation traditionnelle en 2D, plus cohérente avec l'esprit contemplatif de l'œuvre.
Enfin, on déplore le manque d'approfondissement d'un univers pourtant prometteur. spoiler: Les questions essentielles concernant la place des robots dans cette société, les mécanismes de gestion des tempêtes ou le fonctionnement économique de ce monde restent largement inexpliquées. Cette superficialité narrative frustre le spectateur qui pressent la richesse potentielle d'un worldbuilding malheureusement sous-exploité.
"Arco" demeure une proposition intéressante qui témoigne d'une vision artistique singulière, mais ses ambitions poétiques se heurtent à des faiblesses scénaristiques et des choix techniques contestables qui l'empêchent d'atteindre pleinement son potentiel.
Il est venu le temps de la première réalisation pour notre Ugo Bienvenu national.
La science-fiction rencontre ici l’aventure et le drame familial dans une fable poétique qui navigue aussi bien sur des territoires crépusculaires et déchirés qu’au milieu de nuages percés d’arcs-en-ciel.
S’il sait conserver le caractère parfois naïf propre à ses jeunes protagonistes, le film fait confiance au spectateur et ose s’aventurer sur une large palette thématique l,forte et complexe, pour en tirer les paradoxes, en fines couches, sans jamais surligner ni expliciter de façon pompière, contrairement à Robot Sauvage : dérèglement climatique, place cannibalisante de la technologie, perte des valeurs fondamentales (parentalité, partage et vie en communauté).
Mais ce que j’aime dans Arco, c’est aussi cette tendresse qui souvent se joue en quelques mots, en quelques rougeurs sur les joues...
L’humour trouve également sa place par l’entremise d’un trio haut en couleur servant de comic relief. Un peu neuneus au premier abord, c’est finalement leur côté fantasque qui se révèle, chargé d’esquisser les contours de la croyance aveugle, du fanatisme, ou peut-être — lorsque le brouhaha se dissipe — de la pure curiosité passionnée.
Jamais bavard, subtilement rythmé et offrant, en plus de cela, quelques scènes fortes et émouvantes, Arco se pare d’une superbe bande originale signée Arnaud Toulon, fidèle aux tonalités du film : elle trouve parfaitement sa place entre compositions intimistes, tensions contenues et envolées lyriques salutaires.
Il me tarde de plonger dans l’artbook, fraîchement acheté aussitôt la séance terminée. Une chose est sûre : je ne regarderai plus les arcs-en-ciel sans penser à nos chers voyageurs d’autres autre temps.