Mouais... Pas grand chose à sauver de ce film qui est vraiment chiant. C'est le premier film réalisé par Claude Berri que je vois... et franchement... ça ne me donne pas envie d'en voir d'autres, c'est extrêmement mal rythmé et s'il n'y avait pas Marielle pour sauver un peu tout ça de par sa classe atemporelle... ben franchement il y aurait de quoi sauter d'un pont.
Berri filme toute ça on ne peut plus platement, on voit des nichons mais ça ne fait rien, c'est même pas érotique, c'est rien du tout... on ne sent rien, aucun désir, aucune ambiguïté, rien, le néant. Bon faut dire qu'Agnès Soral n'est pas non plus magnifique, mais quand même, on a des films qui font naître une tension sexuelle folle avec une actrice bien moins jolie... Rohmer arrive à le faire sur un genou... Berri n'arrive pas sur des seins... c'est quand même compliqué.
Alors je ne sais pas si ça veut se la jouer un peu naturaliste ou que sais-je pour sembler aussi distant, reste que c'est mal fait puisqu'on se fout des enjeux, on se fout du couple, je n'ai ni envie qu'ils restent ensemble, ni qu'ils se séparent j'ai juste envie que le film se termine.
Il y a bien un petit charme film de vacance des années 70 au début, mais ça s’estompe bien vite ! On se retrouve avec Louis la Brocante qui râle tout le temps, Soral qui ne sait pas jouer... pfff... faut se la taper l'heure vingt du film !
Je sauverai la fin, le dernier plan pour être exact, c'était comme ça qu'il fallait finir le film si le reste avait été intéressant et si on avait pu s'intéresser aux personnages.
Une comédie douce-amère sur le temps qui passe et l'incompréhension des générations, entre attitude rebelle et premiers émois interdits. Dans ce registre, Marielle et Lanoux sont en terrain connu et jouent splendidement de leurs différences, en mâles triomphants soudainement désarçonnés par leurs filles après l'avoir été par leurs épouses. Le film est délicieusement amoral, fort heureusement assez bref car il évite des développements fumeux. Son sujet reste universel même si, bien sûr, l'atmosphère et certains questionnements de l'époque sonnent bizarrement aujourd’hui. Néanmoins, on se laisse prendre au jeu et le film se suit avec plaisir.
Un moment d’égarement de Claude Berri est un beau drame (à l’inverse du remake de Jean-François Richet plutôt porté sur la comédie) typique des années 70. En effet, le cinéaste montre la liberté sexuelle de cette époquespoiler: (nombreux seins nus sur la plage, les pères évoquant de façon réaliste le fait que leurs filles puissent prendre la pilule, les filles ignorant le couvre-feu, la suggestion du lesbianisme de Martine, la maitresse de Jacques évoquant sa multiplication d’amants …) se confrontant à un machisme encore très importantspoiler: (les nombreux propos machistes, le refus des hommes de voir leurs femmes travailler, l’évocation de la violence conjugale, le thème de l’amitié virile, la réaction de Jacques apprenant que sa fille couche avec un homme beaucoup plus âgé …) . Claude Berri filme simplement mais très justement son histoire en restant crédible (le surjeu comique qu’aura François Cluzet dans le remake n’est ici jamais présent) grâce à sa volonté d’éviter tout effet de mise en scènespoiler: (à l’exception un peu lourde du coup de l’orage lors de la révélation) et tout jugement. Cette justesse est due en grande partie au quatuor principal : Victor Lanoux, Christine Dejoux (beaucoup moins présente que ses partenaires mais tout aussi juste) et surtout le couple formé par Jean-Pierre Marielle et la révélation Agnès Soral. Ces deux derniers font totalement croire par leur jeu à cette histoire d’amour limite et à toutes les phases qu’elle rencontrespoiler: (spontanéité de l’instant, tentative de rupture liée à la morale, victoire du désir sur la réflexion, volonté de dissimulation, rejet de cette liaison par Jacques …) . On regrette juste une fin un peu trop ouverte donnant l’impression que Claude Berri ne sait pas véritablement comment conclure son histoire. Même si Un moment d’égarement est loin d’être une révolution de réalisation, la justesse de ton du scénario, de la mise en scène et du jeu des acteurs font de ce film un drame très crédible traitant avec simplicité un sujet au thème sensible qu’il ne faut surtout pas mettre en comparaison avec son remake par Jean-François Richet dont le ton est totalement différent et qui traite d’une autre époque.
Film poignant pendant une grosse partie. On se sent mal avec les acteurs. Personnellement ça ne m'a pas fait rire, mais c'est tout de même un bon petit drame; dommage que la fin ait été en dessous de mes espérances.
En 77, Claude Berri nous compte une amitié virile entre Victor Lanoux (...Louis-La-Brocante) et Jean-Pierre Marielle (Sex-Shop, du même réalisateur) mise en péril de manière assez cocasse par la présence de leurs fille sur leur lieu de vacances... Bien que le scénario de ce film soit assez original, ce dernier souffre de quelques longueurs auxquelles ne nous avait pas habitué Berri précédemment, mais soit; il nous donne droit à quelques situations amusantes et révèle une jeune fille de 17 ans en pleine forme, Agnès Soral (Tchao Pantin), future double césarisée 7 ans plus tard...
Un sujet traité avec beaucoup de simplicité, de pudeur et de sensibilité, comme toujours, d'ailleurs, dans les films de Claude Berri. Les acteurs y sont impeccables, mention spéciale à Agnès Soral.
Un bon petit film bien de chez nous. Un Marielle qui comme d'habitude détonne tellement il est bon acteur, mais aussi un tout bon Lanoux et une toute bonne Soral. Trés bon scénario ou l'on sent que le malaise s'installe au fur et a mesure du film.
Pierre et Jacques, deux amis quarantenaire à la vie familiale tourmentée incarnés par Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux, partent en vacances dans le sud de la France avec leurs filles respectives tout juste sorties de l'adolescence (Christine Dejoux et Agnès Soral). Au cours d'une soirée arrosée, Pierre finira par coucher avec Françoise, la fille de Jacques... Simple et sans artifice, ce film de Claude Berri – qui sonde avec justesse les mutations profondes de la vie familiale à partir des années 60/70 – parvient à instaurer avec intelligence et finesse des situations de tensions parfois très fortes. Une réussite.
Un moment d'égarement qui comme le suggère le titre est un moment ou on perd les pédales,on ne sait plus ce qui nous arrive ni contrôler ses pulsions..ce joli film plus psychologique qu'il n'y parait de prime abord et pas du tout comédie genre "L'hôtel de la plage"m'a intriguée,intéressée malgré le dénouement dramatique inévitable..Ces deux hommes joués par Pierre Marielle et Victor lanoux partent en vacances dans une villa avec leur filles âgées de 17 ans qui sont en pleine opposition paternelle et veulent s'amuser et s'affranchir des contraintes paternelles..or l'une des deux filles jouée par Agnès soral assez dévergondée quand même il faut le dire,se baladant seins nus en toute indécence et jouant de sa séduction naissante tombe amoureuse de Jean pierre marielle après une soirée bien éméchée ou l'inévitable se produit.Je vais pas faire un dessin, tout le monde saura ce qui s'est passé..c'est pas choquant ceci dit car tout en finesse malgré le mal être de Jean Pierre Marielle qui veut mettre un terme a cette idylle considérant la fille de son ami comme une jeunette mais elle de son coté ne l'entend pas de cette oreille et les confrontations vont s'enchainer.
Ceci dit est ce bien de l'amour ou une amourette de vacances? Il n'y aucun jugement la dessus a aucun moment de la part du réalisateur Berri mais a 17 ans comme tout le monde le sait la confusion des sentiments n'est pas rare et on est en pleine quête identitaire et Françoise ou Agnès Soral est aussi en manque de mère et de repères d'ou peut être cette attirance irrésistible..elle cherche l'amour et la sécurité..Son amie jouée par Christine Dejoux bien que plus fade semble plus mature. Finalement j'aurais tendance a dire que ce sont deux coeurs,Jean pierre Marielle et Agnès Soral paumés qui se sont trouvés et se consolent mutuellement..
Tout sonne tout de même juste dans ce film très libertaire ,très années 70 ou les jeunes rêvaient de liberté totale et même VIctor lanoux dans un rôle peu habituel sort très bien son épingle du jeu et sa réaction finale en apprenant qui est l'amant de sa fille est naturelle ..Quel ami ne se sentirait pas trahi si il apprenait que son ami du même âge ait couché avec sa fille? Je pense que bien peu d'hommes le prendraient bien.;la fin est bien évidemment dramatique et on sait que cet amour ou attirance aura duré le temps d'un été..En résumé ce film fait quand même réfléchir sur la paternité,la peur de vieillir chez les hommes quadras ou quinquas,la quête d'une nouvelle jeunesse,la confusion des sentiments.;a ne pas rater!!
Film sympathique qui aurait pu tourner en drame, mais les prestations de Marielle et Lanoux combiné au talent de Claude Berry en font un film plus comique que tragique.
Un moment d’égarement. C’est un film qui date. Il a été tourné en 1977 et Agnès Soral, alors âgée de 17 ans. Son premier rôle. Elle deviendra une immense actrice. Un film réalisé par Claude Berri et tourné dans le village balnéaire de Saint-Tropez. Il y a aussi deux immenses acteurs. Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux. Un chef d’œuvre. Un film très spécial. Saint-Tropez et ses baignades nocturnes.
Deux quinquas partent sur la côte pour les vacances d’été avec leurs deux filles respectives de 17 ans. L’un des deux va succomber aux avances de la fille de l’autre. Ils vont cacher un amour si différent pouvant choquer le père de la fille. Claude Berri est un vrai bon conteur d’histoire reflet de son époque. Longtemps sous-évalué par la critique du fait de la faiblesse de sa mise en scène, ce film est une comédie de mœurs audacieuse et de haute volée. Dans les 70’s, Claude Berri assume une relation entre un quinqua et une jeune fille de 17 ans ; assume aussi le quinqua qui craque hyper vite aux avances ; assume aussi les ados revêches et réactionnaires loin des images d’Epinal ; assume aussi une fin ouverte avec une histoire d’amour hors norme encore possible. Richet dans son remake de 2015 est clairement dans le politiquement correct et élimine tout ce qui pourrait faire polémique aujourd’hui et qui ne posait aucun problème 40 ans auparavant. Puis quelle bonheur de se plonger dans la France de la seconde moitié des 70’ s. Il dépeint à merveille ces hommes de l’époque n’ayant pas pris le train de la révolution féminine et paraissant peu éclairés sur la nouvelle donne dans le couple. Paraissant beauf au premier abord ; la belle prestation de Jean Pierre Marielle rend ce personnage sensible, touchant et attachant. Un comédien d’exception dans le cinéma français de cette époque capable de valoriser les personnages populaires. Berri rend une histoire qui pourrait être glauque et peu convaincante crédible et palpitante par un crescendo de tension et d’émotion toujours juste. 1h25 de pur plaisir pour un film en fait beaucoup plus osé que son remake apparemment plat de nouille. A voir ne serait ce que pour le grand Marielle
Un bon film qui nous raconte les mœurs des années 70 du siècle dernier. Le film est assez bon à suivre sauf la fin qui arrive sans dénouer les intrigues du film. J'étais resté sur ma faim. Entre cette version de 1977 et celle de 2015, cette dernière est de loin meilleure
Un mignon film, qui ose aborder de front et sans chichi la « maladie d’amour », comme chantait Michel Sardou, « qui unit dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris ». Sur fond de conflit des générations à la mode post-soixante-huitarde, pères la pudeur et jeunes filles libérées. Une belle histoire, des acteurs simples et touchants, une fin heureuse, que demander de plus ?
Même si tout est sincère et consenti, le moment d'égarement conduisant aux amour entre un homme de plus de 40 ans et d'une jeune femme de 17 ans n'est jamais sans conséquences. Raison pour laquelle la fin du film (quoi que surprenante car trop abrupte) existe sous cette forme. Avec Claude Berri, c'est toujours plus ou moins la même chose : il ne brille jamais en ce qui concerne la mise en scène, mais pour conter des histoires plus ou moins insolites, il est très fort. Et c'est bien ce talent de conteur qui fait que ce "Moment d'égarement" se regarde, tout en oubliant que ces amours sont interlopes. Au passage, il n'oublie pas de dresser un portrait exact de ses deux personnages principaux en leur donnant une caractéristique commune : deux hommes bien de leur époque qui voient et qui ont vu leur vie conjugale leur échapper car ceux-ci ont pris peur lorsqu'ils ont vu que leur femme aspiraient à davantage d'indépendance. Lanoux et Marielle y sont vraiment très bons. Il est d'ailleurs incroyable de voir avec facilité ce dernier avait le chic de faire d'un beauf un personnage tout de suite sympathique. On regrettera en revanche que Dejoux et la jeune Soral n'aient pas su (ou pu) se mettre au diapason.