Eddington
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capirex
capirex

189 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Film qui ne laissera sûrement pas indifférent , soit on aime soit on déteste , et perso j'ai à l'inverse de ma Chérie trouvé cette satire acide et grinçante de l'Amérique d'aujourd'hui où le le rêve Américain se métamorphose en cauchemar assez jubilatoire !
Yves Aubry
Yves Aubry

15 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2025
Jamais la fracture américaine n'avait été aussi bien révélée. Eddington est un film dense, riche qui restera je pênse comme un classique.
Un film fort.
Acidus

877 abonnés 3 958 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2025
Dernier long métrage d'un des meilleurs (selon moi) réalisateurs actuels : Ari Aster.


Pas de doute avec "Eddington", on retrouve la patte si personnelle du cinéaste. Une mise en scène toujours aussi incroyable avec une ambiance visuelle et sonore complètement caractéristiques. De plus, il est une nouvelle fois bien soutenu par un excellent casting.


Pourtant, "Eddington" ne m'a pas convaincu et devient pour moi son plus mauvais film. L'écriture du scénario en est la principale raison. Aster verse dans la caricature et l'absurde. Efficace pour dénoncer les travers et l'effondrement de nos sociétés mais il le fait ici de manière un peu trop grossière à mon goût. Mais à ces quelques facilités se superposent de la confusion. J'avoue ne pas toujours comprendre la direction choisie par le cinéaste et les métaphores utilisée. J'ai sans cesse eu l'impression qu'Ari Aster souhaitait traiter de trop de sujets quitte à rendre le propos brouillon et de partir dans tous les sens. De plus, le rythme de l'intrigue est assez lent et cette dernière se fait même un peu trop redondante.


Premier faux pas d'un réalisateur que je continuerai tout de même de suivre.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2025
Le regard d'Ari Aster est singulier. Ce film, c'est bienvenue en absurdité. Une absurdité qui débouche pourtant sur une critique assez fine et ultra féroce de nos sociétés. Car si le film prend le décors de l'Amérique et des western, c'est l'ensemble de la société occidentale qui est attaqué dans sa recherche du progressisme notamment. Hystérie collective, complotisme, recherche de sécurité, extrémisation des avis. Les situations évoluent donc entre absurdité, éruption de violence et chaos autour d'un Joachim Phoenix qui personnifie ca a lui tout seul. Le film a aussi ses limites, manque de clarté, des longueurs, et on aurait aimé suivre plus de personnages, Emma Thomson et Astlin buster notamment.
Olivier Pasquier
Olivier Pasquier

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juillet 2025
Découvert a Cannes le film est une sorte de fourre tout sans aucun rythme et se terminant dans le grand n'importe quoi.
Marc Du P.
Marc Du P.

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 juillet 2025
Une salade indigeste, complètement incohérente, on prend les thèmes les plus éculés de l'Amérique Trumpiste et on passe le tout à la centrifugeuse en espérant choquer le bourgeois. Y'a plus qu'Aster après 2h30 d'absurdité.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2025
Ai vu « Eddington » d’Ari Aster, film américain qui a été projeté au Festival de Cannes dans la Sélection Officielle. Mai 2020 la planète entière est confinée à cause de la propagation du Covid. Dans une petite ville du Nouveau Mexique, Eddington, la préparation des élections municipales va mettre la population en effervescence. Se présentent le Maire actuel, Ted Garcia (Pedro Pascal) et le shérif Joe Cross (saisissant Joachin Phoenix) qui ont bien du mal à réfréner leur guerre intestine dont une femme (Emma Stone) est le noeud gordien et où tous les coups sont permis… Mensonges, désinformation, rumeurs, coups bas pour commencer. La violence psychologique, verbale et physique n’auront aucune limite par la suite. Le film est particulièrement mis en scène. Les cadrages sont très étudiés ce qui permet de limiter au maximum les mouvements de caméra, et lorsqu’il y en a un celui-ci prend tout son sens. Ari Aster donne la priorité aux plans séquences. Le film commence sur un tempo lent avec des plans qui peuvent faire penser à ceux de Sergio Leone où les grands espaces et la ville désertique est source de tension, puis le tempo s’accélère et devient très loquace un peu comme dans les films des frères Coen, où la moindre situation anodine prend des proportions hallucinantes frisant le mur-réalisme, et le tout se prolonge dans des références à la Quentin Tarantino où la folie généralisée va de paire avec un tempo allegro-furioso. Aster qui a surtout tourné des films d’horreur, propose une photographie saisissante des Etats-Unis où toute la population est dirigée à coup de Fake-news, où les images chocs filmées par les smartphone sont diffusées avant d’être analysées, où les minorités sont montrées du doigts et opprimées, où les personnes qui convoitent le pouvoir sont instables voir démentes, où le rêve américain tourne au cauchemar collectif et où la terreur devient de plus en plus banalisée. L’absurdité des situations prêtent à sourire quelques secondes, juste le temps de se rappeler que cette folie généralisée fait partie de notre quotidien. Evidemment l’on pense à juste titre aux situations aberrantes qu’engendre Trump et à cette vision du monde irrationnelle qui fait tache d’huile. Le film est jubilatoire et réfrigérant, extrêmement maitrisé et foutraque, burlesque et effrayant, satirique et si contemporain. Une expérience sous forme de grand huit qui mène droit aux enfers !
Patrice Evreux
Patrice Evreux

18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2025
Les frères Coen sous amphétamines. Un régal.
Tout y passe sur l'Amérique des années 2020 : la bigoterie, la violence, le racisme, le complotisme, l'antiscience.
Et Joachim Phoenix...
Le Figaro n'a pas aimé, foncez !
Melvin RICHER
Melvin RICHER

33 abonnés 182 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2025
C'est une critique social très actuelle, drole et triste à la fois, ça nous montre vraiment la digression humain sur les dernières années, avec un scénario très prenant surtout grâce à l'interprétation de Joaquin pheonix toujours remarquable. Mais aussi avec le cadre et l'esthétique de la seconde partie du film qui m'a conquis, c'est du Ari Aster tout cracher on dirait même une sorte d'épisode parallèle à Beau is afraid.
Bref un film à aller voir clairement (sûrement un favoris de la palme d'or avec Sirat)
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2025
"Eddington" en compétition cette année au festival de Cannes (sélection officielle) est un western satirique qui se regarde. Bien que j'aie davantage apprécié l'authenticité de ses précédents longs métrages (Hérédité et Midsommar), le scénario présente également parfois des longueurs et des répétitions. Cependant, le réalisateur américain Ari Aster propose aux spectateurs une histoire qui débute par une satire sociale critiquant la politique de Donald Trump, en particulier sa gestion du Covid en 2020. Le film pivote ensuite vers un western horrifique, dénonçant une Amérique divisée, marquée par des inégalités sociales croissantes, le racisme, la violence policière et le recours massif aux armes à feu, avec un casting intéressant comprenant Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone et Austin Butler.
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2025
Partagé et mitigé après avoir visionné Eddington
Côté POUR: une ambition incroyable de montrer une Amérique déboussolée, en pleine perte de repères politiques et moraux avec des citoyens qui ne font plus communauté depuis longtemps, ne se parlent plus, finissent par croire eux-mêmes aux mensonges qu’ils ont fabriqués. etc... Les acteurs sont très bons, la photo superbe et la musique obsédante. Le propos est acerbe et provoqué parfois un rire acerbe tant la chute vers une irréalité factuelle (ou une réalité factice) s’accélère vers la monstruosité. C’est bien un nouveau film d’horreur, réaliste que propose le cinéaste. Oui mais...
CONTRE: que ce film est trop long, parfois lourdingue pour démontrer son propos. La volonté d’être exhaustif, d’expliquer le pêtage de plombs de Joe. conduit à en faire des tonnes, multiplier jusqu’à la nausée les références. Assez rapidement, et c’est pour bien souligner cela dans la réalité trumpienne, le film devient foutriquet et, presque pénible à suivre. Il y a bien sûr l’envie de susciter le malaise mais c’est lourd, plein de fautes de style et de goût d’un point de vue cinématographique. La fin, que je ne vais pas spoiler, est emblématique, selon moi, de cette dérive d’un film qui tombe dans son propre piège : sur-démonstrative, sauf pour celui qui n’aurait vraiment pas compris que loin du rêve américain, l’Amérique d’aujourd’hui récompense et met au pinacle ceux qui ont triché, menti, commis les pires crimes. Mais n’est-ce pas dans les gènes profondes de ce pays qui s’est construit par la conquête violente vers l’Ouest, la prédation de territoires et le meurtre des peuples autochtones?
C’est ce que veut montrer, parfois maladroitement hélas, et pas toujours "divertissante" ou "esthétisante" ce film de genre particulier: un western horrifique moderne.
Mitigé donc mais, clairement interpellé.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 août 2025
Le nouveau film d'Ari Aster, jusqu'à présent surtout connu pour des films de genre (Hérédité, Midsommer), commence comme un ancien film des frères Coen : personnages déjantés, ambiance cartoonesque, humour et violence mélangées.

J'ai été plutôt séduit par cette entame amusante, qui passe en revue beaucoup des problèmes de l'Amérique (et plus généralement du monde contemporain) : omniprésence des écrans, complotisme, extrémismes en tous genres, écologie, nouvelles technologies, sort des populations indigènes, sumprématisme blanc, emprise des sectes.

Malheureusement, Eddington commence à bégayer vers son mitant, et la qualité du jeu de Pedro Pascal et de Joaquin Phoenix ne suffit plus à masquer le manque d'inspiration d'un scénario qui perd progressivement son fil. Au final, Aster renvoie dos à dos racisme et anti-racisme, progressisme et complotisme, dans une sorte de vortex idéologique qui semble avoir perdu tout sens moral : la gêne que génère cet anarchisme intellectuel n'est pas atténuée par la démesure un peu sotte de l'assaut final, qui franchit la frontière séparant spectaculaire et ridicule. Son anti-héros tout puissant n'a pas de contre-point à sa hauteur, ce qui au final déséquilibre le film.

C'est donc indigeste, et raté.
Adrien J.
Adrien J.

150 abonnés 167 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juillet 2025
De base j’apprécie le cinéma de Ari Aster, mais depuis ses deux derniers films je trouve qu’il est parti dans une direction qui me correspond moins. Eddigton est un projet intéressant avec des séquences profondément drôles et uniques qui traitent de thématiques actuelles, mais c’est aussi un sacré bordel à suivre. On dirait qu’il y a 5 films en 1 et ils se mélangent pas forcément bien entre eux, enfin c’est mon ressenti. Par contre Joaquim Phœnix et Pedro Pascal sont excellents !
Nicolas
Nicolas

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juillet 2025
Dramatique ….
Le seul bon côté du film c’est qu’il ne vous donne pas envie d’aller vivre aux States .
Histoire ridicule , le racisme c’est pas beau , et y a des complotistes partout .. mais oui , bien sûr , internet est bête et manipule tout le monde …on a compris que mes Maga sont des brutes … soupir …

Une perte de temps , même Pedro Pascal n’arrive pas à sauver le film … c’est dire ….
Theo
Theo

39 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2025
Avec Eddington, Ari Aster s’attaque à un sujet aussi vaste que volatile : l’Amérique fracturée, paranoïaque et confinée de 2020. Le réalisateur, connu pour ses plongées intimes dans la terreur psychologique (Hérédité, Midsommar), tente ici le grand écart : western contemporain, satire politique, comédie noire et fresque post-pandémique. C’est un film qui donne beaucoup à penser… mais aussi beaucoup à digérer.

L’histoire déborde d’idées, comme un roman graphique dont chaque page appartiendrait à un registre différent. spoiler: Joe Cross, shérif libertarien du Nouveau-Mexique (Joaquin Phoenix, habité, bien qu’un peu enfermé dans le mutisme), entre en guerre contre le maire progressiste Ted Garcia (Pedro Pascal, solide mais effacé), sur fond de confinement, de désinformation et de luttes de pouvoir. Très vite, le duel électoral bascule dans le cauchemar collectif : milices armées, sectes messianiques, théories du complot, mise en scène de fausses attaques antifa
… tout s’entremêle dans une spirale chaotique.

Ari Aster n’est jamais aussi libre que lorsqu’il flirte avec l’absurde — certaines séquences sont d’une étrangeté fascinante. spoiler: Le dîner entre Louise (Emma Stone) et le gourou Vernon Peak (Austin Butler, inquiétant à souhait) est une réussite d’inconfort grotesque.
D’autres moments brillent par leur tension maîtrisée, comme spoiler: l’affrontement silencieux entre Joe et Butterfly Jimenez (William Belleau), qui plane sur l’enquête comme une figure tragique presque arthurienne.


Mais à trop vouloir embrasser l’état d’esprit d’un pays en crise, le film finit par en refléter la confusion. La satire peine à se stabiliser : parfois mordante, parfois trop théâtrale, elle semble osciller entre dénonciation sérieuse et second degré jamais assumé. spoiler: Les personnages secondaires — notamment Michael (Michael Ward) et Sarah (Amélie Hoeferle) — ont des trajectoires intéressantes, mais s’effilochent en périphérie du récit
, comme sacrifiés sur l’autel d’un chaos scénaristique assumé mais déséquilibré.

spoiler: Il y a des scènes d'une rare puissance : Joe, seul dans le désert, traqué par des figures armées non identifiées, ou encore le final, où le destin du shérif prend un virage amer et grotesque.
Ces instants frappent fort, mais leur impact est souvent dilué par des transitions abruptes et une structure narrative trop dissonante. On sent que le film veut dire quelque chose de vital, de viscéral, mais il ne sait pas toujours comment le dire, ni par quelle voix.

La réalisation est impeccable, comme toujours chez Aster : la photo, signée Pawel Pogorzelski, capture un sud-ouest américain spectral, à la fois sublime et étouffant. La musique, portée par la double partition de Bobby Krlic et Daniel Pemberton, accentue le sentiment d’irréalité, entre paranoïa électronique et accents mystiques. On sent une maîtrise plastique indéniable… qui contraste avec l’instabilité du propos.

Eddington est donc un film profondément divisé. Il y a là une œuvre ambitieuse, souvent déroutante, parfois brillante — mais tout aussi souvent brouillonne, déséquilibrée, surécrite. À force de superposer les couches de symboles, de références et de genres, Aster crée une fresque qui fascine plus qu’elle ne convainc. On ressort troublé, intrigué, mais aussi frustré par ce qui aurait pu être un film plus percutant, s’il avait accepté de moins dire, moins faire, moins démontrer.

En somme, Eddington est un objet filmique étrange, inégal, audacieux… et profondément bancal. Une satire sous stéroïdes, dont les fulgurances ne compensent jamais totalement les faux pas. Mais malgré tout, difficile de détourner le regard.
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