Eddington
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soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juillet 2025
Aster souhaitait réaliser un grand film sur la paranoïa, où les maux de l'Amérique contemporaine apparaitraient dans leur version la plus réaliste et la plus inquiétante. Il livre en échange une œuvre boursouflée, interminable, dont le scénario n'est pas maitrisé et part tristement en sucette dans le dernier tiers. Phoenix, un des acteurs les plus protéiformes de son temps, semble très tôt aussi dépassé que son personnage. Mêlant aussi bien la révolte anti-raciste de Black Lives Matter que les abus sexuels sur mineurs, le combat politique entre ces deux camps du fin fond du sud des Etats-Unis s'englue dans un discours aussi épais que vulgaire, échouant à montrer l'absurdité de chaque campagne électorale. Si en soi le ridicule ne tue pas, trop de ridicule...
Cinévore24

446 abonnés 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2025
Un moyen-métrage aurait amplement suffi, 2e édition. Ou l'Amérique récente pour les nuls.

Après son déjà moyen (et bien trop long) «Beau is afraid», Ari Aster nous revient avec ce film à mi-chemin entre la satire burlesque et le western moderne.

Y dépeignant la crise du Covid comme le mouvement Black Lives Matter (ou encore une allusion à QAnon), le cinéaste nous dresse le portrait d'une Amérique fracturée, qui ne s'écoute plus et préfère rester bloquée dans ses convictions (créées/relayées notamment par des "prédicateurs de vérités" virtuels), et les déviances qui vont avec (quelque soit le camp)...jusqu'à la goutte de trop.

Un film trop long, parfois trop bruyant et bordélique, ne nous racontant pas grand-chose de plus que ce que l'on sait déjà du pays ces dernières années si on s'y intéresse un minimum (à l'image de cette paranoïa qui s'empare du shérif comme de la ville d'Eddington, mais dépeinte ici de manière trop artificielle pour y croire vraiment), et se finissant en eau de boudin.

L'impression qu'Aster tourne sans cesse autour de son sujet sans jamais vraiment y aller, y mettant trop d'éléments qui ne vont pas toujours ensemble, et n'ayant pas grand-chose d'intéressant à raconter au-delà de ceux-ci.

Bref, une œuvre laborieuse et plutôt vaine au final (et ce malgré une réalisation toujours appliquée, parfois même inventive, et un casting bien choisi), qui m'a laissé assez indifférent et avec cette seule réflexion à l'issue de sa projection : Ari, c'est quand que tu reviens aux films d'horreur ?
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2025
Le nouvel Ari Aster va diviser son public, un peu comme ses groupuscules de personnages extrêmes qui prêchent chacun pour leur église, s'enfermant peu à peu dans une spirale infernale de suffisance intellectuelle (les "savants-nés", ceux qui s'abreuvent de sources peu fiables qui corroborent leur seule version des choses) et d'escalade à la violence qui ne peut finir que par un drame. Bienvenue dans les États-Unis (et le monde) modernes, dont la pandémie de Covid a cristallisé le pire de cet humanité, et qui terrifie Aster plus que n'importe quel film d'horreur (pas besoin de monstre : la bêtise humaine est déjà bien flippante). Alors prenez votre ticket pour ce petit train touristique de tout ce qui ne va pas, à l'heure actuelle, des écologistes extrémistes aux climatosceptiques, des groupes violents pour la défense des minorités (avec ce jeune "blanc" qui s'interdit lui-même de participer à la manifestation pour les personnes de couleur, car "il n'a pas de légitimité au combat, il est blanc"... C'est complètement absurde, et ça souligne malheureusement le genre de discours déformé qu'on peut trouver sur les réseaux sociaux) aux conservateurs intolérants, des hypocondriaques aux conspirationnistes du Covid, des accrocs aux réseaux sociaux qui filment (et sortent de leur contexte pour créer du buzz) absolument n'importe quelle phrase au vieux flic qui ne veut pas s'informer de ce qui ne concerne pas son village... Tout, vraiment tous les extrêmes actuels sont là, à s'écharper bruyamment, dressant un portrait du monde aussi inquiétant qu'il est réaliste. D'ailleurs, si l'on prend l'affiche d'origine, elle montrait trois bisons (symboles des États-Unis) dont les deux premiers (les deux partis opposés, quel que soit le sujet) sont déjà en train de chuter, et le troisième regarde les deux devant lui et entame lui aussi sa chute... Extrapolons une seconde : sommes-nous ce dernier bison, tellement grégaire (le bison est un animal aux réflexes de troupeau, comme le mouton) qu'il ne fait rien pour se sauver de cette déchéance ? N'est-ce pas un tacle de Ari Aster qui nous compare à des animaux qui meurent tous ensemble, plutôt que de réfléchir à se sauver ? Bref, le fonds du film nous a fait cogiter, inquiéter sur son réalisme (malgré une volonté de caricature, rattrapée par le quotidien...), et admirer une fois de plus le jeu transcendé de Joaquin Phoenix. A contrario, le rythme du film est très pantouflard, il met un temps considérable à atteindre l'escalade de violence, l'explosion qu'on attend tous, il adopte un ton tellement cynique qu'il pourra en agacer certains (ce n'est pas fin, ça y va avec de gros sabots dans la critique sociétale), et le casting est carrément mensonger. Ne venez pas pour voir quelqu'un d'autre que Phoenix, vous allez être déçu. Austin Butler : 30 secondes de temps d'écran. Emma Stone : 3 minutes. Pedro Pascal (qui s'en tire un peu mieux) : 10 minutes. Donc ne tenez pas compte de l'affiche qui vous vend un fantasme, seul Phoenix tient le pavé (poussiéreux du désert) durant 2h30, mais il le fait bien. Cet Eddington est nettement plus accessible que le précédent Beau is Afraid (qu'on n'apprécie pas franchement), mais vraiment moins bien écrit que Hérédité et Midsommar, sans conteste. Dans un ventre mou de la filmographie de Ari Aster, il se fait quand même sa place honnêtement, pêchant par son rythme mollasson et sa technique moins inspirée qu'auparavant, mais gagnant ses points avec sa critique ultra acerbe (car très inquiète, on le sent bien) du monde d'extrêmes opposés, sur-affirmés dans leurs opinions toutes prêtes, souvent jusqu'au ridicule, parfois jusqu'au drame. Ne faisons pas comme les bisons, soyons plus intelligents, plus bienveillants, car la chute est déjà entamée. Donc pas "bisons" : bisous.
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2025
À Eddington, une bourgade du Nouveau-Mexique, pendant la pandémie du Covid, deux hommes s’affrontent. Le maire, Ted Garcia (Pedro Pascal), fait campagne pour sa réélection. Le sheriff, Joe Cross (Joaquin Phoenix), se dresse contre lui et présente sa candidature. Au cœur de leur conflit : la construction d’un centre de stockage de données, la mise en œuvre des mesures de distanciation sociale décidées pour enrayer la pandémie et des secrets enfouis autour de Louise (Emma Stone), la femme de Joe. Tout dégénère quand des manifestants "Black Lives Matter" viennent défiler dans les rues de la paisible bourgade.

Ari Aster est devenu l’enfant prodige de Hollywood, et de la société de production A24 qui y donne le la, avec deux films qui ont réinventé la grammaire du film d’horreur, "Hérédité" et "Midsommar" (mon film préféré de 2019). Le troisième, "Beau is Afraid", donnait le beau (!), ou plutôt le mauvais, rôle à Joaquin Phoenix. C’est lui qui, au risque de voler la vedette à ses prestigieux partenaires, est encore au centre du quatrième film d’Ari Aster qui, en apparence, est plus mainstream.

Il s’agit d’un néo-western qui brasse des sujets très contemporains. Le premier est notre réaction au confinement décidé pour enrayer la propagation du Covid : faut-il l’appliquer avec une rigueur d’airain comme le prône le maire ? ou autoriser au cas par cas des dérogations comme le croit le sheriff, qui prend le parti d’un client asthmatique d’une supérette interdit d’accès au motif qu’il refuse de porter un masque ?

Le sujet, qui n’a pas encore été si souvent traité alors qu’il nous a tous universellement touchés, aurait pu à lui seul nourrir tout un film. Mais Ari Aster a le défaut des bons élèves qui, voulant bien faire, en font trop. À ce premier sujet, il en surajoute d’autres : le complotisme, dont les différentes variables (ou variants !) sont incarnés par la mère de Louise et par un séduisant gourou, le racisme avec le mouvement "Black Lives Matter" et la culpabilité tournée en ridicule des jeunes Blancs qui y adhérent, le pouvoir insidieux des GAFA, l’omniprésence des écrans et l’effet amplificateur des réseaux sociaux, les droits des Amérindiens, etc…

La coupe est pleine. Elle déborde vite. D’autant que le scénario de "Eddington" prend des bifurcations étonnantes. Je pensais que le film raconterait la campagne électorale mettant aux prises les deux candidats, avec son lot de rebondissements et son issue indécise. Je m’en serais volontiers satisfait et pense que le film aurait été excellent. Mais brutalement, alors que rien ne le laissait augurer, il prend une direction différente. Je n’en dirai pas plus pour laisser à ceux qui ne l’ont pas encore vu le plaisir de le decouvrir. Mais je peux dire que toute la subtilité de la première partie du film disparaît laissant la place à un combat manichéen avec des ennemis que je n’ai pas réussi à identifier (merci de m’éclairer en mp).

À cette seconde partie binaire se greffe, alors que le film n’a déjà que trop duré, un long épilogue censé se dérouler quelques années (?) après les faits. Sous couvert de raconter ce que chaque personnage est devenu, comme le font traditionnellement les épilogues hollywoodiens, il a en fait rajouté à ma perplexité et à mon incompréhension.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 542 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2025
Eddington est le nom de la petite ville des Etats-Unis dans laquelle se déroule l’intrigue. J’ai trouvé la première partie du film un peu ennuyeuse une fois que les personnages ont été présentés (le shérif / Joaquin Phoenix et le maire / Pedro Pascal, en totale opposition / rivalité, si bien que le shérif décide de se présenter à la prochaine élection à la mairie).
Il y a plus d’actions dans la 2eme partie mais justement plus on avance dans le film, plus on se dit que c’est « trop ».
De plus, il y a trop de thèmes développés dans le film, on y retrouve tout ce qui peut faire partie de l’identité des Etats-Unis, du coup ça fait brouillon, c’est confus (je trouve que la fin manque notamment beaucoup de clarté) : mesures liées au covid, complotisme, port d’armes, ségrégation, violence policière, héritage des navajos… à vouloir tout traiter, on ne parle de rien en profondeur.
Cinememories

583 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2025
Avec Eddington, Ari Aster poursuit sa mue. Après avoir tordu les codes de l’horreur psychologique (Hérédité), du folk horror (Midsommar) et du drame kafkaïen (Beau Is Afraid), le cinéaste américain abandonne les motifs fantastiques pour affronter de front l’angoisse contemporaine. Ici, pas de cultes païens ni de spectres vengeurs : l’horreur est partout, infiltrée dans les masques chirurgicaux, les chaînes d’info en continu et les cellules familiales en implosion. Eddington est un film sur la peur. Celle de l’autre. De la vérité. De la réalité.

Le film s’ouvre sur une ville fictive du Nouveau-Mexique, Eddington, en pleine pandémie. Les rues sont vides, les regards soupçonneux, les écrans omniprésents. Le coronavirus plane comme une malédiction abstraite, mais Aster ne fait jamais du virus son sujet. Il s’en sert comme déclencheur : le révélateur d’une société au bord de la rupture, où l’individu préfère la paranoïa au doute, la violence au dialogue. Le shérif Joe Cross (Joaquin Phoenix), figure désabusée et maladroite d’une autorité dépassée, tente de maintenir un semblant d’ordre. Face à lui, Ted Garcia (Pedro Pascal), maire populiste à la posture martiale, manipule les peurs pour mieux affermir son emprise. Leur rivalité, grotesque et sinistre, fait basculer le film vers la comédie noire, un terrain inattendu mais parfaitement maîtrisé par Aster.
Reflet d’un pays fracturé

Le film ne raconte pas une histoire à proprement parler. Il expose un effondrement. Celui d’une démocratie locale minée par les fake news, la défiance et la violence structurelle. Les dialogues sont tranchants, les situations absurdes, et le climat constamment sous tension. Aster filme une société malade comme il filmait autrefois une famille endeuillée : avec froideur, précision et une forme de cruauté clinique.

Le choix de l’affiche n’est pas anodin : un diorama représentant des bisons lancés vers leur chute, qui est l’œuvre de David Wojnarowicz, Untitled (Buffalos). Cette image devient l’emblème du film. Le passé, ici, n’est pas un décor : c’est une faille. Aster fait de cette scène une allégorie de l’Amérique contemporaine, lancée à pleine vitesse vers sa propre désintégration. Comme chez Wojnarowicz, la beauté plastique masque une rage sourde. C’est tout l’art d’Aster : faire surgir la violence sous l’esthétisme, sans jamais céder au spectaculaire.

Eddington ne se contente pas de contextualiser l’époque post-2020. Il en révèle la matrice : une société obsédée par ses armes, ses écrans et ses fantômes idéologiques. Le film convoque en creux les émeutes de 2020, la mort de George Floyd, les débats sur le second amendement, les fake news et l’érosion du lien social. Rien de démonstratif pour autant : Aster laisse ces éléments infuser dans un récit éclaté, parfois flottant, mais toujours tendu.


Dans ce paysage en ruines, Joe Cross est une figure tragique. Mal à l’aise avec la technologie, englué dans ses propres contradictions, il tente d’apaiser un monde qui ne veut plus de lui. Il parle peu, rate souvent, mais incarne une forme d’humanité maladroite. Joaquin Phoenix, comme souvent, excelle dans ce rôle d’homme brisé. Le personnage pourrait prêter à rire, ce qui est souvent le cas, mais une tristesse profonde finit toujours par remonter à la surface. Ses relations avec sa femme (Emma Stone, glaçante) et ses adjoints achèvent de dresser le portrait d’un homme seul, dépassé par une époque qui ne veut plus de médiation, seulement du clash. Joe ne combat pas des monstres : il combat l’indifférence, le cynisme, et l’aveuglement collectif. Et il perd.
Un film malade avec son époque

Eddington est un film inconfortable. Il ne délivre aucun message clair, ne propose aucune issue, et brouille constamment les pistes. Certains pourront y voir un défaut ; d’autres y reconnaîtront la marque des grandes œuvres politiques. Car Aster, plus que jamais, interroge notre capacité à croire. À croire en l’autre, en l’État, en la vérité. Le film ne cherche pas à dénoncer : il dissèque. Il observe les symptômes d’un effondrement sans faire de diagnostic. La mise en scène, sobre mais précise, refuse l’esbroufe. L’horreur vient ici du hors-champ, du quotidien, de l’implicite. À la fois satire politique, comédie noire et drame social, le film parvient à capter l’air du temps sans jamais sombrer dans l’opportunisme.

Ari Aster signe ici son film le plus risqué, et peut-être le plus abouti. Eddington est moins immédiat, moins frontal que ses précédents, mais il travaille en profondeur. Il dérange, questionne et dérègle, à l’image de l’époque qu’il reflète. Un film nécessaire ? Peut-être. Un film lucide ? Assurément. Un cauchemar politique d’une précision clinique, qui nous tend un miroir sans fard : celui d’une société où la peur est devenue le langage commun.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juillet 2025
Difficile de faire plus ennuyeux. Ce film interminable et largement hermétique montre un shérif désireux de remporter une victoire électorale sur le maire sortant. On est dans l'Amérique profonde avec son cortège de manifestants de tout poil, les hypermarchés débordants , les rues poussiéreuses, des montagnes en arrière plan. La principale caractéristique de ce spectacle pénible est la lenteur. On se demande où veut en venir le réalisateur tant les choses tardent à se mettre en place. L'idée, en se creusant un peu le crâne, est la suivante : il a voulu faire un portrait "au vitriol" ( c'est l'expression classique) de l'Amérique profonde mêlant le racisme ordinaire au suprémacisme blanc, au noir victimisé, au culte des armes. Tout cela avec bien sûr les dernières élections américaines en toile de fond. C'est bien son droit mais pourquoi partir dans tous les sens, tourner en rond, étirer des scènes qui donnent envie de bailler. Le film, au dernier tiers, bascule dans la violence. Qui veut tuer qui ? Pourquoi ? Comment ? On finit par perdre les pédales et c'est avec un grand soulagement que l'on voit la lumière se rallumer.
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2025
Ce film est trop long ! Ari Aster se prend les pieds en voulant faire une démonstration de l'Amérique de nos jours entre un sheriff anti-covid et un Maire droit dans ses bottes. La première partie ne convainc pas et la deuxième se termine à la "Rambo" ?????
Le résultat est un cafouillis sans queue ni tête !
Sinaloc
Sinaloc

16 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2025
Pour son quatrième film, Ari Aster, nouvelle figure du cinéma d'horreur, sort de sa zone de confort et nous livre une satire de l'Amérique contemporaine. Il est clair que ce film va diviser, mais si pour certains le film ne sera pas à la hauteur de leurs attentes, pour d'autres il frôlera la perfection sur bien des aspects.

Mai 2020, Eddington, Nouveau Mexique. Dans ce village perdu dans le désert américain, deux hommes de pouvoir s'opposent : Ted Garcia, maire à cheval sur les règles sanitaires et Joe Cross, shérif qui n'en a que faire des dangers du Covid-19. C'est dans ce contexte que se déroule l'histoire, qui apparaît comme une véritable satire d'une Amérique divisée et au bord de l'explosion. Si le film est parfois hilarant grâce à une écriture fine et travaillée, cette Amérique paraît cependant authentique de par une histoire aux enjeux réels et intriguants. Mais comme tout bon film d'Ari Aster, Eddington prend une tournure choc et prend des allures de thriller. Comme promis par la simple présence du réalisateur au générique, Eddington devient un théâtre de violences et de tensions, sans jamais oublier ce qu'il est : une satire d'une Amérique profonde déchirée et parfois même stupide.

Le casting, quant à lui, est absolument parfait. Si Pedro Pascal rayonne encore une fois, Joaquin Phoenix, lui, crève l'écran du début jusqu'à la fin grâce à une interprétation parfaite d'un personnage nuancé et sombrant dans une dangereuse folie.

Eddington est le film choc de l'été et un nouveau coup de maître dans la carrière d'Ari Aster.
Sachaguiton
Sachaguiton

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 juillet 2025
Oui d'accord, Joaquin Phoenix est l'un des meilleurs acteurs de sa génération et on aime bien Pedro Pascal, même en figurant, mais l'ennui inexorable prend le pas, dans cette œuvre prétentieuse et cynique où on est perpétuellement en retrait de cette histoire qui semble être écrite au hasard.
LeBron A.
LeBron A.

9 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2025
J'ai eu l'occasion de voir Eddington au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) en première suisse.

J'avais pleine confiance en Ari Aster. Je voyais dans ses 3 premiers films une patte nouvelle d'un réalisateur désireux de pondre des oeuvres originales. Ses films sont malaisants à souhait, Midsommar m'avait pris aux tripes. Mais que dire de ce Eddington confus et trop long. Certaines scènes sont juste inutiles. Certains personnages ne sont que très peu développés. Leurs idées et leurs discours ne mènent à rien. La trame principale tire sur le satirique mais manque cruellement d'audace et d'émotions lorsque l'on connait le réalisateur et ses ambiances très perturbantes qui ont le mérite de produire de l'émoi.

Eddington n'est pas un mauvais film en soit. Les acteurs et actrices assurent, la mise en scène est impeccable et l'univers est convaincant. Je suis déçu car je m'attendais, et la salle comble également, à voir une nouvelle pépite signée Ari Aster. Au lieu de ça, nous avons eu droit à un film moyen, encore une fois trop long, avec un petit côté absurde, rien de plus.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2025
Faut-il un brin de méthode pour illustrer le chaos de l'Amérique, en mauvais état, d'autant plus quand l'action se situe dans les temps obscurs et confus du Covid ? Ari Aster en use un peu, dans la première partie de son film, qui donne cependant l'impression de pêcher par excès d'accumulation : complotisme, armes en vente libre, sectes religieuses, pédophilie, la liste n'est pas exhaustive. Dans ce dense bourbier, Eddington parvient tout de même à faire exister une poignée de personnages, bien que Joaquin Phoenix, fantastique, n'a aucun mal à laisser ses camarades de jeu à des années lumière de talent. Bizarrement, au bout de 90 minutes, le film semble avoir tout dégorgé de son contenu et, malgré une certaine confusion, cette chronique, qui n'est ni un thriller, ni un western, ni une satire, ou alors les trois en même temps, ne laisse pas un sentiment trop négatif, pour peu qu'on ait jamais porté aux nues Ari Aster, cinéaste doué mais en aucun cas génial, pas dans la catégorie d'un Welles ou d'un Kubrick, en tous cas. Mais tout part finalement en sucette dans la dernière heure, marquée par la violence et la folie ambiante qui paraissent sans limites. Autrefois, on appelait cela un grand film malade et on y accordait une certaine mansuétude. C'est possible ici, eu égard à l'aspect quand même divertissant de la chose, car il n'est pas dit que le cinéaste ne puisse pas faire bien pire à l'avenir.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2025
Ca commence plutôt bien par une campagne électorale folklorique dans une petite ville de province perdue au Nouveau Mexique, pendant l’épidémie de Covid, donnant une vision méconnue et caricaturale des Etats-Unis, puis le film s’étire à n’en plus finir dans une confusion poussive, entretenue et exaltée par les réseaux sociaux... et c’est bien dommage !
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2025
Eddington est le meilleur film d'Ari Aster ! Un pur western coenien à la sauce Rockstar, où Joaquin Phoenix (son meilleur rôle depuis quelques années) campe le shérif d'une petite ville du Nouveau-Mexique qui s'oppose au maire (Pedro Pascal). La cause ? Son refus de porter le masque lors de l'épidémie Covid en 2020 !
Un canevas qui pourrait paraître saugrenue, mais qui peu à peu déroule une toile narrative à combustion lente dans laquelle Phoenix va rapidement perdre la raison.
Un Chute Libre sauce MAGA en somme, où Aster convoque l'imagerie du western pour mieux disséquer l'Americana moderne (on se croirait dans GTA vu comment tout y passe !) et l'absurdité qui anime les mouvements sociaux du pays.
C'est absolument hilarant (jusque dans un Austin Butler parfait en gourou de secte sur Internet et Emma Stone en épouse conspirationniste), régulièrement ultra maîtrisé niveau mise en scène (et superbe photo de Darius Khondji) et sacrément jubilatoire dans son dernier tiers.
Inutile de trop en dévoiler, mais c'est du Aster pas aimable qui livre son Do The Right Thing de sale gosse !
M_wombat
M_wombat

32 abonnés 141 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juillet 2025
2h25 dans l Amérique profonde profonde pendant le covid...gavée de réseau sociaux et de complotisme. Des personnages sans envergure ni charisme et des scènes qui peinent à captiver....2h25 de trop.
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