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Lil Sprite
65 abonnés
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4,0
Publiée le 30 juillet 2025
Ari Aster est de retour avec Eddington, un film pour le moins clivant, et largement supérieur à son horriblement métaphorique Beau Is Afraid. C’est son œuvre la plus accessible et terre-à-terre, portée par un casting prestigieux. Sous ses airs de néo-western politique en pleine ère COVID et Black Lives Matter, Eddington distille un vrai malaise : horreur sourde, visions cauchemardesques, scènes de tension viscérale — Aster injecte sa patte horrifique sans jamais basculer dans le genre pur. Pendant une heure, le film surprend par sa neutralité politique, laissant les tensions couver sous la surface. C'est la partie la plus intéressante. Puis le film bascule, de façon plus alambiquée, vers un discours très à gauche, même s’il continue d’égratigner tout le monde. Aimé ou non, le film ne laissera personne indifférent. Le principal défaut étant, comme d'habitude avec Aster, un film trop long — mais une fin assez explosive récompense notre attente.
On apprécie le panel d’acteurs incroyables, et la montée en puissance du burn out de notre anti-héros bien menée, sous un décor typique californien & infini, et avec une atmosphère critique et pesante du typhon politique dont on ne peut s’échapper. Par contre, le film part malheureusement totalement en vrille sur la fin, ce qui casse toute l’entrée en puissance.
Eddington se rêve en fresque cosmique, mais finit comme un exposé de lycée sous acide : confus, pompeux, et irradié de CGI interstellaires mal digérés. Le pauvre Arthur Eddington, pionnier de la relativité, devient ici un héros de biopic new age, mi-savant, mi-gourou de yoga quantique. La mise en scène, tout en ralentis mystiques et flûtes éthérées, tente de faire passer des formules d’Einstein pour des mantras. Et pourtant… au milieu de ce délire cosmico-sirupeux, une fulgurance : l’idée que la foi et la science se frôlent, parfois, dans un même vertige. Une étoile morte, mais qui brille un peu.
Un film dont on ne sait pas très bien s'il faut le déconseiller ou au contraire encourager à aller le voir. En tous cas il ne laisse pas insensible. Joaquin Phoenix excellent !
quel gloubi boulga!!!!! trop de thème abordés covid . racisme . black lives matter .reseaux qui donne un film très chaotique. . sans suivi. . et puis pour moi des incompréhensions .spoiler: QUI dirige le drone QUI le poursuit à la fin et lui tire dessus ?
Le positif :joachim phoenix et l impression d être dans un vrai western moderne de l Amérique d aujourd’hui mais je me suis ennuyée du début jusqu à la fin.
La vie est trop courte pour s'ennuyer... j'ai tenu 29min parce que je suis quelqu'un de persévérant. 1 étoile pour ce que j'ai vu et la moitié d'une autre pour ce que je n'ai pas vu.
Long prétentieux et dénué de subtilité… Joaquim Phoenix cabotine, le personnage d’Emma Stone est creux à l’image de tous les intervenants de cette histoire qui ne tient pas la route… Une succession de personnages clichetons jamais crédibles…. Le ciné indépendant américain tourne en rond avec des films trop longs, sans enjeux, sans mise en scène qui sont sensés dénoncer l’Amerique dans la caricature d’une ville cliché qui n’existe pas … Au niveau technique, la photographie est absente, comme la musique, le montage et les dialogues… les mouvements de caméra sont inexistants il faut attendre la toute fin du film…. spoiler: avec une conclusion navrante et quasi identique à Brutalist et Mickey 17 (c’est quoi cette mode de l’hommage en voix off au perso principal pendant 5 minutes ? À fuir
Misère de misère. A force d'aborder autant de thématiques dans un même film, on s'y perd complètement. Complotisme, critiques des réseaux sociaux, COVID, critique du racisme, suprématie blanche, vol de terre sacrée aux indiens, ports d'arme, sectes... Mon dieu, quel bordel ! Que retenir au final de cette marmelade ultra lente et infiniment longue. spoiler: Qui tue qui, pourquoi ? A quoi sert l'histoire avec les jeunes ? Au final, un film obscur et très maladroit selon moi. Une belle presta de Phoenix cependant et quelques jolis plans nature. Je déconseille.
C’est totalement perplexe que nous sortirons du nouveau film d’Ari Aster qui s’étale en longueur sans donner l’impression de raconter grand-chose au final. Eddington est clairement un film engagé qui veut dénoncer la dérive de l’Amérique depuis la crise du Covid sans chercher à véritablement raconter une histoire. Nous attendions clairement mieux de la part d’Ari Aster dont les trois premiers longs métrages étaient de véritables claques. Un second visionnage sera sans doute nécessaire pour mieux comprendre les intentions du réalisateur sur ce nouveau film mais encore faudra-t-il avoir le courage de repasser 2h25 devant cette histoire. [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
en voulant dénoncer l hystérie de ces concitoyens, ari aster n y va pas par 4 chemins. résultat, de bonnes idées, un discours parfois pertinent mais son besoin de surenchère tant sur le plan du scénario que de la mise en scène finit par nous perdre dans un film trop long et trop foutraque. dommage pour joaquim Phoenix une nouvelle fois impressionnant.
Après "Hérédité", qui avait glacé le public, et "Midsommar", qui l’avait envoûté, Ari Aster s’est imposé comme l’un des cinéastes les plus singuliers de sa génération. Avec "Eddington", il change de terrain sans renier sa patte : on est moins dans l’horreur psychologique que dans une fresque étrange, où un village américain isolé tente d'élire son prochain maire sur fond de Covid. L’histoire mêle drame intime et questionnement collectif, portée par un casting impressionnant qui se fond dans cette atmosphère lourde et hypnotique. La mise en scène, millimétrée, joue sur la lenteur et les détails, comme toujours chez Aster, et parvient à installer un malaise captivant, presque organique. Tout fonctionne à merveille, de la photographie aux choix de mise en cadre, jusqu’à ce que le film bascule vers des scènes d’action étirées, trop insistantes, qui cassent un peu le rythme et diluent l’impact émotionnel. Reste une œuvre ambitieuse qui confirme qu’Ari Aster n’a pas peur de se réinventer.