Eddington
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282 critiques spectateurs

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Zimboume
Zimboume

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Vu en avant premiere. Film tenu par l'excellente performance de Joaquin Pheonix . Réalisation maitrisée, mais message un peu touffu. A vouloir trop dénoncer de causes, on s'y perd un peu
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2025
Eddington est le nom de la petite ville des Etats-Unis dans laquelle se déroule l’intrigue. J’ai trouvé la première partie du film un peu ennuyeuse une fois que les personnages ont été présentés (le shérif / Joaquin Phoenix et le maire / Pedro Pascal, en totale opposition / rivalité, si bien que le shérif décide de se présenter à la prochaine élection à la mairie).
Il y a plus d’actions dans la 2eme partie mais justement plus on avance dans le film, plus on se dit que c’est « trop ».
De plus, il y a trop de thèmes développés dans le film, on y retrouve tout ce qui peut faire partie de l’identité des Etats-Unis, du coup ça fait brouillon, c’est confus (je trouve que la fin manque notamment beaucoup de clarté) : mesures liées au covid, complotisme, port d’armes, ségrégation, violence policière, héritage des navajos… à vouloir tout traiter, on ne parle de rien en profondeur.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2025
Bon alors comme dans chaque nouveau film d'Ari Aster, il faut se préparer à un univers particulier aux personnages qui le sont tout autant auquel on peut être très réceptif comme pas du tout. Et là, je constate qu'une majorité de spectateurs a été déçu. Ce qui peut clairement se comprendre, le réalisateur changeant de plus une nouvelle fois de registre après ses trois premiers films, tout en restant quand même dans une vibe malsaine et angoissante. En pleine pandémie de Covid, le shériff d'une petite ville qui est très contestataire de manière générale va s'opposer aux idéaux du maire, ce qui va instaurer un climat de plus en plus anxiogène. Enfin c'est en tout cas à partir de cet évènement que tout va dégénérer façon premier segment de "Beau Is Afraid". Clairement, le réalisateur n'y va pas avec le dos de la cuiller, il essaye en un seul film de traiter un peu toutes les problématiques que rencontre actuellement les États-Unis, ce qui fait évidemment échos au mandat actuel de Donald Trump. Et c'est également un peu le problème majeur du film, non pas de traiter de ces problèmes mais plutôt de vouloir concentrer tout un tas de choses d'un coup, ce qui donne cette impression constante de film foutraque. On a en plus une montée en pression qui explosera dans la dernière partie du film, qui m'a personnellement beaucoup plu car très jouissive mais qui en laissera plus d'un sur le carreau ; trouvant peut-être qu'il y a un étalage de violence pas forcément nécessaire. Néanmoins, cette impression de bordel constant, elle est là aussi pour appuyer le propos du réalisateur, un ressenti qu'il a sûrement envers un pays de plus en plus chaotique ; pas uniquement à cause de son gouvernement mais également à cause de ses habitants, creusant des fossés de plus en plus grands entre des avis divergents. Des propos nuancés et une subtilité perdue et qu'on ne retrouve d'ailleurs jamais dans le film et c'est donc en ça que cette ambiance chaotique fonctionne bien même si c'est très poussif par instants. "Eddington" n'est donc clairement pas le meilleur film du réalisateur qui semble parfois se perdre dans ce qu'il cherche à raconter même si, dans le fond, une cohérence réside dans ce chaos.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juillet 2025
Avec Eddington, Ari Aster poursuit sa mue. Après avoir tordu les codes de l’horreur psychologique (Hérédité), du folk horror (Midsommar) et du drame kafkaïen (Beau Is Afraid), le cinéaste américain abandonne les motifs fantastiques pour affronter de front l’angoisse contemporaine. Ici, pas de cultes païens ni de spectres vengeurs : l’horreur est partout, infiltrée dans les masques chirurgicaux, les chaînes d’info en continu et les cellules familiales en implosion. Eddington est un film sur la peur. Celle de l’autre. De la vérité. De la réalité.

Le film s’ouvre sur une ville fictive du Nouveau-Mexique, Eddington, en pleine pandémie. Les rues sont vides, les regards soupçonneux, les écrans omniprésents. Le coronavirus plane comme une malédiction abstraite, mais Aster ne fait jamais du virus son sujet. Il s’en sert comme déclencheur : le révélateur d’une société au bord de la rupture, où l’individu préfère la paranoïa au doute, la violence au dialogue. Le shérif Joe Cross (Joaquin Phoenix), figure désabusée et maladroite d’une autorité dépassée, tente de maintenir un semblant d’ordre. Face à lui, Ted Garcia (Pedro Pascal), maire populiste à la posture martiale, manipule les peurs pour mieux affermir son emprise. Leur rivalité, grotesque et sinistre, fait basculer le film vers la comédie noire, un terrain inattendu mais parfaitement maîtrisé par Aster.
Reflet d’un pays fracturé

Le film ne raconte pas une histoire à proprement parler. Il expose un effondrement. Celui d’une démocratie locale minée par les fake news, la défiance et la violence structurelle. Les dialogues sont tranchants, les situations absurdes, et le climat constamment sous tension. Aster filme une société malade comme il filmait autrefois une famille endeuillée : avec froideur, précision et une forme de cruauté clinique.

Le choix de l’affiche n’est pas anodin : un diorama représentant des bisons lancés vers leur chute, qui est l’œuvre de David Wojnarowicz, Untitled (Buffalos). Cette image devient l’emblème du film. Le passé, ici, n’est pas un décor : c’est une faille. Aster fait de cette scène une allégorie de l’Amérique contemporaine, lancée à pleine vitesse vers sa propre désintégration. Comme chez Wojnarowicz, la beauté plastique masque une rage sourde. C’est tout l’art d’Aster : faire surgir la violence sous l’esthétisme, sans jamais céder au spectaculaire.

Eddington ne se contente pas de contextualiser l’époque post-2020. Il en révèle la matrice : une société obsédée par ses armes, ses écrans et ses fantômes idéologiques. Le film convoque en creux les émeutes de 2020, la mort de George Floyd, les débats sur le second amendement, les fake news et l’érosion du lien social. Rien de démonstratif pour autant : Aster laisse ces éléments infuser dans un récit éclaté, parfois flottant, mais toujours tendu.


Dans ce paysage en ruines, Joe Cross est une figure tragique. Mal à l’aise avec la technologie, englué dans ses propres contradictions, il tente d’apaiser un monde qui ne veut plus de lui. Il parle peu, rate souvent, mais incarne une forme d’humanité maladroite. Joaquin Phoenix, comme souvent, excelle dans ce rôle d’homme brisé. Le personnage pourrait prêter à rire, ce qui est souvent le cas, mais une tristesse profonde finit toujours par remonter à la surface. Ses relations avec sa femme (Emma Stone, glaçante) et ses adjoints achèvent de dresser le portrait d’un homme seul, dépassé par une époque qui ne veut plus de médiation, seulement du clash. Joe ne combat pas des monstres : il combat l’indifférence, le cynisme, et l’aveuglement collectif. Et il perd.
Un film malade avec son époque

Eddington est un film inconfortable. Il ne délivre aucun message clair, ne propose aucune issue, et brouille constamment les pistes. Certains pourront y voir un défaut ; d’autres y reconnaîtront la marque des grandes œuvres politiques. Car Aster, plus que jamais, interroge notre capacité à croire. À croire en l’autre, en l’État, en la vérité. Le film ne cherche pas à dénoncer : il dissèque. Il observe les symptômes d’un effondrement sans faire de diagnostic. La mise en scène, sobre mais précise, refuse l’esbroufe. L’horreur vient ici du hors-champ, du quotidien, de l’implicite. À la fois satire politique, comédie noire et drame social, le film parvient à capter l’air du temps sans jamais sombrer dans l’opportunisme.

Ari Aster signe ici son film le plus risqué, et peut-être le plus abouti. Eddington est moins immédiat, moins frontal que ses précédents, mais il travaille en profondeur. Il dérange, questionne et dérègle, à l’image de l’époque qu’il reflète. Un film nécessaire ? Peut-être. Un film lucide ? Assurément. Un cauchemar politique d’une précision clinique, qui nous tend un miroir sans fard : celui d’une société où la peur est devenue le langage commun.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
SeB_from_Mars
SeB_from_Mars

12 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2025
Un film fourre-tout. Toutes les thématiques y passent. Ce qui le rend indigeste. Joaquin Phœnix fait le travail mais malgré tout cela ne sauve pas le film trop riche en idées.
Melvin RICHER
Melvin RICHER

31 abonnés 173 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2025
C'est une critique social très actuelle, drole et triste à la fois, ça nous montre vraiment la digression humain sur les dernières années, avec un scénario très prenant surtout grâce à l'interprétation de Joaquin pheonix toujours remarquable. Mais aussi avec le cadre et l'esthétique de la seconde partie du film qui m'a conquis, c'est du Ari Aster tout cracher on dirait même une sorte d'épisode parallèle à Beau is afraid.
Bref un film à aller voir clairement (sûrement un favoris de la palme d'or avec Sirat)
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2025
Joe Cross est le shérif de la petite bourgade d'Eddington au Nouveau-Mexique. Farouche opposant au maire qui applique les directives gouvernementales liées au COVID-19, il entame un combat et refuse de porter le masque. En parallèle, afin de séduire une jeune activiste du mouvement black lives matter, le fils du maire se lance dans la manifestation politique.

spoiler: "Eddington" est littéralement coupé en deux parties très distinctes. On commence avec une très longue mise en place d'une heure et demie qui plante un décor de petite ville politiquement contrastée. On nous donne beaucoup de scènes de vie quotidienne mais assez peu de détails sur les histoires des personnages... qui seront de toutes façons presque tous zigouillés à la va-vite dans une deuxième partie explosive et bordélique. À certains instants, je crois capter ce que veut me dire Ari Aster, mais ça ne dure que quelques secondes. Puis, je retourne dans son magma pas toujours très compréhensible ni réaliste.
Volcy jouan-lapierre
Volcy jouan-lapierre

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2025
Malgré tous ces acteurs que j’adore, le film est incompréhensible avec un scénario qui ne tient pas la route
Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mai 2025
Film vu en avant-première au festival de Cannes. Aventure complètement loufoque de ce shérif, je n’ai pas accroché.
Patrick
Patrick

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2025
Ari Aster, nous livre avec Eddington un western psychologique teinté de paranoïa aiguë, ancré dans une Amérique fracturée
Naughty Doc

1 041 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2025
Eddington est le meilleur film d'Ari Aster ! Un pur western coenien à la sauce Rockstar, où Joaquin Phoenix (son meilleur rôle depuis quelques années) campe le shérif d'une petite ville du Nouveau-Mexique qui s'oppose au maire (Pedro Pascal). La cause ? Son refus de porter le masque lors de l'épidémie Covid en 2020 !
Un canevas qui pourrait paraître saugrenue, mais qui peu à peu déroule une toile narrative à combustion lente dans laquelle Phoenix va rapidement perdre la raison.
Un Chute Libre sauce MAGA en somme, où Aster convoque l'imagerie du western pour mieux disséquer l'Americana moderne (on se croirait dans GTA vu comment tout y passe !) et l'absurdité qui anime les mouvements sociaux du pays.
C'est absolument hilarant (jusque dans un Austin Butler parfait en gourou de secte sur Internet et Emma Stone en épouse conspirationniste), régulièrement ultra maîtrisé niveau mise en scène (et superbe photo de Darius Khondji) et sacrément jubilatoire dans son dernier tiers.
Inutile de trop en dévoiler, mais c'est du Aster pas aimable qui livre son Do The Right Thing de sale gosse !
Julien D.
Julien D.

17 abonnés 75 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2025
Sans ses 30 premières minutes de mise en place assez poussives, qui sont heureusement suivies de 110 minutes de pur délice de wtf complet, j’aurais mis bien plus. Le film reste une vraie comédie cynique très (trop?) moderne.
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