Eddington
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Hélène B
Hélène B

7 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2025
Le regard sur les déraillements de la société américaine, ses clivages, l'impossibilité du dialogue est intéressant même s'il est flippant, sans que ce soit une surprise non plus. Mais le film a aussi côté bizarre, dérangeant, malfaisant qui me l'ont moins apprécié. C'est très bien joué en tout cas, plutôt bien scénarisé malgré quelques passages confus.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
Eddington, des clés pour comprendre le désastre américain
Eddington est un film haletant qui dit beaucoup et efficacement sur les forces obscures qui salissent les USA de 2025. Comprendre de l’intérieur ce qui mène un shérif d’aujourd’hui, candidat à la mairie de sa bourgade du Nouveau Mexique, à se comporter comme un cow-boy d’hier, rien que pour essayer ça c’est un film à voir. Les élixirs de peps de ce superflic ? Son amour pour sa femme archi-barrée et pour son pays. À moins que ce ne soit leur haine de son concurrent hispano et du fiston d’icelui. Jusqu’à présent, le réalisateur Ari Aster ne s’était fait connaitre que par des œuvres horrifiques. L’horreur, n’est-ce pas précisément là où en sont rendus les États-Unis d’Amérique ?
AS69
AS69

8 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2025
Film génial car il a une évolution de rythme et d'histoire en court de film qui dynamise le film. Le personnages sont très bien travaillés et magnifiquement interprétés. On est avec les protagonistes de cette petite ville américaine, isolés du reste du monde et concentrés sur eux même et leurs évolutions potentielles. Les choix de montage et de cadrages donnent tout le sens du film qui est plus audacieux qu'il n'y parait au début. Les personnages sont plus complexes qu'il n'y parait et on peut s'attacher à ce shérif qui est au fond un bon gars qui veut le bien pour sa communauté et ses proches. Rien que de très simple apparemment, mais qui face à une crise et une situation plus difficile va se révéler intenable. A voir absolument.
Fenna Baouz
Fenna Baouz

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2025
Je me suis pris une claque. Il faut absolument voir ce film. Je ne comprends pas pourquoi il est pas mieux noté. Je pense que j'ai besoin de le revoir.
carbone144
carbone144

116 abonnés 849 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2025
Film particulier qui met un peu de temps à se mettre en place. Toutefois, la tournure que ça prend vaut de prendre son mal en patience. Les thèmes dépeints qui font l'objet de beaucoup de discussions sont vastes. Contrairement à ce que j'ai entendu de certains médias de gauche (France Inter, France Info...), il ne s'agit pas uniquement d'une illustration de la dégradation de la société Américaine due au trumpisme. La prétendue extrême droite n'est pas une obsession du film, et tout le monde s'en prend plein la tête, et en partie les w0kistes, avec le mouvent terroriste Black Lives Matter. Je regrette que les illustrations en question soient caricatures. Mais en d'autres termes, ce film met surtout en avant le ridicule de l'incapacité des gens à s'écouter et se comprendre. Autour de tout ça, un thriller se met en place et le divertissement en vaut la chandelle. Joaquin Phoenix est méconnaissable et démontre une fois de plus son talent. La réalisation est très propre. A voir.
OK les modos, c'est quoi cette fois votre problème ?
Moh Dziri
Moh Dziri

31 abonnés 268 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2025
Sans s’attarder sur les détails de la pandémie, ce film, à travers des personnages marquants, met brillamment en lumière l’impact de cette période sur les comportements humains et les conséquences qui en découlent. Deux points forts ressortent clairement : un jeu d’acteur remarquable et une réalisation quasi irréprochable. Malgré quelques longueurs, c’est un film que je recommande vivemet
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2025
Qui est le film ?
Quatrième long-métrage d’Ari Aster, Eddington marque un petit tournant : moins baroque que le précédent, moins horrifique que les premiers, mais tout aussi asphyxiant. Aster y délaisse les névroses individuelles pour plonger dans les affres collectives d’une Amérique post-traumatique. Le film se déroule dans une ville fictive, isolée du reste du monde où se trouve une communauté blanche, uniquement soudée par la peur et la rumeur, et où vit dans un mélange de paranoïa et de crispation.

Présenté comme un thriller politique, Eddington se révèle bien plus dérangeant que son simple postulat. L’intrigue devient alors un prétexte pour cartographier un pays fragmenté, où la vérité est une matière malléable et où chaque visage peut, du jour au lendemain, devenir celui de la menace.

Que cherche-t-il à dire ?
Comme dans ses précédents, Eddington installe une psyché brisée, mais collective cette fois. La ville devient un personnage paranoïaque, rongé par l’obsession de "comprendre", de "croire", de "défendre". C’est une autopsie de l’Amérique blanche contemporaine : une nation qui croit encore à la transparence morale, tout en s’engloutissant dans le complotisme, la désignation de l’ennemi, la peur de l’autre. Ici, le trauma, loin d'être soigné, est capitalisé. Il devient une ressource politique et affective que les institutions manipulent pour légitimer leurs décisions.

Le film construit une guerre des interprétations. Chaque groupe, chaque individu semble persuadé de sa propre lecture des événements. Aster filme cette cacophonie où le spectateur lui-même perd pied. Le film expose l’impossibilité d’un récit collectif stable dans une société divisée. Chaque groupe construit une narration qui ne communique plus avec les autres. Il n’y a plus d’"unité nationale", seulement des performances communautaires.

Par quels moyens ?
Ce que Aster a de plus brillant à dire concerne le smartphone. Il n’est pas un simple accessoire contemporain : il est une figure centrale du langage du film. Dans Eddington, chaque usage est un moment de rupture dans la relation humaine : ça peut être par un regard happé, une phrase interrompue, un visage éclairé par l’écran plutôt que par celui qui est en face. Le film ne montre pas seulement la dépendance technologique ; il met en scène un glissement culturel : nous ne percevons plus le danger s’il ne passe pas par une interface numérique. En arrière-plan, cette obsession pour l’écran devient l’alliée invisible de la manipulation collective.

Masques chirurgicaux, gestes barrières, protestations contre les violences policières : ces signes familiers rappellent au spectateur que Eddington n’est pas un univers parallèle, mais notre monde, à peine exagéré. Aster ne cherche pas à « rejouer » l’actualité ; il l’infuse dans la texture du récit. La mémoire collective, saturée de commémorations, de récits lacrymaux et de simplifications binaires, ne soigne pas les plaies : elle les fige, les recycle, et parfois les exploite, jusqu’à ce qu’elles deviennent un décor permanent, un bruit de fond.

Le personnage de Phoenix n’est pas un illuminé. Il est écrit comme un homme blessé, dont la méfiance se nourrit d’expériences réelles, mais qui transforme chaque coïncidence en preuve. Sa plongée dans les théories conspirationnistes est montrée comme un engrenage : besoin de sens → exposition à un flux continu d’informations biaisées → certitude absolue. Aster en fait une figure tragique : celui qui croit voir plus clair que les autres

Le maire d’Eddington est un paradoxe : sincèrement attaché à sa ville, mais piégé dans ses alliances économiques, notamment avec une entreprise technologique. Leur relation évoque les collusions contemporaines entre figures politiques et magnats de la tech, de Trump à Musk. Ici, la corruption ne passe pas par des mallettes de billets, mais par l’échange plus insidieux de données, de discours, de promesses.

Les adolescents (et autres manifestants) qui manifestent dans Eddington ne surgissent que lorsque l’actualité impose un drame, comme si l’élan collectif ne pouvait se déclencher qu’au rythme imposé par les médias. Le reste du temps, ces combats restent invisibles, étouffés ou récupérés. Les slogans scandés semblent appris la veille, recyclés d’un réseau social à l’autre, vidés de leur substance. Cette caricature, loin d’être un simple cynisme, interroge : et si le système avait déjà neutralisé la révolte avant même qu’elle s’exprime ? Les blancs, omniprésents dans ces scènes, s’approprient les luttes, occupant la place centrale et reléguant les autres voix au second plan. Les Amérindiens, eux, apparaissent en arrière-plan, presque effacés, mais leur silence a une gravité : celui d’une lucidité face à la répétition des mêmes impostures. Le policier noir incarne un autre paradoxe : figures d’autorité dans une structure qui perpétue la violence institutionnelle, leur présence déplace le débat au-delà de la couleur de peau, vers celui d’un pouvoir qui se régénère pour maintenir son contrôle.

Et pendant que l’intrigue principale avance, la femme de Phoenix est happée par un gourou. Aster choisit de ne pas en faire un fil narratif central : l’embrigadement est montré en fond, une autre forme de contamination idéologique. Ce choix renforce l’idée que la violence n’est pas un seul événement spectaculaire ; elle circule, s’infiltre, colonise les intimités.

Et quand Phoenix commence à tuer ses opposants, il ne croit pas agir par haine, mais par nécessité. C’est la dernière étape de la logique complotiste : si tout désaccord est un danger existentiel, alors l’élimination devient légitime. Aster filme ce passage non comme un moment de catharsis, mais comme un point de non-retour où l’humanité s’éteint.

À la fin, l'identité des tueurs à la fin restent indéterminées. Ce sont des figures pures de menace, prêtes à recevoir la projection de chacun. Sont-ils vraiment des ennemis ? Ou le résultat d’un imaginaire collectif en quête de coupables ? Cette ambiguïté finale traduit le cœur du propos : dans un climat saturé de suspicion, la violence peut être l’œuvre de n’importe qui… donc de tout le monde.

Où me situer ?
Eddington est un film d’une grande densité, à la fois foisonnant dans ses thèmes et d’une précision technique qui force le respect. Aster y orchestre une mosaïque d’images, de symboles et de références qui captivent par leur justesse formelle et leur acuité politique. Mais cette richesse se construit parfois au détriment de la narration : le fil dramatique s’effiloche, absorbé par la multiplication des pistes et des commentaires. L’œuvre impressionne, fascine même, mais peine à maintenir l’élan narratif qui lui permettrait d’être aussi bouleversante qu’elle est intelligente.

Quelle lecture en tirer ?
Avec Eddington, Ari Aster signe un film d’une ambition rare, capable d’embrasser en un seul geste l’état psychologique, politique et culturel de l’Amérique contemporaine. Sa mise en scène, d’une précision presque chirurgicale, capte des détails qui, mis bout à bout, composent un diagnostic implacable. Mais à force de vouloir tout dire, tout montrer, tout connecter, le récit perd parfois son axe central et se dilue dans sa propre profusion. On en ressort admiratif devant la maîtrise et la richesse du propos, mais aussi frustré de voir cette intelligence narrative se déployer au prix d’une émotion continue.
nicolas l.
nicolas l.

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2025
très très bon, ambiance et evolution improbable, il y a du tarantino dans ce film et son, casting excellent et beaucoup de thèmes traités en sous jacent de la société américaine, une sorte de anti héros tragique très bien joué, un régal mais ne conviendra peut être pas a tous.
Marc Alexandre
Marc Alexandre

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2025
Long, beaucoup trop long. Ennuyeux dans sa première partie (une de mes voisines s'est endormie, j'ai pensé sortir mais ne l'ai pas fait car j'étais le projectionniste). Puis après le double meurtre, un début d'enquête intéressant mais tout part en vrille ensuite.
Bref, quelques bonnes idées, très mal exploitées, noyées dans un fourre-tout. Du grand n'importe quoi. Une soirée perdue.
tonyhw
tonyhw

55 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2025
Une caricature de l'Amérique d'aujourd'hui, déchirée entre deux camps qui n'ont plus qu'un point commun : la puérilité. La primauté des dialogues, souvent bavards, l'impossibilité de s'attacher à un personnage malgré le talent des acteurs, le mélange moyennement réussi de comédie acide et de drame réaliste, et l'agitation confuse qui s'installe au fil des minutes m'ont un peu laissé sur la touche. Au final, un film plus intéressant que passionnant, que je recommanderais néanmoins à nos élites politiques de tous bords...
Sanka B
Sanka B

23 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2025
Que dire...beaucoup de thèmes abordés, de l'écologie au racisme, en passant le numérique dans la sphère privée et publique, le complotisme, la manipulation politique, le pouvoir des réseaux sociaux, les abus sexuels sur les enfants, le suprémacisme blanc, l'appropriation culturelle, le goût prononcé des Américains pour les armes...parsemé au covid19
Un jeux d'acteur de pedro pascal et joaquin phoenix.落
Ari aster, montre encore une foi un genre dhorreur bien loufoque...裡
Gentilbordelais

404 abonnés 3 583 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2025
C'est à travers un western contemporain, en pleine pandémie de covid, qu'A. Aster et sa réalisation solide montre une Amérique fracturée. Au cœur d'une petite ville rurale, il balaye des champs politiques, économiques, raciaux ou communautaires, exacerbés par les réseaux sociaux. A vouloir trop en mettre, ce métrage fleuve, longtemps statique, devient trouble et vire à la violence brute. La dernière heure est plus haletante.
Jeff S.
Jeff S.

5 abonnés 239 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2025
Ari Aster + COVID + Réseaux sociaux + Complotisme = Eddington.
Un film un peu fourre-tout, avec beaucoup trop de thèmes abordés, mais qui ne menent hélas nulle part...
Le film est cela dit, très bien réalisé, monté, et interprèté, Joaquin Phoenix en tête, mi touchant, mi pathétique et le tout monte crescendo, jusqu' au carnage attendu.
Tout n'est pas parfait, et le rythme est toutefois un peu en dent de scie par moment, et le trop plein nuit à l'ensemble.
Cependant, les thèmes abordés sont intéressants, même si un peu survolés.
Un excellent film de son réalisateur.
A voir.
LeBon
LeBon

24 abonnés 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 août 2025
Ari Aster devrait rester à l'écriture, son style était adapté à Mindsommar mais là c'est beaucoup trop long et le film démarre vraiment (et encore) à 90 minutes, des scènes à rallonge qui n'apportent rien au récit et qui plombent l'ambiance.
Micmor78
Micmor78

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 août 2025
A mon avis, c'est un film qui n'arrive pas à aller là où il voulait aller. Il se perd dans cette réflexion - nécessaire -sur notre époque, mais tombe dans le piège de ne pas jouer avec la représentation ou l'imagerie. Cela aurait certainement été bénéfique pour le film. Beau a peur est supérieur justement à cause de cette approche moins sérieuse et contrôlée. Il a quand même le mérite de tenter l'impossible, c'est-à-dire de raconter notre époque confuse et fatigante...
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