Eddington
Note moyenne
3,2
2851 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

284 critiques spectateurs

5
16 critiques
4
77 critiques
3
87 critiques
2
65 critiques
1
29 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
DoctorSteiner
DoctorSteiner

23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2025
[Critique qui tire à balle réelle]

Ari Aster parvient (presque) à caser tout ce qui polarise notre monde en 2h.
Arme à feu, réseaux sociaux, fake news, complotisme, dérive sectaire, racisme, COVID, personnalités publiques (politiques) profondément égoïstes.... j'en oublie sûrement.

Si le message du film est de nous montrer à quel point le monde devient absurde et incompréhensible, c'est plutôt réussi.

Toutefois on ressort d'un film qui nous aura perdu en route plusieurs fois, à cause d'un rythme très inégal, d'un scénario aussi confus que le monde dépeint.

Le dernier tiers sauve légèrement le film en poussant le curseur à un niveau auquel on ne s'attend pas forcément.

Le film divise et va diviser.
Personnellement j'ai ronflé pendant deux tiers du film, en me demandant si tout ceci aller mener à quelque chose.
La réponse est non d'ailleurs, ce qui rend le message du film particulièrement inaudible.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 août 2025
Le nouveau film d'Ari Aster, jusqu'à présent surtout connu pour des films de genre (Hérédité, Midsommer), commence comme un ancien film des frères Coen : personnages déjantés, ambiance cartoonesque, humour et violence mélangées.

J'ai été plutôt séduit par cette entame amusante, qui passe en revue beaucoup des problèmes de l'Amérique (et plus généralement du monde contemporain) : omniprésence des écrans, complotisme, extrémismes en tous genres, écologie, nouvelles technologies, sort des populations indigènes, sumprématisme blanc, emprise des sectes.

Malheureusement, Eddington commence à bégayer vers son mitant, et la qualité du jeu de Pedro Pascal et de Joaquin Phoenix ne suffit plus à masquer le manque d'inspiration d'un scénario qui perd progressivement son fil. Au final, Aster renvoie dos à dos racisme et anti-racisme, progressisme et complotisme, dans une sorte de vortex idéologique qui semble avoir perdu tout sens moral : la gêne que génère cet anarchisme intellectuel n'est pas atténuée par la démesure un peu sotte de l'assaut final, qui franchit la frontière séparant spectaculaire et ridicule. Son anti-héros tout puissant n'a pas de contre-point à sa hauteur, ce qui au final déséquilibre le film.

C'est donc indigeste, et raté.
Patrick Saldinger
Patrick Saldinger

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2025
Un film interprété à merveille. Il nous interroge sur le mode de vie actuelle plein d’incertitudes, incohérences et violences.
Philippe D
Philippe D

46 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2025
J’ai adoré ce film spécialement après que le héros se rebelle contre toutes ceux qui l’humilient. L’ambiance se transforme aloen Tarantino gore. C’est drôle méchant et jouissif.
rvrichou
rvrichou

121 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 août 2025
Un western dans lequel le masque protegeant du covid a remplacé le foulard protégeant le cow boy de la poussière. La violence sous toutes ses formes mais un scénario confus qui perd le spectateur. Du coup on s’ennuie d’autant que le film est trop lent et trop long.
oloc
oloc

9 abonnés 75 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2025
Eddington de Ari Asher est un western moderne dramatique, en compétition au 78e festival de Cannes.
Pendant la pandémie de covid, les règles sanitaires sont parfois difficiles à comprendre. En particulier à Eddington petite ville du fin fond du nouveau mexique aux USA. Le shérif Joe Cross (Joaquim Phoenix) tente de composer avec les concitoyens certes mais aussi avec sa femme en repos et une hébergée de belle-mère abreuvée de théories complotistes. Jusqu'au jour où il annonce sa candidature aux élections face au maire sortant (Pedro Pascal) pourtant bien apprécié...

Ce film est comme une lente descente dans la folie. Une perte de repères dans cette période inédite. On est happé par ce récit dans une Amérique profonde où le shérif fait respecter la loi avec latitude. Comment est-ce que cela pourrait mal tourner ? Les ressorts de l'histoire nous sautent au plexus comme autant de diablotins cherchant à nous couper le souffle. C'est hypnotique et captivant.

Il parait évident que ce film est une critique voire une satire de la société américaine, celle des complots, des flingues, des réseaux sociaux et des communautés.
spoiler: A noter que les indiens sont les plus perspicaces de cette histoire à tiroirs.


Les deux acteurs principaux sont magnifiques. Joaquim Phoenix crève l'écran sur tout le film. La réalisation dans son ensemble est magnifique, la mise en scène, le montage, la photographie, les décors... techniquement c’est de la belle ouvrage.

Ce film démentiel est à découvrir !
Leoj
Leoj

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2025
Comme souvent avec Ari Aster, ça démarre très bien, on a l'impression qu'on va voir un grand film, puis, petit à petit, ça devient brouillon et limite n'importe quoi. Dommage, car le scénario était vraiment prometteur. La prestation de Joachim Phoenix vaut toutefois le détour, il est exceptionnel.
Bacta142.
Bacta142.

6 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2025
Un film plutôt pas mal jusqu'à son climax qui va un peu trop loin dans le délire. Il fait malgré tout une bonne synthèse de l'Amérique post-Covid et tous ses pires aspects polarisants (et aucun camp n'est épargné, ce qui est appréciable). Le casting et la photo sont impeccables, et le film drôle par moments, malaisant à d'autres. Le parcours du personnage principal aurait peut-être mérité un peu plus de subtilité.
Coet
Coet

10 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2025
C’est le genre de film pour lequel il vaut mieux laisser un petit moment avant de rédiger une critique au risque dans le cas contraire de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Il est un fait qu’ Ari Aster a pris le risque de ne satisfaire personne avec Eddington, ni son public traditionnel de films d’horreur parce qu’avec Eddington il est trop timide dans le genre , ni le grand public extérieur à l’univers du gore car sous pas mal d’aspects Eddington est trop déstabilisant , en particulier le dernier tiers.
Bref le grand tort d’Essdngton c’est sa réalisation.
Pour le reste , le scénario est solide. Comment l’affrontement électoral entre le maire et la shérif d’un bled paumé du Nouveau Mexique part complètement en vrille du fait du contexte inflammable des principaux conflits qui fracturent l’Amérique de l’intérieur. Et de ce point de vue on n’est pas déçu tout y passe, trop sans doute: les conflits raciaux et le mouvement Black Live Matter, les armes à feu utilisées à tort et à travers , le complotisme et les antivax etc etc. Le tout sous la pression des intérêts financiers des puissances de la tech. Certaines scènes sont franchement jubilatoires telles ces manifestations ultraviolentes des blancs contre les blancs. Les acteurs sont parfaits avec un Joachim Phœnix dans un nouveau rôle de composition , un shérif du 21 eme siècle devenu complément hors de contrôle , sacré parcours après des rôles aussi divers que Napoléon, le Joker ou l’empereur Comode. Sans être exhaustif. Pour le reste c’est quand même très confus et peu nombreux sont ceux qui finiront par s’y retrouver. En fais je partie? J’ai des doutes. La scène finale du coucher en est le meilleur exemple. Sans parler qu’il n’y a aucune beauté dans Eddington . Tout est très moche et on doit s’y ennuyer ferme si on n’est pas passionné par les scorpions ou les crotales . Amis romantiques amateurs de beauté n’y allez pas, quant aux autres soyez d’humeur très ouverte.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2025
Avec "Eddington", Ari Aster signe un western halluciné, traversé par la paranoïa et la colère. On pense à "Civil War" pour cette vision d’un pays fracturé, où l’autorité vacille et chacun campe sur ses lignes de fuite. La satire politique flirte avec l’absurde, sans jamais perdre en acuité. Joaquin Phoenix est monumental, presque figé dans une tension sourde. Autour de lui, Pedro Pascal et Emma Stone évoluent dans un monde tendu à l’extrême. Un film dérangeant, sec, qui capte quelque chose de l’Amérique d’aujourd’hui.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 août 2025
C'est confus de bout en bout, on commence à s'attacher au shérif mais on se rend compte assez tardivement que ce n'est pas un saint, et qu'en plus il fait n'importe quoi. C'est simple je crois que je n'ai jamais vu un film aussi incohérent. C'est dommage l'intention est là, mais ni le scénario ni la réalisation ne suivent. Seule consolation cest bien joué.
thenewchamp
thenewchamp

56 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2025
Un shériff qui se retrouve à conconrir pour devenir maire suite à un different politique. le film traite de différents sujets le traitement des afros americains, les trafics en politique, la pedophilie, les problemes de couples, les reseaux sociaux et d autres. j ai assez bien aimé le film sauf la derniere partie qui part trop loin à mes yeux
Fabien
Fabien

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2025
A la façon d'Alphonse, mon 4 (excellent) est poussé à 5 (exceptionnel) pour soutenir ce film. C'est un western, mais morderne, c'est à dire biberonné de la sociologie des personnages et des communautés des villes américaines. Certaines critiques y voient des parti pris pour un camp ou l'autre, car ils y projettent leurs idéologies particulières. Ce film ne prend pas jamais parti des situations opposées, il décrit et argumente chasue façon de voir le présent et les avenirs différentiés que le présent infléchit suivant comment on l'analyse, l'interprète ou le transorme en nouvelles religions. Ce film traite de l'autorité et de toutes les formes de violence qui traverse nos sociétés, et du dileme de pensée entre Rousseauistes et Matérialistes, entre rèves et réalités. Cette réflexion ouverte qui persiste après le dénouement lui même en changement de cap (à l'exception des ideologues professionnels) nousre plonge dans nos vies dans ce qui est l'essence même de la vie. A quarante ans, la maturité de ce témoignage américain est époustouflante tant elle démontre aussi que le talent n'attend pas le nombre dea années (notamment celui qu'il m'aura été nécessaire pour savoir apprécier pareil témoignage introspectif). Ce metteur en scene, pendant culturel américain de celui japonais de Hamaguchi, réhausse mon espérence en ce que les diagnostics sociétaux posés convenablement redonne la liberte du choix de l'homme.
greg t
greg t

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Pour moi film c’est surtout le shérif qui a une telle colère de la haine même contre le système et qui ne se rend pas compte qu’il fait plus de mal qu’autre chose meme à ça famille. il va tellement loin que pour moi c’est le lien pour comprendre le film. Personnage a la fin qui poursuit ́le sherif pour moi la seule explication c’est le policier injustement accuse on voit a plusieurs reprises qu’ils ratent facilement ça cible et on nous montre dans le film qu’il n’a pas de réel compétences de tir
BenWaa
BenWaa

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2025
Ari Aster était pour moi, jusque là, un cinéaste original et avant-gardiste dans le domaine du film d'épouvante, réalisant des films puissants émotionnellement et picturalement. Par sa réalisation tranchante et inspirée, il s'amusait à jouer avec les codes avec un goût certain pour l'envie de faire peur et de marquer les différents films créaient des univers fantasmatiques et envoûtants, qui plongeaient le spectateur dans de profonds malaises effrayants et jubilatoires.

Mais ici, Eddington est une déception. À l'inverse de ses précédents films, Ari Aster ne cherche pas à s'affranchir de la réalité terrestre du quotidien. En effet, son dernier film s'enfonce les deux pieds dans le "réel" en voulant dépeindre, de manière assez convenue, peu originale sur le fond et plutôt fade sur la forme, l'importante polarisation (politique) de la société des États-Unis à l'heure actuelle. Sauf que le rythme est lent, le film peine à décoller et comporte de nombreuses longueurs, le scénario est confus (si ce n'est incompréhensible, et cela empire au fur et à mesure que le film avance). L'histoire s'éparpille dans plusieurs directions (pour ne pas dire dans tous les sens), s'emballe progressivement mais manque sérieusement de clarté narrative et ne comporte aucun enjeu vraiment palpitant ou intéressant, restant cantonnée à ses petites histoires d'embrouilles au sein de son petit village perdu..

...Et lorsque l'histoire décolle (enfin), elle part soudainement dans une surenchère d'action outrancière, clownesque, presque à la limite du ridicule..

Reste que les personnages sonnent globalement assez creux, ennuyeux, opaques, peu avenants et assez ternes, si bien qu'on parvient peu à s'y intéresser et à se soucier de leur sort..

Pour le positif (il y en a tout de même) :
- je retiens la tentative de créer une atmosphère, une esthétique formelle de qualité, en immergeant le spectateur dans la vie d'un petit village tout droit sorti d'un western (en version revival "").
- Je retiens, aussi, la prestation de Joaquim Phoenix (acteur dont je suis fan, et dont le personnage joué ici dégage parfois une certaine complexité - même si celui-ci est globalement un peu fade).
- Ensuite, un passage spécifique du film a retenu mon attention : spoiler: lorsque le shérif tue le SDF, le maire et son fils, et qu'il tente de faire accuser son collègue noir (et que l'enquête commence).
J'ai vraiment cru que le film allait décoller à ce moment-là. Mais hélas non, cette histoire se terminera en queue de poisson et sera assez peu (et mal) exploitée..

...Et cette dernière déception confirmera finalement - malheureusement - ce que ce film représente à mes yeux : un gros pétard mouillé....
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse