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Chillout And Relaxing
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1,5
Publiée le 24 mai 2024
Finalement très peu d'émotions en regardant ce film pour le moins nombriliste et peu innovant. À part l'ennui et les longueurs de ce film. 2h pour finalement raconter si peu... Une œuvre qui se voulait sûrement hommage tourne vite à l'antipathique et à la notion de clan. Belle déception.
L'idée de départ était amusante, mais elle est survolée en permanence, comme s'il ne fallait surtout pas appuyer là où ça fait mal. D'où vient le mal-être de Chiara au point de changer d'identité ? On ne le saura jamais et au fond ça nous désintéresse très vite, car tout semble superficiel et anecdotique dans une mise en scène approximative, un montage hagard et des envolées clipesques eighties. Être née avec une cuillère en or dans la bouche et fille de deux légendes du cinéma ne font pas d'elle une légende à son tour. Est-cela son drame ? Actrice mineure qui disparait, Chiara reste un mystère qui ne nous fait ni rire ni pleurer, mais crée une vraie indifférence. L'échec du film est accentué par un casting rutilant qui joue les utilités, sans être exploités. Quel gachis... Chacun dans son rôle est un stéréotype dessiné à la va vite sans relief ni profondeur. Deneuve égale à elle même, prisonnière de son image et peu généreuse, Luchini en cabot génial qui surjoue le bon copain et les ex trop sympas mais largués. Seul moment de trouble : Deneuve embrasse Marcello/Chiara sur la bouche, mais très vite on passe à une chanson atroce... Espérons que ce film de famille sur l'entre-soi a eu au moins un effet thérapeutique pour Chiara Mastroianni.
Drôle et émouvant. Une douce balade dans la filmographie de Marcello M mais également une jolie évocation de la filiation. De ce qui manque et ce qui reste quand les êtres chers ne sont plus.
Christophe Honoré a toujours été surévalué par la critique. Le nombrilisme et l'intellectualisme assumés l'ont toujours placé dans une position où il était bon de dire qu'on l'aimait, pour en être, sans forcément en penser un mot. Il est étonnant que son meilleur film, soit à la fois celui qui est rejeté par les critiques et paradoxalement, le plus nombriliste, sur sa famille de cinéma. Chiara Mastroinani, dans son faux propre rôle, décide de se transformer en son père. Scènes drôles et profondes alternent dans un tourbillon un peu foutraque de clins d'oeil et d'introspection. Pour une fois, il touche.
Un projet cinématographique bien complexe et vraiment très étrange, dès le départ. C’est Christophe Honoré qui en aurait eu l’idée. On n’est pas dans le Biopic, mais dans une sorte de fiction, utilisant la vie réelle d’une famille célèbre d’acteurs et tous les personnages qui l’ont constitué. Projet rare, ambitieux, un peu fou mais très risqué. Le film est sauvé par le formidable jeu de tous les acteurs, et avant tout par Chiara Mastroianni qui se révèle extraordinaire, stupéfiante. C. Deneuve est au Top, pleine de fraicheur et de naturel, Lucchini égal à lui-même, truculent , et fin littéraire , Biolay et Poupaud très bons . Il y a aussi beaucoup d’humour, un peu décalé, et l’on rit souvent. Mais le projet en lui-même nous dérange. C’est bien sûr un bel hommage à Marcello Mastroianni, mais au-delà de cette « anecdote » on comprend que Honoré veut nous toucher sur le thème de la filiation, du genre, de la mémoire des personnes aimés déjà parties, de l’oubli, de la recherche sur soi-même, qui sont tous des thèmes universels. On arrive par moment à s’identifier à la détresse de Chiara, à sa déprime, en pensant à un père ou une mère, trop (ou mal ) aimé. Mais c’est très difficile car l’empreinte de la « vraie » famille Mastroianni/ Deneuve est trop forte et réelle. Le destin, et ce qui restera de chacun de nous, après notre mort, même pour les plus célèbres, qui se souvient de la majorité des grandes stars du muet, un siècle après son arrêt, presque personne. Le film est donc assez dur sur les thèmes abordés, parfois même attristant, et en même temps il est perturbant, on ne peut pas dire que ce soit une réussite mais on apprécie certaines grandes qualités cinématographiques : image , cadrage, acteurs, bande son , chansons de Biolay superbes.
Une réalisatrice hystérique hurle à Chiara, plongée dans la fontaine de la place Saint Sulpice, maquillée en Anita Ekberg, d'appeler "Marcello !". Lorsque Chiara se réveille, elle voit dans le miroir, le visage de son père. Puis, sur un casting, Nicole Garcia lui intime de jouer plutôt façon "Mastroianni" que "Deneuve". Alors, Chiara bascule.
Christophe Honoré signe un film aux multiples interprétations. Film sur la filiation et le poids de l'héritage qui peut être, à la fois, une richesse et un fardeau. Film sur le travail des acteurs, leur vie à voler des vies inventées, leur capacité à s'oublier pour incarner leur personnage. Film sur la disparition, l'absence et le manque de l'être cher, Film sur la capacité, la puissance qu'a le cinéma de faire revivre les morts. Film sur le jeu "on dirait que..." poussé à l'extrême.
Autour de Chiara Mastroianni, magnifique comédienne, la grande Catherine créé un personnage de Catherine Deneuve telle que l'imaginaire collectif la voit, tout comme le font Fabrice Luchini, Nicole Garcia, Melvil Poupaud et Benjamin Biolay censés jouer leur propre rôle. Face au délire de Chiara, chacun réagit différemment, avec une inquiétude retenue (Catherine), compréhension (Benjamin), colère (Melvil) ou envie d'en être (Fabrice).
Dans les péripéties de Chiara, le réalisateur multiplie les références au grand Marcello Mastroianni. C'est souvent drôle et aussi bouleversant. Malgré ses qualités, le film présente quelques baisses de régimes et curieusement des plans de coupes aléatoires et une scène de volley inutilement non cadrée. Mais, cela n'altère en rien l'ambitieuse et émotionnelle proposition du film.
Marcello Mio est aussi une déclaration d'amour d'un réalisateur à son actrice. Sa Chiara à lui.
Un film qui vaut surtout par l'engagement total de Chiara a jouer à fond la carte de la mystification et pour la belle manière qu'a Christophe Honoré de filmer Paris et de diriger ses acteurs qui sont ici " en bande"...cet entre soi peut tour à tour agacer ou donner l'impression qu on est dans un coin de la pièce à les observer.
Melvil Poupaud et Luchini sont très bien, Garcia surjoue la femme flippée et Biolay est assez sobre...
C’est en 2008 qu’on a découvert Christophe Honoré avec Les chansons d’amour – pour lequel Alex Beaupain (tiens, tiens) avait reçu un César pour sa musique -. Depuis, au rythme de pratiquement un film par an, sa filmographie a fait le yoyo avec quelques bas mais surtout des hauts. Reste que chacune des sorties d’un « Christophe Honoré » reste un événement. Ces nouvelles 120 minutes sont frappées au sceau de l’originalité, c’est le moins qu’on puisse en dire. C’est l’histoire d’une femme qui s’appelle Chiara. Elle est actrice, elle est la fille de Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve et le temps d’un été, chahutée dans sa propre vie, elle se raconte qu’elle devrait plutôt vivre la vie de son père. Elle s’habille désormais comme lui, parle comme lui, respire comme lui et elle le fait avec une telle force qu’autour d’elle, les autres finissent par y croire et se mettent à l’appeler « Marcello ». Idée géniale pour les uns, masturbation intellectuelle pour les autres. Tous les goûts sont dans la nature. Une troublante réflexion sur le cinéma, l’éternité et le temps qui passe. On ne sait pas grand-chose sur la genèse de cette drôle de comédie dramatique plus que déroutante. Comment une idée comme celle-là a pu naître dans l’esprit d’Honoré ? Mystère ! Quelques passages à vide, mais que de moments de grâce dans cette quête d’identité d’un nouveau genre ! Bien sûr, le fait que le sujet soit ici centré sur des personnages célèbres donne une résonnance toute particulière à une histoire qui, a priori n’a ni queue ni tête. Les cinéphiles vont hurler de plaisir, les autres, - le public jeune surtout – va s’ennuyer à mourir. Reste qu’oser une fantaisie drôle et libre sur le deuil et les fantômes d’une vie était une sacrée gageure. Pari tenu avec un maître-mot : la délicatesse. L’hommage ici rendu va bien au-delà de Mastroianni lui-même mais est d’abord celui du 7ème Art. Personnellement, je craignais une comédie autocentrée et nombriliste alors qu’on a droit à deux heures d’une fable universelle touchante, intelligente et malicieuse. Chiara Mastroianni relève ici un défi unique et tout le film ne repose que sur son immense talent. Quand on sait qu’elle est entourée par Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Melvil Poupaud, Fabrice Lucchini, Nicole Garcia, - excusez du peu – et qu’en plus chacun joue son propre personnage, on ne peut qu’admirer les performances de tout ce casting royal et l’immense talent – et culot – de ce cinéaste pas tout à fait comme les autres. C’est la 8ème fois que Chiara joue devant les caméras de Christophe Honoré… sans doute la plus marquante. Quand fiction et réalité se rejoignent…
Quel beau film, la première scène dans la fontaine est sublime, les acteurs sont incrustés dans leur rôle, Chiara Mastroianni bluffante de ressemblance avec son père tente de le réincarner en jouant son rôle, c' est touchant et très bien filmé, très bien réalisé : c' est ce que j' appelle un beau film de cinéma.
Atroce du début à la fin, qui n en finit pas. Scénario grotesque, "références" lourdingues, acteurs nullissimes, cabotinage satisfait du petit mundillo content de soi... les soi disant "critiques" professionnels se déshonorent et se decredibilisent totalement en soutenant cette horreur.
j'avais bien aimé Chambre 212 de Christophe Honoré (avec également Chiara Mastroiani) mais celui-ci m'a franchement déçu. Le réalisateur pourtant créatif semble ici en panne d'inspiration. Il tenait pourtant une bonne amorce : il est vrai que la ressemblance physique entre Chiara Mastroiani est frappante et troublante. Mais la grimer en Marcello Mastroiani durant tout le film ne suffit pas à faire une bonne histoire et le scénario est epais comme une feuille de papier à cigarette. Le film tourne à vide et est souvent d'un ennui mortel. Ce qui le sauve du naufrage c'est l'interprétation bluffante de Chiara Mastroiani, pour laquelle je mets à peine la moyenne au film. Dommage.