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cortomanu
85 abonnés
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3,0
Publiée le 27 mai 2024
Un film qui n'est pas sans défauts ni longueurs, mais là n'est pas l'important. Difficile de parler de ce film qui brasse de nombreux thèmes en procédant par ellipses, songes, évocations, souvenirs. Il en reste un moment agréable et délicat, de séduction le plus souvent, qui ressemble beaucoup à du Mastroianni.
« Sympathique» Chiara Mastroianni est en manque de son père, se déguise en lui, l’incarne et veut qu’on l’appelle Marcello. Même si le film est un peu vain dans son intérêt, s’ensuivent de nombreuses scènes savoureuses, notamment avec Fabrice Lucchini. A voir pour sa ribambelle d’acteurs, dont Chiara merveilleuse.
L'idée de départ est originale. Dépasser le deuil par la transformation physique ouvre pour Chiara Mastroiani (et pour le film) des perspectives originales : observer le regard des autres et interroger ce qui fait la filiation. Le début du film est d'ailleurs très réussi avec une Chiara Mastroiani très crédible, grimée en son père. Catherine Deneuve, Benjamin Biolay et Fabrice Luchini portent un regard différent sur elle et c'est ce qui nourrit le film... Mais, lentement, on sombre dans l'inutile et l'entre-soi. Certaines scènes se voulant drôles tombent à plat, à l'instar du match de volley sur la plage. Surtout, le spectateur se sent mis à l'écart de cette histoire tournée entre amis, club d'happy few partageant les souvenirs de leur petit monde. Inabouti.
Présenté en compétition officielle Cannes 2024, revenu bredouille, pas toujours bien accueilli par la critique, " Marcello Mio" constitue (de mon point de vue) une très bonne surprise.
Pas facile d'être fille de deux stars du cinéma ( Mastroianni et Deneuve), surtout lorsqu'on tente de percer au cinéma, à l'ombre de leurs figures tutélaires.
Au delà des anecdotes que " Marcello Mio" décrit, le plus important réside sans doute dans les non dits, les silences, dans ce qu'il ne montre pas.
Ce portrait de l'actrice Chiara Mastroianni est réalisé avec suffisamment de délicatesse pour laisser transparaître ses failles émouvantes ( récemment sur un autre ton " Vera" exposait le portrait d'une fille de l'acteur Italien V. Gemma).
" Marcello Mio" peut servir de matrice universelle, certes tout le monde n'a pas des parents aussi célèbres, à une réflexion, une convocation de l'enfant intérieur qui reste en chacun de nous. C'est aussi un constat mélancolique de la difficulté de l'émancipation psychique de sa structure familiale ( l'image de fin en dit long sur ce point).
Tenter de parvenir à être soi même, malgré tout, c'est sans doute cette quête que nous montre le titre. Se débarrasser du costume de Marcello, pour être Chiara.
Réussi presque de bout en bout ( les vingt dernières minutes en Italie m'ont semblé un peu moins fortes), " Marcello Mio" est l'air de rien beaucoup plus profond, ambitieux que son résumé scénaristique le laisse penser.
Le festival de Cannes va bien, le cinéma français continue à profiter de substantielles subventions. Et ça se voit dans ce film. Analyse du mal-être d'un certain milieu, qui ne concerne que ceux qui sont dans le système. Chiara Mastroianni nous fait la démonstration que sans talent on peut beaucoup faire parler de soi. Une pitrerie insipide dans un personnage inintéressant, qui devrait intriguer les Psychiatres. Film tout en longueur, soporifique, avec une fin... qui ne termine rien. Seul Fabrice Luchini, mal à l'aise, apporte quelques notes d'intelligence.
Hommage au cinéma italien. Personnages ambigus mais pourtant crédibles, très beaux décors parisiens et italiens, scènes irréelles un peu oniriques. Ça m'a rappelé du Fellini. Au passage la télé berlusconienne en prend pour son grade quand la Marcello est propulsé dans un jeu télévisé vulgaire alors qu'elle croyait venir à une interview dans les studios romains.
une balade rafraîchissante dans le passé, mais surtout une Chiara Mastroianni qui explore cette recherche de soi à travers la figure de son père au sens propre et figuré jusqu'au point de bascule. troublant et ingénieux, les acteurs dans leurs propres rôles lui emboîtent le pas avec plus ou moins de facilité, mention particulière à Fabrice Luchini. Chiara est confondante de réalisme. une réussite
Christophe Honoré est un bon cinéaste inventif et parfois un peu brouillon..........
" Je est un autre " Arthur Rimbaud
Ici, Christophe Honoré développe une belle idée , à savoir: Chiara Mastroianni veut avoir le visage de son génial père Marcello Mastroianni au grand dame de Catherine Deneuve, sa mère ! Voilà de quoi faire un chef d'œuvre............
Ici, les comédiens jouent leurs rôles face à cette idée de Chiara qui rêve ou poétise son père ou bien développe, peu à peu,une problématique identitaire ou alors les personnages joués par Chiara lui chamboulent son cerveau vif ...........Bref ...........de quoi réaliser un chef d'œuvre sur le mental d' une comédienne fille de Marcello Mastroianni et de Catherine Deneuve !
Ici, nous pourrions nous attendre à une étude psychologique et sociologique sur les interactions entre Chiara et les autres comédiens, réalisateurs et autres artistes proches d' elle ......
Ici , nous aimerions participer soit à un rêve ou bien à une satire comique ou burlesque ou dramatique ou ..........
Ici, écrire une critique de film , ou tout simplement développer son point de vue nécessite une prise de distance et oblige à regarder le film tel que Christophe Honoré l' a voulu et non pas tel que j ' aurais souhaité que ce film soit conforme à mon imagination ou à ma tournure d' esprit inévitablement partiale et partielle ...........
A ce sujet, il est important, pour toute personne qui écrit sur l ' art et le septième art plus particulièrement de lire le livre " Le cinéma en partage " de Michel Ciment et NT Binh et de s' imprégner des sept points que tout critique de cinéma doit traiter au fil de son écrit sur tel ou tel film et qui sont précisés par notre maître à tous , à savoir Michel Ciment !
Pour ma part , je ne me vois pas écrire sur la musique, la sculpture ou bien la littérature car je n' ai pas assez de connaissances dans ces arts là tout simplement.
Maintenant , je reviens au film de Christophe Honoré.
Si je me trouvais à la table de montage de cette œuvre uvre cinématographique , je pense que la dernière image aurait été celle où l' on suit Chiara Mastroianni, avec l'apparence de son père, dans l' eau de la fontaine de Trevi à Rome qui fait évidemment penser à Anita Ekberg se baignant dans cette même fontaine dans le film de Federico Fellini " La Dolce Vita" avec Marcello Mastroianni........
Christophe Honoré film, avec brio, Catherine Deneuve, Fabrice Luchini, Nicole Garcia, Melvin Poupaud et Chiara Mastroianni évidemment.
Notons quelques scènes sublimes!
Je dois vous avouer que je ne sais pas si ce film est un " grand film malade " comme l' a si bien expliqué François Truffaut ou bien si ce film oscille un peu comme une toupie qui est possiblement une conséquence des choix " mi - figue, mi - raison " de Christophe Honoré...ou...Que sais - je ..........
Il faut savoir écrire son doute et je vous demande, lectrices et lecteurs, si vous pouvez éclairer ma " lanterne " quant au sens profond de ce film.........
Qu'il est compliqué d'écrire sur le film d'un réalisateur dont on adore quasiment toute l'oeuvre lorsque sa dernière proposition est une déception de bout en bout...
Peut-être l'attente était-elle trop grande ? Un casting de rêve, un concept original et décalé sur le papier, un nouveau film qui décide de se jouer de la fiction et de la réalité...
Et au final, un long-métrage qui ne m'embarque jamais ou presque, et qui finit même par m'ennuyer et me perdre. Quelque chose qui ne prend pas, peut-être car l'on ne saisit finalement jamais l'enjeu du film et qu'il n'est pas suffisamment clair sur la démarche de son héroïne, dont on ne sait jamais vraiment si elle agit en pleine conscience ou sous le coup d'un délire passager.
Alors oui, le thème du poids de la filiation y est abordé de manière juste et le film parvient à trouver un point d'équilibre intéressant entre légèreté et mélancolie. Oui, Christophe Honoré filme tous ses acteurs avec une tendresse infinie, mais l'on sent qu'il a bien du mal à se saisir d'une histoire qui n'est pas la sienne, et notamment à faire exister les nombreux personnages secondaires, dont celui du soldat anglais, très roman photo, qui n'apporte pas grand chose au récit et qui n'est pas sans rappeler celui dont Chiara Mastroianni s'entichait déjà dans les Bien-Aimés.
Le film pourrait même sembler contreproductif par rapport à son intention initiale. Alors que l'idée semblait être pour Chiara d'aller de manière radicale au bout d'une démarche afin de s'affranchir enfin de cet héritage parental trop lourd à porter, et malgré un final dont la métaphore du délestage est assez lourde, on la sent, tout au long du film, totalement écrasée par ce personnage qu'elle habite et par cette figure paternelle, dont elle a bien du mal à incarner le charisme légendaire.
Restent les scènes entre elle et Catherine Deneuve, très réussies, et le plaisir d'entendre de nouveau les chansons d'Alex Beaupain.
On ne sait pas qui filme ce délire psychanalytique sur l’entre soi…. C’est totalement horripilant, presque vulgaire et souvent laid. On peut aimer chaque personne de ce film indépendamment sans devoir supporter de les voir réunis et de paître de vanité obscure….. Navrant.
Une fable pleine de tendresse et de fantaisie mais aussi pleine de longueurs sur la crise identitaire d’une actrice fille de, portée par une belle distribution. 2,75
Des thèmes très intéressants sur l identité, l hérédité, le cinéma mais un scenario un peu faible qui pêche par excès de références. On passe quand même un très bon moment en compagnie de ces acteurs qui jouent leur propre rôle et la réalisation nous replonge avec délice dans l ambiance du cinéma italien de l époque.
Christophe Honoré est inégal et il signe ici un film qui rate sa cible. Le costume est trop grand pour Chiara Mastroianni qui peine à émouvoir et se faire comprendre. Catherine Deneuve y parvient et on saisit à travers elle le trouble de la démarche. Reste le plaisir de voir visiblement s’amuser une belle brochettes d’acteurs. Et on devine les liens qui les unissent dans la vraie vie.
Encore un film à la gloire des films sans scénario comblés par une pseudo réflexion sur la vacuité de la vie. Pari réussi puisqu'on se demande en bâillant à chaque minute si on va y trouver un quelconque intérêt. Les acteurs ont l'air de s'ennuyer autant que les spectateurs. Et comme aurait dit J Gabin : quelle est l'histoire ???
Sur le papier, la subversion de Marcello Mio est totale, émancipatoire par l’appropriation du corps du père face à la mère, queer par le mélange des genres, libertaire par le refus de se conformer à une image médiatique qui, d’autant plus ici, n’est pas la bonne : là où le père était ce séducteur capable de ravir le cœur de toutes les femmes, là où la mère était cette beauté froide, la fille reste cette enfant de deux légendes du cinéma sans exister véritablement pour elle-même. À l’écran, la subversion s’émousse au contact des comédiens, et en particulier de sa comédienne principale, Chiara Mastroianni peinant à conférer à son personnage une incarnation véritable et au combat qu’elle porte une valeur d’universalité, si bien que nous avons l’impression d’assister au long et répété caprice d’une vedette mal dans sa peau. Un tel détournement des codes du biopic intéresse en ces temps de formatage du genre, et Christophe Honoré s’attache à ne jamais réduire Marcello père à une vérité, résiste à la reconstitution d’une intimité quelconque, choisit au contraire plusieurs spectateurs (l’Anglais Colin et Fabrice Luchini) qui viennent agrandir la famille. Comme à son habitude, le cinéaste revendique la fiction et le travestissement de la réalité comme autant de subterfuges nécessaires à l’expression d’une reconquête identitaire, génératrice d’un trouble durable, qui piétine pourtant une fois établie : au lieu d’offrir à une actrice sans personnalité affirmée un rôle à sa mesure parce qu’elle est ouverte à tous les rôles possibles – dixit Fabrice Luchini : le plus grand comédien est celui qui ne dispose pas d’un caractère trop fort et qui peut tout jouer –, Marcello Mio fige ses situations et aveugle les stars éteintes réunies dans le reflet d’un miroir sans tain.