Un film incroyable, une musique incroyable qui est maintenant sur ma playlist. Vu deux fois, et j'y retourne demain -- ce que je ne fais presque jamais. Très recommandé.
Une insulte au cinéma. Effets grandiloquents visuels et sonores pour un fond narratif inexistant. Acteurs non professionnels perdus et qui doivent faire des choses inhumaines et immorales. Film à éviter absolument.
Les paysages du désert marocains méritaient tellement mieux ! est ce un paris Dakkar façon mad max ? Bien sûr on comprend que c'est un film allégorique sur les pertes successives de l'existence, et la "fin du monde" ! est ce que ca en vaut la peine de dépenser 8€ pour assister à la déconfiture du monde, que l'on subit déjà dans notre actualité ? Pour moi la réponse est non. par ailleurs les acteurs sont assez mauvais je trouve, les dialogues assez "bêtes" et cette obsession pour nos amis les chiens (on passe le temps à s'en occuper).
Bref un rave party (déjà ennuyeuse au départ la musique aurait pu être mieux choisie d'ailleurs aussi) qui tourne au very bad trip, mais n'y allez pas !
PS : les "raveurs" ne sont pas du tout "écolo" non plus. ils traversent le déser façon paris dakkar avec des camions diesel et leur grand inquiétude c'est de manquer de gazoil... aussi ils fuient le monde tout en contribuant à sa perte en consommant du pétrol à gogo...
Cannes n'est vraiment pas une garantie de qualité, quelle dommage... y'a tellement mieux a faire au cinéma...
Ce n'est pas le film qui me donnait envie d'aller au cinéma, mais il m'a été chaudement recommandé, et c'est clair, ce film est un ovni.
J'ai aimé : - la dernière moitié du film, il est impossible de deviner la fin, et le film bascule totalement dans le drame et la folie - la bande sonore : dès le début, il y a un son techno qui ne nous quitte pas et qui devient par la suite inquiétant.
Je n'ai pas aimé : - j'ai eu un peu de mal à entrer dans le film, et à m'identifier aux personnages.
En conclusion, c'est le film le plus surprenant de l'année 2025, la salle au cinéma était silencieuse suite à plusieurs scènes choquante, ce film est original et pas du tout prévisible, ma note .
Le film Sirāt défraye la chronique cinématographique depuis sa sortie et déjà lors de sa présentation à Cannes. Et pour cause, c’est un choc visuel et sonore. Tout comme la poignée d’hommes et de femmes que l’on va suivre tout au long de la quête d’un père pour retrouver sa fille, le film est hors normes.
Bien que l’image soit écrasée de soleil, le film est inversement très sombre sous la poussière des camions. Une petite communauté attachante s’est détournée du monde capitaliste et de ses dérives. La solidarité en partage leur permet d’aller danser d’une rave à l’autre. Mais même en plein désert, ils sont rattrapés par les affres d’un monde à l’agonie ou la guerre les obligent à fuir toujours un plus loin, en recherche d’une rave, tel un hypothétique but. Luis et son petit garçon Esteban, se joignent à eux, dans l’espoir d’y croiser Mar.
La ligne de chemin de fer au milieu de nulle part apparaît tel le Sirāt dans l’Islam. Ce chemin étroit plus fin qu’un cheveu au dessus de l’enfer, qui permet lors de la résurrection de rejoindre le paradis ou d’y être précipité.
En sortant de la salle j’avais un sentiment de vide. Et le lendemain il ne me reste quasi rien, si ce n’est le rythme incroyable dans la réalisation. Rythme ou le drame créait un changement radical d’ambiance pour les spectateurs comme pour les protagonistes du film. Étrange impression quand j’ai passé un bon moment devant Sirāt. Le film n’est peut-être qu’un film de sensations, qui ne questionne pas. C’est peut-être bien là sa beauté, tout comme ses limites.
Le jeune garçon qui interprète Esteban est solaire par sa grâce enfantine. Sergi López dont le corps fait masse par l’épaisseur de son torse est émouvant. Quant aux raveurs, acteurs non professionnels, ils sont touchants dans leurs personnages en marge.
Mais après l’incroyable « Viendra le feu » qui était saisissant dans son étrangeté, « Sirāt » reste pour moi beaucoup moins convaincant.
Sirāt (1h55 - Franco-espagnol) avec Sergi López (Luis), Bruno Núñez (Estéban), Stefania Gadda (Stef), Joshua Liam Henderson (Josh), Tonin Janvier (Tonin), Jade Oukid (Jade), Richard Bellamy (Bigui).
Il y a les films qu’on aime, ceux qu’on détestent et ceux qu’on aurait préféré ne jamais voir. Sirat rentre dans cette troisième catégorie, pourtant pas simple à intégrer. Je ne suis pas une « âme sensible », mais selon moi la violence au cinéma devrait servir un propos. Avec Sirat la gratuité n’a d’égale que la vacuité. Ca ne vient de nulle part pour retourner au même endroit, on n’en sort ni grandit, ni meilleur, ni plus sachant, ni rien. Juste choqué.
La nature ayant horreur du vide, le film aspire toutes les quêtes de sens qui passent à proximité : des « allégorie », des « métaphores », du « nihilisme », une leçon sur la vacuité de la vie, et autre gros mots. Chacun (moi y compris) y va de ses théories interchangeables pour tenter de boucher le Grand Trou. Des constructions intellectuelles gratuites et pas factuelles, qui s’écrouleront sous des monceaux de contre arguments si on les examine avec un peu d’honnêteté. Les plus intelligents d’entre nous, sûrs de leur interprétation, en sortiront ravis. Ils sont du bon côté, celui de ceux qui comprennent, du bon côté du trait bien épais qui sépare l’élite de la plèbe. Rien de populaire donc, ni de génial, ni d’hypnotique. Encore moins de politique, c’est au contraire dépolitisant au possible, puisque chacun pourra y fourrer son interprétation ou ses fantasmes. Comme dans une cuillère ou une tronçonneuse.
Doit on passer sur les invraisemblances ?spoiler: Dans le désert, en pleine tempête de sable et au crépuscule (!), essayez de retrouver 1 homme allongé au sol…. juste avant de faire sauter ton camion, tu ne penses pas à prendre l’eau et les vivres? etc…
Personnellement je n’ai pas non plus été touché par les « qualités esthétiques ». Au contraire dès les première images j’ai trouvé que l’image, la couleur, la photo plutôt moches, moi qui ne suit pas très sensible à ce genre de choses habituellement. Réalisation ridicule avec ces scènes du début qui essaient de nous faire croire à une foule immense alors qu’il n’y a que que quelques dizaines (une centaine ?) de figurants. Pourquoi ne pas l’assumer plutôt que de faire toutes ces contorsions pas très discrètes avec avec les angles de vue et les caméras ? S’il y a des films qui vous font décoller avec leur musique, Sirat m’a plutôt abruti, question de gouts je le conçois.
Mettez 30 machines-outils en marche sous un avion de ligne et vous aurez une idée de la . du film, heureusement par intermittence, une fois passé le (trop long) début. La suite est regardable, genre "salaire la peur" avec des conducteurs aussi défoncés que la route. Tout ça pour terminerspoiler: dans un suspens à deux balles sur un champ de mine . Je n'ai pas lu les critiques des ''professionnels'' mais la note moyenne est certainement le fait de raveurs graves.
Mad Max au pays des traveller’s. Deux quêtes s’entrecroisent et se mêlent dans ce film. Celle d’un père, accompagné de son jeune fils (on pense à la route de Cormac Mc Carthy), à la recherche de sa fille et celle de teufers à la poursuite de l’extase mystique. Mais la voie est étroite comme Sirât le pont qui mène les croyants vers le paradis dans le Coran. Certains réussiront la traversée du désert, d’autres tomberont dans les enfers. Mais la comparaison s’arrête là car c’est ce monde qui est devenu un enfer. Une mystérieuse Apocalypse baigne ce road movie. La fin du monde approche et malgré la persévérance des uns et des autres, la solidarité et la fraternité qui les tiennent, la mort est partout. Ce film, aux accents parfois de documentaire sur le milieu rarement évoqué des technomades, parfois insoutenable,
De Oliver Laxe (2025). un film assez délirant voire époustouflant entre le thriller (presque horrifique dans l'enchainement des situations dangereuses) et un voyage presque initiatique d'un père à la recherche de sa fille. La photographie est magnifique et le désert marocain est sublimé tant sa beauté et son mystère sont magnifiés à l'écran . L'histoire , en véritable road movie est passionnante et tient en haleine jusqu'à son dénouement . Avec un Sergi Lopez en père courage près à tout pour retrouver sa fille. Avec aussi Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy.
un moment très pénible, apparemment ou on adore ou on déteste, il faut déjà aimé le style"Rave party",des personnages cassés et déjantés, "musique" répétitive qui vous donne la migraine ,lenteur crispante,on attend qu il se passe quelque chose et on ne voit pas le message philosophique si ce n'est la vie totalement vide de quelques loosers. ce n'est plus le beau cinéma cannois symbolisé par le "guépard" de Visconti,c'est le reflet de notre société décadente. A réserver à un public averti et marginal.
On est bien transporté des le début du film dans une quête... Vaine... Certaines scènes terribles nous laissent sans voix... Attention au message porté sur l'(extrême) liberté, la drogue, les agissements intéressés... Telle une punition finale, le chaos de la fin du film nous laisse une amertume qui ne suffit pas...A relever le débat... Si tant est qu'il fut recherché