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yann bellenger
3 critiques
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2,0
Publiée le 28 septembre 2025
un long film pour un long road trip à travers le désert marocain et comme c'est le désert et bien il ne se passe ..... rien la VO ne gâche rien au film puisque les dialogue sont inexistant pour au final .. ah ben non, il n y a pas de fin.
Un père s’enfonce dans le désert marocain à la recherche de sa fille avec une bande de raveurs, marginaux aussi attachants que déglingués. Sirāt est à la fois un road-movie délirant et mystique, un survival éprouvant, une parabole politique qui nous happe, nous emporte, nous malmène, nous interpelle. Allégorie grave et profonde d’une humanité qui court à sa perte monde dans un monde en conflit généralisé sur une planète en surchauffe…. Sirāt ne se regarde pas seulement accroché à son fauteuil, mais se ressent comme une terrifiante onde de choc d’une époustouflante force picturale. Oliver Laxe installe peu à peu une tension sourde qu’une bande-son electro-punk envoutante et hypnotique sublime sur des plans magnifiques du désert. Par son sens du cadrage, du rythme, sa direction d’acteurs d’une redoutable précision, Oliver Laxe réalise un GRAND film, une angoissante expérience sensorielle dont on se souviendra encore longtemps.
SIRAT propose une atmosphère étrange et des personnages atypiques qui captent l’attention. Le rythme est très lent et demande de la patience, mais le film conserve une certaine singularité qui le distingue. J’ai regardé pour le buzz et les prix, mais il ne restera pas dans mes annales.
Film qui donne mal au crâne pour bien des raisons : aucun scénario ou si peu, Musique omni présente et réservée a un public particulier, scènes violentes qui alternent à d autres interminable, bref : à éviter sauf si vous etes dépressif et si vous voulez mettre fin à vos jours. Sergi par contre, lui est excellent comme d hab, dommage...
Une traversée de l'enfer pour trouver une sortie vers un autre monde. Derrière le road movie, l'influence du Salaire de la peur, la contemplation active à la Serra, c'est d'abord à Dante que l'on pense. Rarement on a vu une telle puissance charriée dans un film, portée par une musique aux basses pulsées. Le ton est profond, humain et empathique. Le propos est spirituel et tragique.
Ce film dégage quelque chose de puissant. Son esthétisme permet de révéler une ambiance particulière, qui renvoie à l'angoisse, mais aussi au laisser aller. Les ravers, le désert et la musique contribuent à cette angoisse. Cette ambiance désert et gros camion fait penser à MadMax. À la radio, on parle de la troisième guerre mondiale, le monde violent fini par rattraper les ravers qui veulent faire la fête, ça commence par les soldats qui les expulsent, puis s'en suit une série de morts toutes plus choquantes les unes que les autres avec pour seul dénominateur commun la violence de l'aller sans retour, l'absence totale de miracle, bref, la réalité de ce monde. Le film est pessimiste quant à l'avenir de l'humanité, car même en essayant de le fuir, les protagonistes s'y retrouvent confrontés, et le coup de poing est magistral. D'ailleurs, deux ravers son amputés, peut être une symbolique de rescapés du monde, mais qui finira par avoir raison d'eux.
Sirat c'est quand même beaucoup de bruit pour rien (au sens propre, comme au figuré). Je ne comprends pas les retours dithyrambiques sur ce film qui n'est qu'une version saharienne du Salaire de la peur avec une mise en scène lourdingue. D'ailleurs je me demande ce qu'ont les films de rave party avec la fin du monde... L'année dernière on avait After qui très bêtement se mettait à vouloir raconter des trucs sur la société et sur l'effondrement de la civilisation... et là on l'inverse, on a Sirat qui se place dans un contexte similaire mais qui décide de tout occulter pour être stupidement apolitique.
On a des touristes européens qui vont faire la faire au Sahara occidental, une guerre éclate, l'armée débarque... est-ce-qu'à un moment vous pensez qu'on en saura plus ? Qu'on va s'intéresser aux locaux ? Aux gens qui vivent le conflit ? Non, on reste avec notre groupe de danseurs reclus sur lui-même... Donc pourquoi se placer dans un tel contexte ? Quel est l'intérêt de mettre ça en toile de fond si ce n'est pas pour l'exploiter ? Pour ne rien réussir à raconter ? Il faut m'expliquer...
Sirat est donc un film qui ne prend jamais conscience de ses propres enjeux, il est comme ses personnages, perché dans un autre monde, très léché esthétiquement, mais creux... en dehors de la réalité... Et en plus il n'arrive pas à avoir le quart de l'intensité qu'il aimerait dégager.
Le film est mou. La mise en scène elle molle. Le montage est soporifique. Le film s'ouvre sur des scènes de rave party dans le désert et il y a rien, il ne se dégage rien... C'est tellement triste... C'est comme si le réalisateur n'arrivait pas à nous immerger dans cette fête. Il ne sait pas faire... Oui oui on voit des gens qui dansent, mais on n'est pas dedans, dans la promiscuité des corps, la chaleur, la sueur... le bruit... C'est sage.
Mais là où on voit encore plus la mollesse de la mise en scène, c'est lorsque le film tente de se la jouer le Salaire de la peur... où on franchit des rivières, des montagnes, avec des camions inadaptés... où la moindre erreur c'est la mort dans le désert... Eh euh ouais... ok, ça existe, mais ça n'arrive jamais être prenant.
Et pourtant j'aime le fait qu'il n'y a pas réellement d'intrigue, si ce n'est l'idée d'arriver à une autre fête un peu plus loin... J'aime l'idée que les personnages soient tous des marginaux... Il y a des choses intéressantes, mais juste le film n'en fait rien. Il tente de faire de beaux plans, bien soignés, etc. Mais ça ne fait pas un film et ça crée encore moins de l'intensité.
Le pire dans tout ça, c'est que malgré cette absence d'intrigue à proprement parler, le film arrive à paraitre très écrit... à faire très cinéma, très faux, très artificiel... avec limite des passages obligés... traités de manière convenue.
Je veux dire qu'on a quand même une des scènes les moins crédible qui soit, qui annonce la dernière partie du film, avec une femme qui demande un truc qui va précisément arriver. Ok c'est "surprenant", mais ce n'est pas crédible. Et encore une fois la mise en scène n'arrive pas à faire ressentir l'intensité, alors qu'on devrait se pisser dessus nous spectateurs... C'est comme si le film n'avait pas le temps de faire ça bien... alors qu'il fait du remplissage depuis 1h30...
Je passe bien sûr outre le ridicule de l'émotion forcée, avec le truc le plus tire-larme possible qui arrive... C'est encore une fois très écrit, très artificiel et pas du tout organique.
Donc ouais, quel était le projet ? Qu'aiment les gens dans ce film ? Mystère... Il ne suffit pas de mélanger les genres pour faire quelque chose de bien, l'idée de suffit pas, il faut savoir l'exécuter. (et si possible sans être indigent politiquement... parce que le premier qui vient me dire que les tensions, conflits ou je sais pas quoi au Sahara occidental c'est grave parce qu'il a vu un film avec des européens qui font la fête là-bas... je lèverai les yeux avec dédain et mépris... oui monsieur ! j'ose tout)
franchement aucun intérêt pour ce film. C'est très compliqué de rentrer dedans, de s'identifier aux personnages, de ressentir des émotions. Tout le long on cherche le sens, le message, en vain...
J'ai perdu mon temps. Un début (tres) lent et (tres) bruyant, on ne voit pas bien quelle direction prend le film. Des péripéties dignes du JT de 13h. Si les reportages géographie/ nature vous passionnent foncez voir Sirat, sinon passez votre chemin. L'histoire peine à démarrer mais aussi à avancer. Cependant, on est réveillé en 2e partie par quelques scènes choquantes, sorties de nul part, et qui finalement n'apportent rien au scenario. Bref on tourne en rond dans le désert
Autant marquant visuellement que percutant auditivement. Vous ne ressortirez pas indemne de ce film à la beauté violente dont vous vous souviendrez encore longtemps. La photographie est splendide, sublimée par une bande son aux tonalités électroniques. Allez-y, foncez !
Rare sont les films européens à exploiter le cinéma pour ce qu'il doit être : une expérience sensorielle. Merci à Sirat d'offrir un moment viscéral à ses spectateurs !
Le prétexte est un Espagnol (Sergi Lopez) et son jeune fils qui cherchent la fille du premier soeur du second dans les raves du désert du Maroc. C'est assez embrouillé, il y a un contexte de guerre internationale sous-jacent. La réalité est d'essayer de faire un film profond sur la condition humaine, en faisant tenir tout ça sur un numéro d'acteur, complètement raté, de Sergi Lopez, avec un
La première moitié du film, où on espère un scénario qui ne viendra pas, est assez réussie, mais la suite déçoit, elle est extrêmement longue et sans intérêt.
Le film comporte des images et des scènes impressionnantes. Certaines sont même proche de donner un état de sideration. Mais un film c'est aussi un discours, sur un ton sérieux ou non, mais un discours. Et la le film tire vraiment à la ligne. On veut nous entretenir de l'apocalypse, la quête , la perte de sens,la mort tout ca dans une sorte de transe electro, mais le film manque de corps, avec des personnages qui nous restent assez étranger, et des dialogues souvent creux. Restent donc quelques scènes éparses, quelques sensations dans un film que ne dit pas grand chose. Il y a peut-être une baisse de la qualité des dialogues dans nombre de films, pourtant de qualité, de jeunes cinéastes doués pour l'image mais moins pour les mots,ces derniers temps, je le crains.