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DavY Croquette
73 abonnés
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5,0
Publiée le 19 mars 2026
Un film fascinant autant par son histoire que sa photographie ou même sa bande son. C'est filmé d'une façon tres intelligente où chaque moment provoque une tension. Un de ces rare film où on reste jusqu'à la fin du générique pour s'enivrer une dernière fois de l'atmosphère. Chef-d'œuvre ? Pour moi qui est tutoyé ce monde pendant 15 ans, c'est bien possible.
« Sirāt » ou les routes de l’impossible au Maroc. Ici, les forçats de la route laissent place à un groupe d’amis raveurs (trois hommes et deux femmes de nationalité espagnole et française) auquel se raccroche Luis qui, accompagné d’Estéban, son fils de douze ans, cherche dans les raves sa fille aînée disparue. Ensemble, sous un soleil de plomb, ils s’enfoncent dans le désert pour rallier une nouvelle rave à la frontière mauritanienne.
En donnant dès le début la signification de « Sirāt » - un pont entre le paradis et l’enfer -, le réalisateur Oliver Laxe donne peu d’espoir quant à ce périple. L'écran s'imprègne de gros son et de transe sous acide, de sable et de poussière, d'une chaleur accablante et d'un jour éclatant. Dans leur immensité, les paysages d’une beauté brute, minéraux et hypnotiques, servent d’écrin à l’histoire. Le film, stylisé et envoûtant, tient en haleine, réservant de terribles surprises. Au-delà de la réussite visuelle, chacun se fera une idée de l'intention peu évidente du réalisateur. Dans ce voyage au bout de l’enfer qui fait penser au "Salaire de la Peur" de H-G. Clouzot et à "Twenty Nine Palms" de Bruno Dumont, la liberté (dont la marginalité des raveurs incarne une forme d'absolu) vient se fracasser contre toute la laideur et la brutalité du monde.
Au casting (qui donne lieu à une belle présentation au générique de début), Sergi López est parfait dans le rôle d’un père dévasté luttant avec l’énergie du désespoir, tout comme le jeune Bruno Nύñez Arjona dans celui d’un garçon solaire et attachant. Les cinq acteurs non professionnels, vraisemblablement raveurs eux-mêmes, jouent des personnages cabossés par la vie, épris de liberté et soudés par l’amitié.
Référence au pont sur l'Enfer, Sirât est un voyage sonore hypnotique au milieu du désert. Un film contemplatif, visuellement saisissant avec des paysages du sud du Maroc à couper le souffle. Bémol sur les personnages très lisses, à qui on laisse très peu de dialogue et qui ne m'ont donc pas convaincu, ni même emmenés avec eux. Un film simple, lent et répétitif qui a certes des qualités mais qui me laisse perplexe sur son scénario et sur ce qu'il veut implicitement transmettre. Comme dit Luis "J'ai avancé sans y penser" : une ode à la vie ou à la reflexion propre du film ? insta : maxfaitsoncinema
Un road-trip vraiment saisissant. Le film nous embarque dans un voyage presque physique où l’on ressent la route, la chaleur et la tension à chaque étape. La mise en scène rend le trajet hypnotique et on se laisse facilement porter par cette progression dans le désert. J’ai particulièrement apprécié l’atmosphère sensorielle du film : la musique, les paysages et le rythme donnent l’impression d’être plongé au cœur de l’expédition. Par moments, j’ai retrouvé des sensations proches de celles du film le salaire de la peur de Clouzot, avec ce sentiment que le voyage lui-même est l’enjeu principal. Un road-trip intense et immersif qui fonctionne très bien grâce à son ambiance et à sa mise en scène
Film extraordinaire, , intrigues surprenantes, paysages superbes, musique captivante, tout est parfait et donne un film étonnant, prenant et attachant . Il y est question, de rencontres, d'amitiés, de deuil, d'amour, de renoncement, et de pertes. A voir absolument sur grand écran.
Film inclassable, hors normes, dont le sujet initial disparaît, mais finalement on s’en fiche, tellement le spectateur est entraîné ailleurs. Grande fuite en avant dans un monde qui entre dans une 3ème guerre mondiale ? Rien n'est dit, tout est suggéré, spoiler: mais la réalité finira par rattraper les espoirs d'ailleurs...
Les images sont sublimes, la bande-son, qu’on aime ou pas la musique électro, colle très bien au décor. Seul bémol, mais un gros : la direction d’acteurs pêche vraiment, surtout dans la dernière partie du film.
5 étoiles = Chef d'œuvre. Les films qui marquent (violemment), et qui vous hantent longtemps après sont rares. Précieux. Sirat en fait parti. Je suis encore choqué.
Un film assez surestimé mais qui ne laisse pas insensible. Personnellement j'ai vraiment été touché par le calvaire du personnage principal avec plusieurs scènes (hors champ) particulièrement éprouvantes. De beaux paysages, mais un film long, on se demande au final où le réalisateur veut en venir! La fin est assez expédiée et l'intrigue principale jamais résolue. Une incompréhension (comme souvent) devant les critiques élogieuses de la presse.
L'affiche plutôt moche, avec son montage grossier, ne m'avait guère emballé. Pourtant "Sirat" est un film d'ambiance qui vaut le détour, à tel point que je regrette de n'avoir pu le découvrir en salles. L'intrigue se déroule sur fond d'une Troisième Guerre Mondiale qui débute. Un groupe de marginaux insouciants participent à une rave party dans le désert marocain. Où un père cherche sa fille qui a disparu il y a quelques mois. Tout ceci sera le point de départ d'un road trip halluciné. On a beaucoup comparé "Sirat" à "Mad Max" et au "Salaire de la Peur". Pour le premier, vous n'y croiserez aucun barbare du futur, mais il est vrai qu'on y retrouve une ambiance de déliquescence et de survie au volant de véhicules dans le désert. Pour le second, on retrouve une forme de camaraderie, de la tension, et même quelques scènes similaires.. dont des rebondissements aussi soudain qu'inattendus. J'avoue avoir aussi pensé à "Cent Mille Dollars au soleil", également tourné au Maroc. A ceci près que ce dernier était filmé en noir & blanc. Ici, "Sirat" est en couleurs, permettant de faire éclater à l'écran la beauté du désert, et de ses montages. Oliver Laxe livre ainsi quelques scènes qui marquent la rétine. En outre, le réalisateur ne caresse pas son spectateur dans le sens du poil. Offrant de longues scènes sans dialogues, planantes, avec de la musique techno de rave party. Tout le monde n'adhèrera pas, personnellement même si je ne goûte pas à ce genre de son, je suis pleinement rentré dans l'ambiance hallucinée. A part le personnage attachant de Sergi Lopez, la troupe de marginaux manque peut-être de développement individuel... mais elle fonctionne comme un collectif à l'écran. Leur dégaine, leur organisation, leurs liens permettant de faire basculer le protagoniste dans un autre monde. Certains seront également perturbés par la conclusion étrange qui n'en est pas vraiment une, mais on peut y trouver diverses allégories. Tandis que le dernier acte a le mérite d'injecter une tension surprenante.
Film dérangeant surtout sur la fin (peut être un message sur ce mode de vie et sa marginalité), mais de superbes images, de très bons acteurs (a moins que ce soit des non professionnels), tous attachants et de belles gueules, une musique hypnotisante, a voir!
Le film a une vraie âme, une ambiance hypnotique, qui fascine. Les acteurs assurent, mélange de langues qui ajoute de la magie au film. Sauf que : il ne se passe pas grand-chose pendant longtemps puis il se passe trop pendant peu de temps, sans spoiler. La fin n'en est évidemment pas une, mais ça plaît, visiblement à une grande partie des spectateurs... et surtout des scènes qui finalement te donnent envie de te tirer une balle, tu sors de ce genre de film avec plus aucun goût de la vie (même délire que Irreversible d'après moi). Je ne vais pas au cinéma pour ressortir plus mal qu'avant, donc je ne valide pas.
Je suis allé le voir car on m'avait parlé d'une "expérience cinématographique". Effectivement, c'en fut une ! Une première partie ennuyeuse (la "fête" où la foule se déhanche sur une "musique" répétitive) où il ne se passe pas grand chose et, enfin, une seconde, sorte de road-trip dont on oublie rapidement le but, sans intérêt, avant de basuler dans l'horreur puis dans le grotesque. Un film long, horrible, inconsistant...
Quand j'avais 14 ans, je prenais un malin plaisir à inventer des fins horribles dans mes rédactions. Ca me faisait me sentir un peu rebelle, et sorti de la naïveté de l'enfance. Si bien que ma prof de français avait écrit dans la marge "arrêtez de tuer vos personnages". Après j'ai compris que faire souffrir les personnages gratuitement c'était pas radical, c'était surtout de la facilité. J'ai eu la même impression avec Sirat. Il y avait tellement matière à développer plus la relation père-fils ou entre le fils et les teufeurs, la reconstruction du père après le premier drame, le rapport avec les habitants locaux, le sens de la quête initiale... mais non c'est plus facile de casser tous ses jouets, et de dire que c'est "métaphysique" (super joker). Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que c'est ennuyeux, j'étais tenu en haleine pendant tout le film. Et je ne suis pas contre prendre des claques dans la gueule. Mais s'il y a quelque chose derrière. Là c'est quoi le message, "le mspoiler: onde part en cacahuètespoiler: "? On dirait mes rédactions de quand j'avais 14 ans.
Très déçu. De longues scènes de musique sans dialogue, un rythme extrêmement lent et aucune vraie accroche émotionnelle. J’ai attendu que quelque chose se passe… en vain. Expérimental peut-être, mais surtout ennuyeux pour moi.
Très déçu pour ma part. Scénario très appuyé et creux. Dès le début, dans la manière dont la rave est filmée, on sent que le réalisateur est extérieur à son sujet, caricatural. On ne voit que des acteurs grimmés auxquels il a été demandé de danser comme dans une rave, dont la musique n’est vraiment pas ce qui se fait de plus impressionnant… La suite s’en ressent : les caractères ne sont pas exploités. Il y aurait eu tellement de choses à dire sur chacun pour révéler leur humanité, plutôt que de les laisser dans cette impasse de scénario, enfermés dans une image caricaturale de paumés “no future”. Leur épopée complètement inconsciente sans gps, les amenant aux antipodes de leur destination, sans prendre conscience du danger malgré les nouvelles alarmantes qui tombent à la radio, n’est simplement crédible à aucun moment. Il faut avoir réduit dès le départ les personnages à une bande d’écervellés complets pour rendre l’histoire plausible. D’où un angle moral très “bien pensant” et caricatural, au final. En dépit de la longueur du film, on a le temps, ni de s’attacher aux personnages sacrifiés cruellement à ce scenario, ni de se résoudre aux invraisemblances qui parsèment l’histoire. On comprend finalement le motif de tout ça, mais il ne reste plus qu’un motif pour “faire scenario”. Alors qu’il y avait mille voies à exploiter dans les personnages et dans le thème de l’hédonisme nihiliste pour exprimer la gravité des choses.