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Chris G
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4,0
Publiée le 6 juillet 2024
A la fois un peu documentaire, un peu fiction autobiographique, de l’aveu du réalisateur il s’agit plutôt d’un essai sur les grand chocs de spectateur, sur son histoire du cinéma, et sur le réalisateur en devenir qu’il était.
Ai vu « Spectateurs ! » d’Arnaud Desplechin, présenté en Séance Spéciale lors du dernier Festival de Cannes. Drôle d’objet cinématographique entre l’hommage, le témoignage, la fiction, le documentaire… mais à ne pas vouloir choisir, le réalisateur perd le spectateur dans des pérégrinations pas toujours compréhensibles et surtout qui manquent énormément d’émotion. C’est la partie fiction qui l’emporte et de loin, mais proportionnellement ce n’est pas la plus importante du projet. Le film est découpé de façon un peu scolaire en chapitres qui remontent à la création du cinéma au XIXème siècle. La voix off de Desplechin manque de passion, de fougue pour nous faire partager sa passion. On se laisse bercer par une voix monotone qui se perd dans des circonvolutions philosophiques où il n’est pas facile de se retrouver, le ton monotone et monodique rappellant le prêche d’un prêtre blasé. La scène où la grand-mère (Françoise Lebrun touchante) emmène son petit fils au cinéma, temple de magie où il va pour la première fois, est la plus sincère. Le cours de fac où un professeur (Micha Lescot) explique que chaque spectateur, par le choix de son fauteuil assiste à un spectacle différent, et qu’acheter une place de cinéma c’est acheter un point de vue et que c’est tout aussi puissant que mettre un bulletin de vote dans une urne, est la scène la plus passionnante. Je m’attendais à un film plein de vie, de passion, de confessions, de jubilation, de déclarations d’amour… il n’en est rien. C’est brouillon, touffu, confus. Le sujet est trop vaste et les moyens de production trop modestes. On ne comprend pas toujours la logique du montage. La puissance des extraits de films choisis par Desplechin sont plus intenses et cinématographiques que le film « Spectateurs ! »… même le générique des « 400 coups » de Truffaut où il n’y a que la Tour Eiffel a plus de force.
Alterne des souvenirs d’enfance du réalisateur et des réflexions pseudo intellectuelles sur le cinéma. Le tout est d’une prétention abyssale sans compter que nombre de réflexions ne tiennent pas la route une minute comme celle qui consiste à affirmer que le cinéma montre le réel !
A la croisée du drame et de l'essai cinématographique "Spectateurs !" s’articule autour d’un groupe de spectateurs réguliers d’une salle parisienne, chacun portant un fardeau émotionnel ou une quête existentielle. Desplechin explore ici l’expérience collective du cinéma tout en disséquant l’intimité de chaque personnage, livrant une œuvre à la fois dense et mélancolique. Un hommage exigeant aux arts vivants qui mérite d’être vu au moins par les cinéphiles.
le début est trés intéressant image d'archive et des témoignage de spectateur. spoiler: il faut mention des début du cinéma je suis décu alice guy est ce seulement mentionné dans une phrase.
de belle image en revanche, et pour se qui est de la musique une peu forte quand les personnage parle notamment dans les dernier chapitre
Film vu lors du festival de Cannes. Spectateurs ! est un essai cinématographique qui essaye de définir ce qu'est un "spectateur" dans une salle de cinéma. Une réflexion assez grand public (c'est quand même toujours bien à prendre).
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2,5
Publiée le 26 avril 2025
Après "Comment je me suis disputé..." et "Trois souvenirs de ma jeunesse", Arnaud Desplechin met une fois de plus en scène le personnage de Paul Dédalus dans une histoire qui s'étale sur plusieurs décennies. On suit son alter-ego à travers sa passion pour le cinéma et son éducation cinématographique. Une lettre d'amour au 7e art qui fait vibrer tant de personnes dans le monde. Un film qui s'intéresse autant au point de vue technique en remontant l'histoire qu'à notre ressenti. Un documentaire hybride avec des témoignages, des références et des images d'archive. C'est ce que j'ai préféré, plus que l'histoire fil rouge sur Paul. J'ai aimé voyager dans le temps, découvrir des films que je ne connais pas et écouter des gens partager leur passion. En ce sens, j'aurais préféré un documentaire assumé, car c'est ce qui est le plus intéressant et le plus instructif. Tout ce qui concerne la fiction m'a moins parlé même si on reste dans le thème puisque tout est raconté à travers le prisme du cinéma. Un film qui m'a donc laissé sur ma faim, mais qui se laisse suivre sans problème.
Comme tout documentaire on apprend des choses, ou du moins le film tente de nous apprendre des choses et plusieurs passages restent donc intéressantes comme le passage au musée et la réflexion autour de la peinture suivi logiquement du rapport entre le cinéma et la photographie puis la télévision. Mais ça reste des passages comme des courts métrages documentaires qui ont été assemblés les uns aux autres sans réelles logiques avec d'autres segments qui vont surtout montrer que le film est un pur plaisir personnel du réalisateur oubliant par là même le titre de son film. Plus on avance dans le film plus Arnaud Desplechin s'impose et impose sa propre cinéphilie avec un hommage appuyé à une actrice récemment défunte qu'il compare à un mythe hollywoodien, un passage logiquement présent et intéressant autour de la philosophie du cinéma vu par Stanley Cavell ou l'importance de la Shoah ou de Truffaut. Mais tout ces passages sont clairement un plaisir personnel du cinéaste omettant l'universalité du cinéma et oubliant que le film devait être autour de tous les spectateurs, à leur attention et à leur destination. Site : Selenie.fr
Un film taillé sur mesure pour les cinéphiles , qui trouvent de multiples références, et de clins d’œils à des réalisateurs et à quelques acteurs connus...Desplechins parle du cinéma en relatant sa propre expérience, depuis l’enfance jusqu’à son premier film….C’est vivant, ressemble à un clip, avec des images d‘archives surprenantes , un peu d’humour sur Julia Roberts et un vibrant hommage à Lanzmann, pour son fil sur la Shoa ( l’holocauste)…...En dépit des mauvais critiques , ce film de format court, mérite un petit détour pourquoi pas….Je conseille sans insister….
Mi-fiction mi-documentaire, le long métrage de Desplechin propose un dispositif très attachant qui devrait ravir autant les admirateurs du cinéaste que les passionnés de septième art.
Desplechin fait une déclaration d'amour au cinéma, à ce qui l'a fait vibrer enfant, adolescent et après. C'est une belle idée. Malheuresuement il en oublie le spectateur, qui est pourtant en titre de son film. On ne sait plus où l'on est. Documentaire télévisuel? Fiction anecdotique? Conférence intello? On navigue et on se perd malgré quelques scènes réussies.
Desplechin sonde les diverses manifestations secrètes qui continuent de nous guider vers la salle de cinéma et ses puissances de sidération. Un film inspiré, polymorphe, généreux, doux et passionnant, de quoi ragaillardir la passion du cinéma !
Tout bon cinéphile arrive tenté par cette déclaration annoncéE d'un amour pour la salle de cinéma. Dommage, l'ensemble reste hétérogène, avec quelques pépites (dont un long moment sur la Shoah) et un nombre conséquent d'extraits de "grands films", mais d'une diversité désarmante - peut-être c'est l'intention de justement démontrer la versalité de cet art.. L'amour du cinéma transpire maladroitement, la sincérité ne suffit pas malheureusement pas à maintenir l'intérêt du spectateur au plus haut niveau. Son double grandit au fil du récit, mais le spectateur censé faire vivre la réalité qui apparait figée à l'écran, aura du mal à se motiver et au-delà à en garder un souvenir mémorable. Nous sommes loin de l'enchantement de Cinema paradiso. cinéma - février 2025
"Spectateurs !" est un film qui m'a bien plu. L'histoire est assez sympa, mais j'aurais préféré voir une autre mise en scène. Les acteurs sont bien et la durée du film est correcte.
L’un des réalisateurs français les plus attachants pour une œuvre hybridant la fiction et le documentaire, la réflexion et le jeu. Mais le résultat est trop foutraque, en tant que fan assidu des salles de cinéma je plussoie évidemment aux propos de ce film mais paradoxalement j’ai trouvé son intérêt totalement limité. Hormis le cours magistral, dans tous les sens du terme, d’un professeur du jeune Desplechin à l’université de Censier qui explique de la meilleure des manières la différence qu’il y a entre spectateurs de théâtre, spectateurs de cinéma et téléspectateurs.