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Demosthenebf
1 critique
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5,0
Publiée le 22 avril 2025
Belle esthétique du film qui est travaillée pour magnifier des décors simples, belles couleurs et belles images. L'évolution psychologique du protagoniste est originale, on entre facilement dans l'histoire et on s'attache aux deux personnages principaux. Belle bande originale..
Fabio Grassadonia et Antonio Piazza avaient déjà traités de la mafia et de la Sicile dans leurs deux précédents longs-métrages, Salvo et Sicilian Ghost Story. Ils avaient, dès le départ, l'idée de faire une trilogie. Ces 130 minutes seraient donc l’aboutissement de ce projet. Sicile, au début des années 2000. Après plusieurs années de prison pour collusion avec la mafia, Catello, homme politique aguerri, a tout perdu. Lorsque les services secrets italiens sollicitent son aide pour capturer son filleul Matteo, le dernier chef mafieux en cavale, Catello saisit l'occasion pour se remettre en selle. Homme rusé aux cent masques, illusionniste infatigable qui transforme la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, Catello entame une correspondance improbable et singulière avec le fugitif, cherchant à profiter de son vide affectif. Un pari qui, avec l'un des criminels les plus recherchés au monde, comporte un certain risque... Quant, au début d’un film, on lit la mention librement inspiré de faits réels. Les personnages du film sont cependant le fruit de l'imagination des auteurs… on ne sait plus vraiment ce à quoi on va assister. Et c’est exactement le sentiment que j’ai eu durant ce trop long film pendant lequel je n’ai jamais su si j’assistais à un biopic, à un simple épisode de l’Italie du début de ce siècle, à une comédie ou au portrait d’un clown triste. Le début est plutôt prometteur. Hélas, les cinéastes ont pris le parti de nous perdre dans des méandres de flashbacks et de scènes oniriques Une fois de plus, on ne comprend pas où le scénario veut nous mener. Corruption, rédemption, comédie bouffonne, drame à l’italienne, rêve, réalité, épisode de l’histoire de la maffia sicilienne, polar ??? Je le répète, je me suis très vite perdu dans ce film que j’aurais bien voulu aimer. La moralité du film est affichée dès la 1ère scène : Le ciel envoie toujours quelque chose. Force est de constater qu’il ne nous a pas envoyé un sommet du cinéma italien que j’aime tant, surtout quand il est servi par un de ses plus grand comédiens, Toni Servillo. Oui, l’immense Toni Servillo fait encore, ici, toute la démonstration de son talent sans pareil. Les Elio Germano, Daniela Marra, Barbara Bobulova sont tous au diapason. Une fois de plus, ce n’est pas du côté du casting que le bât blesse, mais bien de celui du scénario. Il manque une pièce au puzzle du film… au scénario aussi. Celle qui nous aurait peut-être permis d’entrer un peu plus dans ce jeu de dupes entre parrain en cavale et politicien corrompu. On se met à rêver d’un Francesco Rosi face à ce sujet…
Un très bon film sur le pouvoir de la mafia en Sicile et très bien mis en scène ! Une œuvre cinématographique complexe et particulièrement bien filmée , naturellement. Des bons comédiens qui excellent de manière positive........ Cordialement. Gérard Michel
Le scénario aurait pu accoucher d'un excellent polar . Finalement on s'ennuie plus que ferme devant le déroulé de cette histoire que le metteur en scène aurait mieux fait de traiter en respectant les canons du genre . Ajouté à cela une narration truffée de flash backs et de scènes soit disant oniriques qui finissent par égarer totalement le spectateur . Et puis quelle drôle d'idée d'avoir voulu un Toni Servillo aussi caricatural , à tel point qu'il en devient ridicule . .
Une manière de filmée incroyable , avec des paysages et des acteurs mis en valeur, une histoire très prenante. Et surtout des dialogues d’une finesse incroyable. Un très bon film.
Traitant de la traque du dernier chef mafieux en cavale, un film entre onirisme et légèreté, centré sur la désillusion d'une époque révolue et l'échange épistolaire entre deux générations, solitaires et narcissiques.
Une œuvre s'éloignant des standards habituels sur la mafia et alignant quelques touches d'humour noir bien senties, notamment grâce au toujours impeccable Tony Servillo. Mais un film un peu trop long, s'éparpillant parfois dans sa narration et hésitant sur le ton à adopter. 6,5/10.
Après un début prometteur, le film se perd dans des méandres de flashbacks, de scènes oniriques qui compliquent le déroulé de l’intrigue d’une façon irritante. On comprend l’idée de se démarquer des sempiternels films de mafia par une approche plus originale. Mais quand on y perd les spectateurs à t’on réussi son pari ?
Voilà un film qui oscille sans cesse entre dérision, voire grotesque, et sérieux. Soit une histoire de mafieux et de rédemption dans la Sicile du début des années 2000 largement contée sous forme de flashback. Le tout se passant dans l’ombre pendant la quasi totalité du film. Les acteurs sont tous très bons (mention spéciale à Toni Servillo). On aurait adoré aimer Lettres Siciliennes, la déception est à l’aune de l’attente suscitée par la BA.
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Dans une Sicile criblée de soleil, de secrets et de silence, un ancien politicien s’adonne à l’art délicat de la correspondance avec un mafieux reclus. Ils s’écrivent, s’épient, se manipulent — à coups de belles tournures et de perfidies bien enveloppées. Et pendant que le monde tourne en story Instagram, eux préfèrent les lettres, les vraies, avec du papier, de l’encre et de la rancune à l’ancienne. Alors oui, Lettres siciliennes, c’est lent. C’est même contemplatif, parfois un brin compassé. Mais dans cette lenteur, il y a une densité narrative qui ferait passer une conférence de Foucault pour une pub TikTok. Fabio Grassadonia et Antonio Piazza ne filment pas : ils dissèquent. La Sicile devient ici un personnage à part entière, rongée par la culpabilité collective et par l’héritage d’un silence mafieux trop longtemps intériorisé. C’est poussiéreux, oui, comme un vieux parchemin jauni, mais pas sans charme.
Toni Servillo — que dire ? Un monstre. Un acteur capable de te faire frissonner avec un simple haussement de sourcil. Il incarne l’ancien politicien comme s’il avait relu toute l’histoire de l’Italie entre deux prises. À ses côtés, Elio Germano, plus mutique, plus trouble, joue la carte du monstre en cavale avec un aplomb déroutant. On ne sait jamais s’il est prêt à se repentir ou à rejouer Le Parrain, version muette et sous caféine.
Mais venons-en au cœur : les lettres. Ces échanges deviennent des scènes de combat à la plume. Des duels feutrés, élégants, cruels parfois. Et là, magie : la voix off ne devient pas une béquille paresseuse, mais un ressort dramatique subtil, presque sensuel. On se surprend à tendre l’oreille. À savourer chaque mot. À croire de nouveau au pouvoir de la langue — de la langue italienne surtout, qui ici chante, menace, enlace.
Est-ce que tout fonctionne ? Non. Certains flashbacks tombent à plat, quelques effets de mise en scène frisent la coquetterie. Mais est-ce que ça gâche l’expérience ? Pas une seconde. Parce qu’aujourd’hui, un film qui ose le silence, le hors-champ, le rythme mesuré, c’est presque un acte politique. Une subversion douce. Un doigt d’honneur soyeux à la dictature de l’immédiateté.
Et puis, il y a cette étrange sensation, en sortant de la salle : l’envie d’écrire. Pas un post, non. Une vraie lettre. À un ennemi, à un ami perdu, à soi-même. Quelque chose entre Machiavel et Marguerite Duras. Bref, Lettres siciliennes, c’est peut-être pas un chef-d’œuvre. Mais c’est une claque feutrée, une mélancolie écrite à l’encre noire. Et dans un monde saturé de bruit, ce film murmure. Et on tend l’oreille.
Très intéressant Thriller avec ce singulier film de Mafieux tiré de l’histoire vraie de Matteo Messina Denaro, arrêté en 2023 après trente ans de fugue et qui a la bonne idée de montrer comment cette cavale, plutôt que de constituer une aventure épique , fait écho à des sentiments de déchéance généralisée et d’absurdité Morale au cœur d’une Sicile qui apparaît comme un Territoire jonché de ruines ! Toni Servillo ,révélé au Cinéma Mondial chez le réalisateur Paolo Sorrentino ( La Grande Bellezza, Lauréat de l’Oscar et du Golden Globe du meilleur film International en 2014), fait une nouvelle fois démonstration de son talent corrosif !
Sur l'affiche de " lettres siciliennes" une phrase tirée d'une critique professionnelle invoque " une farce" pour définir rapidement le ton de ce film de mafia. Il n'en est absolument rien et c'est même ( de mon point de vue ) un contresens total.
En réalité on a surtout affaire à une tragédie et elle est de taille : celle d'une région dirigée par une apparence de démocratie, en vérité gangrenée de la tête aux pieds par des forces illégales et criminelles.
Le sujet n'est pas récent et à été traité de façon récurrente par le cinéma italien et notamment par le maître du genre, tout au long de sa filmographie, le regretté Francesco Rosi.
Si " lettres siciliennes" n'est pas dénué de qualités ( photo, sens de la mise en scène et de la direction d'acteurs ), il comporte un défaut majeur, son scénario.
Il faudra au spectateur est particulièrement attentif aux dialogues de certaines scènes afin de ne pas quitter la salle en ayant le sentiment d'avoir perdu quelque chose en route ( un peu comme les personnages)
Précisons aussi que les scènes d'actions, figures imposées, traditionnelles dans l'exploration de ce genre cinématographique, sont ici presque totalement absentes.
On a finalement affaire à un film psychologique aux contours criminels, ou la symbolique du puzzle ( le spectateur qui le verra comprendra) n' est qu'une métaphore d'un contexte manipulateur et paranoïaque ou même celui qui pense avoir le pouvoir, n'a jamais entre les mains toutes les pièces et surtout pas l'ultime.
Film que je suis allé voir sur une opportunité horaire et que j'adoré. Photographie, scénario, montage et interprétation tout est ciselé et assemblé avec soin et une pointe d'humour. Car pour ne pas verser dans le film de sang, le regard du réalisateur sur le milieu de la mafia sicilienne est emprunt d'humour et même de burlesque. C'est ce bel équilibre qui fonctionne à l'écran
Sur un air d'Eighth Wonder (« I'm Not Scared » traverse le film !), une réalisation très soignée pour un scénario parfois compliqué à suivre. Les scènes d'action, parfois gores, succèdent à des moments plus calmes pour avis mitigé en sortant de salle.
Film vu en avant-première dans la magnifique salle des trois Pierrots de Saint Cloud, j’ai bien aimé le scénario, les dialogues, et surtout ce remarquables comédien qu’est Toni Servillo !