Lettres siciliennes
Note moyenne
3,0
252 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

31 critiques spectateurs

5
1 critique
4
5 critiques
3
14 critiques
2
8 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
 Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + lettres siciliennes sur YouTube !
 Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !

Dans une Sicile criblée de soleil, de secrets et de silence, un ancien politicien s’adonne à l’art délicat de la correspondance avec un mafieux reclus. Ils s’écrivent, s’épient, se manipulent — à coups de belles tournures et de perfidies bien enveloppées. Et pendant que le monde tourne en story Instagram, eux préfèrent les lettres, les vraies, avec du papier, de l’encre et de la rancune à l’ancienne. Alors oui, Lettres siciliennes, c’est lent. C’est même contemplatif, parfois un brin compassé. Mais dans cette lenteur, il y a une densité narrative qui ferait passer une conférence de Foucault pour une pub TikTok. Fabio Grassadonia et Antonio Piazza ne filment pas : ils dissèquent. La Sicile devient ici un personnage à part entière, rongée par la culpabilité collective et par l’héritage d’un silence mafieux trop longtemps intériorisé. C’est poussiéreux, oui, comme un vieux parchemin jauni, mais pas sans charme.

Toni Servillo — que dire ? Un monstre. Un acteur capable de te faire frissonner avec un simple haussement de sourcil. Il incarne l’ancien politicien comme s’il avait relu toute l’histoire de l’Italie entre deux prises. À ses côtés, Elio Germano, plus mutique, plus trouble, joue la carte du monstre en cavale avec un aplomb déroutant. On ne sait jamais s’il est prêt à se repentir ou à rejouer Le Parrain, version muette et sous caféine.

Mais venons-en au cœur : les lettres. Ces échanges deviennent des scènes de combat à la plume. Des duels feutrés, élégants, cruels parfois. Et là, magie : la voix off ne devient pas une béquille paresseuse, mais un ressort dramatique subtil, presque sensuel. On se surprend à tendre l’oreille. À savourer chaque mot. À croire de nouveau au pouvoir de la langue — de la langue italienne surtout, qui ici chante, menace, enlace.

Est-ce que tout fonctionne ? Non. Certains flashbacks tombent à plat, quelques effets de mise en scène frisent la coquetterie. Mais est-ce que ça gâche l’expérience ? Pas une seconde. Parce qu’aujourd’hui, un film qui ose le silence, le hors-champ, le rythme mesuré, c’est presque un acte politique. Une subversion douce. Un doigt d’honneur soyeux à la dictature de l’immédiateté.

Et puis, il y a cette étrange sensation, en sortant de la salle : l’envie d’écrire. Pas un post, non. Une vraie lettre. À un ennemi, à un ami perdu, à soi-même. Quelque chose entre Machiavel et Marguerite Duras. Bref, Lettres siciliennes, c’est peut-être pas un chef-d’œuvre. Mais c’est une claque feutrée, une mélancolie écrite à l’encre noire. Et dans un monde saturé de bruit, ce film murmure. Et on tend l’oreille.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2025
Un film qui se veut une comédie sur ou une satire de la mafia mais qui n’est ni l’une ni l’autre ça confine au presque ratage, où notre bonne volonté de spectateur est dès le début mise à mal même si le rythme final de ce puzzle à la pièce manquante tend à compenser la très alambiquée sinon incompréhensible histoire de mafieux achetables et de carabiniers corruptibles
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2024
Les deux premiers longs métrages de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza se déroulaient en Sicile et traitaient de la mafia, sous des angles différents, Lettres siciliennes fait de même, d'une manière assez originale, épistolaire comme son titre l'indique, mais dans un cadre de thriller, de corruption et d'enquête policière, plus classique, qui fait s'affronter, à distance, deux des plus grands acteurs italiens contemporains, Toni Servillo et Elio Germano, lesquels, bizarrement, n'avaient jamais été réunis dans un même film. Le ton est celui de la comédie noire, même si suspense il y a, avec deux mafieux de générations différentes, l'un qui collabore avec la police, l'autre qui se cache. Le film, caustique et souvent drôle, montre un petit monde où la méfiance est de mise et où les femmes, si elles n'ont pas le pouvoir, ne se privent pas de commenter et de critiquer les faits et méfaits des hommes auxquels elles sont liées, avec une superbe insolence. Pour être juste, il n'est pas sacrilège de dire que Lettres siciliennes est plus excitant sur le papier que réellement passionnant sur sa longueur, sûrement excessive, et où le message qui proclame que le visage de la mafia a changé, avec la fin des grands parrains, est quelque peu dilué dans une intrigue qui aurait sans doute gagné à être moins dense et complexe.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2025
Très intéressant Thriller avec ce singulier film de Mafieux tiré de l’histoire vraie de Matteo Messina Denaro, arrêté en 2023 après trente ans de fugue et qui a la bonne idée de montrer comment cette cavale, plutôt que de constituer une aventure épique , fait écho à des sentiments de déchéance généralisée et d’absurdité Morale au cœur d’une Sicile qui apparaît comme un Territoire jonché de ruines !
Toni Servillo ,révélé au Cinéma Mondial chez le réalisateur Paolo Sorrentino ( La Grande Bellezza, Lauréat de l’Oscar et du Golden Globe du meilleur film International en 2014), fait une nouvelle fois démonstration de son talent corrosif !
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 avril 2025
Après un début prometteur, le film se perd dans des méandres de flashbacks, de scènes oniriques qui compliquent le déroulé de l’intrigue d’une façon irritante. On comprend l’idée de se démarquer des sempiternels films de mafia par une approche plus originale. Mais quand on y perd les spectateurs à t’on réussi son pari ?
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2025
Si ça peut paraître un concept narratif parfois lourd ou superflu ces flash-backs s'avèrent plutôt judicieux et surtout bien intégré au récit. La ligne narrative est symbolisé aussi par le puzzle qui est comme une ligne directrice, symbole des méandres de la corruption et de la violence qui entoure le Parrain et son parrain (!). La force du film est aussi ce qui peut gêner certains, à savoir un scénario complexe au mélange des genres qui peut paraître parfois confus. Ainsi, si le film reste un polar mafieux avec ces codes inhérent au genre, on perçoit aussi une petite pincée de comédie à l'italienne, thriller psychologique, le mix polar et espionnage, le drame familial... mais le tout fonctionne plutôt bien grâce aussi à une certaine dérision et surtout à une forte ironie (de l'histoire). Pour l'intrigue ça ne pêche que par une fliquette qui soudainement n'a plus de compte à rendre à son équipe et son supérieur (bizarre). Niveau acting, une fois de plus déçu par un Tino Servillo alias Catello qui joue une fois encore sa gamme de confort quitte à s'autocaricaturer. En conclusion, un très bon thriller dramatique mafieux qui manque d'un peu de panache et/ou d'action pour passer un cap mais ça reste passionnant.
Site :
Denis BOSSARD
Denis BOSSARD

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 avril 2025
Le scénario aurait pu accoucher d'un excellent polar .
Finalement on s'ennuie plus que ferme devant le déroulé de cette histoire que le
metteur en scène aurait mieux fait de traiter en respectant les canons du genre .
Ajouté à cela une narration truffée de flash backs et de scènes soit disant oniriques
qui finissent par égarer totalement le spectateur .
Et puis quelle drôle d'idée d'avoir voulu un Toni Servillo aussi caricatural , à tel point
qu'il en devient ridicule . .
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2025
Le ciel envoie toujours quelque chose

Fabio Grassadonia et Antonio Piazza avaient déjà traités de la mafia et de la Sicile dans leurs deux précédents longs-métrages, Salvo et Sicilian Ghost Story. Ils avaient, dès le départ, l'idée de faire une trilogie. Ces 130 minutes seraient donc l’aboutissement de ce projet. Sicile, au début des années 2000. Après plusieurs années de prison pour collusion avec la mafia, Catello, homme politique aguerri, a tout perdu. Lorsque les services secrets italiens sollicitent son aide pour capturer son filleul Matteo, le dernier chef mafieux en cavale, Catello saisit l'occasion pour se remettre en selle. Homme rusé aux cent masques, illusionniste infatigable qui transforme la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, Catello entame une correspondance improbable et singulière avec le fugitif, cherchant à profiter de son vide affectif. Un pari qui, avec l'un des criminels les plus recherchés au monde, comporte un certain risque... Quant, au début d’un film, on lit la mention librement inspiré de faits réels. Les personnages du film sont cependant le fruit de l'imagination des auteurs… on ne sait plus vraiment ce à quoi on va assister. Et c’est exactement le sentiment que j’ai eu durant ce trop long film pendant lequel je n’ai jamais su si j’assistais à un biopic, à un simple épisode de l’Italie du début de ce siècle, à une comédie ou au portrait d’un clown triste.
Le début est plutôt prometteur. Hélas, les cinéastes ont pris le parti de nous perdre dans des méandres de flashbacks et de scènes oniriques Une fois de plus, on ne comprend pas où le scénario veut nous mener. Corruption, rédemption, comédie bouffonne, drame à l’italienne, rêve, réalité, épisode de l’histoire de la maffia sicilienne, polar ??? Je le répète, je me suis très vite perdu dans ce film que j’aurais bien voulu aimer. La moralité du film est affichée dès la 1ère scène : Le ciel envoie toujours quelque chose. Force est de constater qu’il ne nous a pas envoyé un sommet du cinéma italien que j’aime tant, surtout quand il est servi par un de ses plus grand comédiens, Toni Servillo.
Oui, l’immense Toni Servillo fait encore, ici, toute la démonstration de son talent sans pareil. Les Elio Germano, Daniela Marra, Barbara Bobulova sont tous au diapason. Une fois de plus, ce n’est pas du côté du casting que le bât blesse, mais bien de celui du scénario. Il manque une pièce au puzzle du film… au scénario aussi. Celle qui nous aurait peut-être permis d’entrer un peu plus dans ce jeu de dupes entre parrain en cavale et politicien corrompu. On se met à rêver d’un Francesco Rosi face à ce sujet…
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2025
Lorsque Catello Palumbo (Toni Servilio) sort enfin de prison après avoir purgé sa peine, ce vieux politicien sicilien, lié à la Mafia, a tout perdu : son honneur, sa richesse, sa position sociale… Les services secrets siciliens lui proposent un marché : pour éviter la destruction imminente du complexe hôtelier dont il est encore propriétaire, il doit les aider à retrouver le dernier caïd encore en liberté, Matteo (Elio Gennaro), qui vit claquemuré dans un appartement dont il ne sort jamais.

"Lettres siciliennes" s’inspire d’une histoire vraie. Son titre original est "Iddu", le pronom par lequel était désigné Matteo Mesina Denaro, le capo arrêté en janvier 2023 après trente ans de cavale. Cette histoire aurait pu être traitée sur le mode du polar ; mais les deux réalisateurs, qui avaient déjà signé ensemble "Salvo" et "Sicilian Ghost Story", empruntent une autre voie : celle de la farce grinçante.

Je sais que ses admirateurs vouent à Toni Servillo une admiration inconditionnelle. Je suis beaucoup plus réservé car je trouve son jeu très monotone. C’est précisément dans le registre de la farce grinçante qu’il excelle – et qu’il se cantonne depuis "La Grande Bellezza" qui lui a valu une tardive reconnaissance internationale. Politicien déchu, mari ridiculisé au sein de sa propre famille, poucave (merci à ma belle-soeur de m’avoir appris ce mot) pleutre, il excelle dans "Lettres siciliennes". Dans un rôle plus ingrat, Elio Germano, méconnaissable, qu’on a vu il y a peu dans le rôle-titre de Berlinguer, est tout aussi impressionnant.

Mais "Lettres siciliennes" est bien long – il dépasse largement les deux heures. Tout y est pathétique : la mafia ou ce qu’il en reste, la police presqu’aussi corrompue que les criminels… Cette interminable farce amère, qui se serait peut-être mieux prêtée à une mini-série qu’à un film, fait long feu.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2025
Erreur fatale de ma part : ne pas avoir pensé, avant d'aller voir "Lettres siciliennes", à aller vérifier ce que j'avais pensé des 2 , films précédents de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, "Salvo" et "Sicilian Ghost Story". Un coup d’œil rapide m'aurait permis d'éviter de perdre un peu plus de 2 heures à la vision d'un film particulièrement ennuyeux. Par contre, retrouver (un peu trop tard !) ce que j'avais écrit sur ces 2 films précédents me permet de reprendre à peu près mot pour mot des extraits de ces textes : "Lettres siciliennes" "ne montre aucun progrès de la part de ces braves garçons". C'est "un film au scénario famélique et invraisemblable, à la mise en scène à la fois prétentieuse et peu imaginative". "C'est lourd, souvent incompréhensible, la façon de filmer est très maniérée et on se retrouve devant un film dans lequel, finalement, manque un élément important : le fond".
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2025
"Peut-on manipuler sans y laisser une part de soi ? C’est le fil trouble que tirent Fabio Grassadonia et Antonio Piazza dans Lettres Siciliennes, fresque mafieuse en clair-obscur, plus cérébrale que violente, plus bavarde que haletante. À rebours des codes du thriller classique, le duo sicilien livre un récit où les mots comptent plus que les balles, et où l’ironie perce là où on ne l’attend pas."

"Dès les premières scènes, le ton est donné : Lettres Siciliennes est un film verbeux, parfois jusqu’à l’étirement. Les dialogues s’étirent comme des duels stylisés, souvent brillants, parfois pesants. On y parle beaucoup, on tourne autour des choses, on réécrit le passé comme on réécrit une pièce mal jouée. Cette nonchalance pourra désarçonner, voire fatiguer. Mais il est aussi, paradoxalement, l’une des clés du charme singulier du film, car derrière cette densité verbale, Grassadonia et Piazza distillent un humour noir, caustique, presque théâtral, qui allège les tensions et rappelle que l’absurde n’est jamais bien loin, même dans les cercles mafieux."

"On pourrait regretter que Lettres Siciliennes s’égare parfois dans sa propre construction, privilégiant l’élégance du verbe au souffle narratif. Mais ce choix est assumé, fidèle à une filmographie déjà marquée par une certaine audace formelle (Salvo, Sicilian Ghost Story). Ici, le suspense est diffus, presque secondaire. Sans révolutionner le genre, le film impressionne par sa maîtrise du non-dit, son refus du spectaculaire et sa foi dans la complexité des âmes. Ce n’est pas une histoire de mafia, mais de ce qu’il en reste – dans les esprits, dans les corps et dans les gestes. Une œuvre exigeante, verbeuse et vénéneuse, qui laisse une empreinte tenace, comme une lettre jamais envoyée."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2025
"Le ciel envoie toujours quelque chose."

Traitant de la traque du dernier chef mafieux en cavale, un film entre onirisme et légèreté, centré sur la désillusion d'une époque révolue et l'échange épistolaire entre deux générations, solitaires et narcissiques.

Une œuvre s'éloignant des standards habituels sur la mafia et alignant quelques touches d'humour noir bien senties, notamment grâce au toujours impeccable Tony Servillo.
Mais un film un peu trop long, s'éparpillant parfois dans sa narration et hésitant sur le ton à adopter. 6,5/10.
Julien Loeki
Julien Loeki

157 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2025
Sur un air d'Eighth Wonder (« I'm Not Scared » traverse le film !), une réalisation très soignée pour un scénario parfois compliqué à suivre. Les scènes d'action, parfois gores, succèdent à des moments plus calmes pour avis mitigé en sortant de salle.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2025
Servi par deux acteurs magnétiques, Servillo et Germano, le film Iddu compose un portrait impressionniste de ce volcan qui sommeille sous la Sicile, prêt à surgir sans prévenir, avec lequel il faut bien vivre, et craindre indéfiniment ses réactions.
Un film sur la permanence du pouvoir et de l'emprise de la mafia, intemporel, irréductible, composante organique d'une société gangrenée.
Loin des actions d'éclats et des coups de revolver vengeurs, voilà une peinture pas académique de la Famille, dans laquelle vont apparaitre en filigrane l'image du père, des références bibliques et shakespearienne!
Un peu décontenancé par cette ambiance incompréhensible, le spectateur non-concerné par ces destins tragiques, conclura que l'horizon reste sacrément bouché sous le ciel bleu de la Sicile.
Dommage, car les deux auteurs siciliens ont fait un véritable travail pour expliciter un mode de fonctionnement dans lequel l'hydre renait sans cesse de ses cendres.
cinéma - avril 2025
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2025
La mafia sicilienne, en l'an 2000. Catello sort de prison et se retrouve happé par Matteo dans la mafia.
Intrigue souvent difficile à suivre mais excellent jeu d'acteurs.
Les meilleurs films de tous les temps