Lettres siciliennes
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Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2026
Un film de mafia singulier et mélancolique mais un peu trop décousu qui met en scène la relation épistolaire entre deux hommes prisonniers de leur passé et d’un système qui les dépasse, porté par un très bon casting.
Pascaledetraverse
Pascaledetraverse

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2,5
Publiée le 22 mars 2026
Entre tragédie intime et réflexion politique, le film est intéressant par ses partis pris esthétiques et son atmosphère singulière. Toutefois, cette richesse formelle et thématique finit parfois par diluer sa puissance, donnant une œuvre aussi fascinante qu’imparfaitement maîtrisée.
Laurent Miaou
Laurent Miaou

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3,5
Publiée le 22 mars 2026
On le sait, dès que l’on approche la mafia, le monde devient lourd, menaçant. La loi du silence. Parler, écrire, sont des actes dangereux qui engagent. Un puzzle où il manque une pièce se transforme en affaire d’état cristallisant les passions humaines. Un enfant oublié devient un traquenard. Un regard, un mot, une tension érotique ou mortelle. Le film décrit une Sicile figée, terrassée par la peur, qu’incarne le gendre pusillanime. Toni Servillo en patriarche corrompu, repenti, déchu, est parfait en politicien veule qui veut retrouver sa superbe. Son intelligence et son talent épistolaire sont réels, ils vont être utilisés par les services secrets pour traquer le gros poisson mafieux. Le visage d’Elio Germano est glaçant comme un serpent. Daniela Marra, la fliquette garçon manqué serait presque le seul et maigre espoir de retour à la vie.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2025
Lorsque Catello Palumbo (Toni Servilio) sort enfin de prison après avoir purgé sa peine, ce vieux politicien sicilien, lié à la Mafia, a tout perdu : son honneur, sa richesse, sa position sociale… Les services secrets siciliens lui proposent un marché : pour éviter la destruction imminente du complexe hôtelier dont il est encore propriétaire, il doit les aider à retrouver le dernier caïd encore en liberté, Matteo (Elio Gennaro), qui vit claquemuré dans un appartement dont il ne sort jamais.

"Lettres siciliennes" s’inspire d’une histoire vraie. Son titre original est "Iddu", le pronom par lequel était désigné Matteo Mesina Denaro, le capo arrêté en janvier 2023 après trente ans de cavale. Cette histoire aurait pu être traitée sur le mode du polar ; mais les deux réalisateurs, qui avaient déjà signé ensemble "Salvo" et "Sicilian Ghost Story", empruntent une autre voie : celle de la farce grinçante.

Je sais que ses admirateurs vouent à Toni Servillo une admiration inconditionnelle. Je suis beaucoup plus réservé car je trouve son jeu très monotone. C’est précisément dans le registre de la farce grinçante qu’il excelle – et qu’il se cantonne depuis "La Grande Bellezza" qui lui a valu une tardive reconnaissance internationale. Politicien déchu, mari ridiculisé au sein de sa propre famille, poucave (merci à ma belle-soeur de m’avoir appris ce mot) pleutre, il excelle dans "Lettres siciliennes". Dans un rôle plus ingrat, Elio Germano, méconnaissable, qu’on a vu il y a peu dans le rôle-titre de Berlinguer, est tout aussi impressionnant.

Mais "Lettres siciliennes" est bien long – il dépasse largement les deux heures. Tout y est pathétique : la mafia ou ce qu’il en reste, la police presqu’aussi corrompue que les criminels… Cette interminable farce amère, qui se serait peut-être mieux prêtée à une mini-série qu’à un film, fait long feu.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2025
"Peut-on manipuler sans y laisser une part de soi ? C’est le fil trouble que tirent Fabio Grassadonia et Antonio Piazza dans Lettres Siciliennes, fresque mafieuse en clair-obscur, plus cérébrale que violente, plus bavarde que haletante. À rebours des codes du thriller classique, le duo sicilien livre un récit où les mots comptent plus que les balles, et où l’ironie perce là où on ne l’attend pas."

"Dès les premières scènes, le ton est donné : Lettres Siciliennes est un film verbeux, parfois jusqu’à l’étirement. Les dialogues s’étirent comme des duels stylisés, souvent brillants, parfois pesants. On y parle beaucoup, on tourne autour des choses, on réécrit le passé comme on réécrit une pièce mal jouée. Cette nonchalance pourra désarçonner, voire fatiguer. Mais il est aussi, paradoxalement, l’une des clés du charme singulier du film, car derrière cette densité verbale, Grassadonia et Piazza distillent un humour noir, caustique, presque théâtral, qui allège les tensions et rappelle que l’absurde n’est jamais bien loin, même dans les cercles mafieux."

"On pourrait regretter que Lettres Siciliennes s’égare parfois dans sa propre construction, privilégiant l’élégance du verbe au souffle narratif. Mais ce choix est assumé, fidèle à une filmographie déjà marquée par une certaine audace formelle (Salvo, Sicilian Ghost Story). Ici, le suspense est diffus, presque secondaire. Sans révolutionner le genre, le film impressionne par sa maîtrise du non-dit, son refus du spectaculaire et sa foi dans la complexité des âmes. Ce n’est pas une histoire de mafia, mais de ce qu’il en reste – dans les esprits, dans les corps et dans les gestes. Une œuvre exigeante, verbeuse et vénéneuse, qui laisse une empreinte tenace, comme une lettre jamais envoyée."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2025
En Sicile, au début des années 2000, un ancien homme politique corrompu sort de prison. Toute sa vie, il s’est mêlé aux combines, et dès sa sortie, il va être au milieu d’une quête d’un mafieux en cavale. Le scénario est efficace, c’est haletant. Un bon film.
oloc
oloc

9 abonnés 75 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Lettres siciliennes n'est pas une histoire de mafia mais un bras de fer épistolaire. Plus qu'un face à face, c'est 2 équipes dont chaque membre joue sa propre partition.
L'ambiance pesante est créée par quelques angles de vue singuliers, ou des plans fixes d'attente sur des objets, ainsi qu'une musique tirant sur l'oppressant.
Les jeux de Elio Germano (Matteo) et Toni Servillo (Catello) sont parfaits.
Le scénario est assez convenu, certes mais la richesse de ce film est dans les personnages et surtout il jouit d'une très belle esthétique.
john_john57
john_john57

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2025
Une pellicule au rythme enlevé, sans temps mort mais au contraire plein de rebondissements et qui nous met au coeur de la lutte contre les familles mafieuses. Ce qui ne gâte rien, il n'est pas dénué d'humour. Un bon moment assurément.
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Une réalisation originale, une ambiance tendue, des plans soignés, une histoire tortueuse. Je me suis laissé emportée dans les méandres du récit.
Romainbarelier
Romainbarelier

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mai 2025
Ennuyeux film confus qui voudrait mais n’arrive pas et que la prestation du remarquable Toni Servillo ne parvient pas à sauver.
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2025
Si ça peut paraître un concept narratif parfois lourd ou superflu ces flash-backs s'avèrent plutôt judicieux et surtout bien intégré au récit. La ligne narrative est symbolisé aussi par le puzzle qui est comme une ligne directrice, symbole des méandres de la corruption et de la violence qui entoure le Parrain et son parrain (!). La force du film est aussi ce qui peut gêner certains, à savoir un scénario complexe au mélange des genres qui peut paraître parfois confus. Ainsi, si le film reste un polar mafieux avec ces codes inhérent au genre, on perçoit aussi une petite pincée de comédie à l'italienne, thriller psychologique, le mix polar et espionnage, le drame familial... mais le tout fonctionne plutôt bien grâce aussi à une certaine dérision et surtout à une forte ironie (de l'histoire). Pour l'intrigue ça ne pêche que par une fliquette qui soudainement n'a plus de compte à rendre à son équipe et son supérieur (bizarre). Niveau acting, une fois de plus déçu par un Tino Servillo alias Catello qui joue une fois encore sa gamme de confort quitte à s'autocaricaturer. En conclusion, un très bon thriller dramatique mafieux qui manque d'un peu de panache et/ou d'action pour passer un cap mais ça reste passionnant.
Site :
Christian RZ
Christian RZ

91 abonnés 288 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2025
Un film qui se veut une comédie sur ou une satire de la mafia mais qui n’est ni l’une ni l’autre ça confine au presque ratage, où notre bonne volonté de spectateur est dès le début mise à mal même si le rythme final de ce puzzle à la pièce manquante tend à compenser la très alambiquée sinon incompréhensible histoire de mafieux achetables et de carabiniers corruptibles
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2025
Servi par deux acteurs magnétiques, Servillo et Germano, le film Iddu compose un portrait impressionniste de ce volcan qui sommeille sous la Sicile, prêt à surgir sans prévenir, avec lequel il faut bien vivre, et craindre indéfiniment ses réactions.
Un film sur la permanence du pouvoir et de l'emprise de la mafia, intemporel, irréductible, composante organique d'une société gangrenée.
Loin des actions d'éclats et des coups de revolver vengeurs, voilà une peinture pas académique de la Famille, dans laquelle vont apparaitre en filigrane l'image du père, des références bibliques et shakespearienne!
Un peu décontenancé par cette ambiance incompréhensible, le spectateur non-concerné par ces destins tragiques, conclura que l'horizon reste sacrément bouché sous le ciel bleu de la Sicile.
Dommage, car les deux auteurs siciliens ont fait un véritable travail pour expliciter un mode de fonctionnement dans lequel l'hydre renait sans cesse de ses cendres.
cinéma - avril 2025
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2025
Erreur fatale de ma part : ne pas avoir pensé, avant d'aller voir "Lettres siciliennes", à aller vérifier ce que j'avais pensé des 2 , films précédents de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, "Salvo" et "Sicilian Ghost Story". Un coup d’œil rapide m'aurait permis d'éviter de perdre un peu plus de 2 heures à la vision d'un film particulièrement ennuyeux. Par contre, retrouver (un peu trop tard !) ce que j'avais écrit sur ces 2 films précédents me permet de reprendre à peu près mot pour mot des extraits de ces textes : "Lettres siciliennes" "ne montre aucun progrès de la part de ces braves garçons". C'est "un film au scénario famélique et invraisemblable, à la mise en scène à la fois prétentieuse et peu imaginative". "C'est lourd, souvent incompréhensible, la façon de filmer est très maniérée et on se retrouve devant un film dans lequel, finalement, manque un élément important : le fond".
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2025
La mafia sicilienne, en l'an 2000. Catello sort de prison et se retrouve happé par Matteo dans la mafia.
Intrigue souvent difficile à suivre mais excellent jeu d'acteurs.
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