La Convocation
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70 critiques spectateurs

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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2025
Armand et Jon, 6 ans tous les deux, sont les personnages principaux du film, quand bien même on ne les verra jamais. Elèves dans une école norvégienne, le comportement de l'un d'entre eux, ou du moins, ce qu'en ont retenu les parents de l'autre, a amené l'école à convoquer Elisabeth, la mère d'Armand, et Sarah et Anders, les parents de Jon, afin, qu'ensemble, la lumière soit faite sur ce qui s'est réellement passé. Le premier quart d'heure du film, sobre et dégageant une grande tension, est particulièrement réussi et on se dit que la Caméra d'or attribuée l'an dernier à ce premier long métrage de Halfdan Ullmann Tøndel, petit-fils de Liv Ullmann et de Ingmar Bergman, était tout à fait méritée. Sauf que, d'un seul coup, les choses se gâtent : on se met à avoir l'impression que le réalisateur ne sait plus très bien où il veut en venir avec, en plus, un mélange de scènes aussi fortes que celles du début et de scènes dans lesquelles règne un grand n'importe quoi. spoiler: En tant que spectateur, on souffre terriblement face à une très, très, longue scène de fou rire totalement inexplicable de la part d'Elisabeth, dont on nous a dit qu'elle est comédienne. Fou rire authentique ou fou-rire simulé, peu importe, on attend avec impatience qu'il se termine ! On se demande aussi ce que vient faire une scène de danse aussi grotesque qu'inutile dans un couloir de l'école. Au milieu de tout cela, on arrive (difficilement !) à comprendre qu'il y a des liens familiaux entre Elisabeth et Sarah, que le mari d'Elisabeth et frère de Sarah s'est sans doute suicidé, qu'il existe quelque chose entre Elisabeth et Anders. On arrive (difficilement) à comprendre le message du réalisateur : il y a peut-être eu un problème entre Armand et Jon, mais les véritables problèmes se situent chez les adultes.
Petite remarque : les scènes très fortes n'ont pas d'accompagnement musical et, dès que vous entendez de la musique, c'est que vous arrivez dans du grand n'importe quoi. En résumé, le réalisateur a fait preuve de prétention en voulant, dès son premier long métrage, se mettre dans les pas de son grand-père. On lui a attribué la Caméra d'Or, tant mieux pour lui ! Espérons que la suite de son œuvre ressemble davantage au premier quart d'heure de "La convocation".
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2025
La sidération va crescendo, avec l’intrigue, avec les inclusions surréalistes. Ce qui au départ semble une simple péripétie scolaire prend une ampleur tout autre au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue, nous donnant une leçon sur les apparences trompeuses, les préjugés. Le huis clos, la réalisation sans concession, les inclusions surréalistes, la performance spectaculaire de Renate Reinsve contribue à ce crescendo et son apothéose où tout passe, sans un mot. Un film exigeant, qui respecte la sensibilité et l’intelligence de ses spectateurs.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2025
 LA CONVOCATION (ARMAND) - Halfdan Ullmann Tøndel | ⭐ 7,5/10

C'est fou comme l'impression que l'on garde d'un film peut dépendre du contexte dans lequel on le voit. Totalement emballé par ce premier film, lauréat de la Caméra d'Or, lors de sa projection à Cannes il y a presque un an, c'est avec davantage de réserves que je suis ressorti de la salle après ce nouveau visionnage.

Si le huis clos dans cette école lugubre, vide d'élèves, continue de fonctionner, et si le point de départ de la narration est toujours aussi intéressant (la confrontation entre les parents de deux élèves, l'un accusé d'avoir agressé sexuellement l'autre), le scénario finit par quelque peu s'égarer dans des circonvolutions autour de rapports familiaux ambigus et de vengeances obscures.

Le film cherche sans cesse à placer le spectateur dans une situation d'inconfort à travers des idées de mise en scène dont on ne sait dire si elles relèvent du génie ou d'un trop grand maniérisme ou d'une trop grande envie de bien faire : une scène interminable avec peut-être le plus long fou rire de l'histoire du cinéma, des parenthèses oniriques pour évoquer les pensées tourmentées du personnage principal, des éléments perturbateurs à foison (un nez qui ne veut pas s'arrêter de saigner, des chaussures aux breloques un peu trop bruyantes, une pluie torrentielle sous une chaleur étouffante de début d'été...) et un final à la symbolique trop appuyée. Reste un réel talent pour filmer et habiter les espaces.

Les questions de l'accusation, du poids de la calomnie dans le milieu scolaire ne sont pas sans rappeler La Salle des Profs, sorti il y a tout juste un an. Mais petit à petit, le sujet semble être ailleurs et plus large (l'on ne verra d'ailleurs jamais vraiment les deux enfants concernés) pour le réalisateur norvégien, petit-fils d’Ingmar Bergman et de Liv Ullmann : la violence transmise comme héritage de générations en générations.

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Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2025
Dans "La Convocation", tout repose sur ce qui n’est pas dit. La tension s’installe par petites touches, chaque silence, chaque regard devenant une énigme. On avance sans vraiment savoir où l’on va, pris dans un jeu de nerfs qui vire parfois au malaise, frôlant même l’étrange voire le surnaturel. Certaines scènes dérangent, d’autres intriguent, mais au final, on peine à s’attacher aux personnages, tant Halfdan Ullmann Tøndel s'échine à les rendre peu sympathiques. Un exercice de style habile dans sa mise en scène, mais qui laisse un goût un peu froid et circonspect.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2025
Une jeune veuve, actrice, est convoquée à l’école de son fils pour cause d’agression sexuelle sur un camarade. L’équipe pédagogique la confronte aux parents de la victime.
Un film froid sur les non-dits, la jalousie et le mensonge. C’est le petit fils d’Ingmar Bergman derrière la caméra (d’or) et il faut reconnaître une vraie volonté de mise en scène.
Parfois ça marche : le hors-champ systématique des enfants, l’école filmée comme un personnage et parfois ça ne fonctionne pas : les séquences dansées incompréhensibles.
Le tout fini même par sonner un peu prétentieux.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2025
Récipiendaire de la Caméra d’or à Cannes, « La Convocation » est du film d’auteur scandinave pur jus dans ce qu’il a de plus singulier et réussi mais aussi parfois de plus austère et hermétique. Et le cinéaste Halfdan Ullmann Tondel trahit sans peine ici sa parenté avec son grand-père qui n’est nul autre que le grand Ingmar Bergman. Le petit-fils ne singe pas son illustre héritage mais on retrouve tout de même cette propension à l’étude de caractères versée dans un cadre froid presque rigoriste.

La première partie du film nous conquiert sans peine, faisant vaguement penser à l’excellent film allemande « La Salle des profs » dans son postulat scolaire et ses histoires de harcèlement. La comparaison s’arrête là, le film prenant des directions thématiques et visuelles bien différentes et il faut avouer que notre préférence va clairement au film germanique tant celui-ci est peu aimable et parfois difficile à appréhender.

La manière de filmer cette école est admirable, pas loin de celle de l’étrange et passionnant « L’Heure de la sortie » de Sebastien Marnier. On flirte avec le fantastique, comme si cette école filmée en fin d’année durant les chaleurs étouffantes de l’été était un endroit qui broyait les esprits et les cœurs. On est dans le lugubre à l’allégorie parfois nébuleuse cependant et la dernière partie (moins réussie et trop métaphorique) en est la preuve. En tout cas, le début nous happe et s’avère convaincant, le film laissant planer le doute sur ce qui s’est passé entre les deux enfants et qui a valu aux parents d’être convoqués. Ce huis-clos oppressant à six personnages principaux (trois parents et trois membres du personnel scolaire) est bardé de non-dits et les regards et les silences nous en apprennent parfois plus que les paroles en elles-mêmes. Le mystère est là et on a envie de savoir de quoi il retourne...

Sauf que le temps passe et celui-ci s’épaissit. Tondel choisit d’être elliptique sur les faits, de faire douter le spectateur, la perspective change souvent et on ne sait pas trop à qui nous raccrocher. C’est un sentiment agréable et les informations sont distillées au compte-gouttes, ce qui nous laisse la possibilité d’échafauder différentes issues et scénarios possibles. Sauf que « La Convocation » restera une œuvre au tenants et aboutissants qui resteront parfois obscurs, pas mal de zones d’ombres demeureront en effet non élucidées ou basées sur des suppositions. Les acteurs sont tous époustouflants notamment Renate Reinsve, le prix d’interprétation cannois d’il y a trois ans pour « Julie en 12 chapitres », qui nous gratifie de l’un des fous rire gênants les plus longs de l’histoire du cinéma. Une scène malaisante comme beaucoup d’autres dans le film, amplifiée par ces cadrages et un grain de l’images particuliers.

Puis, au bout d’une bonne heure, le film et son script commencent un peu à tourner en rond. Et Tondel, dans des digressions quelque peu absconses et nombrilistes, prend la direction de l’onirisme. De cette manière, il rend son film encore plus délicat à apprécier. Plusieurs séquences sont vraiment étranges, censées représenter l’état d’esprit des protagonistes mais elles alourdissent considérablement l’ensemble. Quand vient le final, tout aussi métaphorique mais plutôt réussi, qui éclaircit (un peu) cette affaire en rebattant les cartes, on est soulagés car on commençait à trouver le temps long et tout cela quelque peu prétentieux. Voilà donc une œuvre exigeante à la forme travaillée, parfois un peu trop, qui nous captive une bonne partie mais qui part ensuite dans des délires clivants. Des choix qui nous ont interrogé et repoussé dans le derniers tiers rendant « La Convocation » moins réussi que prévue.

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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2025
Caméra d'or (meilleur premier film toutes sections confondues) "la convocation" s'inscrit ( malgré la filiation du cinéaste avec celle De Igmar Bergman) plutôt dans la veine du cinéma du danois Thomas Vinterberg (" la chasse"...).

Le scénario expose à fleuret moucheté, en partant d'un incident grave survenu entre deux élèves de primaire, une réflexion sur les apparences sociales et de caractère.

Apparemment bien sous tous rapports, les trois personnages principaux se révèlent finalement entretenir des liens ambigus qui expliqueront leurs arrières pensées et par conséquent leurs actes.

Le film aborde aussi la question du mal-être infantile, comme révélateur fréquent de dysfonctionnement familiaux, dissimulés derrière les masques du jeu social.

Malgré ses qualités évidentes dans une première demi-heure savamment enlevée, " la convocation" finit malheureusement par perdre de son intensité lors des développements du scénario.

Il faudra surtout au spectateur être attentif pour ne pas manquer les détails des enchevêtrements psychologiques tortueux ( à l'image de ce que sont les trois personnages principaux) distillés de façon parcellaire.

La sensibilité et l'acuité du spectateur lui seront ainsi utiles pour capter, relever des signes apparemment anodins, détour d'un regard, photo, brève réplique finalement plus profonde qu'elle en à l'air. Toujours le règne des apparences.

C'est d'ailleurs sans doute un peu le défaut de " la convocation" qui oblique parfois sur des chemins de traverse, à l'occasion de scènes ( selon moi) pas très réussies et ( à mon goût) assez nombreuses dans sa seconde partie.

On notera à titre anecdotique, le clin d'œil adressé par le cinéaste norvégien à la filmographie de Bergman.

Le choix des prénoms des deux femmes notamment, "Elizabeth" et " Sarah" souvent attribués aux personnages feminins Bergmaniens.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2025
A vu « La convocation » (« Armand ») du réalisateur norvégien Halfdan Ullmann Tondel qui a obtenu la Caméra d’Or (prix du meilleur premier film) lors du dernier Festival de Cannes. Unité de lieu, de temps et d’action. Le scénario est ultra efficace et dès le premier plan nous sommes devant un vrai objet cinématographique. Tout le film se passe lors d’une fin de journée dans un collège. Elisabeth (Renate Reinsve impressionnante) mère d’Armand qui est en CP est convoquée par le Directeur de l’école (Oystein Roger) à une réunion où seront présents l’institutrice (Thea Lambrechts Vaulen) et un couple de parents (Ellen Dorrit Petersen et Endre Hellestveit) qui se plaignent des agissements d’Armand sur leur fils, Jon. Elisabeth ignore tout de ce qui est reproché à Armand et les manquements de chacun va faire que la situation va échapper totalement à tout contrôle. Le metteur en scène exploite totalement son décor au maximum de façon inventive voir presque parfois de façon sur-réaliste. Le scénario et le montage alternent les moments de tensions intenses avec des pauses bénéfiques de répit (même si ces scènes superbes oniriques ne sont pas toujours compréhensibles, elles font du bien). C’est le monde névrosé des adultes qui est mis sous le microscope où alternent mensonges, jalousie, manipulations psychologiques, préjugés et non-dits. Des informations capitales sont distillées tout au long du film et permettent de rebattre les cartes de cette réunion en petit comité. L’atmosphère de ce huis-clos magnifiquement photographié est dense, dérangeante, étouffante, claustrophobique. Aucun doute le petit fils de Bergman et de Liv Ullmann a un talent fou et a l’oeil pour cadrer de façon imparable. La bande son musicale lancinante d’Ella van der Woude lie le tout avec brio.
amafu
amafu

10 abonnés 180 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2025
C'est un sujet grave (un enfant qui accuse un autre enfant d'agression sexuelle), voilà un film qui commence plutôt bien, avec une convocation des parents de chaque enfant (mais pourquoi ne pas en avoir parlé d'abord à la mère de l'enfant accusé, plutôt que de la convoquer sans préalable ?), des échanges concrets, on s'intéresse et on a envie de savoir ce qu'il en est de ces accusations. Mais le film se perd dans des détails inutiles spoiler: (les saignements de nez de la directrice, je ne vois pas ce que ça apporte),
dans des scènes qui n'en finissent pas spoiler: (le fou rire nerveux d'Elisabeth)
, bizarres spoiler: (danses d'Elisabeth avec le balayeur),
oniriques spoiler: (les séquences de la fin, indescriptibles et interminables)
pour arriver au summum du n'importe quoi vers la fin, spoiler: tout le monde sous une pluie battante
.. Bref on part d'une description plutôt froide pour arriver à du surréalisme qui n'apporte rien à cette histoire. Décevant. Tout cela aurait pu être beaucoup mieux !
Maurice M.
Maurice M.

1 abonné 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2025
Un incident se produit dans une école primaire. Les parents des jeunes Armand et Jon sont convoqués par la direction. Tout le monde a du mal à expliquer ce qui s’est réellement passé. Les récits des enfants s’opposent, les points de vue s’affrontent, jusqu’à faire trembler les certitudes des adultes…
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Deux parents convoqués par une école à la suite d’un incident entre leurs fils. Ce qui devait être une simple discussion d’adultes civilisés vire peu à peu à une confrontation plus vaste, plus trouble, où chacun projette ses blessures, ses principes, ses aveuglements. La mise en scène de "La Convocation" est tendue mais contenue, presque austère. Chaque mot compte. Chaque hésitation, chaque reformulation semble trahir ce que les personnages ne veulent pas ou ne peuvent pas admettre. Le film ne cherche jamais à nous dire où est la vérité. Il laisse les zones d’ombre intactes, comme dans la vraie vie, et c’est là sa force. Il nous place face à nos propres réactions, nos jugements rapides, nos angles morts.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2025
À partir d’une simple convocation pour échanger, entre enseignants et parents d’élève sur un fait d’école, Halfdan Ullmann Tøndel tire un récit puissant, qui gère bien son suspense, sur le regard des autres et le jugement.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2025
De Halfdan Ullmann Tøndel (2025). Titre original Armand .
Caméra d'Or (en 2024) amplement méritée au regard de la maitrise de la réalisation et de la force du propos . Il faut dire que le réalisateur norvégien n'est pas un inconnu ! En effet il est le fils non seulement d'une grande romancière mais aussi le petit fils d'Ingmar Bergman ! C'est dire s'il est (peut être) prédestiné a être un grand cinéaste !
Le propos du film est aussi fort ue dérangeant car au travers de l'écoute des enfants, le film décortique tel un thriller les ressorts d'une certaine manipulation voire main mise des parents sur leurs enfants . En cette période où la tendance salutaire (au regard de la protection de l'enfance) est de privilégier la reconnaissance de la parole des enfants, le film nous questionne sur ce qu'est la vérité , le mensonge et la manipulation . Le film est puissant et dérangeant car il questionne aussi sur la responsabilité et aussi sur les a priori que tous on peut avoir ! Notamment au début du film , Élisabeth jouée magistralement par Renate Reinsve qui nous apparait comme fragile et perturbée . Ellen Dorrit Petersen qui joue Sarah est elle aussi exceptionnelle. L'autre intérêt du film, est de montrer la lente et puissante voire dérangeante évolution des personnages . Comme la justesse et la finesse du propos sans jugement préalable !
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2025
"La convocation" est un film frustrant dû au fait qu'il s'éparpille dans sa seconde partie. Sorte de thriller à huis clos dans les interminables couloirs d'une école maternelle, l'idée de base de confronter les parents suite à un incident gravissime était un très bon postulat de départ. Les premiers échanges donnent le ton et permettent à Renate Reinsve ("Julie en 12 chapitres") de montrer l'éténdue de sa palette d'actrice, comme en témoigne la scène mémorable du fou rire. Malheureusement, la suite est moins réjouissante avec des chorégraphies et des digressions qui font retomber la pression d'un ensemble à la thématique intéressante.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 juillet 2025
Qu'il doit être difficile de faire du cinéma quand on est le petit-fils d'un des plus grands réalisateurs du XXe siécle. La tentation esthétique devient vite nécessité. Et voilà tout le problème de Halfdan Ullmann Tondel. Son film traite de la question des violences scolaires en commençant de façon très classique, opposant deux représentations, celle des parents de la victime face à celle des parents de l'accusé, puis il se perd lentement dans un onirisme inutile, multipliant les scènes grotesques à la symbolique simpliste. Le résultat est ampoulé et ennuyeux. On n'en retire rien si ce n'est qu'il est préférable de ne pas scolariser ses enfants en Norvège si l'on ne sait pas danser avec un balai.
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