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Benabbou A.
13 abonnés
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2,0
Publiée le 28 août 2025
Une veuve du 19e siècle est contrainte de faire un choix impossible au cours d'un hiver cruel lorsqu'un navire sombre au large de la côte, mettant en péril ce qu'il reste des réserves du village qui s'amenuisent
Marre de la canicule? Fan du The Witch de Robert Eggers? The damned est fait pour vous. De la glace, une ambiance de pur roman d’épouvante, un réal et un casting méconnu mais qui fait le taff. Un vrai bon film
Une belle photographie et une intrigue plutôt originale mais qui ne suffit pas compenser un rythme beaucoup trop lent pour maintenir l'accroche. Globalement ennuyeux.
Suite au naufrage d'un bateau, la quiétude d'un petit groupe d'habitants d'une zone côtière est alors perturbée. Hantés par des croyances ésotériques devenues malédiction, l'ambiance devient ainsi plus lourde. Malgré tout, avec des longueurs, un rythme monotone, une histoire plutôt pauvre et abstraite, on s'ennuie.
Le film ne démarre jamais, absolument rien pendant 1h25. Et la scène finale...le réalisateur nous l explique des fois que l on aurait pas compris 藍 c est pathétique.
Drame très légèrement horrifique au rythme lent dans le style "légendes et croyances irlandaises du bon vieux temps". Rien n'est vraiment intéressant, ni les dialogues, ni l'action, ni l'histoire. Beaucoup de scènes sont filmées dans le sombre hiver irlandais. C'est tout de même très maigre. Encore un film réservé à un public bien ciblé, dont je ne fais pas partie.
The Damned a d'original d'exploiter une mythologie locale peu connue du grand public, en sachant développer une angoisse latente et assez efficace, le tout dans un environnement naturel permettant quelques beaux plans. Pour l'histoire, rien de très nouveau dans le genre : un groupe isolé dans un environnement insulaire, de la suspicion et des disparitions inquiétantes... De l'angoisse sympathique.
À la croisée du drame psychologique et du cinéma de genre, The Damned embrasse une esthétique du minimalisme glacé, où l’immensité des paysages islandais se heurte à l'horreur.
Pálsson s’inscrit ici dans la lignée d’un cinéma du confinement, où l’espace, plus qu’un décor, devient une force antagoniste. L’île, loin d’être un simple lieu de transit, fonctionne comme un piège mental et physique, un territoire où l’histoire refait surface sous forme de malédiction. À l’image du The Thing de Carpenter ou du Black Sea de Kevin Macdonald, The Damned tisse une horreur de l’attente, du soupçon, où la contamination du mal est avant tout psychique.
L’eau, omniprésente, joue ici un rôle fondamental, non seulement comme élément narratif mais aussi comme motif symbolique. À l’instar du cinéma d’Andréi Tarkovski (Solaris, Stalker), l’eau dans The Damned est lourde de sens : elle contient les fantômes du passé, les secrets enfouis, les péchés que l’on croyait lavés mais qui ressurgissent avec la force inexorable des marées.
Ce motif de l’engloutissement est également psychologique : les personnages, confrontés à une présence qu’ils ne peuvent nommer, sombrent dans la terreur et la suspicion. Le mal ici n’est pas une entité visible, mais une présence latente qui corrode les esprits. À l’image de The Lighthouse de Robert Eggers, le film joue sur l’ambiguïté entre surnaturel et folie, laissant planer le doute sur la nature exacte de la menace.
Visuellement, Pálsson adopte une approche naturaliste, privilégiant les textures rugueuses, les éclairages naturels et une mise en scène dépouillée qui renforce l’impression d’isolement. L’image, dominée par des tons froids et terreux, capte la rudesse du paysage islandais.
Dans son refus du spectaculaire et sa gestion de l’attente, The Damned s’inscrit dans une tradition du cinéma d’horreur contemplatif et psychologique, où l’épouvante naît moins de l’effet de surprise que d’un sentiment d’inexorabilité.