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DavidStudioB
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3,5
Publiée le 27 juillet 2026
Le jeu d’acteur est très bon, Odessa Young en tête, avec une retenue qui rend Eva crédible face à un groupe d’hommes qui la suivent sans totalement lui obéir. C’est dans les décors extérieurs que le film trouve toute son originalité, ces paysages islandais bruts et hostiles qu’aucun studio n’aurait pu reproduire. Les clairs obscurs des scènes nocturnes sont d’une qualité rare, une lumière qui découpe les visages et laisse le reste basculer dans l’ombre la plus dense. Sur le plan de l’horreur, le film joue habilement la carte de la menace qui reste hors champ. La nuit, des présences rôdent autour du campement sans jamais se montrer franchement, et cette peur sourde, faite de bruits et de silhouettes entraperçues, se révèle bien plus efficace que n’importe quel effet frontal.
"Au XIXè siècle sur les côtes islandaises! Eva (Odessa Young) dirige une pêcherie. L'hiver est particulièrement rude et les vivres se font rares. Quand un bateau chavire, et coule sous les yeux des pêcheurs, ces derniers refusent de venir au secours des naufragés. La terreur va alors se répandre au sein de la petite communauté, et une légende macabre va refaire surface... Mais quel dommage! Tout avait pourtant si bien commencé, avant qu'une fin totalement bâclée et ainsi forcément décevante, ne vienne (comme c'est souvent le cas dans ce genre de production) gâcher l'ensemble du projet. La qualité de la réalisation avait pourtant de quoi laisser une jolie empreinte dans le cinéma d'horreur. Avec une ambiance oppressante d'une rare efficacité, une caméra qui colle aux protagonistes distillant quelques jump scares parfaitement bien sentis, un scenario original, des images et des décors magnifiques (la lumière est fantastique, notamment lors des scènes intérieures), des interprétations solides (citons Odessa Young vue dans l'excellentissime "THE ORDER" réalisé par Justin Kurzel, dont j'ai rédigé la critique par ailleurs) "THE DAMNED" avait tout pour marquer véritablement, ainsi que durablement, les esprits. Ce ne sera malheureusement pas le cas. Il n'en demeure pas moins un film à voir pour toutes les raisons évoquées plus haut. Un film d'horreur au dessus de la moyenne, mais insuffisant pour devenir un indiscutable du genre."
Une atmosphère bien glaciale que voici avec paysages impressionnant. Un conte horrifique bien réalisé qui change de l'ordinaire avec quelques lenteurs néanmoins.
Ce film raconte la descente infernale d'un groupe de pêcheurs islandais au 19eme siècle, confrontés au froid polaire, la faim, l'isolement et leurs propres démons intérieurs inspirés par des superstition locales et la culpabilité. L'ambiance oppressante et angoissante est très bien rendue, grâce à une musique anxiogène, une excellente interprétation et une image superbe; dommage que la fin ne soit pas aboutie et si abrupte.
En matière de film d'horreur, on a là une pépite du réalisme psychologique. La peur n'est ici pas le but, mais de donner une explication rationnelle de comment une peur engendre des hallucinations. En ésotérisme on parlerait de la création d'un égrégore collectif qui auto-stimule chaque membre du groupe et fini par engendrer une paranoïa collective. La fin du film donne en quelques minutes tout une explication de comment une peur peut colorer en monstruosité une réalité qu'un esprit claire ne saurait cautionner! Autrement dit ce film est une grande avancé en matière de psychanalyse.
C’est ironique qu’un film s’appelle The Damned, car la seule véritable malédiction ici, c'est celle infligée au spectateur obligé de subir cette lenteur abominable. Je m'attendais à une tension palpable ou à de l'horreur psychologique, mais le film se noie dans un rythme soporifique qui vide l'intrigue de tout intérêt. Le scénario est d'une maigreur affolante : il ne se passe strictement rien, les enjeux sont dilués dans des silences interminables et des plans contemplatifs qui n'apportent rien à l'histoire. On attend désespérément un rebondissement ou une accélération qui ne vient jamais, rendant le visionnage pénible. C'est une coquille vide, prétentieuse et terriblement ennuyeuse, qui confond atmosphère pesante et vide narratif absolu.
film vu en avant première lors du festival du film britannique et irlandais à Dinard. film d'épouvante. superbe photographie tout le long du film qui implique le spectateur dans la solitude des personnages.
The Damned, c’est un film qui gèle avant même d’avoir commencé. Un de ces récits où tout paraît suspendu… dans le froid, dans la peur, dans le silence. Thordur Palsson filme la mort comme on filme la mer : avec lenteur, avec respect, mais aussi avec une sorte de complaisance funèbre qui finit par tout engourdir. L’idée de départ est pourtant magnifique : une veuve, isolée dans un village islandais du XIXe siècle, confrontée à un navire étranger qui s’échoue, et à ce dilemme — sauver les survivants, ou préserver les siens. Un film sur la culpabilité, sur la morale, sur le poids de Dieu dans les ténèbres. Mais à l’écran, ça s’étire. Ça tourne en rond. Odessa Young est impeccable, oui, elle a cette dureté dans le regard, cette lassitude d’animal traqué. Mais elle joue presque seule. Joe Cole, perdu, fantomatique, traverse le film sans laisser de trace. Et les autres… des ombres. Des voix soufflées. Des corps glacés dans la brume. On a l’impression d’assister à un rituel plus qu’à un drame. Le film aurait pu être une parabole sur la survie, sur la foi, sur la frontière entre l’humain et le monstrueux. Mais Palsson filme tout avec la même distance. Chaque plan est beau — trop beau. Trop composé, trop figé. L’image se regarde elle-même. Les flocons tombent comme dans une peinture qu’on ne voudrait pas salir. Et le spectateur, lui, se refroidit à mesure que le film avance. La musique, ou plutôt son absence, crée un malaise… au début. Puis une fatigue. On attend une montée, un frisson, quelque chose — rien ne vient. Juste le vent, la glace, les visages. C’est lent, c’est gris, c’est triste. Et ça ne raconte plus rien. On sent ce que le réalisateur voulait faire : un cinéma sensoriel, spirituel, quelque chose entre Dreyer et Eggers. Mais sans le souffle, sans la foi. The Damned est hanté, oui, mais par sa propre inertie. Par un vide qu’il confond avec la profondeur. Reste la photographie, splendide. Ces visages éclairés à la chandelle, ces plans d’horizon où la mer et la neige se confondent — c’est superbe. Mais à quoi bon, quand on ne ressent plus rien ? Quand la beauté devient une prison ? Alors on sort de là, glacé, un peu triste, un peu frustré. Comme si on avait contemplé un tableau pendant trop longtemps. Un film qui voulait parler du salut, et qui s’est perdu dans le brouillard. Ma note : 8 sur 20.
The Damned (2025) est un huis clos glacé dans l’Islande du XIXᵉ siècle, où la survie d’une communauté vacille entre solidarité et égoïsme. Le film excelle dans son ambiance visuelle et sonore, mais son rythme contemplatif et sa fin abrupte pourront frustrer. Un conte moral sombre plus oppressant que réellement terrifiant...
Le scénario était tentant : Une veuve du XIXe siècle doit faire un choix impossible lorsque, au cours d'un hiver particulièrement cruel, un navire étranger coule au large de son village de pêcheurs islandais.
Une communauté de pêcheurs isolée, encore plus avec l'hiver rude et des décisions à prendre. Malheureusement l'histoire peine à décoller et on a donc du mal à entrer dedans.
Très bonne atmosphère et angoisse glacée au pays des Vikings, même si la fin est un peu déroutante. Bonnes interprétations et cadre minimaliste de paysages blancs bordés par l'océan donnent son cachet au film.