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Nico T
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4,0
Publiée le 9 décembre 2023
Un film qui pourrait être une histoire sur les traumatismes de la 2ème Guerre Mondiale au Japon avec Godzilla par dessus. Une mise en scène qui éclate tous les films US ayant essayé de s'attaquer au mythe sans succès, surtout en prenant en compte le budget ridicule de 15M de dollars (5M de moins que Bienvenue chez les Ch'tis... Bon). Quelques longueurs mais dans l'ensemble en ressort un film réussi qui montre enfin Godzilla comme une créature terrifiante au-delà de l'action, du chaos et du ridicule de certaines créations japonaises.
Le grand spectacle est assez bluffant, avec un petit côté "Jaws" plaisant, à voir sur grand écran de préférence, mais des scènes intimistes plus mitigées qui rendent le film pas toujours impliquant et parfois longuet, avec son rythme et sa durée de deux heures un brin laborieux..
L'expérience est hallucinante en IMAX. Particulièrement le son et les explosions (donc une salle avec un son immersif est un vrai plus). Pour un énième Godzilla, le budget est réduit à 15M$ et, malheureusement, ça se voit. L'animation des chars au combat et surtout, de Godzilla pique un peu les yeux. Mais au vu du budget, on est pas si loin que ça.
Il y a une forme de justesse dans les interactions des personnages, sans échapper aux clichés (un personnage détruit psychologiquement entouré d'un jeune téméraire, d'un ancien scientifique etc...). Le doublage est du grand art. Chaque acteur réalise une admirable performance et c'est bien ce point qui est exceptionnel à mes yeux. Sans être grandiose, le scénario est ce qu'on serait en droit d'attendre de l'autre côté du Pacifique sur un film de science fiction, mais que nous n'avons malheureusement que trop rarement. Un bon moment à passer devant un écran.
Je viens de le voir en 4DX et il est franchement impressionnant.
À la fois une qualité et un défaut (car pas surpris pour le coup), ça a l'air (selon ma connaissance de la franchise) de suivre parfaitement la mythologie en place jusqu'à maintenant.
Une discordance entre les moments d'action et les moments intimistes (quasiment du genre film-japonais-primé-à-Cannes) qui peut troubler mais que j'ai personnellement apprécié.
Ça retourne pleinement aux sources de l'histoire et de l'Histoire avec le traumatisme de la seconde guerre mondiale avec la bombe atomique, les soldats à qui ont demandé de se sacrifier inutilement, combattant sans tous les moyens nécessaires....
Les scènes avec la créature sont extraordinaires et très marquantes dont une en particulier
avec des notes pareilles, je m'attendais à un super film (en tout cas, mieux que les précédents Godzilla). Mais non, le film est nul ! Longueurs, invraisemblances, mauvais jeu d'acteurs... Bref, ce qui plait est sans doute le côté "artisanal" et "retour aux sources" (réalisation et tourné au Japon), mais ça reste un film proche du navet ou plutot un nanar.
L’histoire de koichi est touchante mais pas assez approfondie, le surjeu des acteurs nous coupe des émotions, et pourquoi personne ne relève les incohérences ? spoiler: Le sacrifice de Noriko n’a aucun sens et est contre intuitif, et le fait qu’elle revienne à la vie pitié
Et l’initiative citoyenne pour éliminer Godzilla pardon mais je n’ai pas arrêté de me demander comment sans l’aide de l’Etat ils arrivent à avoir des moyens financiers pareils ? Ça n’a aucun sens et l’opération en elle même n’avait aucune cohérence . Vraiment je ne comprends pas pourquoi tout le monde adore ce film
Néanmoins y a des points que j’ai appréciés comme l’histoire du personnage en particulier la critique de l’état japonais que j’ai trouvée touchante, esthétiquement le film était beau et Godzilla bien réalisé et surtout j’ai bien rigolé donc merci finalement
Ce n'est pas parce que c'est moins débile que les blockbusters américains que c'est un bon film. Réalisation et effets spéciaux superbes, sauf le visage de godzilla qui a une tête de renard, mais les scènes d'action sont trop rares, le reste du temps on s'ennuie ferme : le melo du garçon et de la fille n'a aucun intérêt et prend beaucoup trop de place. Culpabilité, rédemption, honneur, et le jeu toujours très sobre des acteurs japonais...
Très déçu par ce dernier volet de Godzilla, la VO n arrange rien bien au contraire. Les effets spéciaux sont très moyens, il devient difficile de se plonger dans la scénario. Dommage
D'abord sorti en décembre 2023 pendant 48h dans les salles Imax, "Godzilla Minus One" s'offre une vraie sortie en janvier 2024. Nous sommes au Japon au lendemain de la Second Guerre mondiale et monstre géant et radioactif menace de tout détruire sur son passage. Si le scénario ne vole pas haut et que les effets spéciaux ne sont pas ceux espérés, il s'y dégage malgré tout un blockbuster assez quali vis-à-vis de la concurrence américaine, notamment grâce à une photographie intimiste et un rythme bien pensé. Le tout pour un budget de seulement 15 millions de dollars (un Marvel est désormais autour de 200 millions).
Déçu par Godzilla Minus One. Film volontairement rétro, si les séquences de destructions sont impressionnantes, le récit traîne en longueur, et propose des ressorts scénaristiques éculés. Un peu de mal à comprendre la hype.
Ça fait un drôle d'effet de découvrir ce Minus One, tourné au bercail et à l'économie pour renforcer l'icône septuagénaire alors qu'Hollywood se prépare à la dénaturer encore plus si on en juge d'après les premières images de Godzilla X Kong. Au Japon, on garde le cap et il est avant tout dirigé vers l'humain. La créature n'a jamais cessé de lui renvoyer son amour de l'atome en pleine face (le spectre d'Hiroshima et Nagasaki plane), il accule aujourd'hui la nation mais particulièrement un kamikaze déserteur qui doit accepter l'impossibilité d'une nouvelle fuite. Takashi Yamazaki n'a pourtant pas l'intention de réciter un discours va-t-en-guerre, tout à fait hors de propos vu le sujet (et le passif). Il s'agit avant tout de reconstruction et de recomposition sur plusieurs niveaux de lecture. Il prend également ses distances avec le patriotisme coupée du rationnel, qui se traduit ici par les notions d'honneur et sacrifice qui hantent Shikishima, le héros. C'est dommage qu'il ait la plume aussi lourde concernant le personnage principal et dans ce final, franchement mauvais, car Yamazaki était près d'achever un modèle pour les années à venir. Pour ce qui est du spectacle, c'est une réussite. Je tiquerai peut-être sur une poignée de plans sur la gueule de la bête, mais il s'agit d'une question de design. Sur le rendu, Minus One est un grand pas en avant par rapport à Resurgence (Shin Godzilla, 2016). L'introduction est manquée (plate, en réalité) mais la poursuite en bateau et la destruction d'une ville recèlent d'images puissantes car toujours traitées à échelle humaine. Yamazaki aurait dû pousser cette logique dans la partie intimiste, histoire d'éviter les outrances d'un mélo pas inspiré.
Drôle de film qui fait penser a des films des années 50-60 avec des acteurs qui surjouent et a l 'héroïsme japonais. Bonne idée de situer l'action après guerre avec un kamikaze raté. Monstre un peu kitch , film un peu long , melange de genre mais pas déplaisant au final.
Si ce Godzilla se révèle moins tape-à-l'œil que tous ses prédécesseurs au niveau des effets spéciaux - quand même ici très bons, c'est juste qu'ils ne sont pas omniprésents -, il donne également le sentiment d'être plus authentique. Déjà, il est japonais, et Godzilla est d'origine japonaise. Il se passe entièrement au Japon, c'est un retour aux sources bienvenu. Ensuite, effectivement, comme j'avais pu le lire, il présente le monstre assez fréquemment du point de vue des humains, moins en vue du dessus. Enfin, il pose un contexte, il fournit une histoire digne de ce nom. Ma note s'explique par le fait que, même si je n'espérais que du bonheur pour le personnage principal, j'ai eu du mal à m'attacher aux divers acteurs.
Godzilla Minus One, réalisé par Takashi Yamazaki, marque un retour aux sources captivant pour le monstre emblématique du Japon. Dans un paysage dominé par des productions hollywoodiennes souvent critiquées pour leur manque d’âme, de créativité, et des personnages peu développés, le film japonais propose une approche rafraîchissante et sincère du genre des monstres géants.
Le film s’ouvre sur une attaque spectaculaire de Godzilla sur une petite île, montrée du point de vue des habitants. Cette scène, capturée avec un plan-séquence impressionnant, réussit à équilibrer le spectacle visuel avec une connexion émotionnelle palpable. Contrairement à certaines productions américaines, qui négligent souvent l’impact humain des catastrophes monstres, le réalisateur prend soin de dépeindre de manière réaliste les conséquences dévastatrices de telles attaques.
Godzilla Minus One suit un schéma narratif simple mais efficace, centré sur un protagoniste traumatisé cherchant à se racheter. Le film prend le temps de développer les personnages et d’explorer les répercussions émotionnelles des attaques de Godzilla. Cette approche plus lente et sérieuse permet au spectateur de s’immerger davantage dans l’histoire et de ressentir l’impact des événements sur les personnages.
Les scènes d’action du film se démarquent par leur maîtrise technique. Le réalisateur parvient à maintenir un équilibre entre le grand spectacle visuel et une représentation réaliste des dégâts causés par Godzilla. Les effets spéciaux, bien que numériques, parviennent à évoquer une esthétique unique. Cette approche visuelle apporte une texture et un poids aux scènes d’action, contrairement à certaines productions américaines du même genre.
C’est aussi intéressant de suivre le Japon à cette époque et quelques dialogues sont assez incroyables à entendre dans un film japonais et je trouve que cette évolution est surprenante et plaisante et montre que les japonais commencent à ouvrir les yeux sur leur politique.
Ce film a été pour moi un réel plaisir, j’ai adoré du début à la fin et le fait qu’il y ait un scénario, que le film prenne son temps à montrer ses personnages est très plaisant. Heureusement que le deux jours où il a été diffusé a permis qu’il ressorte au cinéma sur une plus grande période, à des heures convenables et encore plus en IMAX !
Un film d'action à la sauce japonaise, il change par rapport aux films américains et on passe un bon moment. Moins d'artifices les acteurs sont plutôt bons. Sans être un chef d'œuvre, ça se regarde très bien.