In The Summers
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Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2025
Vicente a deux filles. Leur mère a obtenu leur garde et les élève en Californie. Mais chaque été, Violeta et Eva prennent l’avion pour le Nouveau-Mexique et viennent passer quelques semaines de vacances chez leur père.

"In the Summers" est le premier film, tourné sans stars, d’une réalisatrice américano-colombienne qui a puisé dans ses souvenirs d’enfance. Sa bande-annonce m’avait laissé craindre le pire : l’incontournable rédemption d’un père qui réussira à combattre les démons qui le rongent pour retrouver l’amour de ses filles qu’il aime si fort.

Mais, primé à Deauville et à Sundance, "In the Summers" est autrement plus subtil que le pathos gluant que je m’étais inventé.

Sur la forme : avec quasiment aucune indication de lieu (même si on parvient à comprendre que l’action se déroule dans une petite ville perdue du Nouveau-Mexique proche de la frontière) ni de temps, "In the Summers" laisse lentement se deviner son sujet : raconter une relation père-filles à travers quatre étés passés ensemble, sans rien dire des (longues) périodes qui les séparent. Lors du tout premier, Eva et Violeta sont encore des fillettes d’une dizaine d’années à peine. Lors du quatrième, elles sont devenues adultes.

Sur le fond : "In the Summers" est beaucoup plus ambigu qu’une happy end story. Il doit sa justesse à son personnage principal interprété par René Pérez Joglar alias Residente, rappeur portoricain connu sur la scène musicale, qui se révèle un acteur étonnant. Dès la première scène, au soin maniaque qu’il prend à rapetasser sa maison pour y recevoir ses filles, on perçoit son anxiété, son souci de bien faire, sa peur que ses addictions à l’alcool et à la drogue ne reprennent le dessus. On ne dira rien de plus sur la façon dont sa relation avec ses filles évolue d’un été à l’autre, sachant qu’on en a déjà peut-être trop dit en évoquant l’absence de happy end. Disons simplement que le film réussit à nous surprendre en évitant les rebondissements les plus convenus.

Dépourvu de tout pathos et de toute complaisance, "In the summers" surprend par l’originalité de sa construction et par la justesse de son ton.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2025
Vicente reçoit chaque été pour quelques semaines ses deux filles, Violeta et Eva. Séparé de leur mère qui a la garde, il met beaucoup de sérieux et d'investissement à leur proposer des activités et un cadre agréable aux fillettes. Malheureusement, un certain comportement sous alcool vient perturber ce beau tableau. Sur plusieurs années, chronique des relations entre un père et ses deux filles fort différentes. En salle le 9 juillet.

spoiler: "In the Summers" est un joli panorama de la construction de deux jeunes femmes sur plusieurs années. Le film parvient à tenir un bel équilibre dans les relations père-filles, entre opposition, affection, tentative de rapprochement et imitation. Je ne sais pas si c'est fait exprès mais le personnage de Vicente ne vieillit presque pas sur la vingtaine d'années que dure l'intrigue, comme un roc ou un phare immuable de leur vie ? Ca m'a un peu gêné car on envoie ici le message que l'enfance et l'adolescence sont transformations et que l'adulte lui n'évolue pas et reste totalement coincé dans ses acquis et les traits qui le caractérisent. Mignon mais pas abouti selon moi.
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2024
Eva et Violeta, deux sœurs, se rendent à Las Cruces, au Nouveau-Mexique, pour rendre visite à leur père. Des visites estivales, quatre en l'occurrence, étalées sur plusieurs années. Avec son premier long-métrage semi-autobiographique, Alessandra Lacorazza montre comment les années changent et façonnent les individus et surtout les relations. Un impact pas toujours visible malgré une distance dans les relations ou encore des cicatrices bien présentes. Des ressentiments, des traumatismes, mais aussi des moments de partage et de tendresse, car ils forment malgré tout une famille. Une dynamique familiale changeante avec des efforts, mais aussi une certaine forme de résignation par moment. Il y a pas mal de non-dits qui sont, je trouve, bien plus forts que les dialogues ou les actes. Les sauts dans le temps et les changements dans le casting impactent la connexion émotionnelle que l'on peut avoir, mais même s'il prend son temps, "In the Summers" est finalement un drame touchant et authentique.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2025
Las Cruces, Nouveau-Mexique. Là, vit un homme divorcé qui, l'été, retrouve la garde de ses deux filles. Avec beaucoup de délicatesse et un certain nombre de non-dits, le premier long métrage de Alessandra Lacorazza, qui a suivi l'itinéraire balisé du cinéma américain indépendant (Sundance, Deauville) entreprend de nous raconter, en 4 chapitres, la relation d'un père aimant et maladroit et surtout soumis à une forte addiction, avec sa progéniture. Au fil des étés, les rapports évoluent, les fillettes deviennent adolescentes puis jeunes adultes et leur regard passe par plusieurs phases, entre compréhension et rejet. In the Summers ne s'éloigne jamais de sa volonté d'expliquer peu, préférant installer une atmosphère émolliente d'où jaillissent parfois des éclairs de violence et des morceaux de tendresse, sur lesquels la réalisatrice, fidèle à son modus operandi, s'attarde peu, avant une ellipse temporelle. Ainsi, sans trop céder à l'émotion, hormis en son dénouement, le film suit sa route, avec bienveillance pour ses personnages, tous vulnérables. On y retient, au-delà de son ambiance, qui compense l'absence de scènes saillantes, la qualité globale de l'interprétation, dans le passage du temps et des sentiments.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Un film particulièrement touchant concernant la relation entre un père aux différentes addictions et ses deux filles. Le film se déroule sur plusieurs étés (moment où le père à la garde), ce qui permet de voir l'évolution sur plusieurs années, les filles étant enfants, puis ados, puis jeunes adultes. C'est un mélange nuancé de souffrance et de tendresse tout au long du temps, quand on voit Vicente (le père) faire des efforts puis retomber dans ses travers, ayant une répercussion mentale sur ses enfants et ce jusqu'à l'âge adulte. Une relation à la fois dure et triste, mais aussi belle et attachante, bref un film qui touche.

http://cinephile-critique.over-blog.com
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2026
Un très beau portrait de relation compliquée entre père et fille(s) avec un scénario surprenant et une construction subtile. Une bonne surprise.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2025
Un père, deux filles, quatre étés : une équation intime et déchirante. In the Summers d’Alessandra Lacorazza capte avec une précision troublante ces interstices du lien filial, entre tendresse vacillante et absence brutale. Primé à Sundance, le film refuse les effets de manche pour préférer les silences, les regards, et cette temporalité flottante propre aux souvenirs d’enfance.

Dans le rôle du père, René “Residente” Pérez Joglar surprend par une justesse brute. À ses côtés, les actrices, à différents âges, incarnent Eva et Violeta avec une douceur cabossée, jamais démonstrative. La mise en scène capte le minuscule — un geste raté, un rire étouffé, un été trop court — et nous renvoie à notre propre mémoire. “Il n’y a pas de bons pères, il n’y a que des tentatives” : voilà le cœur du film.

Alessandra Lacorazza signe un premier long-métrage d’une maturité saisissante, où la complexité des liens familiaux n’est jamais tranchée. Elle filme l’imperfection avec élégance, et le chaos avec retenue. In the Summers n’est pas un cri, mais un frisson prolongé — et c’est peut-être pour cela qu’il nous reste si longtemps en tête.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2025
Film assez stressant dans une famille ou l'alcool se conjugue avec la violence malgré l'amour que cet homme porte à ses filles qui en retour sont complètement désorientées par son comportement
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2025
C'est là un intéressant premier film , semi-autobiographique , d'Alessandra Lacorazza qui est touchant , juste , sensible et maitrisé !
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2025
Très beau film d'apprentissage, ce premier long de Alessandra Lacorazza suit le parcours de deux jeunes filles qui retrouvent, lors de plusieurs étés, un père portoricain toxique mais aimant. Avec une infinie délicatesse, la cinéaste nous montre ces enfants grandir, au gré d'ellipses temporelles intelligemment rythmées, devenir progressivement des jeunes femmes qui affirment leur personnalité, désireuses d'aimer et d'admirer un père paumé, alcoolique, qui oscille entre une tendresse sincère et l'humiliation blessante de celui qui, largué, exprime des sentiments confus par des excès de violence. Les trois personnages sont rendus attachants par leurs interprètes et par une direction d'acteurs qui évite le pathos, dans des paysages du sud-ouest américain parfois grandioses.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2025
Beaucoup de non-dits de la part des enfants, une colère sourde qui émane du père addict à l'alcool alors qu'il aime ses enfants, on attend un geste ou une parole de trop pour que tout explose. La fin est très sensible et laisse espérer une amélioration des relations.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2024
Le voilà, notre petit chouchou de la Compétition du Festival de Deauville, ce lointain cousin du très sensible Aftersun, auquel on avait déjà succombé. Voilà donc deux sœurs qui sont tout l'une pour l'autre (vous allez mettre deux minutes pour les adorer), qui reviennent passer chaque été chez leur père (qui a perdu leur garde à cause de son alcoolisme), et qui essaient de profiter de ses moments de sobriété, où ce dernier se révèle être un très bon père, rigolo, et surtout dingue de ses deux princesses... Les bières et les bourbons sont des parasites dans le bonheur de ces trois gais lurons, et on crève d'envie (autant que les gamines) que Papounet se décide à se faire soigner. Mais comment ne pas parler davantage des deux sœurs qui illuminent (encore plus que le soleil si superbement filmé) le récit, avec pas moins de trois actrices respectives qui se succèdent aux rôles d'Eva et Violeta, dont les versions adultes (Sasha Calle et Lio Mehiel) sont deux gueules qu'on aimerait bien recroiser au cinéma... Tandis que la grande sœur s'émancipe de cette famille très rapidement et radicalement, la cadette a tendance à suivre le modèle du patriarche, et spoiler: à noyer son chagrin au fond du verre de bourbon
... On adore suivre d'été en été les nouvelles péripéties des sœurs, leurs déceptions et leurs joies, comme des montagnes russes émotionnelles dont on ne veut pas descendre (même dans les moments tristes), et qui s'appuient sur les différentes actrices toutes formidables. À cela, on ajoute pêle-mêle un rôle du père défendu corps et âme par Residente (un rappeur portoricain : oui, vous avez bien lu), un chef-opérateur qui mérite son salaire (que c'est beau, visuellement... Voyez ce désert de sable blanc avec la famille qui porte chacun une luge de couleur, comme des champignons multicolores et de toutes tailles, voyez ce soleil capté au matin, au zénith et au crépuscule, qui annonce les moments de bonheur rayonnants avant les moments pénibles en début de soirée où l'alcool commence à couler), et aussi un sens du détail très poussé. On repense à cette scène où les sœurs font la rencontre spoiler: de la nouvelle fille de leur père, mal à l'aise, et demandent une bière pour briser la glace, ce à quoi le père répond qu'il n'en a plus. On voit immédiatement passer une lueur d'espoir dans les regards des sœurs ("Ça y est, il s'est enfin décidé à se faire aider !"), mais lorsqu'il revient de la supérette avec le pack de bières achetées sur l'instant, on voit les visages se fermer en une fraction de seconde. "On s'en va." lâche l'aînée. Et les deux sœurs décampent. Derrière nous, consternation d'une classe d'étudiants ("Mais, elles demandent des bières, et après elles s'en vont !"). Ce qu'ils ont raté : dans le pack de bières, ramenées en deux minutes de la supérette, il manque une bière... Il n'est absolument pas guéri, ne sait toujours pas contrôler son addiction, et l'absence d'alcool dans la maison n'était qu'une façade pour la venue des filles. C'est encore pire qu'avant : maintenant il leur ment.
En cinq minutes de film, on a su que ce In the Summers nous parlait vraiment de cinéma, avec un jeu d'actrices tout en finesse pour en dire plus, avec un petit détail qui influence toute la suite du récit, avec un respect pour le spectateur (il ne nous sur-explique rien). On pourrait parler des plombes (jusqu'au crépuscule) de ce si joli film sur les relations humaines compliquées entre père et filles, sur le lien entre personne toxique et addiction, mais aussi sur toutes les mains tendues qui soudent cette famille. On repart de cet été en emportant comme une carte postale ce dernier plan : un regard complice, plein d'amertume et de résilience, qui cherche à quatre yeux le rayon de soleil même en sachant que la nuit finira par arriver.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2025
Très joli film sur les rapports troubles et impossibles entre un père totalement dysfonctionnel et ses deux fillettes qui d’un été à l’autre n’en finissent pas de grandir et de s’éloigner de sa figure de plus en plus contestée
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2025
C’est bien connu : on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille. Violetta et Éva, deux gamines qui vivent avec leur mère en Californie, ont hérité d’un père pas franchement modèle. Chaque été, il les accueille dans sa petite maison avec piscine, du côté du Nouveau-Mexique, pour le meilleure ; et surtout pour le pire.
Un père instable, sans emploi, porté sur la boisson et le cannabis, dont les qualités ne sautent pas aux yeux, mais qui aime ses filles comme il peut .

Durant quatre étés - pour autant de chapitres -, on suit les retrouvailles entre ce père un peu paumé et ses deux gamines, qui, à la fin du film, seront devenues de jeunes femmes.
Primé au festival de Deauville en 2024, In the Summers se révèle touchant et passionnant dans ce qu’il montre des rapports entre un père et ses filles. Un type pas vraiment doué, mais qui tente, tant bien que mal, de se montrer à la hauteur, même s’il s’y prend souvent de travers.
Sans jamais juger ses personnages, et en faisant preuve d’une vraie empathie pour chacun, la réalisatrice Alessandra Lacorazza signe un joli film. À travers les silences, les petits détails, les regards, elle parvient à tisser un portrait sensible d’une famille décomposée. Elle montre aussi comment, au fil des années, les caractères et les personnalités de chacun évoluent.
Avec en toile de fond un coin paumé du Nouveau-Mexique, très joliment filmé, Alessandra Lacorazza livre un film plein de délicatesse et de douceur, sans jamais céder aux bons sentiments.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2025
J'ai hésité avec 2,5. Dans le genre, j'ai préféré "Aftersun" avec Paul Mescal. Ce qui est bien rendu c'est la tension et le stress qui pèsent sur les fillettes chaque été devant ce père séparé énigmatique et alcoolique au Nouveau-Mexique et le lien qui a du mal à se nouer de ce fait. Cela pourrait être du théâtre, même lieu, même personnages, même période de l'année à des années d'écarts (4 périodes-4 chapitres). Je n'ai pas été embarquée car les 4 âges des filles- petites filles- adolescentes- jeune fille- jeunes "femmes" sont joués par des actrices différentes et le père qui ne vieillit pas (sur une dizaine d'années)..Difficile de faire autrement et c'est un premier film. Sur les 4 périodes, les filles s'ennuient beaucoup au début, nous aussi..et après arrivent à trouver leur marque. Je ne me suis pas attachée aux personnages du fait du dispositif. J'ai aimé "les vanités" qui introduisent les périodes avec des éléments des scènes à venir.
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